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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le monument élevé à la Gloire des mères françaises implanté sur le boulevard Kellermann à proximité de la porte d'Italie est dû au ciseau des sculpteurs Henri Bouchard et Alexandre Descatoire. Le jardin qui l'entoure a éré dessiné par l'architecte Paul Bigot. Ce monument a été inauguré le 23 octobre 1938 par le président de la République, M. Albert Lebrun. Le maréchal Pétain était présent à cette cérémonie.


Pour aménager la Place d'Italie, une fois les pavillons Ledoux abattus, il fallut abaisser le niveau d'un des côtés de plus d'un mêtre et exhausser l'autre d'autant.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Pour trois francs cinquante - 1923

Pour trois francs cinquante.

Paris-Soir — 10 octobre 1923

Les inspecteurs Duluc, Jodon et Duteil, du 4è district, ont arrêté, ce matin, le nommé Léon Roger, 25 ans, demeurant chez ses parents, 12, rue Baudricourt, qui, lundi matin, à 1 heure, blessa grièvement, d'un coup de couteau au bas-ventre, le nommé Gauchery.

Conduit au Commissariat de la Gare, il a déclaré que c'est au cours d'une discussion pour une somme de 3 fr. 50 qu'il tira son couteau pour frapper Gauchery qui, lui-même, menaçait Marlier, un de ses amis présent.


 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


Lu dans la presse...

 L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc - 1934

A L'HÔTEL DE VILLE

L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Le Temps  ― 17 janvier 1934

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été, sur le rapport de MM. Roéland, Louis Sellier et Robert Mounier, unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc, dans le 13" arrondissement.

La. cité Jeanne-d'Arc, qui a été, jusqu'en 1924, propriété de l'Assistance publique, appartient aujourd'hui à une société privée. Néanmoins, l'administration se préoccupait, depuis longtemps déjà, de l'assainissement de cette cité qui se trouve comprise dans l'îlot insalubre n° 4.

Pour donner une idée de ce qu'est la cité Jeanne-d'Arc, il convient de citer ce passage du rapport de M. Roéîand  :

L'état de malpropreté et d'insalubrité de la cité Jeanne-d'Arc provient du fait des habitants, auxquels les usages civilisés paraissent absolument étrangers et qui semblent notamment se faire un jeu d'obstruer les canalisations d'évacuation, en y jetant toutes sortes d'objets hétéroclites, auxquelles elles ne sont ni destinées ni appropriées. Deux ouvriers sont tous tes jours occupés à les dégorger.

Les parties communes sont nettoyées quotidiennement, mais une heure après cette opération, les couloirs et les escaliers sont aussi sales que si rien n'avait été fait.

Les dangers qui résultent d'une pareille situation n'avaient pas échappé aux propriétaires  eux-mêmes, sur les injonctions des services administratifs, saisis de nombreuses plaintes, exécutaient de leur mieux, mais à peu près inutilement, les prescriptions qui leur étaient faites. La seule solution aurait consisté dans l'évacuation et la démolition des bâtiments, mais la crise du logement y mettait obstacle.

Par ailleurs, M. Roéland décrit ainsi la cité Jeanne-d'Arc  :

Parmi les îlots insalubres, foyers de tuberculose, un des plus caractéristiques est certainement l'ensemble des bâtiments lépreux et sordides situés dans le 13' arrondissement, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, et connus sous le nom de cité Jeanne-d'Arc, du nom de la vole privée qui les dessert et leur fournit parcimonieusement une lumière atténuée et un air empesté.

Ces immeubles portent, sur la rue Jeanne-d'Arc, les n° 71 à 81 et, sur la rue Nationale, les n° 162, 164 et 166. Construits en 1860, ils sont élevés de six étages, entourant des cours, véritables puits, de 5 mètres de large, et comprennent 860 logements ou chambres occupés par environ 5,500 personnes.

Les couloirs, très longs, en raison de l'étendue des bâtiments, sont éclairés seulement à leurs extrémités; la ventilation en est, néanmoins, assez-convenablement assurée par des baies, formées par des ouvertures de la dimension des fenêtres ordinaires et dépourvues de vitres. L'éclairage de ces couloirs est électrique, mais les ampoules et les cols de cygne en sont fréquemment enlevés et détériorés par les occupants; il en était d'ailleurs de même auparavant des lampes à huile ou à pétrole.

C'est ce foyer d'infection qu'il s'agit de faire disparaître. Le projet présenté par M. Édouard Renard, que le Conseil municipal a adopté, aboutit à ce résultat que la ville de Paris, moyennant une dépense de 6,250,000 francs, sera propriétaire de 7,642 mètres carrés de terrain, dont 3,000 mètres carrés de viabilité terminée.


Cité Jeanne-d'Arc
La cité Jeanne-d'Arc vers 1900
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Les gardiens de la paix Savineau et Grassi étaient de service hier matin vers cinq heures, rue de Tolbiac, lorsqu'ils virent apparaître, échevelé et les yeux hagards, l'ouvrier cordonnier Hippolyte Delmas

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Lu dans la presse...

Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

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Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

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Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

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Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

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Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

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Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

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Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

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La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

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Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. (1933)

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Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

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L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

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La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

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La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

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