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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Gustave Geffroy, administrateur de la manufacture nationale des Gobelins, était aussi l'un des dix membres fondateurs de l'Académie Goncourt.


Le 23 août 1886, un violent orage provoquait un e crue de la Bièvre de près d'un mètre rue Pascal inondant un grand nombre de caves et causait des dégâts considérables dans les parages. Ce même orage fit des dégâts importants dans d'autres points du 13ème notamment rue Richemond et rue Clisson.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Drame de la jalousie - 1923

Drame de la jalousie.

L'Humanité ― 21 décembre 1923

Hier matin, Mme Aubry, 14, rue du Moulin-de-la-Pointe, a tué d'un coup de revolver son mari Léon Aubry, égoutier, qui dilapidait son salaire avec une maîtresse et menaçait de quitter sa femme et ses trois enfants.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


Lu dans la presse...

 Rue Charles-Bertheau - 1937

Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Paris-Soir ― 17 novembre 1937

Les locataires de la rue Charles-Bertheau manifestent

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant.

Rappelons brièvement les faits. Il y a sept ou huit ans, des infiltrations dues aux égouts se produisaient, menaçant les immeubles et le sol de la « voie privée Charles-Bertheau ». On fit aussitôt des réparations, mais insuffisantes puisqu'il y a eu d'autres alertes.

Aucune vie ne fut sérieusement menacée, jusqu'au 7  novembre dernier, où des affaissements de terrains provoquèrent une panique générale. Des immeubles, subitement, se lézardèrent. Les habitants se réfugièrent avec leurs enfants dans des hôtels ou chez des amis.

Le lendemain, l'émotion s'apaisait un peu au vu des travaux qui furent aussitôt entrepris. Des madriers énormes barrant la rue se dressèrent entre les façades, soutenant les murs défaillants, bouchant portes et fenêtres. En même temps de profondes tranchées crevèrent le sol.

Il ne reste de la rue Charles-Bertheau qu'un étrange chaos d'étais et de poutres, à travers lequel court une mince piste de bois. Cette piste est la seule voie d'accès des locataires. La nuit cet apocalyptique paysage s'éclaire de trois lanternes rouges clignotantes.

Le drame d'une rue

Les 22 propriétaires des immeubles modestes, mais dont certains sont récents, se sont adressés à la ville de Paris, sollicitant des avances de fonds.

La réponse de l'Hôtel de Ville fut assez catégorique : « Vous aurez de l'argent à 5 % pour les réparations de la rue, mais rien pour les immeubles. » Le litige s'accentua, et depuis plus de cinq semaines rien n'a été fait.

Évidemment on s'est arrangé comme on a pu. Les uns à l'hôtel, les autres chez des parents ou des amis, les vieux à l'hôpital. Cependant cela ne peut durer. Les locataires sinistrés de la rue Charles-Bertheau sont de modestes travailleurs et, pour beaucoup, les conditions d'existence sont des plus dramatiques.

— L'hôtel, nous dit-on, coûte un minimum de 50 francs par semaines, et il est impossible d'y prendre les repas. Si bien que les frais de restaurant s'ajoutent à ceux de l'hôtel.

Certains cas sont particulièrement émouvants : tel celui de Mme Culoz qui, mariée depuis quatre ans, n'a pas droit à un secours parce que son mari est étranger, bien qu'il réside depuis plus de dix ans en France. D'autres cas de sinistrés qui ont des enfants et qui connaissent le chômage sont lamentables. Mais il y a pire. Des secours ont été refusé à une femme qui a des enfants, parce qu'elle habite depuis moins de deux ans dans la rue.

Des secours insuffisants

Des secours ont cependant été versés par l'Assistance publique : 9.000 francs en tout pour 84 personnes, plus les enfants. Et cela pour plus de cinq semaines ! Alors que la plupart de ceux qui vivent à l'hôtel ont dépensé hebdomadairement un minimum de 250 francs depuis le 7 octobre.

A l'Hôtel de Ville on fait observer que la loi ne prévoit aucun secours et que le placement des sinistrés dans de nouveaux logements est extrêmement difficile.

Quoi qu'il en soit, depuis le 7 octobre, 84 personnes vivent dans des conditions d'hygiène désastreuses.

Qui donnera le million qui assurerait aux habitants de la rue Charles-Bertheau la paix et la sécurité dans des immeubles convenables ?

H.-F. Pottecher.

A lire également

Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer (1929)

54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

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Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Expulsion de zoniers à la Porte de Gentilly

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