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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.


A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


Lu dans la presse...

 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne (suite)

Le Figaro - 2 juillet 1896

M. Baudin est assis sur une estrade à côté de M. Félix Faure. Il se lève et prononce un long discours qui est écrit, paraît-il, avec une compétence absolue bien qu'il contredise le Larousse : 

Monsieur le Président,

Au nom de Paris, je vous remercie d'avoir accepté notre invitation. Votre présence ici honore grandement les représentants de la cité elle est aussi une haute adhésion aux idées et au programme du Conseil municipal en matière d'enseignement professionnel. Il y a un an environ, vous assistiez à l'inauguration de l'école du Meuble; aujourd’hui, vous allez inaugurer l'école du Livre. Les enseignements diffèrent, mais l'idée dont ils procèdent est la même; ils ont pareille signification et pareille portée.

Ces fondations consacrent la manifestation d'une même pensée et si l'expression ne vous paraît pas trop prétentieuse je dirai d'une même politique économique toutes participent d'un même sentiment de protestation contre la tendance du patron et de la famille ouvrière à sacrifier l'apprentissage au gain immédiat; toutes sont une tentative de réaction contre le nivellement du machinisme, l’invasion croissante du mercantilisme dans la production d'art, la spécialisation à outrance dont l'engourdissante monotonie énerve toute intelligence et toute initiative.

Susciter des personnalités, éveiller des vocations par une instruction générale agréablement variée, stimuler et développer les aptitudes professionnelles par des méthodes techniques pondérées, préparer aux industries de luxe des générations d'ouvriers, de praticiens, d'artistes amoureux de leur profession, épris des belles choses et respectueux des règles d'esthétique inspiratrices des grandes traditions, sauvegarder ainsi de la concurrence étrangère l'universelle suprématie de goût et de savoir-faire de la production parisienne et, du même coup, défendre l'intégrité du patrimoine intellectuel de notre race, tel est, monsieur le Président, le programmé que poursuit depuis une quinzaine d'années l'effort énergique et patient du Conseil municipal.

Eh bien, voilà un programme que ne saurait désavouer le Figaro. Par malheur, le Conseil municipal n'a pas que celui-là. Puis après avoir retracé l'histoire du livre, M. Pierre Baudin conclut ainsi  :

Sans doute, les convenances modernes, les nécessités contemporaines ont des exigences que n'ont pas connues les imprimeurs du seizième siècle. La vapeur, aidée de la chimie et de l'électricité, a révolutionné l'industrie, la presse et toutes les habitudes sociales une fièvre de production, un prodigieux tumulte de pensée et d'art; mènent le monde depuis un demi-siècle, et nous vivons un de ces moments de l'histoire où l'humanité rajeunie marche à de nouveaux destins, plus confiante, meilleure et plus belle.

Jeunes gens, dont la tâche sera de donner à la pensée écrite la forme matérielle et la durée, soyez donc de votre temps. Vous devrez pouvoir travailler vite et à bon compte.

Mais l'éducation professionnelle que vous recevez ici serait une duperie si vous n'y puisiez pas le savoir solide et la probité artistique qui ont distingué de tout temps les produits de l'industrie parisienne.

Sachez à la fois profiter des ressources du progrès et garder le culte de vos grands ancêtres sans aller pourtant jusqu'à imiter complètement ce moine enlumineur du quinzième siècle qui, à la fin de certains manuscrits, œuvres, admirables, poussait cette exclamation, suprême contentement d'une âme candide et d'un cœur pur « Explici hoc totum. Per Christum, da mihi potuin ! .» Enfin mon œuvre est terminée. Par le Christ, qu'on me donne à boire !

Je plains le pauvre moine s'il ne s'est jamais désaltéré qu'après chacune de ses œuvres, mais je vous plaindrais bien davantage si, à son exemple, vous deviez arroser les milliers de livres qui sortiront de vos presses. A coup sûr, vous détiendriez le record de l'intempérance.

En d'autres termes, jeunes gens, soyez curieux des choses du passé et des recherches nouvelles. C'est à cette double condition que vous pourrez suffire aux exigences de l'art 'moderne; non qu'il hésite vers des concepts jadis florissants il est avide au contraire des naïves et fortes sensations du passé mais, en y touchant, il les transforme, il les déforme pour se les assimiler.

Conciliez la science et l'art, et que par vos mains, prestigieux outils au service du verbe, se perpétue l'évolution sans terme de la raison et soit transmis parmi les hommes aujourd'hui et toujours, le génie de Paris, notre bien-aimée cité, prodigue de gloire et de beauté.

 

A son tour, le préfet de la Seine prend la parole. Après avoir remercié de sa visite le Président de la République, il raconte cette plaisante anecdote.

Un de vos prédécesseurs ayant besoin d'un livre, ne put l'obtenir de la bibliothèque royale qu'après avoir donné en gage sa vaisselle d'argent. Aujourd'hui, il est permis à tout le monde de lire sans passer par les exigences qu'a subies… Louis XI.

Puis M. Lampué, président de la commission de surveillance, expose éloquemment les résultats déjà obtenus par cette école.

M. Félix Faure, Président de la RépubliqueM.Félix Faure répond aux trois orateurs en les félicitant de donner leurs soins à l'enseignement qu'il considère comme le plus pratique, le plus utile au bien de la France.

On l'applaudit chaleureusement et, après que le ministre de l'instruction publique a décoré de ses rubans l'architecte, M. Menjet de Dammartin, et trois professeurs, on offre au chef de l'État un superbe livre composé, tiré, relié dans la maison: « La séance du 17 janvier 1895, où il a été élu Président de la République», et on l'invite à visiter les classes et les ateliers.

Promenade des plus intéressantes, surtout pour nous qui voyons une imprimerie modèle.

M. Félix Faure nous invite à emporter pour notre metteur en pages un souvenir matériel de la journée, les remerciements imprimés par les élèves pour les personnes qui les ont visités. C'est vraiment fort joliment fait.

Charles Chincholle.

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Espérons que la rudesse et la brutalité avec lesquelles la main de l'autorité militaire vient de s'abattre sur les pauvres zoniers de la porte de Gentilly, aura pour résultat de ramener cette importante question à l'ordre du jour, et de lui faire faire un pas vers une solution impatiemment attendue. (1895)

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Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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La Place Paul Verlaine

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Avis à la population

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