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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1882, un poste-vigie dit encore poste avertisseur, c'est à dire un local où un pompier serait toujours présent afin d'y recevoir la déclaration des personnes venant faire connaître un incendie était installé au numéro 26 de la rue des Cinq-diamants. Chaque poste avertisseur était en communication avec la caserne des pompiers la plus voisine à l'aide d'un télégraphe à cadran


L'église Notre-Dame de la gare a été construite en 1855 aux frais de la commune d'Ivry


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin — 12 décembre 1894

Les étrangleurs des Gobelins.

Le Matin — 12 décembre 1894

M. Gustave Louridon, marchand de vins, rue du Banquier, 19, rentrait chez lui, la nuit dernière, à une heure du matin.

Soudain, au moment où il sonnait à sa porte, trois individus qui passaient sur le même trottoir se jettent sur lui. En un instant ils lui passent une lanière autour du coup et dépouillent de tout ce qu'il porte dans ses vêtements.

Ms étaient déjà 'loin quand des gardiens de paix survenant le trouvèrent étendu à terre et râlant.

Transporté au poste de police des Gobelins, on put lui faire recouvrer connaissance.

L'état de M, Louridon .est grave.


 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


Lu dans la presse...

 La Fête Nationale du 30 juin 1878

La Fête Nationale du 30 juin 1878

Treizième arrondissementfeu

Le Gaulois ― 2 juillet 1878

La place d'Italie a été, dans le règlement des réjouissances publiques, un des points les plus favorisés. Pour diviser autant que possible l'immense quantité de promeneurs et pour éviter qu'ils ne se portent tous du même côté, on a cherché à en attirer une partie dans ce quartier lointain.

Au coin de la rue Jenner, on a dressé un superbe arc-de-triomphe, et la place est ornée de tous côtés de mâts, d'oriflammes, d'écussons et de drapeaux.

La fanfare de la Renaissance, joue dans l'après-midi, pendant qu'on gonfle le ballon le Vainqueur. Ce spectacle qui a toujours le privilège de plaire aux foules, attire une affluence considérable qui réclame, vers 5 heures, l'aéronaute, M. Petit, dont l'ascension se fait sans aucun accident.

Ce n'est pas tout, l'illumination du soir est splendide. Toutes les rues sont pavoisées de lanternes. A neuf heures, un feu d'artifice monstre est tiré par Honoré sur la place d'Italie.


Le 30 juin, Le XIXe Siècle publiait la composition du feu d'artifice devant être tiré le soir même. (NdE)

Voici la composition du quatrième feu d'artifice qui sera tiré à la place d'Italie par les soins et sous l'habile direction de M. Honoré :

Annonce du feu, par 20 bombes à double détonation.

Premier coup de feu : Une grande torsade à ailes doubles, précédée par des rosaces tournantes en feux brillants et rayonnants.

Intermède de bombes tricolores et fusées volantes nationales.

2e coup de feu : L'hélicosophie, grande pièce pyrique à variation de feux diamantés.

Intermèdes.

3e coup de feu : Une grande pièce parsemée de guiilochés doubles à feux variés et à transformations, précédée par des rosaces tricolores.

Intermèdes.

4e coup de feu : Une grande cascade à trois révolutions de feux diamantés, composée de jets chinois et terminée par un berceau d'étoiles tricolores.

Intermèdes.

5e coup de feu : Un grand bouquet de 108 bombes à pluie d'or, pluie d'argent et tricolore.

6e coup de feu : Une grande décoration en lances de couleur, avec légende :

Paix, République, Travail.

Au centre, les armes de la ville de Paris et, de chaque côté, les initiales R. F. appliquées sur deux grands palmiers surmontés d'oriflammes.

Le tout accompagné de bombes, volcans, marrons, chandelles romaines couleur, saucissons chinois et coups de canon.

7e coup de feu : Embrasement de flammes de bengale vertes.

8e coup de feu : Un grand bouquet de fusées volantes blanches, or, argent et tricolores, avec un accompagnement formidable de 300 coups de canon.

99e coup de feu : Embrasement de flammes rouges et un adieu de bombes tricolores.


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