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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1920, on pouvait trouver un avertisseur public d''incendie à l'angle des rues Watt et du Chevaleret ainsi qu'au 31 quai de la Gare.


4.054 maisons étaient recensées dans le XIIIème arrondissement par le service des contributions indirectes au début des années 1880. Paris, selon ce service, comptait, au total, 82.352 maisons.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1858

Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une journée sanglante - 1895

Une journée sanglante.

Le Matin 25 mars 1895

C’est ainsi qu’on pourrait nommer la journée d’hier, au cours de laquelle il n’a été question que de coups de revolver et de coups de couteau.

Un sujet belge, Mime, se trouvant en état d’ivresse, cherche noise, rue de la Butte-aux-Cailles, à un sieur Beaucheron. Les agents Rostan et Carpentier interviennent. Mime décharge un- revolver sur le groupe et blesse Beaucheron au-bras gauche.

Le meurtrier qui s’enfuyait a pu être arrêté.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


Faits divers

 Je disparaîtrai sans donner d'ennui à personne », avait dit le professeur - 1938

« Je disparaîtrai sans donner d'ennui à personne », avait dit le professeur

Aussi la police croit-elle que l'homme trouvé rue de Chevaleret s'est donné la mort

Paris-Soir — 15 janvier 1938

— Je disparaîtrai un jour sans laisser d'ennuis à personne.

Philippe Simillion, professeur de français dans un collège suisse, était un homme triste. Né le 1er mai 1890 à Grenoble, il s'était dirigé vers l'enseignement, y avait trouvé un petit emploi qu'il remplissait avec modestie et conscience.

Un jour, il partit, on ne sait pas pourquoi, poussé par son destin qui était d'échouer en tout. On le retrouve dans un hôtel parisien, 15, rue Édouard-Manet, où il va vivre de 1923 à 1935 dans la misère, dans le silence, sans famille, sans amitié, sans amour.

De 1935 à 1937, il est hospitalisé dans un asile du département de la Seine.

En 1936, dans un hôtel de la rue Salomon-Decaux, il tente de se suicider au gardénal :

— Je disparaîtrai, avait-il dit la veille au soir à deux de ses compagnons.

Un cadavre dans un terrain vague

Hier matin, Mme Anne Hugon, qui possède, 5, rue du Chevaleret, un « Café-restaurant-blanchissage », entre dans le terrain vague attenant à sa maison.

Mme Hugon étendait du linge sur une corde, assistée de son mari.

— Dis donc, lui dit-elle, qu'est-ce que c'est que cette tache blanche au bout du terrain ?...

Elle alla voir.

Dix minutes après, essoufflée, tremblante, elle téléphonait au commissariat :

— Il y a un cadavre épouvantable chez moi.

L'inspecteur principal Maizau, assisté de plusieurs inspecteurs, accourut. Le cadavre était à environ 4 mètres du mur limitrophe du terrain. La tète était affreusement découpée, l'épaule gauche était complètement arrachée et le corps avait été mutilé. On prit à ce moment quelques photos, on jeta sur la victime une toile de bâche et ce fut tout.

Identifié

Ce matin Maizau revint avec le commissaire principal Badin. Ils trouvent un livret militaire coupé en menus morceaux épars à environ trois mètres du cadavre. On reconstitue le puzzle et on retrouve l'identité exacte du mort.

Pendant que le jour se lève, on constate que la poitrine est complètement défoncée et porte une estafilade sur toute sa largeur. À quelques mètres, un chapeau melon, un rasoir rouillé, un journal du 13 novembre 1937 et une touffe de cheveux. Sous le cadavre, une gabardine grise, un veston de serge noire dans les poches desquels on retrouve un étui à lunettes vide, un journal du 16 novembre, un tube de cachets de gardénal, un flacon de somnifère, un savon, un briquet non estampillé, un peigne, un étui à cigarettes luxueux.

A la suite de ses recherches, le commissaire Badin déclarait :

— Il n'y a pas de doute. Je crois qu'il s'agit d'un suicide.

Cependant il faut attendre, pour se prononcer, le résultat de l'autopsie.

Pierre-J. Laspeyres.

Le lendemain, Paris-Soir publia l'information suivante :
"Philippe Simillion, trouvé mort rue du Chevaleret, s'est suicidé ; les blessures qui paraissaient suspectes ont été faites par des rats ou des chiens. "
Nous voilà, rassurés !

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