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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Dessous des Berges est située à 20 mètres au dessus des berges.


Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1910

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident - 1911

Accident

Le Matin — 4 octobre 1911

En voulant monter dans tramway en marche, place d'Italie, M. Eugène Bourguignon, soixante-trois ans, demeurant 9, rue Barbette, tombe et se brise les deux jambes. A la Pitié.


 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


Faits divers

 Le drame de la rue Dunois -1892

Le drame de la rue Dunois

Le Radical ― 15 avril 1892

Tentative d'assassinat — La déposition d'un mari — Deux arrestations

Le nommé Duchefdelaville, maraîcher, demeurant 20, rue Dunois, se présentait hier dans la matinée au commissariat de police de la rue Jeanne-d'Arc.

Il fit à M. Bolot, le commissaire, la déclaration suivante :

"Cette nuit, à deux heures, comme je croyais ma femme partie, comme elle en a l'habitude, aux Halles, avec mon garçon, et que venant de me coucher (car c'est moi qui prépare quotidiennement le chargement de légumes et attelle la voiture), je commençais à m'assoupir, j'ai senti qu'on me passait une corde au cou et qu'on cherchait à m'étrangler. L'obscurité qui régnait dans la chambre m'a empêché de voir le visage de mon agresseur.

J'ai cru prudent de ne pas pousser un cri. Aussi, croyant que je ne respirais plus, l'individu s'en est allé en disant :

— Maintenant, il en a assez.

Je reconnus la voix de mon domestique. Je le laissai partir. Mais l'émotion avait été trop forte ; je m'évanouis. Je ne repris mes sens qu'une heure après. "

À la suite de ce récit, le maraîcher déclara qu'il accusait formellement son garçon qu'il savait avoir des relations avec sa femme. Il ajouta que tous deux avaient préalablement avancé la pendule de la chambre d'une heure, sans doute afin d'avoir le temps d'accomplir leur forfait et d'arriver quand même sur le lieu du marché, à l'heure habituelle, que sa femme avait dû donner au domestique les clés de la maison pour parvenir jusqu'à lui sans éveiller l'attention et qu'après l'avoir cru mort, le domestique avait dû s'enfuir en escaladant les murs de la maison donnant sur les terrains vagues de la rue du Chevaleret.

Duchefdelaville qui porte au cou des marques profondes de strangulation, paraît certain que sa femme et son amant auront, voulu de la sorte se débarrasser de sa personnalité gênante et qu'ils ont cherché à se ménager un alibi.

M. Bolot, commissaire de police, a contrôlé ses allégations. La chemise ensanglantée de la victime a été saisie, ainsi qu'une corde à nœud coulant d'un pouce d'épaisseur qui porte aussi des traces de sang.

Aussitôt leur retour des Halles, la femme Duchefdelaville et le garçon, un nommé Émile Prochasson, vingt-six ans, ont été mis en état d'arrestation. Quoique reconnaissant être partis une heure d'avance, ils ont nié énergiquement l'attentat qui leur est reproché.

Mais devant les accusations catégoriques du mari, leur arrestation a été maintenue et tous deux ont été mis à la disposition du Parquet.


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