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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...


Le 3 octobre 1923, à 9 h30, le laboratoire municipal faisait enlever un obus de 37 en face du 88 de la rue de la Glacière.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


Lu dans la presse...

 Promenade électorale - 1927

PROMENADE ÉLECTORALE A TRAVERS PARIS

Dans le XIIIe arrondissement la tendance est d'extrême gauche.

Mais le vétéran Ferdinand Buisson y affrontera tes communistes

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième.

L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications.

Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

Le treizième a toujours été la cité des pauvres.

La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu.

Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe.

Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche.

Aux dernières élections législatives, les communistes y sont arrivés en tête.

Jadis, il envoyait à la Chambre des républicains d'avant-garde : Louis Blanc, Cantagrel, Abel Hovelacque ; puis les socialistes Gérault-Richard, Cardet, s'installèrent dans le premier siège pour laisser la place, en 1906, à M. Leboucq, alors radical-socialiste.

Le boulangisme avait conquis le deuxième siège avec Paulin Méry, auquel succéda Ferdinand Buisson et, on 1914, le socialiste Navarre.

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Le treizième, en effet, était divisé en deux circonscriptions : Salpêtrière-Croulebarbe, 10.000 votants ; Maison-Blanche-La Gare, 20.000 votants.

Dans l'intention, sans doute, de mieux équilibrer les voix, les législateurs de 1927 ont modifié le découpage.

La première circonscription comprendra, l'an prochain, le quartier de Maison-Blanche, quartier populeux, avec beaucoup de manœuvres, de débardeurs, de cheminots, d'ouvriers municipaux et le quartier Croulebarbe, moins minable ; vers les Gobelins, on y trouve des employés aisés, des artistes.

C'est la moins extrémiste des deux circonscriptions.

En 1924, elle a donné cependant 5.297 voix à la liste communiste contre 964 voix socialistes, 4.438 à la liste des gauches, 3.102 seulement à l'Union nationale.

Unis, socialistes et radicaux pourraient disputer le siège aux communistes.

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Car c'est entre les partis de gauche que se jouera la partie, l'an prochain. M. Leboucq, l'ancien député du treizième, leur laisse le champ libre. La nouvelle répartition des circonscriptions l'a fait fuir vers le septième... On l'a accueilli fraîchement et finalement M. Leboucq s'en va tenter sa chance à Toulon-Hyères.

Le candidat des comités radicaux-socialistes sera M. Ferdinand Buisson.

Le lauréat du -prix Nobel pour la Paix n'est pas un inconnu dans le treizième. Il y fut élu en 1902, en pleine tourmente nationaliste, battant Paulin-Méry à chaque renouvellement jusqu'en 1914 où il devait se retirer au second tour devant le socialiste Navarre.

M. Ferdinand Buisson revint à la Chambre en 1919, élu sur la liste des radicaux du troisième secteur mais il échoua en 1924, arrivant quatrième sur la-liste radicale et socialiste indépendante

Ses amis ont fait appel à lui. Il a répondu présent !

C’est un bel exemple de courage civique donné à 86 ans par le vétéran des luttes républicaines, à ceux qui se détournent de la lutte par crainte d'affronter les communistes.

Ceux-ci lui opposeront un concurrent sérieux. M. Piquemal, député sortant du troisième secteur, était tout désigné, mais on le dit mal en cour avec le « sanhédrin » communiste. On le suspecte, paraît-il, de « travail fractionnel ».

Les socialistes présenteront un journaliste de tarent, R-G. Réau qui, depuis longtemps bataille dans la presse de gauche.

À droite, aucun candidat n'apparaît encore à l'horizon, les chances étant fort réduites de ce côté.

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La deuxième circonscription est la plus extrémiste. Elle groupe le quartier de la Salpètrière, 27.800 habitants et le populeux quartier de la Gare, 50.200 habitants, que le communiste Colly représente à l'Hôtel de Ville.

En 1924, les communistes y obtenaient 6.300 voix contre 1.000 aux socialistes, 4.313 la liste des gauches, et 3.025 à l'Union nationale.

Aussi M. André Berthon, député actuel du troisième secteur, y portera- t-il avec plaisir les couleurs moscoutaires.

Élu comme socialiste en 1919, il était tête de liste en 1924 du « Bloc ouvrier et paysan ».

C'est un prolétaire d'adoption… Il s'adapte fort bien à l'infâme société bourgeoise qu'il vitupère à la Chambre.

M. Berthon ne manie ni le marteau ni la faucille, c'est vrai, mais il a un cabinet d'avocat fort bien achalandé.

Ses goûts bucoliques en ont même fait un gros éleveur d'abeilles. On trouve du miel jusque dans ses discours les plus acides.

Des esprits chagrins, s'indignent parce que, le député prolétarien de Paris possède, sur la délicieuse côte des Maures, quelques villas confortables…

Primum vivere.

Les socialistes n'ont pas désigné encore leur candidat. Les comités républicains et radicaux vont choisir le leur. M. Calmel conseiller socialiste indépendant de la Salpêtrière, préfère son siège à l'Hôtel de Ville à une lutte incertaine. Il est probable que le choix des comités se portera sur M. Hémier, qui obtint 2.500 voix environ aux dernières élections municipales contre M. Colly.

À droite, on cherche toujours une victime…

HENRY PRÊTÉ.
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