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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La Bièvre descend des plateaux de Satory, arrose Buc, Jouy, Igny, Verrières, la Croix de Berny, Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil,Gentilly et pénètrait dans l'enceinte fortifiée de Paris par deux ouvertures entre les bastions. Ses deux bras serpentaient ensuite dans les prés de la Glacière et enclosaient ces terrains submersibles qui étaient autrefois le seul skating ring des Parisiens.


Le pont National a été construit en 1852. Il portait initialement le nom de pont Napoléon.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1910

Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part.

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C'est arrivé dans le 13ème

 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


Faits divers

 Les Étrangleurs des Gobelins - Le Petit Parisien — 4 juin 1894

Les Étrangleurs des Gobelins

Le Petit Parisien — 4 juin 1894

La fameuse bande des Étrangleurs des Gobelins dont la presse s'était fort occupée il y a cinq ans, vient de faire de nouveau son apparition dans le treizième arrondissement, où elle paraît vouloir recommencer la série de ses sinistres exploits.

C'est ainsi que, M. Pierre Roy âgé de cinquante-trois ans, corroyeur, demeurant, rue du Moulin-de-la-Pointe rentrait chez lui, hier, dans la nuit, à trois heures et demie- lorsqu'arrivé rue Bourgon, deux individus qui le suivaient, fondirent tout à coup sur lui par derrière et lui passèrent un lacet autour du cou, pour l'étrangler. Le corroyeur put heureusement pousseur les cris « Au secours ! A l'assassin ! » avant d'avoir perdu complétement connaissance. Des agents de service dans ce quartier l'entendirent et accoururent aussitôt.

Transporté au poste de police et grâce aux soins qui lui furent prodigués. il reprit ses sens et fit part au brigadier de la tentative d'assassinat dont venait d'être victime et au cours de laquelle on lui avait dérobe son porte-monnaie contenant une somme de 190 francs, ainsi que sa montre en or.

Les gardiens de la paix Rostan et Tréhard, partirent aussitôt à la recherche des agresseurs.

Ils apprirent par des habitants de la rue Bourgon, qu’une femme était venue après l'attentat, faire des recherches dans le ruisseau, où la victime avait roulé sans connaissance.

Une demi-heure plus tard, ces agents arrêtaient cette femme dans un hôtel garni situé rue de l'Industrie, 8, et tenu par M. Blanchard.

C'est une fille nommée Louise Graff, âgée de vingt-cinq ans, demeurant rue Bourgon, 25.

Dans le courant de la matinée elle a avoué à M. Perruche, commissaire de police, que les agresseurs du corroyeur étaient des anciens étrangleurs qui, venant de purger l a peine à laquelle ils avaient été condamnés, allaient recommencer « travailler » (sic), mais elle a refusé de faire connaître leurs noms.

~~~ Le même soir, un nommé Louis Wauquier, âgé de trente-trois ans, demeurant rue Saint-Sevérin, 3, injuriait, en sortant d'un débit de boissons situé rue Coypel, 12, les agents Viaillot et Sénés.

Ceux-ci ayant voulu le mettre en état d'arrestation, il leur porta, avec une chaise dont il s'était armé, des coups qui leur tirent des blessures assez graves.

Conduit au poste après une résistance opiniâtre, ce forcené avoua sortir de Mazas et avoir fait partie de la bande des « Étrangleurs des Gobelins ».

— Vous allez en voir du fameux,  a-t-il ajouté.

~~~ M. Perruche a fait arrêter également, hier, une nommée Ernestine Lenoir. Cette fille, qui sort de Mazas, avait essayé de vendre des bijoux à vil prix à M. Victor Weyckmann, concierge, boulevard de la Gare. 148.

Cette fille faisait également partie de la bande des « Étrangleurs des Gobelins ». Elle avait pour mission de vendre les objets volés.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Menu faits divers

Faits divers

Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Thomas père perd patience - 1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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Une arrestation mouvementée - 1911

Hier matin, la rue de la Glacière était mise en émoi. Quatre gardiens de la paix et deux inspecteurs de la Sûreté sortaient de la maison portant le numéro 37, en traînant, en portant plutôt un individu qui se défendait avec une énergie farouche.

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Une rafle fructueuse - 1895

M. Cochefert, chef de la Sûreté, a, la nuit dernière, jeté un beau coup de filet dans quelques-uns des repaires où grouille la pègre de Paris.

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Les étrangleurs des Gobelins - 1894

La fameuse bande des Étrangleurs des Gobelins dont la presse s'était fort occupée il y a cinq ans, vient de faire de nouveau son apparition dans le treizième arrondissement, où elle paraît vouloir recommencer la série de ses sinistres exploits.

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Singuliers dévaliseurs d'Église - 1895


Les étrangleurs des Gobelins - Trois arrestations - 25 & 26 janvier 1895


Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin - 29 décembre 1894


Boulevard Kellermann - un livreur est tué et dévalisé par deux rôdeurs - 1934


Mutilé par son amie - 1914


Un Agent parachute - 1894


Inondation boulevard Kellermann - 1901


Une femme tue son amant - 1911


Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît - 1932


Au bas de la pente - 1911


La rupture d'une conduite d'eau - 1930


Une usine incendiée - 1911


Drame de l'alcoolisme - 1903


La mort de Céline Pasquet - 1908


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