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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci s'appela Saint-Marcel de la Maison-Blanche. Ce fut Sainte-Anne qui l'emporta.


Le 7 décembre 1930, un beau dimanche, à l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe- de-Champaigne, le manœuvre géorgien Parmény Tchanoukvadzé, trente-six ans, abattait à coups de pistolet automatique M. Noé Ramichvili, quarante-neuf ans, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement menchevik de Géorgie, président à Paris du parti Tebanoukvadze social démocrate géorgien, blessant M. Menagarichvili, secrétaire du précédent, qui se portait au secours de son chef.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1883

La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel.

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C'est arrivé dans le 13ème

 De singuliers visiteurs - 1923

De singuliers visiteurs

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Vers minuit, Raoul Rouché, 67 ans, 39, rue du Château-des-Rentiers, dormait dans sa chambre lorsque deux inconnus firent irruption dans la pièce. L'un d'eux s'écria : « Dis-moi où est Marguerite, ma femme ? Il M. Rouché leur répondit qu'il l'ignorait. Après le départ des deux hommes, il se rendit au commissariat de son quartier où il porta plainte.


 Un train de sucre démolit un mur - 1916

Un train de sucre démolit un mur

Le Figaro ― 1er novembre 1916

Hier après-midi, à une heure, à la gare des Gobelins, huit wagons chargés de sucre ont heurté, par suite d'une fausse manœuvre, le mur de clôture de cette gare donnant sur la rue Baudricourt.

Le mur a été fortement ébranlé et il menace de s'écrouler.

II n'y a pas eu d'accident de personnes.


Faits divers

 Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts - 1906

Le drame de la rue de Tolbiac

La Lanterne — 29 juillet 1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

Le père Beaucousin servait ses clients, aidé de sa femme, âgée de 50 ans, et d'un garçon, Émile Balloche, 20 ans, à son service depuis quatre ans.

La situation de ce domestique était particulière dans la maison. Congédié à plusieurs reprises et toujours rengagé, il accompagnait souvent Mme Beaucousin et sa fille, âgée de 16 ans, dans leurs excursions du dimanche. La semaine dernière, ils étaient allés à Bicêtre, et c'est au retour que M. Beaucousin adressa quelques observations sur les privautés que se permettait Émile Balloche sur la personne de Mlle Beaucousin.

L'explication dégénéra en querelle et finalement M. Beaucousin congédia son trop entreprenant domestique.

Celui-ci resta dans l'hôtel à titre de client.

Hier matin, il appelait, dans la chambre qu'il occupait au rez-de-chaussée, la fille de ses hôtes et, à peine Mlle Beaucousin avait-elle franchi le seuil de la porte qu'il lui tira à bout portant un coup de revolver dans l'oreille.

La jeune fille tomba, la mort fut instantanée. Balloche, tournant alors son arme contre lui-même, se tira une balle dans la tête et s'effondra, agonisant, aux pieds de sa victime.

Le commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, M. Pellatan, prévenu aussitôt, arriva sur les lieux et fit demander d'urgence une voiture d'ambulance à l'hôpital Cochin. Mais la voiture arriva trop tard. Émile Balloche avait cessé de vivre.

Une foule nombreuse n'a cessé de stationner pendant toute la journée, devant la porte de l'hôtel Beaucousin. L'établissement est fermé, et sur les volets clos, on peut lire cette pancarte écrite hâtivement : « Fermé pour cause de décès ».

Nous interrogeons une voisine, Mme Barraud, qui tient un petit débit à côté de l'hôtel Beaucousin. Elle ne nous cache pas que le caractère d'Émile Balloche faisait prévoir depuis longtemps un drame de ce genre.

L'employé de M. Beaucousin était en effet vindicatif et violent.

Au commissariat, on nous a confirmé ces renseignements et dit, en outre, que le meurtrier, qui devait partir au régiment au mois de novembre, avait laissé une lettre adressée à sa sœur où il lui annonce son intention de se suicider.

La lettre se termine par ces mots :

« Adieu, j'en ai assez de la vie, je vais mourir ! »


A lire également

Le Rappel — 30 juillet 1906

Nous avons annoncé dans quelles conditions un garçon d'hôtel, Émile Baloche, s'était tué d'un coup de revolver, après avoir tué sa fiancée, Mlle Albertine Beaucousin.

L'enquête a démontré que Baloche avait prémédité son acte. En effet, il a été établi que, lundi dernier, le jeune homme s'était rendu au bureau central de la Caisse d'épargne, où il avait retiré une somme de quarante francs. Sur cette somme, le garçon d'hôtel avait disposé d'une vingtaine de francs pour l'achat du revolver dont il s'est servi et d'une boite de cartouches.

Le permis d'inhumer a été délivré dans la soirée. Les obsèques d'Albertine Beaucousin et d'Émile Baloche auront lieu dans la journée de dimanche. L'inhumation des corps sera faite au cimetière d'Ivry-Parisien.

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