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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

 menu - Sur la Bièvre

Sur la Bièvre ...

Paris qui s'en va

A. Hermant (1865)

La Bièvre (in Croquis parisiens)

J.K. Huysmans (1880)

La Bièvre

J.K. Huysmans (1886)

La disparition de la Bièvre

Le Journal des débats politiques et littéraires (1893)

La Bièvre

G. Lenotre (1896)

La Bièvre déborde

Pierre Véron (1897)

La Bièvre

Louis Sauty (1898)

La Bièvre (Paris qui s'en va)

Gustave Coquiot (1903)

Le long de la Bièvre

Georges Cain (1905)

La perdition de la Bièvre

Adrien Mithouard (1906)

La rivière perdue (Léo Larguier)

Le Journal des débats politiques et littéraires (1926)

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

Article - inclus

Noté dans la presse...

1911

Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement !

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C'est arrivé dans le 13ème

 Réunion tumultueuse - 1905

Réunion tumultueuse.

Le Matin — 10 mai 1905

Une réunion privée, organisée par le comité catholique du treizième arrondissement, avait lieu, hier soir, I'Alcazar d'Italie [190] avenue de Choisy.

Des membres des groupes socialistes et libertaires, ayant réussi à se procurer des cartes, sont entrés dans la salle, et une bagarre violente eut lieu, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été contusionnées.

À la sortie, grâce à un imposant service d'ordre, aucun incident ne s'est produit.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


Sur les bords de la Bièvre

 La Bièvre - G. Lenotre - 1896

LA BIÈVRE

Le Monde Illustré ― 8 février 1896

Dans les bois qui font au château de Versailles une si magnifique ceinture de futaies, plus loin que l'endroit appelé le Désert, au fond d'un ravin étroit à ce point qu'il ressemble à une ruelle encaissée entre deux murailles de verdure, en un lieu où il n'y a ni maison, ni route, ni chemin, ni sentier, rien qu'un enchevêtrement de branches et un fouillis de grandes herbes, naît un ruisselet, si bien caché dans les roseaux qu'on a peine, d'abord, à le découvrir. Il fuit, sous l'ombre verte des arbres, suivant sans détours ni méandres le fond de la vallée... C'est la Bièvre.

La Bièvre, gracieuse, pure, innocente, qui semble si heureuse de courir dans les herbes, de refléter les aulnes, de cascader sur les cailloux, qu'elle est parvenue à attendrir les bicyclistes. Quelque invraisemblable que paraisse cette assertion, les bicyclistes ont respecté, en effet, le berceau de la Bièvre : ceux qui veulent lui rendre visite laissent leur machine à Guyancourt ou à Bouviers, et vont à pied, comme de simples mortels, lui porter leurs hommages. Je signale ce point de notre globe où la bécane n'est point parvenue : c'est dire combien ce coin de terre est reculé, solitaire, silencieux, discret et poétique.

Quand on fait en bateau-omnibus la traversée de la Seine, du pont d'Austerlitz à Auteuil. on aperçoit, par les basses-eaux, (quelque part dans les environs du Jardin des Plantes, une énorme bouche d'égout, qui, continuellement, déverse une sorte de liquide visqueux, épais, jaunâtre : de temps à autre, dans cette déjection ininterrompue, apparait, quelque masse verdie, informe. cadavre de chien gonflé comme un animal en baudruche, ou vieux chapeau juteux ballotté par la vase, pis encore… Les passagers des bateaux se détournent avec horreur; les pêcheurs à la ligne eux-mêmes — que ne rebutent pourtant ni la sortie du grand collecteur ni le fameux égout aux cataplasmes de l'Hôtel-Dieu — désertent ce confluent fétide, aux alentours duquel les poissons ne peuvent pas vivre.

Ce flux d'ordures. c'est la Bièvre. La Bièvre avilie, abjecte, boueuse, prostituée.

Il n'y a pas d'histoire plus dramatique et plus morale que celle de ce pauvre cours d'eau, histoire navrante et bien faite pour servir de leçon.

Pour son malheur, la Bièvre est née trop près de la grande ville : c'est ce qui a fait sa perte. Comme tant de pauvres filles des champs, le mirage de Paris la troublait dans ses grands bois; elle était attirée vers cette cité merveilleuse dont les féeries hantaient sa solitude. Sans doute les couples heureux qui, le dimanche, s'égaraient sur ses bords, ont-ils contribué à son malheur : la nymphe de sa source, à force de voir ces bandes de Parisiens, échappées pour un jour de leur prison, si gaies, si folâtres, si pleines d'entrain, a pensé peut-être que, dans cette ville d'où ils venaient, ce n'était que fête continuelle, idylle sans fin. Avait-elle entendu dire aussi que dans ce Paris fascinateur, une belle rivière n'avait qu'à se laisser couler, oisive et adorée des riverains, reflétant des cathédrales et des palais, sans une turbine à actionner, sans un moulin à faire mouvoir? Alors, ayant peur du travail, elle se sera dit : « Pourquoi pas moi aussi bien qu'une autre ?. » - C'est ce raisonnement qui les perd toutes!

Entrée de la Bièvere dans Paris à la Poterne des Peupliers
Entrée de la Bièvre dans Paris

Et pourtant les avertissements ne lui ont pas manqué. Un jour, un grand prince fit élever, dans les forêts où elle prend naissance, un admirable palais et disposer un parc somptueux, tout rempli de bassins sans eaux, de cascades sans chute, de canaux où l'on ne pouvait naviguer. Ce grand prince entendit parler de la Bièvre, et, tout de suite, la désira follement. Ce n'est point qu'il la trouvât jolie, jolie : elle semblait bien rustique à un si raffiné seigneur ; mais comme il n'y avait pas d'autre; rivière dans les en- virons, il conçut Je projet d'amener celle-ci à sa cour. Il vint lui faire visite , accompagné d'une troupe d'architectes célèbres, de jardiniers fameux, d'ingénieurs hydrographes illustres. La sotte eut peur, et se fit, ce jour-là, si menue, si discrète, si pauvre, que les courtisans, considérant et la grandeur du prince, et l'humilité de la rivière, dirent : « Sire, laissez cette péronnelle ; vous n'en sauriez faire rien ; nous vous amènerons la Loire ou l'Eure sur des aqueducs de six mille - arches : cela, du moins, sera digne de Votre Majesté. » Et comme cet argument sembla très raisonnable au grand roi, il tourna le dos à la Bièvre et n'y pensa plus.

Elle se réjouit de cette décision, l'infortunée ! Si pourtant, à cette heure d'où dépendait sa destinée, elle s'était tant soit peu mise en frais, si elle avait grossi sa voix, étalé sa robe et montré quelque désir de plaire, son eau, restée pure. baignerait depuis deux siècles, les blanches déesses de marbre des bassins de Versailles, dormirait dons les urnes de porphyre, jouerait dans les conques de bronze des tritons et s'épanouirait en belles gerbes sous des colonnades de granit rose. Tandis qu'aujourd'hui !...

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