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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La société des fourneaux de Saint-Vincent de Paul, le 5 novembre 1897 ouvraient, comme chaque année, ses fourneaux (au nombre de 26 en 1897) qui restèrent ouverts jusqu’au 30 avril 1898, tous les jours non fériés, de huit heures à onze heures du matin. Trois d'entre eux étaient situés dans le 13ème : 45 rue Corvisart, 35 rue de la Glacière et 87 bis rue Jenner.
Avec un bon de dix centimes, les malheureux recevaient une portion de pain, bouillon, viande, légumes, etc. enfin, de quoi se réconforter.
Ces établissements charitables étaient dirigés par les Sœurs.


La rue Damesme doit son nom au général Edouard-Adolphe-Déodat-Marie Damesme né en 1807 à Fontainebleau qui fut mortellement blessé lors les événements de juin 1848. Elle porte ce nom depuis 1868 et s'appelait auparavant rue du Bel-Air


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Fuite de gaz - 1897

Fuite de gaz.

Le Journal — 20 mars 1897

Par suite de la rupture d'une conduite, une fuite de gaz se produisait, hier après-midi, en face du n°59 du boulevard Arago. Bien que le gaz s'échappât à l'air libre, deux passants ont été à demi asphyxiés et ont dû être transportés à l'hôpital Broca.

Les pompiers du poste de Port-Royal ont obturé provisoirement la fissure avec de la terre glaise, en attendant une complète réfection.


 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


Lu dans la presse...

 Un syndicat d'indigents - 1897

Un syndicat d'indigents

Le Temps — 10 octobre 1897

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ».

Aussi les indigents du 13è ont-ils formé un syndicat. Ce sont eux qui avaient convoqué hier, dans la salle Deroche, leurs confrères de la besace, hypnotisés par ce chiffre de 50,000 francs, ces 50,000 fr. « qu'on leur avait volés ».

Les citoyens Paulin Méry, député de l'arrondissement, Maihdert, premier adjoint, Navarre, conseiller municipal, se trouvaient dans la salle, au milieu de la foule grouillante des syndiqués.

Après l'exposé de la situation, le citoyen président Leignière donne la parole à l'adjoint, M. Maindert, pour s'expliquer. Mais l'adjoint démontre à l'assistance que, bien qu'il préside le bureau de bienfaisance de la mairie, il n'est nullement responsable de l'emploi de l'argent. C'est le maire seul, c'est M. Thomas qui a pleins pouvoirs. Et c'est bien pour cela que, quoique convoqué par lettre recommandée, il n'a pas osé venir à la réunion des indigents.

Des cris partent de tous côtés, des béquilles et des moignons se tendent en geste de haine, au seul nom de M. Thomas. Et c'est bien pis quand le député Paulin Méry, d'une voix tonitruante, vient à son tour exhaler son mépris pour le maire du treizième arrondissement.

Au milieu d'un brouhaha, d'une fumée et d'une odeur nauséabonde, vers dix heures et demie, l'ordre du jour suivant a été voté à main levée :

« Les citoyens réunis salle Déroche, 118, rue Nationale, protestent contre le virement d'une somme d« plus de 50,000 francs fait au détriment des familles pauvres, invitent les élus, et en particulier les conseillers municipaux, à veiller à ce que pareil fait ne se renouvelle plus et demandent qu’une enquête sérieuse et complète soit faite sur l’administration des fonds de l'Assistance publique pendant ces dix dernières années. »

Il nous a paru intéressant de voir ce matin M. Thomas, maire de l'arrondissement, qui nous a fait au sujet de cette réunion les déclarations suivantes :

«Cette affaire est une pure manœuvre électorale ; je n'ai jamais été boulangiste, et, depuis plusieurs années, je suis en butte aux attaques de M. Paulin-Méry. Et, comme les élections approchent, mes adversaires ont imaginé la petite manifestation que vous savez. En ce qui concerne la réserve de 50,000 francs qui a été restituée à l'Assistance publique, je suis bien aise de pouvoir vous dire que je suis depuis bien longtemps rapporteur du bureau de bienfaisance, et que je me suis toujours élevé contre ces économies. Il faut remarquer aussi que cette somme de 50,000 francs ne représente pas la réserve faite cette année, mais une accumulation de plusieurs séries d'économies.

Depuis 1895, le régime de l'assistance a été modifié. Nous ne sommes plus autonomes; antérieurement, les réserves que nous faisions restaient dans notre caisse et étaient consacrées à l'exercice suivant. Mais, depuis deux ans, nous devons rendre des comptes à l'Assistance, et lui restituer les sommes que nous n'avons pas dépensées. Un de mes adjoints, qui est mort il y a six mois, avait, à mon insu, réalisé les économies qui, réunies, forment cette somme de 50,000 francs dont mes adversaires politiques se font une arme contre moi. Mais vous pouvez être certain que jamais aucune demande légitime de secours n'a été repoussée dans le 13e arrondissement.»


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