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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...


En 1921, le maire du 13ème arrondissement était M. Guerineau. Il possédait une usine de céramique dont les bâtiments s'étendaient du numéro 69 de la rue du Gaz au numéro 172 de l'avenue de Choisy. Cette usine brûla le 26 octobre 1921.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1915

Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux oeufs cuisaient - 1915

Deux oeufs cuisaient.

Le Matin — 6 juin 1915

Deux œufs cuisaient dans la poêle, et le porteur aux Halles Adolphe Vialard, âgé de quarante ans, allait se mettre à table, hier matin, dans la modeste chambre qu'il occupe 166 bis, rue Nationale.

— Décidément, j'en ai assez ! déclarât-il soudain sa maitresse, Maria Monteiller, âgée de trente-quatre ans. Je sais que tu as remis à la maitresse de mon père une partie des outils qui me servent à « bricoler », et je t'en veux à mort !

La menace n'était pas vaine, car le coltineur — il est réparateur de parapluies, à l'occasion — s'empara d'un long poignard, et, à six reprises, le planta dans le flanc de sa compagne. Puis avec la même arme, toute ruisselante de sang, il se porta une douzaine de coups dans la poitrine. Prévenu aussitôt, M. Prodhon, commissaire de police du quartier de la Gare, fit transporter le couple à l'hôpital de la Pitié. L'état de Maria Monteiller n'inspire pas d'inquiétude. Par contre, on désespère de sauver le porteur aux Halles.


 Le feu - Figaro 1898

Le feu

Le Figaro ― 6 mai 1898

Un incendie a éclaté avec une très grande violence, l'avant-dernière nuit, vers une heure, rue Nationale, 164, dans un grand local où sont entreposés les mobiliers des locataires expropriés de la cité Jeanne-d'Arc. Avant que les secours aient pu être organisés d'une façon efficace, le feu se communiqua à une fabrique de caisses, mitoyenne avec l'immeuble incendié.

Malgré les efforts des pompiers de la rue Jeanne-d'Arc, accourus au premier signal, tout a été détruit par les flammes.

Il n'y a pas eu d'accident de personnes. Les pertes sont assez importantes.


Faits divers

 Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911

Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches (*)

Le Journal — 6 janvier 1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

Sept redoutables bandits qui appartiennent à la le bande des Tatoués de la Butte-aux-Cailles n, descendaient bruyamment des hauteurs de la rue Mouffetard où se trouve leur quartier général, pour prendre un « glasse» au bar de « La Boulette » situé à l'angle de l'avenue d'Orléans et de la place Denfert-Rochereau.

Mais « La Boulette », qui n'ouvre qu'à trois heures et demie du matin, pour le passage des maraîchers venant de la porte d'Orléans, avait encore ses volets clos. Ils s'apprêtaient à -mener grand tapage quand survinrent le sous-brigadier Raillard et les agents Minet, Léonard et Émile, du quatorzième arrondissement

Les « Tatoués de la Butte-aux-Cailles » se sentant en nombre, abreuvèrent les agents d'invectives et prirent la fuite. C'est alors que s'engagea une chasse à l'homme aussi mouvementée que tragique.

En un clin d'œil, les malandrins eurent éteint les candélabres. Dans la nuit opaque où se profilait sinistrement la prison de la Santé, ils tirèrent, au hasard, plus de vingt coups de revolver.

— Sortez les « rallonges » ! s'écria l'un d'eux, en tirant de sa poche un couteau.

Les agents ripostèrent et firent feu en Pair, dans le but de jeter l'effroi parmi leurs agresseurs. Pendant près d'un quart d'heure, on n'entendit que le crépitement des balles.

Au milieu d'une mêlée effroyable, on put,  cependant, opérer deux arrestations : celles de Pierre Berg, de nationalité luxembourgeoise, âgé de vingt-quatre ans, demeurant en garni 32, rue Samson, et Émile Berne, dit « la Terreur de la Butte-aux-Cailles »,  âgé de vingt-trois ans, 5, rue Bainville, qui est le chef de cette association de malfaiteurs.

