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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 18 novembre 1929, un incendie détruisit le dépôt de chiffons situé à l'angle de la rue Croulebarbe et du boulevard Blanqui. Le feu se propagea aux terrains vagues situés entre la rue Croulebarbe et la rue des Cordelières et détruisit aussi des baraques en planches qui y étaient construites.


C'est la création de la rivière et des lacs du bois de Boulogne qui fit perdre aux prairies de la Glacière son caractère de lieu de rendez-vous pour les amateurs de patinage.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1862

Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


 Pour trois francs cinquante - 1923

Pour trois francs cinquante.

Paris-Soir — 10 octobre 1923

Les inspecteurs Duluc, Jodon et Duteil, du 4è district, ont arrêté, ce matin, le nommé Léon Roger, 25 ans, demeurant chez ses parents, 12, rue Baudricourt, qui, lundi matin, à 1 heure, blessa grièvement, d'un coup de couteau au bas-ventre, le nommé Gauchery.

Conduit au Commissariat de la Gare, il a déclaré que c'est au cours d'une discussion pour une somme de 3 fr. 50 qu'il tira son couteau pour frapper Gauchery qui, lui-même, menaçait Marlier, un de ses amis présent.


Faits divers

 Le drame de la rue du Tage- 1903

Le drame de la rue du Tage

Tragédie de famille

Drame de l'Alcool. — Un Père qui jette sa Fille par la Fenêtre. — La Colère de la Mère. — État désespéré de la Victime.

Le Petit-Parisien — 29 décembre 1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage.

La Famille Esnault

À cette adresse habite au second étage, dans un modeste appartement, la famille Esnault. Le père, Julien Esnault, âgé de quarante-cinq ans, avait exercé autrefois la profession de cordonnier; mais depuis de longues années il ne travaillait plus et vivait aux dépens de sa femme et de sa fille, Louise, âgée de vingt ans, qui se livrent toutes deux à des travaux de couture. Un garçonnet de quatorze ans, le jeune Pierre, complétait la famille.

Julien Esnault, non content de vivre sans rien faire et de pérorer dans les cabarets, était un alcoolique invétéré. Il ne se passait point de jour qu'il ne rentrât ivre au logis et ne fit des scènes continuelles aux deux femmes, qui supportaient sans se plaindre les injures et même les coups du maître de Maintes fois, des voisins avaient essayé d'intervenir et de faire comprendre à Esnault tout l'odieux de sa conduite mais leurs reproches ne semblaient guère émouvoir le cordonnier, qui n'en continua que de plus belle à fréquenter les débits et à rendre la vie impossible à sa femme et à ses enfants.

Scène horrible

Hier soir, après être absent tout l'après-midi, il revint plus ivre encore que de coutume et, après avoir invectivé tous le: siens, il envoya son fils chercher quatre litres de vin au débit le plus proche.

— Je veux boire. dit-il sur un ton de menace, et gare à ceux qui ne marcheront pas droit ce soir !

Sa femme, voyant dans quel état il se trouvait déjà, le supplia de manger quelque peu et d'aller se reposer ensuite. Mais ses timides objurgations ne réussirent qu'à irriter davantage l'alcoolique, qui leva la main sur, elle en s'écriant :

— Un mot de plus et je t'assomme !...

En désespoir de cause, la malheureuse se retira avec ses deux enfants dans la pièce voisine, et laissa son mari satisfaire sa funeste passion.

Une demi-heure ne pas écoulée que la voix avinée d'Esnault se faisait entendre. L'ivrogne ayant vidé les bouteilles et trouvait sans doute qu'il n'avait point encore assez bu, réclamait sa fille, pour que celle-ci allât lui chercher d'autres litres de vin.

— Allons ouste dépêche-toi, si tu tiens à tes côtes, s'écria-t-il.

La jeune fille ne répondit pas à cette parole de menace et parut obéir aux ordres de son père. Néanmoins, comme elle espérait qu'il allait revenir sur sa décision, elle ouvrit la fenêtre et déclara que tous les établissements étaient fermés dans le quartier.

— Je m'en moque, reprit l'alcoolique furieux il me faut du vin ou j'aurais votre peau tous !...

Alors Louise Esnault eut un mouvement de révolte. À la fin, c'en était trop ! Le martyre que sa mère et elle subissaient ne pouvait durer plus longtemps. D'une voix ferme, .elle répondit son père :

— Je n'ai point peur de tes menaces. At je resterai ici. Si tu veux boire, vas toi-même chez le marchand de vins, tu nous débarras…

La malheureuse n'avait, pas achevé ces paroles que son père, ivre d'alcool et de rage, se précipitait sur elle, l'étreignait violemment et, dans une détente de tous ses muscles, la précipitait par la fenêtre restée grande ouverte.

Le corps tournoya dans le vide et s'abattit avec un bruit sourd sur le pavé.

Intervention des voisins

Affolée de désespoir et de terreur, la pauvre mère, qui avait assisté impuissante à cette scène horrible, poussa un cri déchirant. Puis une colère folle, un besoin irrésistible de vengeance s'emparèrent, d'elle. Saisissant sur une table un fer à repasser, elle se rua sur le misérable, voulant en finir. Mais elle ne lui fit que d'insignifiantes blessures. À son tour elle allait devenir sa victime, lorsque des locataires, attirés par tout ce bruit, accoururent et parvinrent à maîtriser le forcené.

On le conduisit devant M. Pelatan, commissaire de police, qui ne put en tirer une réponse. Les yeux désorbités, un peu d'écume violacée au coin des lèvres, il s'était tapi sur une banquette et paraissait inconscient de ce qui se passait autour de lui. C'est sans manifester la moindre émotion qu'il est monté dans la voiture cellulaire qui devait l'emmener au dépôt.

Quant à sa malheureuse victime qui, dans sa chute, s'est fracturé la base du crâne et brisé les deux jambes, elle a été transportée mourante ci l'hôpital Cochin.


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