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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 4 octobre 1923, par suite d'un dérapage, un camion-auto, chargé de caisses vides, renversait un candélabre en face le numéro 41 de la rue de Tolbiac.


C'est le 11 juillet 1906 que le conseil municipal de Paris vota le transfert du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital à Brancion, nouveau marché ouvert depuis 1904.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une singulière victime

Une singulière victime.

Le Matin ― 25 août 1885

Dans la soirée d'hier, des gardiens de la paix attirés par des cris, trouvèrent, l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Glacière, un individu terrassé qu'ils relevèrent et qui déclara avoir été assailli et dévalisé par trois rôdeurs, dont un lui avait porté un coup de couteau dans l'aine gauche.

Les agents requirent une voiture et, après avoir mené cet homme au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui reçut sa déclaration, le transportèrent à la pharmacie Rives.

Puis, sur les conseils du pharmacien, qui trouva la blessure trop grave, ils le conduisirent en voiture à l'hôpital de la Charité, où l'interne de service l'admit d'urgence et lui fit un premier-pansement. Quelques heures plus tard, on s'apercevait que cet homme, qui avait déclaré se nommer Ernest Vigne, âgé de dix-neuf ans, s'était évadé de la salle où il avait été transféré,, et que, pour des raisons particulières il avait cru- devoir prendre la  clef des champs.


 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


Lu dans la presse...



La Bièvre en peinture

Paris-Soir — 22 mai 1929

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. Certes, le boulevard Raspail nous proposait d'identiques émotions, mais ce qui nous inclinait vers la place d'Italie, c'étaient quelques images de la Bièvre.

Le Cercle avait eu l'heureuse idée d'ajouter une petite section de paysages rétrospectifs. On y découvrait des peintres de la Bièvre. Des noms : Delatousche, Coupigny, Millard, Leblanc, Couturier, Polez, d'excellents paysages de neige sur la Butte-aux-Cailles, d'Andrey-Prévost, Colzy, Courotte, Raoul Carré, qui aborde largement le sujet, Bonneton surtout qui peignit autrefois la Bièvre, rue de Valence, et la rue Pataud, avec ses réverbères à poulie. On y voyait même trois admirables sculptures du grand artiste qu'est Chauvel.

Tous avaient posé leurs chevalets de la ruelle des Reculettes à la rue Bobillot où l'on voit surgir les tours byzantines de Sainte-Anne. Mais tous avaient peint ce vieux quartier comme un autre vieux quartier, cette rivière comme une autre rivière.

Des choses méritoires, belles, documentaires ! Ce n'était pas cependant la Bièvre littéraire. C'était, au vrai, plus réaliste. A ce compte, Lepère manquait, encore qu'il ait fait une Bièvre un peu romantique. M. Le Sidaner eût pu exposer ici un Huvsmans à la manière de M. Rodenbach. Il est curieux de voir que ce sera plutôt par la photographie que par la peinture que les aspects de la Bièvre nous seront conservés.

Les lecteurs de Huysmans ont photographié, ou bien ils ont gravé ; les coins de la Bièvre en peinture n'ont que ce pittoresque inhérent à toutes les rivières de vieilles villes. Ge serait même une désillusion et c'est une illusion si l'on peut ajouter que le style huysmansien l'a marquée d'une certaine façon qui ne nous permet plus de la voir en couleurs.

On dirait .que la Bièvre n'est elle-même que lorsqu'elle illustre un texte. Il reste un mérite à ces toiles, c'est de conserver l'aspect linéaire de ce que fut ce coin de Paris qui s'efface peu à peu. Le fameux passage Moret n'est plus qu'un monceau de moellons et, depuis la crise du logement, ceux qui hantent ces vétustes masures de pierres, feraient encore figure de seigneurs à côté des locataires du boulevard Jourdan. Donc, même fréquentée par les plus habiles pinceaux, la Bièvre, dans son esprit, reste traduite par le burin, qui se rapproche mieux de l'écriture.

D'ailleurs, il semble bien qu'elle ait trouvé son dernier grand peintre avec Huysmans et ses Teintures vives et inquiètes, et pour ce qui est des couleurs et des fards, cela ne lui sied que dans les campagnes fraîches et vertes d'Antony.

En vérité, la Bièvre des Gobelins n'était pas destinée aux églogues, ni aux beaux effets. Elle existait pour certains « touristes », Elle s'est consacrée à la littérature.

Gabriel-Ursin LANGE.

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

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M. Félix Faure à l’École Estienne

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C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
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