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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La société des fourneaux de Saint-Vincent de Paul, le 5 novembre 1897 ouvraient, comme chaque année, ses fourneaux (au nombre de 26 en 1897) qui restèrent ouverts jusqu’au 30 avril 1898, tous les jours non fériés, de huit heures à onze heures du matin. Trois d'entre eux étaient situés dans le 13ème : 45 rue Corvisart, 35 rue de la Glacière et 87 bis rue Jenner.
Avec un bon de dix centimes, les malheureux recevaient une portion de pain, bouillon, viande, légumes, etc. enfin, de quoi se réconforter.
Ces établissements charitables étaient dirigés par les Sœurs.


En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Soldats attaqués

Soldats attaqués

Le Gaulois — 13 juin 1904

Des soldats du 24e régiment d'infanterie coloniale sortaient, samedi soir, d'un bal du boulevard de la Gare.

Ils furent insultés et bousculés par quelques anti« militaristes de moralité douteuse.

L'un des soldats dégaina pour se .défendre. Entouré aussitôt par cinq ou six énergumènes, il fut désarmé et grièvement blessé avec son sabre-baïonnette.

Des agents attirés par le bruit arrivèrent à temps pour arrêter l'un des agresseurs Armand Piazza qui a refusé de nommer ses complices.

Le soldat blessé a été transporté au Val-de-Grace.


 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


Lu dans la presse...

 Les Fêtes de Jeanne d'Arc - 1913

Sur la rive gauche

Les Fêtes de Jeanne d'Arc

A la Jeanne d'Arc du boulevard Saint-Marcel — Rues et maisons pavoisées — La véritable fête nationale

Le Gaulois — 5 mai 1913

Onze heures et demie. Il pleut toujours. Le cortège, qui vient de la place des Pyramides, traversé la place du Châtelet et passe les ponts. La pluie se fait torrentielle, mais elle n'aura pas raison de l'intrépide et belle jeunesse qui a résolu d'apporter à la Jeanne d'Arc du faubourg Saint-Marcel l'hommage silencieux et quasi religieux de son patriotisme. On se tasse sous les parapluies, et, comme un long serpent qui serait étrangement carapace, le cortège ondule par le boulevard Saint-Michel, la rue Gay-Lussac, la rue Claude-Bernard et l'avenue des Gobelins. À le voir si compact, on, songé involontairement à quelque légion de vaillants Lacédémoniens, à d'intrépides hoplites faisant la « tortue » sous leurs boucliers.

La statue de Jeanne d'Arc, due au sculpteur Chatrousse, errigée en 1891 sur le boulevard Saint-Marcel à l'angle de la rue Jeanne d'Arc

L'immense drapeau bleu et blanc que M. Baetz porte fièrement, tête nue, sous la rafale, guide les six à sept mille patriotes qui forment le cortège. Les commissaires, pris tant parmi les groupes d'Action française que parmi les autres groupes patriotiques, vont et viennent, assurant l'ordre et préparant le défilé.

À l'angle de l'avenue des Gobelins, on croise les élèves d'un manège, qui, à cheval et vêtus en chevaliers français du temps de la guerre de Cent ans, sont venus déposer une couronne au pied de la statue. Boulevard Saint-Marcel, quinze cents personnes au moins, attendent les manifestants pour défiler à leur suite. Jeanne d'Arc, déjà, disparaît sous les fleurs. Il y. en a là plus, beaucoup plus qu'à la statue de la place des Pyramides, et le cortège apporte encore quantité de couronnes. Où les mettra-t-on ? Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France.

Et cela est infiniment touchant.

Mais il est midi et le défilé commence. Il est silencieux, ce défilé pas un mot n'est prononcé, pas un cri n'est poussé. Les jeunes gens passent, les têtes se découvrent. C'est un salut, rien de plus, mais combien plus impressionnant que tous les cris et que toutes les paroles C'est l'amour de la France qui passe, et dans tous les jeunes cœurs de ces soldats de demain bat la même espérance.

La statue n'est plus visible ce n'est plus qu'une gerbe de roses, de fleurs de lis et de lilas sur laquelle la pluie ruisselle. La cérémonie est terminée et la dislocation générale se fait dans un ordre parfait.


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Une nouvelle statue de Jeanne d'Arc (1891)

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