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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.


Selon le Figaro du 9 septembre 1899, sur les 266 vieilles lanternes à huile destinées à l'éclairage public que comptait encore Paris, 139 étaient allumées tous les soirs autour de la Butte-aux- Cailles.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1868

Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique.

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C'est arrivé dans le 13ème

 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


Faits divers

 Le drame du quartier de la Gare - 1896

Le drame du quartier de la Gare

Le Petit-Parisien — 13 mars 1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

Bien qu'il semble que l'hypothèse d'un crime doive être écartée et qu'on se trouve en présence d'un suicide, on ne peut encore se prononcer. L'enquête seule à laquelle procède M. Perruche, commissaire de police, établira incessamment la vérité.

Voici, d'ailleurs, les péripéties à la suite desquelles s'est déroulé le drame.

Un Faux Ménage

Marie Pouquet, qui exerçait la profession de journalière, avait connu, il y a un an environ, dans le douzième arrondissement, un ouvrier tonnelier, nommé Alexandre Leroy, âgé de quarante-neuf ans.

La journalière qui était déjà mère, venait de voir mourir le père de son enfant et se trouvait de ce fait dans une situation très précaire. Le tonnelier était un excellent ouvrier gagnant largement sa vie ; quand il rechercha la femme Pouquet, il lui fit entrevoir l'avantage qu'il y aurait pour elle et pour son enfant à consentir à cohabiter avec lui. Elle se laissa séduire par ces considérations et alla s’installer chez le tonnelier qui demeurait rue de Charenton.

Le faux ménage vécut assez heureux, bien que Leroy s'enivrât assez fréquemment. Cependant il paraissait sérieusement attaché à sa maîtresse, puisqu'il lui proposa de légitimer leur union. L'affichage eut lieu à la mairie du douzième arrondissement, les bans furent publiés et le mariage allait se faire, lorsqu'une erreur dans les pièces de l'état civil de la journalière vint retarder la cérémonie.

Dès ce moment, le caractère du tonnelier changea complètement. Il s'adonna complètement à la boisson et fit subir à sa compagne les plus mauvais traitements.

De mariage, il n'en fut plus question et quand les pièces corrigées furent délivrées à Marie Pouquet, Leroy les froissa, puis les jeta dans le fond d'un tiroir. Les scènes qu'il fit à la pauvre femme devinrent si bruyantes et si fréquentes, que leur propriétaire les expulsa.

Il y a trois mois, ils vinrent habiter au numéro 78 de la rue du Dessous-des-Berges un petit logement situé au quatrième étage, composé d'une cuisine donnant sur une cour en forme de puits et d'une chambre à coucher prenant jour sur la rue.

La vie d'enfer qu'ils menaient rue de Charenton continua de plus belle, et à diverses reprises les autres locataires durent intervenir pour empêcher Leroy de rouer de coups sa compagne.

Chez le Commissaire

Hier après-midi, le tonnelier, qui n'était pas allé travailler, rentra vers quatre heures, très surexcité.

Il accabla d'injures la pauvre femme; les voisins l'entendirent lui déclarer qu'il ne voulait plus d'elle ni de son bâtard, que sa résolution était bien prise, et qu'il lui ordonnait de partir sur-le-champ avec l'enfant.

La mère lui fit observer qu'on ne jetait pas ainsi, de propos délibéré, une femme ayant un bébé sur le pavé sans lui donner au moins quelques subsides. Mais le tonnelier ne voulait rien entendre.

La journalière lui proposa alors d'aller soumettre le cas à M. Rocher, commissaire de police du quartier. Il s'y refusa d'abord énergiquement, puis, vers neuf heures, il consentit à se rendre au bureau du magistrat, rue du Château-des-Rentiers.

M. Rocher, après avoir entendu le faux ménage, répondit à la mère, qu'il ne pouvait pas obliger son amant à la garder avec lui mais il intervint, néanmoins, officieusement, auprès de Leroy qui voulait se séparer à l'instant même. Il lui fit promettre de donner asile à la mère jusqu'au lendemain et de ne la renvoyer qu'après lui avoir donné quelque argent pour lui permettre au moins de se loger.

Le Drame

Après la rentrée au logis, la dispute du faux ménage recommença. Les voisins entendirent Leroy jusqu'à onze heures trois quarts accabler d'injures sa compagne, qui répondait de son mieux.

Enfin le tapage se calma et l'on croyait dans la maison que tout était fini, lorsque tout à coup un cri retentit, suivi du bruit d'un corps tombant sur le pavé.

Chacun sorti de chez soi, on se précipita dans la cour pour s'enquérir de ce qui venait d'arriver.

Marie Pouquet gisait sur le sol au milieu l'une mare de sang; elle avait contre la poitrine son bébé attaché avec un long et large ruban noir.

M. Perruche, commissaire de police de service, informé aussitôt, vint accompagné de l'inspecteur Basset, du garçon de bureau Durand et du docteur Ollier, qui constata que la mère avait cessé de vivre.

Le bébé, qui respirait encore, fut transporté sur-le-champ à l'hôpital Trousseau. Son état parait désespéré.

L'Enquête

Le magistrat monta ensuite chez Leroy, qui ne donna aucune réponse, bien qu'on ébranlât la porte du logement à coups redoublés. L'inspecteur et le garçon de bureau durent l'enfoncer pour pénétrer chez le tonnelier.

Celui-ci était au lit ; il feignit de se réveiller au moment où la magistrat pénétra dans la chambre à coucher.

Interrogé, il prétendit ne rien savoir de ce qui s'était passé.

Dans la cuisine, on ne releva pas de traces de lutte apparente.

Lorsque Leroy descendit avec le commissaire, les voisins, ameutés devant la porte, s'écrièrent. « C’est lui qui l'a tuée, mort l'assassin ! » Il fallut toute l’autorité du magistrat pour empêcher qu'il ne fût lynché.

Au commissariat, le tonnelier n'a cessé de répéter qu'il ne savait rien, qu'il dormait profondément.

Est-il coupable, ou a-t-il simplement assisté impassible à l'acte de désespoir de Marie Pouquet ? C'est ce que l'enquête, qui continue, établira.

Le cadavre de la pauvre femme a été transporté à la Morgue aux fins d'autopsie.

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La Place Paul Verlaine

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

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L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation d ela place d'Italie. ()

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Le drame de la rue Albert - 1907

Après avoir joué au Diabolo un forcené fait deux victimes.

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Hier après-midi, un homme d'une quarantaine d'années s'affaissait sur le trottoir de l'avenue d'Ivry.

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Les crimes d'un alcoolique - 1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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Esclave de sa Colère - 1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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L'alcoolisme - 1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Un bien triste individu - 1896

Les gardiens de la paix Déom et Métayer étaient de service l'avant-dernière nuit, vers trois heures et demie, dans la rue du Moulin-des-Prés, lorsque les cris « Au secours ! à l'assassin ! » poussés par une voix de femme, retentirent soudain dans la rue Gérard.

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Un coup raté - 1891


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Haustrate aux Assises -1907


Les étrangleurs des Gobelins - 1895


Un drame boulevard de l'Hôpital - 1897


Un jeu dangereux - 1897


Un héros de Gaboriau - 1901


Une bande d'aigrefins - 1897


Une singulière hallucination - 1901


Le cochon en ribotte - 1897


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Les escroqueries d'une jolie fille - 1897


Drame de la jalousie - 1905


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