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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Initialement, le boulevard Arago devait s'appeler Boulevard de la Santé.


L'école 8 rue Kuss, a été construite en 1934, par l'architecte Roger-Henri Expert, qui utilisa largement le béton.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1862

Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Jetée dans le fossé - 1897

Jetée dans le fossé

Le Figaro — 28 juin 1897

Des gardiens de la paix ont trouvé, hier matin, à quatre heures, dans le fossé des fortifications, en face de la rue du Château-des Rentiers, une femme Augustine Jourdan, âgée de trente-huit ans, demeurant avenue d'Italie. Cette femme a dit, d'abord, aux agents qu'elle avait fait une chute accidentelle puis, se ravisant, elle a déclaré qu'elle avait été précipitée dans le fossé par deux hommes et une femme parce qu'elle avait refusé de leur donner l'argent qu'elle avait sur elle.

La femme Jourdan qui se plaignait de vives douleurs internes a été conduite à l'hôpital Cochin.


 Aux fortifs 1896

Aux fortifs

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Un individu, paraissant âgé de quarante à quarante-cinq ans, vêtu proprement, a été trouvé, hier matin, mourant dans le fossé des fortifications près de la porte de Choisy.

Comment était-il là? Était-il un de ces pauvres honteux qui sont, hélas ! plus nombreux qu'on ne le croit ? Dans ce cas, on serait en présence d'un de ces drames de la misère qui sont une éloquente protestation contre l'absence de réformes sérieuses.

Transporté à l'hôpital Cochin, le malheureux y est mort dans la nuit sans avoir pu prononcer une seule parole.

Son identité n'ayant pas été établie, M. Remongin, commissaire de police, a envoyé son corps à la Morgue, où il est exposé


Faits divers

 L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 1897

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

Le Petit-Parisien — 22 mars 1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

Voici les faits :

Louis Klamber habite le rez-de-chaussée d'une sorte de masure située au numéro 29 de la place Jeanne-d'Arc, en compagnie de sa belle-sœur. Celle-ci exerce la profession de marchande ambulante. Son beau-frère, qui est presque aveugle, l'aide quelquefois à pousser sa petite voiture dite « baladeuse », mais c'est tout ce qu'il peut faire. La plupart du temps, il est assis sur sa porte, ou bien il se promène sur la place et dans les rues adjacentes.

La place Jeanne d'Arc et Notre-Dame de la Gare

Or, on ne sait trop pourquoi, à cause de son accent peut-être, tous les gamins du quartier l'ont pris à partie. Dès qu'ils l'aperçoivent, ils se mettent à ses trousses, lui lancent des pierres, le huent ; bref, lui font mille misères.

Cet état de choses, on le conçoit, a irrité singulièrement l'Alsacien contre ses jeunes et inconscients tourmenteurs, mais sa colère, au lieu de les calmer, a le don de les surexciter contre lui.

C'est ainsi qu'hier soir, vers six heures et demie, Klamber était sur sa porte, Iorsqu'une dizaine de gamins entreprirent de le taquiner comme de coutume. L'Alsacien, furieux, rentra chez lui, s'arma d'un nerf de bœuf, puis ressortit. Les enfants, qui avaient deviné son intention, se tinrent à distance respectueuse, continuant à donner cours à leurs quolibets.

À ce moment, un inspecteur de la Compagnie du gaz. M. R... vint à passer portée de Klamber. Celui-ci trompé par la cécité dont il est affligé, crut avoir affaire à un gamin et lui appliqua un coup de nerf de bœuf. M. R... poussa un cri et s'affaissa, tandis que les enfants prenaient la fuite. Plusieurs passants voulurent s’emparer de l'Alsacien, qui se réfugia chez lui. Mais la foule grossit peu à peu et s'amassa devant la masure. Bientôt le bruit se répandit que Klamber avait tué un enfant.

On s'imagine l'indignation des habitants du quartier. La rue du Dessous-des-Berges est située à deux pas, et l'on y est encore sous le coup de l'émotion produite par l'affaire Grégoire. En moins d'un quart d'heure, mille personnes environ étaient devant le logis de Klamber, vociférant : « A mort le tueur d’enfant ! à mort ! » La masure fut envahie et, malgré ses protestations, l'Alsacien se vit trainer sur la place, où il passa de mains en mains ; chacun lui décochait qui un coup de poing, qui un coup de pied.

Le malheureux ne tarda pas à râler étendu sur le sol, où la foule continua à le frapper avec férocité.

M. Rocher, commissaire de police, prévenu, accourut avec de nombreux agents. La foule ne tint aucun compte des sommations du magistrat. On parlait de mettre le feu à la masure. Ce n'est qu'après des efforts inouïs et en déployant une extrême énergie, que les gardiens de la paix purent délivrer la victime.

Klamber était dans un état pitoyable.

Le docteur du Perier, après lui avoir prodigué les premiers soins, a déclaré urgent le transport du blessé à l'hôpital.

Cependant, la foule n'était pas calmée elle se refusait à entendre raison. Jusqu'à dix heures environ cinq cents personnes ont stationné sur la place.

M. Rocher a dû placer la masure sous la garde de plusieurs agents, pour empêcher la populace d'y mettre le feu.

Plusieurs arrestations ont été opérées.

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Menu faits divers

Faits divers

L'incendie de la rue des Cordelières - 1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

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Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe - 1904

Les sels dénaturés utilisés par les tanneurs de la Bièvre servaient ensuite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes

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Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière - 1931

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Le drame de la rue Brillat-Savarin - 1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme - 1902

Un drame sanglant s'est déroulé hier soir, vers huit heures et demie, au n°204 de la rue de Tolbiac.
M. André Gastin, âgé de quarante-cinq ans, établi marchand de vins à cette adresse, avait cessé son commerce le mois dernier, mais il continuait d'habiter le rez-de-chaussée de l'immeuble.

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Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895


Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895 (Petit-Parisien)


Le drame de la rue Jenner n°27 - 1893


Le drame de la rue Jenner n°6 - 1893


Le drame de la rue des Tanneries - 1932


Le drame des Gobelins - 1904


Le crime de la rue de Tolbiac - 1902


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Un meurtre rue Baudricourt - 1904


Quadruple empoisonnement - 1893


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Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923


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