entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.


Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1933

Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 On arrête... - 1916

On arrête...

Le Matin ― 25 janvier 1916

13e arrondissement. On arrête, avenue des Gobelins, Mme Papillon, demeurant route de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre, pour scandale dans une salle de spectacle et outrages aux agents. Elle est envoyée au Dépôt. ― Mme Brillot, demeurant boulevard Victor, est frappée d'un coup de couteau, hier soir, rue du Banquier, par un inconnu. Elle est transportée à la Pitié. ― Boulevard Auguste-Blanqui, au cours d'une discussion, Albert Bouclomot, débardeur, demeurant à Ivry, frappe d'un coup de couteau son adversaire, Léon Raterre, journalier, rue de Charenton, et le blesse grièvement. Il est arrêté et envoyé au Dépôt. Le blessé est transporté à la Pitié.


Faits divers

 Le mystère de l'avenue d'Italie - 1899

Le mystère de l'avenue d'Italie

L’assassinat d'une jeune fille

Le Gaulois — 18 mars 1899

Un crime dont les mobiles restent encore mystérieux a été commis hier soir, à six heures et demie, au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique habitée par un brocanteur, âgé de soixante-trois ans, nommé Estault.

La victime est une nommée Lucie Coronail, âgée de vingt-six ans, originaire de la Somme. Il y a cinq ans, Estault la faisait venir de son pays pour l'aider à réparer les bicyclettes qu'il vendait d'occasion et, dans le quartier, il la faisait passer pour sa fille. Elle jouissait d'ailleurs de l'estime générale et sa conduite était des plus régulières.

L'avenue d'Italie vers 1900
L'avenue d'Italie vers 1900

Hier soir, à la chute du jour, Estault, quittant son magasin pour allumer une lampe, passa dans l'arrière-boutique, une petite pièce qui sert de salle à manger le jour et de chambre à coucher la nuit. Il avait laissé seule la jeune fille dans la boutique, quand tout à coup, il entendit un bruit violent et les cris « Au secours !  À l'assassin ! »

Un individu, en effet, entrant dans la boutique, avait demandé à Lucie à acheter un objet qui se trouvait dans une vitrine; puis, comme la jeune fille se levait de la chaise où elle était assise, il s'était élancé sur elle et lui avait porté successivement plusieurs coups de couteau.

L'assassin, en entendant Estault accourir aux cris désespérés poussés par Lucie, avait abandonné sa victime et pris la fuite.

Le brocanteur s'élança à la poursuite de l'assassin en criant « Arrêtez-le ! » L'individu fuyait à toutes jambes dans la direction de la place d'Italie. Plusieurs personnes le poursuivirent sans le perdre de vue, organisant ainsi une véritable chasse à l’homme.

Arrestation de l'assassin

Au moment où le meurtrier atteignait le passage Saint-Hippolyte, il se trouva en présence d'une femme, Mme Guillaud, qu'il renversa. Puis il reprit sa course, toujours poursuivi par la foule.

À l'angle de l'avenue de Choisy et de l'avenue de Tolbiac, un gamin âgé de huit ans s'accrocha aux vêtements du fuyard en criant « C'est l'assassin » » Épuisé, l'assassin n'eut ni le temps ni la force de se dégager. Il était cerné. On se jeta sur lui et on le conduisit au poste de police voisin avenue d'Italie. Le commissaire de police du quartier, M. Rocher, procéda immédiatement à son interrogatoire. L'assassin déclara se nommer Charles-Louis Leroy, être âgé de dix-sept ans, et demeurer dans la maison voisine de celle où le crime avait été commis. Leroy est un ouvrier électricien. Il habite avec sa mère, une laveuse. Son père est mort il y a quelques années. Le misérable a formellement nié être l'auteur du crime malgré toutes les preuves accumulées «entre lui.

Leroy s'était introduit dans la boutique d'Estault, après s'être muni d'une fausse barbe qu'il a perdue dans sa fuite. Le crime était donc prémédité. Les mobiles de l'assassinat sont inconnus. Lucie Coronail n'avait pas d'argent et il ne se trouvait dans la boutique d'Estault rien qui pût attirer la cupidité de Leroy.

Nous avons dit plus haut que Lucie Coronail était estimée de tous, et que sa conduite était très régulière. Leroy ne la connaissait pas, ne lui avait jamais parlé. Ce n'est donc pas un amoureux évincé ni un amoureux jaloux.

La mère de Leroy affirme d'autre part que son fils ne jouit pas de la plénitude de ses facilités mentales.

La victime

Lucie Coronail était tombée sans connaissance dans une mare de sang.

Un médecin fut appelé en toute hâte, tandis que la foule poursuivait l'assassin mais tous les soins étaient superflus. La malheureuse avait cessé de vivre.

Elle avait été frappée, en effet, de cinq coups de  couteau avec une véritable furie. Un doigt de la main gauche  était détaché une blessure profonde existait a la tête. Celle qui avait déterminé la mort se trouvait en pleine poitrine dans la région du cœur. L'arme dont s'était servi Leroy a été ramassée avenue d'Italie. L'assassin l'avait jetée en fuyant. C'est un couteau de boucher à manche blanc d'une longueur de trente centimètres.

Le corps de la victime a été transporté dans la soirée à la Morgue aux fins d'autopsie.


Communiqués

Pelty, 22, Chaussée-d'Antin, a créé de ravissants modèles de Corbeilles pour les théâtres. Aussi tous les auteurs soucieux d'avoir de jolis présents richement enrubannés s'adresseront-ils à cette excellente maison.


Éclat éblouissant des yeux par la Sève sourcilière qui brunit, épaissit cils et sourcils. Parfumerie  Ninon, 31, rue du 4-Septembre.


L'ÉVÉNEMENT DU JOUR

Aujourd'hui et jours suivants, aux grands magasins « A Saint-Joseph », rue Montmartre ; « A la Grande Fabrique », rue Turbigo ; « A la Tour-Saint-Jacques », rue de Rivoli, exposition et mise en vente de toutes les nouveautés de la saison d'été. Nos lecteurs trouveront dans ces trois maisons des assortiments considérables de vêtements pour hommes, jeunes gens et enfants à des prix exceptionnels de bon marché.

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

Lire

Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

Lire

Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

Lire

Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Une bataille sous une porte - 1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

Lire


Par amour ! - 1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

Lire


Un crédit néfaste - 1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

Lire


En jouant - 1912

Deux gamins jouaient, hier, vers six heures du soir, devant une tranchée, avenue des Gobelins.

Lire


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889

L'avenue de Choisy sert de quartier général à des bandes de rôdeurs c'est, le pays par excellence des attaques nocturnes, des rixes, des vols, bref, des exploits variés des escarpes et des chourineurs de la rive gauche.

Lire


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs.

Lire


La bande des deux moulins - 1894

Une véritable bataille s'est livrée hier soir, vers onze heures et demie, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs.

Lire


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


Une mère tue sa fillette et tente de se suicider - 1912


La lune de miel fut de courte durée - 1923


Un pickpocket - 1885


La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc - 1902


Une femme étranglée - 1898


Le drame de la Cité Jeanne-d'Arc - 1865


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte