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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La quartier de la Maison Blanche a été tout entier détaché de la commune de Gentilly. On l'appelait le petit Gentilly. La rue Abel Hovelaque portait le nom de rue du petit Gentilly.


Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1907

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


 Drame de la jalousie - 1895

Drame de la jalousie

Le Gaulois — 22 octobre 1895

Jeanne Jennart, une jeune couturière demeurant rue Rubens, entretenait des relations avec un jeune sculpteur qui la délaissait ces jours-ci pour une nommée Henriette Ritter, demeurant rue des Chamaillards.

La jeune fille conçut un grand chagrin de cet abandon et jura de se venger de sa rivale. Sachant qu'elle la rencontrerait dans un bal de l'avenue de Choisy elle s'y rendait hier soir et, après avoir vidé un saladier de vin chaud pour se donner du cœur, elle plantait un couteau entre les épaules d'Henriette Ritter Celle-ci, grièvement blessée, a été transportée à la Pitié. La meurtrière a été arrêtée.


Faits divers

 Inondation boulevard Kellermann - 1901

Inondation boulevard Kellermann

Le Petit-Parisien ― 25 novembre 1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampe aboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

Hier, vers une heure un quart de l'après-midi, une sourde détonation se faisait entendre en même temps qu'une véritable trombe d'eau se faisait jour à travers le sol de la chaussée.

La colonne liquide, haute de six mètres environ, jaillit avec une violence inouïe; elle provenait de la rupture d'une conduite de 90 centimètres de diamètre, servant à la distribution des eaux de sources.

En un temps inappréciable, un véritable torrent surgit de l'ouverture béante, ravinant le sol aux alentours sur une étendue de plus de deux cents mètres carrés et créant une excavation de près de deux mètres de profondeur.

La panique

Le torrent renversa deux réverbères scellés dans un bloc de pierre au pied de chacune des parties de la rampe, arracha les bordures du trottoir sur une longueur de vingt mètres environ, roulant les pavés de grès comme des fétus de paille et les entraînant à plus de cent mètres du lieu de la rupture.

Le flot dévastateur, se précipita alors avec une force inouïe vers la poterne des Peupliers. Le chemin qui y conduit fut en un instant, submergé par le courant qui, déchaussant les pavés, creusa de chaque côté des bordures du trottoir des fossés profonds de plus d'un mètre, sur une largeur égale, puis vint s'épandre dans le bas-fond, entraînant plusieurs centaines de mètres cubes de terre et de cailloux désagrégés qui vinrent faire un lit de trente centimètres d'épaisseur au débouché de la rue des Peupliers, sous le pont du chemin de fer de Ceinture.

Le bureau d'octroi, bien que surélevé de deux marches, fut envahi par les eaux, qui pénétrèrent dans les caves.

Le torrent se répandit alors dans la rue des Peupliers, submergeant les terrains et les jardins en bordure de cette voie, et plusieurs locataires ont dû, en toute hâte, quitter leurs habitations.

Dans cette rue, à cent mètres environ de la poterne, les eaux s'amassèrent dans le creux d'un des terrains, y creusant en quelques minutes un véritable étang.

Un terrain dont l'entrée est située au n° 62 de la rue Damesme, et qui, en contre-bas de la chaussée du boulevard Kellermann, dont il est séparé par une palissade à claire-voie, est borné au fond par le mur de canalisation de la Bièvre, a eu particulièrement à souffrir de l'inondation.

Rue Damesme

Le fond de ce terrain est occupé par un bâtiment long de vingt mètres environ, sur cinq de largeur, et qui sert d'habitation et d'atelier à un cordonnier, M. Girard.

M. Girard, après avoir réglé la vingtaine d'ouvriers et ouvrières qu'il occupe, lesquels avaient travaillé jusqu'à midi, s'était mis à table avec sa femme et sa fille.

Le travail fini, et prêt à être livré, représentant une valeur de 1,500 francs environ de marchandises qui devaient être reportées aujourd'hui dans les diverses maisons de chaussures pour lesquelles M. Girard travaille, se trouvait dans des sacs, devant la porte de l'habitation.

Un volet de bois qui fermait la fenêtre de l'habitation, au rez-de-chaussée, fut violemment repoussé pendant qu'une trombe d'eau, passant à travers la claire-voie de la palissade, se précipitait d'une hauteur de quatre mètres du sol de la chassée du boulevard Kellermann, envahissait le bâtiment en entrant par les fenêtres et contraignait les habitants a fuir au plus vite, à peine vêtus, pour gagner la partie haute au terrain.

En peu de temps, l'eau, s'accumulant dans ce bas-fond, le remplit, atteignant presque la hauteur du toit, et s'étendit jusqu'au remblai du chemin de fer de ceinture, qui borde un des côtés du terrain.

Circulation interdite

Avant que la Compagnie des eaux pût fermer la conduite, il ne s'écoula pas loin d'une heure et demie. Le commissaire de police, M. Rocher, appelé sur les lieux, procéda aux constatations et informa la préfecture de police de l'accident survenu.

Les pompiers du poste de la rue Jeanne-d'Arc, accourus au premier appel, n'eurent pas à intervenir, la pente du terrain était plus que suffisante pour assurer l'écoulement de l'eau.

En attendant que le service de la voirie ait fait commencer les travaux de réfection nécessités par cet incident, le trottoir du boulevard Kellermann a été, à cet endroit, interdit à la circulation et un service d'ordre établi.


Plan 1908
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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

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Le bal des Quart'z'Arts

C'est derrière la mairie du treizième arrondissement, dans le vieux marché des Gobelins, que la jeunesse des Beaux-arts avait organisé hier soir le bal annuel des Quat'z'Arts. (1914)

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Menu faits divers

Faits divers

Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long.

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Le crime de l'avenue d'Italie - 1899

Au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique, un vieillard de soixante-trois ans avait installé, il y a quelque temps, un atelier de réparations de bicyclettes. Une jeune fille de vingt-six ans, nommée Lucie Carronneille, qu'il faisait passer pour sa fille, demeurait avec lui.

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Le drame de la rue Coypel - 1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix , âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant..

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1888

Les locataires d'un hôtel situé au n°33 de l'avenue de Choisy étaient réveillés, la nuit dernière, par les plaintes d'une femme.

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1911

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

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Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939

Éventré d'un coup de couteau, à demi assommé à coups de talon par une femme, un des combattants est enfin jeté sous les roues d'un taxi

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Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

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On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort - 1914


Le meurtrier de Gauzy est connu - 1914


Le meurtrier de Gauzy est arrêté - 1914


Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc - 1935


Je disparaîtrai sans donner d'ennui à personne », avait dit le professeur - 1938


Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide - 1914


Un soir à la Porte d'Italie - 1895


Drame de la jalousie - 1897


Chronique du feu - 1879


Le drame du quartier de la Gare - 1896


Le drame de la rue Dunois - 1892


Le drame de la rue Dunois - 1892 - dernières nouvelles


L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 21 mars 1897


Les assiégés de la cité Jeanne-d'Arc se sont rendus ce matin - 1934


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