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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La place de Rungis porta un temps le nom de place Barrault.


35.892 électeurs étaient inscrits sur les listes du 13ème pour le premier tour des élections municipales du 3 mai 1925. 30.289 votèrent. Seul, M. Colly, du quartier de la Gare, fut élu à ce premier tour.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


Lu dans la presse...

 Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage - 1911

Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Le Journal ― 8 avril 1911

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau de Seine, de 90 centimètres de diamètre, placée dans la chaussée du boulevard Kellermann, au-dessus de la poterne des Peupliers, qui venait de se rompre brusquement  !

On assista alors à un spectacle vraiment impressionnant. A l'endroit où l'accident s'est produit passent, en effet, toutes les canalisations qui alimentent d'eau de Seine, d'eau de Bièvre et d'eau potable, les 13e, 14e et 16e arrondissements ainsi que la petite localité de Gentilly. Sous l'effrayante poussée des flots, la chaussée s'entr'ouvrit et, par la large brèche qu'il venait de faire, l'élément déchaîné, après avoir jailli en gerbe à une très grande hauteur, se rua sur la pente de la rue des Peupliers. Deux torrents furieux dévalèrent de chaque côté du talus en dos d'âne, pour s'engouffrer dans la vaste cuvette que forme la chaussée sous le pont du chemin de fer de ceinture, où plus de 300 mètres cubes d'eau stagnèrent en un vaste lac.

La trombe mugissante dévasta tout sur son passage. Les becs de gaz, arrachés comme de simples fétus de paille, s'abîmèrent sur le sol ; les trottoirs, éventrés, se creusèrent de trous profonds d'un mètre et larges de 2 mètres. La chaussée, minée, ravinée, s'effondra en maints endroits, et le bureau d'octroi qui, situé en contre-bas, se trouvait sur le passage de cette vague redoutable, fut en partie submergé.

On juge de l'effroi qui s'empara des habitants de ce quartier populeux en contemplant le désastre, On n'avait heureusement à n'enregistrer aucune victime, mais, en revanche, quels effroyables dégâts !

Quand les ouvriers de la compagnie des eaux, secondés dans leurs efforts par les pompiers, parvinrent à arrêter l'eau, le sol était complètement bouleversé, comme s'il avait été secoué par une convulsion souterraine.

L'élément dévastateur avait en outre entraîné toute la terre du talus qui s'élevait de-ci de-là en monticules à côté de profondes fondrières. Durant toute la journée, des équipes de travailleurs ont été occupées à enlever cette énorme masse de boue et à réparer, dans la mesure du possible, les désordres causés par la terrible trombe.

Poterne des Peupliers


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Lu dans la presse...

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Chronique électorale

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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