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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Bourgon et la rue du Tage ont été mises en sens unique le lundi 31 juillet 1933.


En 1863, la ligne de l'omnibus P (voiture jaune, lanternes rouge et rouge) reliait Charonne à l'ancienne barrière de Fontainebleau tandis que la ligne U reliait Bicêtre à la pointe Saint-Eustache par des voitures jaunes, lanternes vert et rouge


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1911

Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement !

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


 Agression d’un marchand de frites - 1906

Agression d’un marchand de frites

Le Journal — 16 juillet 1906

Un marchand de « frites » ambulant, M. Louis Garnier, trente ans, épluchait tranquillement des pommes de terre, hier soir vers six heures, au seuil de sa cabane, installée avenue des Gobelins. Il reçut soudain une balle de revolver dans l'œil gauche. M. Garnier est soigné à l'hôpital Cochin. M. Yendt, commissaire de police du quartier Croulebarbe, fait activement rechercher l'individu qui a fait feu.


Faits divers

 Le drame de la rue Dunois -1892

Le drame de la rue Dunois

Le Radical ― 15 avril 1892

Tentative d'assassinat — La déposition d'un mari — Deux arrestations

Le nommé Duchefdelaville, maraîcher, demeurant 20, rue Dunois, se présentait hier dans la matinée au commissariat de police de la rue Jeanne-d'Arc.

Il fit à M. Bolot, le commissaire, la déclaration suivante :

"Cette nuit, à deux heures, comme je croyais ma femme partie, comme elle en a l'habitude, aux Halles, avec mon garçon, et que venant de me coucher (car c'est moi qui prépare quotidiennement le chargement de légumes et attelle la voiture), je commençais à m'assoupir, j'ai senti qu'on me passait une corde au cou et qu'on cherchait à m'étrangler. L'obscurité qui régnait dans la chambre m'a empêché de voir le visage de mon agresseur.

J'ai cru prudent de ne pas pousser un cri. Aussi, croyant que je ne respirais plus, l'individu s'en est allé en disant :

— Maintenant, il en a assez.

Je reconnus la voix de mon domestique. Je le laissai partir. Mais l'émotion avait été trop forte ; je m'évanouis. Je ne repris mes sens qu'une heure après. "

À la suite de ce récit, le maraîcher déclara qu'il accusait formellement son garçon qu'il savait avoir des relations avec sa femme. Il ajouta que tous deux avaient préalablement avancé la pendule de la chambre d'une heure, sans doute afin d'avoir le temps d'accomplir leur forfait et d'arriver quand même sur le lieu du marché, à l'heure habituelle, que sa femme avait dû donner au domestique les clés de la maison pour parvenir jusqu'à lui sans éveiller l'attention et qu'après l'avoir cru mort, le domestique avait dû s'enfuir en escaladant les murs de la maison donnant sur les terrains vagues de la rue du Chevaleret.

Duchefdelaville qui porte au cou des marques profondes de strangulation, paraît certain que sa femme et son amant auront, voulu de la sorte se débarrasser de sa personnalité gênante et qu'ils ont cherché à se ménager un alibi.

M. Bolot, commissaire de police, a contrôlé ses allégations. La chemise ensanglantée de la victime a été saisie, ainsi qu'une corde à nœud coulant d'un pouce d'épaisseur qui porte aussi des traces de sang.

Aussitôt leur retour des Halles, la femme Duchefdelaville et le garçon, un nommé Émile Prochasson, vingt-six ans, ont été mis en état d'arrestation. Quoique reconnaissant être partis une heure d'avance, ils ont nié énergiquement l'attentat qui leur est reproché.

Mais devant les accusations catégoriques du mari, leur arrestation a été maintenue et tous deux ont été mis à la disposition du Parquet.


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