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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1895

M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 L'eau est faite pour se laver. - 1913

L'eau est faite pour se laver.

Le Matin — 18 juin 1913

Algérien et musulman, Mohamed Haar a une prédilection marquée pour les bains froids. Il se promenait, hier, paisiblement rue de Tolbiac rêvant sans doute quelque houri du paradis de Mahomet, quand, soudain, il se trouva en face d'une fontaine municipale.

La chaleur était accablante, La tentation fut trop forte pour ce fils du Soleil. Prenant une brusque résolution, il se dépouilla de son burnous, enleva ses chausses et léger de vêture, il s'ablutionna.

Conduit au poste de police, Mohamed déclara être âgé de vingt-huit ans et se trouver actuellement sans domicile. Il manifesta, en outre, beaucoup d'étonnement de se voir l'objet d'une arrestation pour un acte qui, à idée, est banal et naturel. Il ajouta :

— Les roumis sont bien méchants d'empêcher le fidèle croyant de se laver !

Malgré ses protestations, M, Lacroix,  commissaire de police du quartier de la Gare, a envoyé Haar au Dépôt.


Faits divers

 Inondation boulevard Kellermann - 1901

Inondation boulevard Kellermann

Le Petit-Parisien ― 25 novembre 1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampe aboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

Hier, vers une heure un quart de l'après-midi, une sourde détonation se faisait entendre en même temps qu'une véritable trombe d'eau se faisait jour à travers le sol de la chaussée.

La colonne liquide, haute de six mètres environ, jaillit avec une violence inouïe; elle provenait de la rupture d'une conduite de 90 centimètres de diamètre, servant à la distribution des eaux de sources.

En un temps inappréciable, un véritable torrent surgit de l'ouverture béante, ravinant le sol aux alentours sur une étendue de plus de deux cents mètres carrés et créant une excavation de près de deux mètres de profondeur.

La panique

Le torrent renversa deux réverbères scellés dans un bloc de pierre au pied de chacune des parties de la rampe, arracha les bordures du trottoir sur une longueur de vingt mètres environ, roulant les pavés de grès comme des fétus de paille et les entraînant à plus de cent mètres du lieu de la rupture.

Le flot dévastateur, se précipita alors avec une force inouïe vers la poterne des Peupliers. Le chemin qui y conduit fut en un instant, submergé par le courant qui, déchaussant les pavés, creusa de chaque côté des bordures du trottoir des fossés profonds de plus d'un mètre, sur une largeur égale, puis vint s'épandre dans le bas-fond, entraînant plusieurs centaines de mètres cubes de terre et de cailloux désagrégés qui vinrent faire un lit de trente centimètres d'épaisseur au débouché de la rue des Peupliers, sous le pont du chemin de fer de Ceinture.

Le bureau d'octroi, bien que surélevé de deux marches, fut envahi par les eaux, qui pénétrèrent dans les caves.

Le torrent se répandit alors dans la rue des Peupliers, submergeant les terrains et les jardins en bordure de cette voie, et plusieurs locataires ont dû, en toute hâte, quitter leurs habitations.

Dans cette rue, à cent mètres environ de la poterne, les eaux s'amassèrent dans le creux d'un des terrains, y creusant en quelques minutes un véritable étang.

Un terrain dont l'entrée est située au n° 62 de la rue Damesme, et qui, en contre-bas de la chaussée du boulevard Kellermann, dont il est séparé par une palissade à claire-voie, est borné au fond par le mur de canalisation de la Bièvre, a eu particulièrement à souffrir de l'inondation.

Rue Damesme

Le fond de ce terrain est occupé par un bâtiment long de vingt mètres environ, sur cinq de largeur, et qui sert d'habitation et d'atelier à un cordonnier, M. Girard.

M. Girard, après avoir réglé la vingtaine d'ouvriers et ouvrières qu'il occupe, lesquels avaient travaillé jusqu'à midi, s'était mis à table avec sa femme et sa fille.

Le travail fini, et prêt à être livré, représentant une valeur de 1,500 francs environ de marchandises qui devaient être reportées aujourd'hui dans les diverses maisons de chaussures pour lesquelles M. Girard travaille, se trouvait dans des sacs, devant la porte de l'habitation.

Un volet de bois qui fermait la fenêtre de l'habitation, au rez-de-chaussée, fut violemment repoussé pendant qu'une trombe d'eau, passant à travers la claire-voie de la palissade, se précipitait d'une hauteur de quatre mètres du sol de la chassée du boulevard Kellermann, envahissait le bâtiment en entrant par les fenêtres et contraignait les habitants a fuir au plus vite, à peine vêtus, pour gagner la partie haute au terrain.

En peu de temps, l'eau, s'accumulant dans ce bas-fond, le remplit, atteignant presque la hauteur du toit, et s'étendit jusqu'au remblai du chemin de fer de ceinture, qui borde un des côtés du terrain.

Circulation interdite

Avant que la Compagnie des eaux pût fermer la conduite, il ne s'écoula pas loin d'une heure et demie. Le commissaire de police, M. Rocher, appelé sur les lieux, procéda aux constatations et informa la préfecture de police de l'accident survenu.

Les pompiers du poste de la rue Jeanne-d'Arc, accourus au premier appel, n'eurent pas à intervenir, la pente du terrain était plus que suffisante pour assurer l'écoulement de l'eau.

En attendant que le service de la voirie ait fait commencer les travaux de réfection nécessités par cet incident, le trottoir du boulevard Kellermann a été, à cet endroit, interdit à la circulation et un service d'ordre établi.


Plan 1908
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Faits divers

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