On voyait si peu clair dans ce corps-à-corps que « la Terreur a tira à bout portant deux projectiles sur son acolyte Berg qui, atteint à la main droite et à la hanche, dut être transporté d'urgence à l'hôpital Cochin, où il est consigné à la disposition de la justice.

Berg est un habitué de ces rencontres car il a subi déjà trois fois l'opération de la laparotomie.

Quant à « la Terreur », il a été conduit devant M. Guichard, commissaire de police du quartier Montparnasse, qui, assisté de son secrétaire, M. Le Gai, procéda à son interrogatoire. Berg possède un casier judiciaire qui s'orne de huit condamnations. Son corps est couvert de-tatouages variés. Il porte, notamment, le signe de ralliement de la bande : une étoile, à la joue et à la main gauche. On a trouvé sur lui cinq couteaux à cran d'arrêt et deux revolvers.

Dans la soirée, il a été envoyé au Dépôt.

Le sous-brigadier Raillard, qui arrêtait, la semaine dernière, plusieurs cambrioleurs dans un dépôt de la rue de Vanves, a été grièvement blessé aux mains par le couteau des apaches. Quant à ses agents qui ont essuyé nombre de coups de feu, ainsi qu'en témoignent leurs képis roussis par le frôlement, des balles, ils ont été ainsi que leur chef, vivement félicités par l'officier de paix de l'arrondissement, M. Remongin.

Le service de la Sûreté est lancé à la poursuite des cinq autres « Tatoués » parmi lesquels se trouverait le « Grand Henri », individu très dangereux. Mais on ne possède sur eux que de values indices car « la Terreur » et son complice Berg se sont renfermés dans un mutisme absolu.


* Géographiquement, cette bataille s'est déroulée sur la partie du Boulevard Arago appartenant au 14ème arrondissement mais a impliqué des ressortissants du 13è.
Pourquoi "Boulevard Liabeuf" ?
Jean-Jacques Liabeuf (né le 11 janvier 1886 à Saint-Étienne), cordonnier condamné pour proxénétisme, faits dont il se déclarait innoncent, voulut se venger de ce qu'il considérait comme une injustice en tuant des policiers,c e qu'il fit dès sa libération en tuant un agent de police du 4e arrondissement le 8 janvier 1910. Repris, jugé et condmané à mort le 4 mai de la même année, son exécution eut lieu boulevard Arago devant la prison de la Santé dans un climat insurrectionnel. Jaurès dénonça cette exécution comme un "crime".

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Menu faits divers

Faits divers

Mutilé par son amie - 1914

Malgré cinq ans de vie commune, Émile Daucourt, polisseur, âgé de trente ans, et sa maîtresse, Marie Pécret, une forte femme de trente-cinq ans, ne formaient pas un couple parfait.

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Un Agent parachute - 1894

La jeune Louise Cardon, âgée de quatre ans, demeurant chez ses parents, rue Broca,était montée, sur une chaise...

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Inondation boulevard Kellermann - 1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampeaboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

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Une femme tue son amant - 1911

Hier, vers une heure de l'après-midi, la concierge de l'immeuble, 198, rue de Tolbiac, voyait descendre, échevelée, un revolver à la main, une de ses locataires...

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Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît - 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Au bas de la pente - 1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

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La rupture d'une conduite d'eau - 1930

Avenue de la Porte-d'Italie, sur la zone récemment annexée, une conduite d'eau s'est rompue hier matin, vers 9 heures. (Cet accident en répétait un autre, identique, qui se produisit là, il y a dix-huit mois.)

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Une usine incendiée - 1911


Drame de l'alcoolisme - 1903


La mort de Céline Pasquet - 1908


La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc Henri Odoux qui blessa sa voisine ? - 1935


L'ivrogne qui avait blessé sa voisine est arrêté - 1935


Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis - 1935


Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934


A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908


Sombre histoire de charbon - 1937


Les fureurs d'un alcoolique - 1894


Terrible méprise - 1897


Les étrangleurs des Gobelins - 1895


Crue de la Bièvre - 1881


Un cimentier italien découvert blessé dans le sous-sol d'un immeuble en construction - 1931


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