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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La création de la caserne des pompiers de Port-Royal fut décidée en 1883.


Avant de recevoir le nom de Paul Verlaine en 1905, la place Paul Verlaine était tout simplement appelée place du puits artésien.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1872

Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Suicide - 1911

Suicide

Le Matin — 4 octobre 1911

A la station du Métro « Corvisart », M. François Geffroy, vingt-six ans, palefrenier à la Compagnie des omnibus, demeurant 5, passage Guillaumot, se précipite sous une rame en marche, qui lui broie le crâne.


 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


Faits divers

 Une cartomancienne assassine son ami - 1921

Une cartomancienne assassine son ami

Le Petit-Parisien — 26 avril 1921

Marthe LucyEn cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

Lui, Paul Lefèvre, homme de trente-neuf  ans, employé aux docks, quai de la Gare. Elle, Marthe Lucy, son aînée de dix ans exerçait la profession de cartomancienne dans un établissement de l'avenue de La-Motte-Picquet.

Leur logement se composait, en tout et pour tout, d’une unique et modeste chambre où gitaient, avec eux, une chouette, trots chats et deux chiens.

Hier matin, le commissaire du quartier, M Prodhon, voyait entrer dans son cabinet la cartomancienne fort émue.

Avec une certaine volubilité, Marthe Lucy fit au magistrat, qui ne laissa pas de le trouver fort étrange, le récit suivant :

« Je viens, à mon réveil, de trouver mon ami, Paul Lefèvre, assassiné dans le lit que nous partageons. Cette nuit, je suis rentrée vers minuit et demi et je me suis couchée sans bruit ne voulant pas éveiller Paul, qui me parut dormir.

» Ce n'est que tout à l'heure que j'ai constaté qu'il avait cessé de vivre. Sa tête n'était plus qu'une horrible plaie d'autre part, il a certainement reçu plusieurs coups de couteau à la poitrine. »

Peu après M. Prodhon, puis MM. Philippon, substitut ; Job, juge d'instruction ; le docteur Paul ; M. Faralicq, le brigadier Chaigneau et l'inspecteur Bethuel étaient réunis dans la chambre de la cartomancienne, qui réédita en détail devant tous le récit qu'elle avait fait préalablement au commissaire.

Le docteur Paul constata que le malheureux employé des docks avait été frappé à diverses reprises, à la poitrine, à l'aide d'un instrument contondant et d'un couteau-poignard. Son crâne apparaissait littéralement fracassé, le visage en bouillie avec une oreille arrachée. De toute évidence, l'assassin avait fait preuve d'un bestial acharnement.

Les voisins, interrogés, racontèrent que des scènes violentes se produisaient dans le faux ménage; dimanche, vers huit heures du soir, ils avaient perçu le bruit d'une dispute.

Marthe Lucy, qui se nomme en réalité Marthe Brunet, et contre laquelle s'accumulaient de graves présomptions, fut amenée à la police judiciaire et, pressée de questions, fit des aveux complets.

Elle raconta qu'elle était revenue cité Jeanne-d'Arc, avant-hier soir, de six à huit heures, ce qui ne lui arrivait jamais, et tendrait à laissa supposer qu'elle avait prémédité son crime.

En arrivant au logis, elle trouva son ami ivre ; il venait de vider coup sur coup cinq litres de vin. Il accueillit son retour par des sarcasmes et des injures, la menaça même d'une lourde barre de fer. Apeurée, elle s'enfuit sur le palier. Lorsqu'elle rentra, Lefèvre, accablé par l'ivresse, s'était endormi.

C'est alors que la cartomancienne, dans un véritable accès de folie furieuse, saisit à son tour la barre de fer et tua son ami. Elle retourna ensuite prédire l'avenir. Vers minuit, elle rentra, couvrit le visage du cadavre avec deux lambeaux de tapis, se roula dans une couverture et dormit jusqu'au matin.

Dès son réveil, elle se rendit au commissariat de police, mais n'osa pas dire la vérité et fournit du drame l'invraisemblable version qu'on a lue plus haut.

Marthe Brunet a été écrouée à Saint-Lazare.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

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Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

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Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Faits divers

Cette jeune femme s'est-elle donné la mort ? - 1925

Les époux Sallandre, demeurant 36, rue des Moulinets, quartier de la Maison-Blanche, ne s'entendaient guère.

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Agression contre un encaisseur - 1912

Un jeune homme de dix-huit ans, M. Louis Hédoux, encaisseur, demeurant rue de la Colonie, passait avant-hier soir avenue d'Italie...

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Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Thomas père perd patience - 1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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Une arrestation mouvementée - 1911

Hier matin, la rue de la Glacière était mise en émoi. Quatre gardiens de la paix et deux inspecteurs de la Sûreté sortaient de la maison portant le numéro 37, en traînant, en portant plutôt un individu qui se défendait avec une énergie farouche.

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Une rafle fructueuse - 1895


Les étrangleurs des Gobelins - 1894


Singuliers dévaliseurs d'Église - 1895


Les étrangleurs des Gobelins - Trois arrestations - 25 & 26 janvier 1895


Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin - 29 décembre 1894


Boulevard Kellermann - un livreur est tué et dévalisé par deux rôdeurs - 1934


Mutilé par son amie - 1914


Un Agent parachute - 1894


Inondation boulevard Kellermann - 1901


Une femme tue son amant - 1911


Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît - 1932


Au bas de la pente - 1911


La rupture d'une conduite d'eau - 1930


Une usine incendiée - 1911


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