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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.


La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1878

La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Suicide

Suicide

Le Gaulois ― 8 septembre 1878

La nommée Louise G..., blanchisseuse, âgée de 25 ans, a tenté hier de se suicider en se jetant  dans la Bièvre, à  l’angle de la rue des Gobelins. Retirée aussitôt par le nommé Jean Joseph, tanneur, elle a été portée au poste des Gobelins, où elle a reçu les premiers soins, et de là en voiture à l’hôpital de la Pitié.


 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


Faits divers

 La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol - 1934

La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol

Le Petit-Parisien — 2 mai 1934

Coups de feu et barricades

La nouvelle que M. Luien Monjauvis , député communiste du XIIIè, avait été arrêté au début de l'après-midi avenue de Choisy, devant les usines Panhard où il incitait les ouvriers à chômer, devait provoquer, parmi ses électeurs adhérents au parti communiste ou sympathisants une certaine agitation. Certaine s'employèrent à l'accentuer.

À la fin de l'après-midi, rue Nationale et dans les rues voisines ainsi que dans les débits de ce coin du XIIIè arrondissement, une vive effervescence régnait.

Vers 20 heures les chants révolutionnaires retentissaient dans le fameuse cité Jeanne-d'Arc, qui, on le sait, située 164 et 166, rue Nationale, abrite près de 4.000 personnes. Une seconde issue de la cité donne sur la rue Jeanne d’Arc même.

A la population de la cité étalent venus se joindre des « amis » du quartier et plusieurs militants qui prononcèrent de violentes harangues,

La plupart des habitants de la cité Jeanne-d'Arc ayant alors regagné leur logis respectifs pour le diner, des groupes compacts de gens criant et chantant se massèrent à l'entrée. Et comme des automobiles passaient de temps à autre, on décida de les obliger à stopper, Les occupant, furent tous houspillés ; certains, en raison de leur résistance ou protestations, furent brutalement frappés. Les véhicules furent lapidés et lacérés à coups de tessons de bouteille.

Vers 21 h.30,  huit des automobilistes ainsi attaqués et qui avaient réussi tant bien que mal à s'éloigner de la cité avaient dû trouver asile et soins à l'hôpital de la Pitié. La police, alertée, avait dépêché des agents rue Nationale. Mais, leur arrivée, les « manifestants » s'étaient réfugiés en hâte dans les immeubles.

A l’entrée de la cité, les gardiens de la paix furent … accueillis par une salve de coups de revolver tirés par les fenêtres.

Aucun projectile, heureusement, n'atteignit son but.

Barrages et projecteurs

Les agents se replièrent prudemment. Bientôt des renforts amenés en autocar arrivèrent rue Nationale. Pour éviter toute effusion de sang, il fut alors décidé que des barrages seraient installés rue Nationale et rue Jeanne-d'Arc à une distance respectable de la cité qui se trouve ainsi cernée.

Devant la tactique de la police décidée à faire le siège du nouveau « fort Chabrol » en lassant ses occupants les plus hardis de ceux-ci sortirent des immeubles et édifièrent devant la cité, à travers la rue Nationale, une sorte de barricade où ils entassèrent toutes sortes d'objets et les matériaux tes plus hétéroclites.

Puis vers 23 heures les « assiégés » ouvrirent le leu leur barricade. De temps en temps, des coups de revolver éclataient, toujours tirés des étages des immeubles.

À minuit le directeur général de la police municipale. M. Paul Guichard, vint prendre la direction du service d'ordre. Il fit installer des projecteurs afin d’éclairer et… d’aveugler aussi les « assiégés ».

Une dangereuse reconnaissance

Cependant, vers minuit, une certaine accalmie paraissant régner dans la cité, une dizaine d'agents résolurent d'y faire une « reconnaissance », A leur approche les « manifestants » se replièrent une fois de plus dans les immeubles. Et à peine les gardiens avaient-ils parcouru quelques mètres des coups de feu furent tirés et des morceaux de fer lancés dans leur direction,

Une dès balles atteignit au ventre le brigadier Jamet des compagnies de circulation, et un morceau de fonte blessa grièvement à la tête l’agent Génard.

Pillage

À 1 heure du matin, les « « manifestants » avaient réussi à construire une seconde barricade. Cette fois, rue Jeanne-d’Arc, devant la cité. Ils y mirent également le feu.

On évalue à plus de 800 nombre de coups de revolver tirés par les assiégés.

À 1 h. 30, les « manifestants »  qui continuaient à « tirailler » se sont aventurés jusqu'aux magasins proches de la cité. Ils ont brisé les devantures — de modestes boutiques d’alimentation pour la plupart —et ils en ont pillé toutes les marchandises.

Reddition ou assaut ?

M. Langeron, préfet de police, arriva devant le ‘fort Chabrol » à 1h.50. Il a décidé de maintenir les force de police assez loin de la cité et d'attendre une reddition possible,.

La cité Jeanne-d'Arc se trouve ainsi bloquée pour jusqu'à ce matin. On espère que l'heure du petit déjeuner fera sortir la plupart des assiégés, dont une nuit blanche aura fort amoindri la combativité.

Il se pourrait aussi qu'à l'aube l'assaut fut donné aux « manifestants » avec le concours des pompiers ayant mis leurs lances en batterie.

Les agents battirent en retraite emmenant leurs camarades blessés qui ont été transportés à la Maison de santé, des gardiens de la paix.


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