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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le Rassemblement National Populaire, parti fasciste créé par Marcel Déat en 1941 avait son siège dans une boutique du 14 boulevard Auguste Blanqui. Ce local servait aussi de siège à la Légion des Volontaires contre le communisme.


Dès les années 1880, l'envoûtement de la Bièvre pour des raisons sanitaires était à l'ordre du jour mais on reculait car cela signifait la mise à mort de toutes les industries qui utilisaient l'eau de la Bièvre et faisaient vivre le quartier Saint-Marcel.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1911

La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Vengeance d'amazone. - 1905

Vengeance d'amazone.

Le Rappel — 8 juin 1905

Une ménagère, Mme Mélanie Compagnier, demeurant 58, rue Clisson, en voulait depuis un temps immémorial à une couturière, Mme Louise Leprince, 21 ans, domiciliée dans la même maison. Hier. matin, vers 2 h., comme la couturière rentrait chez elle, la vindicative femme, qui la guettait dans l'escalier, se précipita sur elle et la frappa de quatre coups de couteau dans la poitrine. La blessée, dont l'état parait des plus graves, a été transportée à Cochin. La coupable à réussi à prendre la fuite.


 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


Faits divers

 Le drame de la rue Michal - 1904

Le drame de la rue Michal

Le Petit-Parisien —1er février 1904

La Mort de l'Enfant. — Étouffée entre son Père et sa Mère. — La Disparition des Parents.

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

Au cinquième étage, dans une modeste chambre, habitait la famille Meyer, composée du père, André Meyer, ouvrier teinturier, de la mère et de trois enfants âgés respectivement de trois, six et huit ans. Ces pauvres gens vivaient très péniblement avec l'unique et très modique salaire du chef de la famille.

Or, il y un mois environ, Mme Meyer mettait au monde un quatrième enfant, une petite fille qu'on appela Jeanne et dont la venue augmenta encore les charges du ménage.

Comme il n'y avait plus de place dans les deux berceaux qu'occupaient les autres enfants, Mme Meyer fit coucher le bébé dans son lit, entre son mari et elle. De la sorte, malgré qu'elle ne fût pas encore complètement rétablie, elle pouvait, sans être dans l'obligation de se relever la nuit, donner à la fillette tous les soins désirables.

Or, la nuit dernière, vers une heure du matin, alors que tout le monde reposait dans la pauvre chambrette, Mme Meyer se réveilla soudain et voulut s'assurer que la petite Jeanne n'était pas découverte.

Elle étendit la main dans sa direction, mais horreur! la chair qu'elle venait de toucher était froide et les membres de l'enfant se crispaient dans une rigidité cadavérique.

Affolée, la pauvre mère prit la fillette dans ses bras et, retenant sa respiration, elle colla son oreille sur la poitrine du petit être.

Hélas ! le cœur avait cessé de battre; nul souffle, même léger, ne passait entre les lèvres glacées la mort impitoyable avait accompli son œuvre.

Alors la malheureuse comprit tout sa fille, sa Jeanne tendrement chérie, si délicate et si frète, avait été étouffée entre les deux dormeurs, entre sa mère et son père !

Elle eut un cri terrible qui clamait son désespoir, toute l'horreur de l'acte affreux qu'inconsciemment elle ou son mari, peut-être tous les deux, venaient de commettre.

Brusquement réveillé par cette plainte déchirante, le père, dressé sur son séant, contemplait cette scène d'un œil hébété à la clarté vacillante d'une bougie qu'il venait d'allumer, tandis que Les trois enfants, effrayés, pleuraient doucement dans leurs berceaux.

Enfin, surmontant sa douleur et retrouvant quelque énergie, Meyer alla prévenir plusieurs voisins et, lorsque le jour fut venu, après leur avoir laissé la garde du petit cadavre, partit avec sa femme afin d'aller informer M. Yendt, commissaire de police, de l'affreux malheur qui venait de survenir.

Puis, lorsque cette dernière formalité fut accomplie, ils sortirent en chancelant, ayant hâte, disaient-ils, d'aller veiller le corps de leur fillette.

Depuis, M. et Mme Meyer n'ont plus reparu à leur domicile, et l'opinion des personnes qui savaient combien ils chérissaient la petite Jeanne est que ces pauvres gens ont dû se donner la mort.

M. Yendt a ouvert une enquête afin de savoir si véritablement les malheureux ont exécuté les funèbres projets que leur prêtent les habitants du quartier.

Quant aux autres enfants, momentanément orphelins, ils ont été confiés à leur grand-père, qui se chargera d'eux jusqu'au moment où, espérons-le, leurs parents leur seront rendus.


Les époux Meyer réapparurent à leur domicile et furent inculpés d'homicide involontaire. L'autopsie du bébé n'ayant pas révélé de signe de violence. il est probable que les époux Meyer bénéficiairent d'un non-lieu. (NdE)

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Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Faits divers

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Avant-hier à deux heures de l'après-midi, une voiture d'une forme spéciale était arrêtée avenue des Gobelins, à l'angle du boulevard Saint-Marcel.

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La cité Jeanne-d'Arc vient d'être une fois de plus le théâtre de scènes sanglantes.

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Les crimes d'un alcoolique - 1898


Esclave de sa Colère - 1895


L'alcoolisme - 1895


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Un coup raté - 1891


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Haustrate aux Assises -1907


Les étrangleurs des Gobelins - 1895


Un drame boulevard de l'Hôpital - 1897


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