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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le boulevard Arago, le boulevard de Port-Royal et le boulevard Saint-Marcel furent inaugurés le 15 aout 1868. Il en fut de même du boulevard Mouffetard qui n'avait pas encore pris le nom d'avenue des Gobelins.


La couverture de la Bièvre, à l'angle de l'avenue des Gobelins, fut décidée lors de la séance du conseil municipal du 12 juillet 1893.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1923

Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


Faits divers

 Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939

Une réconciliation qui finit mal

Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café

Éventré d'un coup de couteau, à demi assommé à coups de talon par une femme, un des combattants est enfin jeté sous les roues d'un taxi

Paris-Soir ― 12 mars 1939

Dans un café, avenue de la porte de Choisy, deux consommateurs, Charles Glatre, 36 ans, dit Charlot la Peinture, demeurant 13, rue Nationale, à Ivry, et Michel Denebond, 36 ans, rémouleur, dit Micky la Pédale, habitant 16, passage de l'Avenir(*), discutaient en buvant le verre de l'amitié.

Tous les deux avaient été, durant de longs mois, des ennemis farouches. Mais depuis quelques jours ils s'étaient réconciliés. Micky la Pédale, voulant donner la preuve de son pacifisme, sortit un revolver d'ordonnance, modèle 1892, et dit à son camarade :

― Tu vois que je veux faire la paix, puisque je retire les balles de mon pétard.

― Ah ! tu avais un « feu », s'écria Charles, redevenu soudain méchant. Si je l'avais su, je ne me serais pas raccommodé !

― Puisqu'il en est ainsi, répartit Micky, je recharge mon arme.

Un autre consommateur, Léger Lepie(**), dit Titi. 33 ans, demeurant 34, passage Henri, dont la sœur est l'amie de Denebond, intervint ; il s'empara du revolver et le déchargea. Mais un quatrième personnage, Louis Bouvet, dit Boubou, 26 ans, coutelier, demeurant 59, passage de l'Avenir, ne goûta pas l'intervention de Lepie, qui partait cependant d'un si bon naturel :

―  De quoi te mêles-tu ? dit-il, furieux.

Lepie, vexé, répliqua vertement. Si bien que les deux hommes décidèrent enfin, d'un commun accord, d'aller s'expliquer dans la rue.

Lepie porta plusieurs coups de crosse de revolver à Bouvet, qui eut l'œil gauche crevé. La sœur de Bouvet, Maria Grolier, qui existait à la lutte, rentra précipitamment dans le débit, en criant : « Au secours ! on tue mon frangin ! »

Aussitôt, des consommateurs, au nombre d'une douzaine, firent irruption hors du débit, et ce fut une véritable bataille rangée.

Soudain, Lepie, atteint d'un coup de couteau au ventre, s'affaissa.

Maria Graulier sauta sur lui et se mit à lui écraser le visage à coupe de talons.

Pendant ce temps, Micky et ses partenaires tenaient un conciliabule : ils décidèrent de se débarrasser  définitivement de Lepie, en le jetant sous une voiture.

Un taxi survenant, ils mirent leur projet à exécution ; mais le chauffeur eut juste le temps de bloquer ses freins. Micky et ses compagnons se hâtèrent alors de fuir.

Le chauffeur alerta la police et le blessé fut transporté à la Pitié, où il succomba peu après son admission.

Les inspecteurs Thiébaud, Dumond, Laroque et Verdois de la police judiciaire, ont pu arrêter les sept auteurs de ce drame et établir le rôle de chacun. C'est Alfred Mangin, dit Frédo-le-Rémouleur, associé de Bouvet, qui a tué Lepie.


(*) Le passage de l'Avenir (qui n'en avait guère) reliait l'avenue de la porte d'Ivry à l'avenue de la porte de Choisy en longeant plus ou moins le boulevard de la Zone. Son emplacement est aujourdhui occupé par les terrains de sport en bordure du périphérique intérieur. (NdE)

(**) Paris-Soir écrit "Lepie" mais la majorité des quotidiens relatant cete triste affaire évoque Robert Lepic.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Menu faits divers

Faits divers

Au bas de la pente - 1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

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La rupture d'une conduite d'eau - 1930

Avenue de la Porte-d'Italie, sur la zone récemment annexée, une conduite d'eau s'est rompue hier matin, vers 9 heures. (Cet accident en répétait un autre, identique, qui se produisit là, il y a dix-huit mois.)

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Une usine incendiée - 1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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Drame de l'alcoolisme - 1903

M. Auguste Bazin, marchand de vins, établi avenue des Gobelins, voyait entrer, hier soir, Vers onze heures, dans son débit, un individu, qui ne lui parut pas être dans son état normal.

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La mort de Céline Pasquet - 1908

Au numéro 21 de la rue Croulebarbe habillait, avec son amant, Georges Deschamps, ouvrier fumiste, âgé de vingt-cinq ans, une femme Céline Pasquet, d'un au plus jeune, journalière.

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La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc Henri Odoux qui blessa sa voisine ? - 1935

La cité Jeanne-d'Arc, dont on connaît les titres à une triste célébrité, a été encore, hier soir, le théâtre d'un drame sanglant. Une mère de famille, une jeune femme, a été sauvagement égorgée par un alcoolique sans que les voisins, terrorisés, aient osé intervenir.

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L'ivrogne qui avait blessé sa voisine est arrêté - 1935

Après une nuit d'anxiété, les locataires de la cité Jeanne-d'Arc ont appris avec soulagement l'arrestation d'Henri O..., qui avait blessé sa voisine d'un coup de couteau à la gorge.

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Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis - 1935


Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934


A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908


Sombre histoire de charbon - 1937


Les fureurs d'un alcoolique - 1894


Terrible méprise - 1897


Les étrangleurs des Gobelins - 1895


Crue de la Bièvre - 1881


Un cimentier italien découvert blessé dans le sous-sol d'un immeuble en construction - 1931


Perquisition dans une pharmacie - 1911


La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol - 1934


Treize émeutiers de la Cité Jeanne-d’Arc ont été arrêtés hier matin - 1934


Les Amis de « Guibollard » - 1905


Deux voleurs d'autos arrêtés sur les… toits


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