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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.


C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1891

La reconstruction des Gobelins

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871. Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins : la façade de la manufacture des Gobelins « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches.

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C'est arrivé dans le 13ème

 La mort de Bacchus - 1893

La mort de Bacchus

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 21 mars 1893

Les marchands de vin de la Butte-aux-Cailles viennent de faire une perte cruelle. En sortant de chez l'un d'eux cette nuit, à une heure très avancée, leur meilleur client, un nommé Alibert, surnommé Bacchus (à juste raison, paraît-il), s'est tué en regagnant son domicile rue de Tolbiac. Ayant, comme' de coutume, fait de nombreuses libations, Alibert est allé en titubant s'appuyer contre le parapet du pont de Tolbiac et a passé par-dessus. Son cadavre a été retrouvé ce matin.


 Réunion tumultueuse - 1905

Réunion tumultueuse.

Le Matin — 10 mai 1905

Une réunion privée, organisée par le comité catholique du treizième arrondissement, avait lieu, hier soir, I'Alcazar d'Italie [190] avenue de Choisy.

Des membres des groupes socialistes et libertaires, ayant réussi à se procurer des cartes, sont entrés dans la salle, et une bagarre violente eut lieu, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été contusionnées.

À la sortie, grâce à un imposant service d'ordre, aucun incident ne s'est produit.


Faits divers

 Le pénible drame du quartier Croulebarbe - 1929

Le pénible drame du quartier Croulebarbe

Paris-Soir — 11 janvier 1929

Mme Noirot refusait de faire le ménage et de soigner ses enfants

Lamentable drame que celui qui jeta, hier soir, l'émoi dans le populeux quartier Croulebarbe.

Là, dans une coquette cité ouvrière qui ne compte pas moins de 2.170 habitants (*), étaient venus se fixer, il y a quelques années, M. et Mme Noirot et leurs trois enfants âgés respectivement de huit, sept et cinq ans.

Vue du 137 boulevard de l'Hôpital où habitaient les époux Noirot. Paris-Soir aurait donc dû titrer "Le pénible drame du quartier de la Salpétrière".

Lui, âgé de 28 ans, exerce la profession de gazier. Très sobre, sérieux, excellent ouvrier, il adorait sa femme et ses enfants.

Elle, d'un an plus jeune, passait pour frivole et s'adonnait, dit-on, à la boisson. Quoi qu'il en soit, la jeune femme avait pris en horreur l'appartement, cependant coquet, qu'ils habitaient au sixième étage. À peine son mari était-il parti qu'à non tour elle descendait pour aller pérorer chez des voisines ou passer la journée chez ses parents, rue du Château-des-Rentiers.

Négligeant, les soins les plus élémentaires de son ménage, elle se refusait même à préparer les repas de son mari, malgré les objurgations de celui-ci.

— Souvent, nous a confié une voisine, elle était encore chez nous, à causer, à 8 heures du soir, sans rien de prêt chez elle. Alice, lui disions-nous, monte faire ta soupe : ton mari va rentrer.

— J'men moque, répondait-elle.

Toute patience a des bornes.

Hier, rentrant, vers 8 h. 30 de son travail, M. Noirot trouva sa femme en conversation avec des voisines et lui adressa des reproches.

La discussion reprit sans doute dans l'appartement, plus violente encore, car quelques instants plus tard, M. Noirot, hagard, se présentait chez le concierge :

— Montez vite, lui dit-il, en lui tendant sa clef. Je viens de tirer sur ma femme et vais me constituer prisonnier au poste de la rue Rubens.

En hâte, le concierge monta et découvrit la victime agenouillée au pied de son lit et perdant son sang en abondance.

Près d'elle, son plus jeune fils pleurait.

La victime, qui a reçu deux balles dans le flanc droit, fut aussitôt transportée à l'hôpital de la Pitié, où l'on considère que ses blessures, quoique graves, ne mettent pas ses jours en danger.

Ce que dit le meurtrier

Durant ce temps, M. Noirot se rendait effectivement au poste et, en pleurant, déclarait :

— Arrêtez-moi, je viens de tirer sur ma femme. Vingt fois déjà j'ai failli faire ce geste mais, ce soir, c'en était trop, j'ai perdu la tête.

» Voilà, dix ans que je suis marié et que ma femme se refuse obstinément aux soins du ménage. Jamais même elle n'a voulu s'occuper de ses enfants et, pour s’en débarrasser, elle les a, contre mon gré, placés chez ses parents.

» Je regrette mon geste, car j'adore ma femme, mais j'étais vraiment à bout de force et de patience. »

Dans l'entourage de M. Noirot, on se montre pour lui plein de sympathie :

— Cela devait arriver, tôt ou tard, nous disent les voisins, car sa femme, qu'il adorait cependant, lui faisait une vie impossible. Songez que cet homme, rentrant de son travail, devait lui-même faire la cuisine, soigner les enfants, cirer même le parquet, il a vraiment été patient et son geste, pour brutal qu'il soit, est presque excusable.

Les trois enfants du malheureux couple ont été confiés à la garde de leurs grands-parents en attendant que la police ait terminé son enquête sur ce pénible drame.


(*) Le couple formé par Henri et Alice Noirot habitait 137 boulevard de l'Hopital qui n'est pas dans le quartier Croulebarbe mais dans celui de la Salpétrière. Paris-Soir se trompe donc. La coquette cité ouvrière dont il est ici question est le groupe d’HBM construits entre 1922 et 1926 par J. Charlet et F. Perrin.
En rapportant les les mêmes faits, le Petit-Parisien souliganit que les témoignages des voisins étaient favorables au gazier. (NdE)

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Faits divers

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