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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1896, les 4 membres du conseil municipal de Paris représentant le 13ème arrondissement étaient :
Quartier de la Salpêtrière : Paul BERNARD, avocat à la Cour d'appel, rue Lebrun, 3.
Quartier de la Gare : NAVARRE, docteur en médecine, avenue des Gobelins, 30.
Quartier de la Maison-Blanche. : Henri ROUSSELLE, commissionnaire en vins, rue Humboldt, 23.
Quartier Croulebarbe : Alfred MOREAU, corroyeur, boulevard Arago, 38.


Les batiments anciens de la gare d'Austerlitz ont été construits en 1867 sous la direction de l'architecte Renault.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1878

Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique.

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C'est arrivé dans le 13ème

 De singuliers visiteurs - 1923

De singuliers visiteurs

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Vers minuit, Raoul Rouché, 67 ans, 39, rue du Château-des-Rentiers, dormait dans sa chambre lorsque deux inconnus firent irruption dans la pièce. L'un d'eux s'écria : « Dis-moi où est Marguerite, ma femme ? Il M. Rouché leur répondit qu'il l'ignorait. Après le départ des deux hommes, il se rendit au commissariat de son quartier où il porta plainte.


 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

Faits divers

 Le drame de la rue du Tage- 1903

Le drame de la rue du Tage

Tragédie de famille

Drame de l'Alcool. — Un Père qui jette sa Fille par la Fenêtre. — La Colère de la Mère. — État désespéré de la Victime.

Le Petit-Parisien — 29 décembre 1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage.

La Famille Esnault

À cette adresse habite au second étage, dans un modeste appartement, la famille Esnault. Le père, Julien Esnault, âgé de quarante-cinq ans, avait exercé autrefois la profession de cordonnier; mais depuis de longues années il ne travaillait plus et vivait aux dépens de sa femme et de sa fille, Louise, âgée de vingt ans, qui se livrent toutes deux à des travaux de couture. Un garçonnet de quatorze ans, le jeune Pierre, complétait la famille.

Julien Esnault, non content de vivre sans rien faire et de pérorer dans les cabarets, était un alcoolique invétéré. Il ne se passait point de jour qu'il ne rentrât ivre au logis et ne fit des scènes continuelles aux deux femmes, qui supportaient sans se plaindre les injures et même les coups du maître de Maintes fois, des voisins avaient essayé d'intervenir et de faire comprendre à Esnault tout l'odieux de sa conduite mais leurs reproches ne semblaient guère émouvoir le cordonnier, qui n'en continua que de plus belle à fréquenter les débits et à rendre la vie impossible à sa femme et à ses enfants.

Scène horrible

Hier soir, après être absent tout l'après-midi, il revint plus ivre encore que de coutume et, après avoir invectivé tous le: siens, il envoya son fils chercher quatre litres de vin au débit le plus proche.

— Je veux boire. dit-il sur un ton de menace, et gare à ceux qui ne marcheront pas droit ce soir !

Sa femme, voyant dans quel état il se trouvait déjà, le supplia de manger quelque peu et d'aller se reposer ensuite. Mais ses timides objurgations ne réussirent qu'à irriter davantage l'alcoolique, qui leva la main sur, elle en s'écriant :

— Un mot de plus et je t'assomme !...

En désespoir de cause, la malheureuse se retira avec ses deux enfants dans la pièce voisine, et laissa son mari satisfaire sa funeste passion.

Une demi-heure ne pas écoulée que la voix avinée d'Esnault se faisait entendre. L'ivrogne ayant vidé les bouteilles et trouvait sans doute qu'il n'avait point encore assez bu, réclamait sa fille, pour que celle-ci allât lui chercher d'autres litres de vin.

— Allons ouste dépêche-toi, si tu tiens à tes côtes, s'écria-t-il.

La jeune fille ne répondit pas à cette parole de menace et parut obéir aux ordres de son père. Néanmoins, comme elle espérait qu'il allait revenir sur sa décision, elle ouvrit la fenêtre et déclara que tous les établissements étaient fermés dans le quartier.

— Je m'en moque, reprit l'alcoolique furieux il me faut du vin ou j'aurais votre peau tous !...

Alors Louise Esnault eut un mouvement de révolte. À la fin, c'en était trop ! Le martyre que sa mère et elle subissaient ne pouvait durer plus longtemps. D'une voix ferme, .elle répondit son père :

— Je n'ai point peur de tes menaces. At je resterai ici. Si tu veux boire, vas toi-même chez le marchand de vins, tu nous débarras…

La malheureuse n'avait, pas achevé ces paroles que son père, ivre d'alcool et de rage, se précipitait sur elle, l'étreignait violemment et, dans une détente de tous ses muscles, la précipitait par la fenêtre restée grande ouverte.

Le corps tournoya dans le vide et s'abattit avec un bruit sourd sur le pavé.

Intervention des voisins

Affolée de désespoir et de terreur, la pauvre mère, qui avait assisté impuissante à cette scène horrible, poussa un cri déchirant. Puis une colère folle, un besoin irrésistible de vengeance s'emparèrent, d'elle. Saisissant sur une table un fer à repasser, elle se rua sur le misérable, voulant en finir. Mais elle ne lui fit que d'insignifiantes blessures. À son tour elle allait devenir sa victime, lorsque des locataires, attirés par tout ce bruit, accoururent et parvinrent à maîtriser le forcené.

On le conduisit devant M. Pelatan, commissaire de police, qui ne put en tirer une réponse. Les yeux désorbités, un peu d'écume violacée au coin des lèvres, il s'était tapi sur une banquette et paraissait inconscient de ce qui se passait autour de lui. C'est sans manifester la moindre émotion qu'il est monté dans la voiture cellulaire qui devait l'emmener au dépôt.

Quant à sa malheureuse victime qui, dans sa chute, s'est fracturé la base du crâne et brisé les deux jambes, elle a été transportée mourante ci l'hôpital Cochin.


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