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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1912, le lit de la Bièvre est couvert et canalisé pour devenir la rue Berbier-du-Mets.


Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


Lu dans la presse...

 Gares et Stations du chemin de fer de ceinture - 1862

Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche).

Nouvelles annales de la construction : publication rapide et économique des documents les plus récents et les plus intéressants relatifs à la construction française et étrangère.  ― décembre 1862

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements.

Nous sommes dès lors à même de compléter d'une manière précise les renseignements que nous avons déjà donnés sur ce sujet.

La première station, à partir du chemin d'Auteuil, est fixée au Point-du-Jour, à 1,141 mètres de cette ligne. Elle sera établie à gauche du chemin de Versailles, sur un viaduc que longeront des rues latérales de 16 mètres d'ouverture. Ce viaduc sera continué par le pont mixte qui traversera la Seine un peu après, et sera exactement semblable à celui de Bercy.

La station de Vaugirard, qui vient ensuite, est à 1,990 mètres de la précédente. On rencontre, 1,216 mètres plus loin, celle du chemin de fer de l'Ouest, établie à la limite des 15" et 14e arrondissements ; puis on arrive à la station de Montrouge, à 1,661 mètres de la précédente.

Située en contre-bas du sol, cette station s'étendra de la route de Châtillon à celle d'Orléans, en passant par-dessous l'avenue de Montrouge. Le bâtiment des voyageurs sera placé à l'alignement de la route d'Orléans et de la rue latérale projetée au Sud du chemin de fer.

La station de Gentilly, qui vient ensuite, est à 1,581 mètres de Montrouge ; elle est placée à l'origine du 13e arrondissement. Elle s'étendra

de la rue de la Glacière à l'avenue particulière de la Compagnie des Glacières de Gentilly. Le bâtiment des voyageurs sera placé à l'alignement de la rue de la Glacière, et sur le prolongement de la voûte du pont qui sera construit au-dessus du chemin de fer, pour le passage de cette rue.

La station de la Maison-Blanche, que l'on rencontre après, semblait devoir se trouver en bordure de la route d'Italie ; on ne l'y a pas mise, néanmoins, afin de ne pas faire obstacle au tracé du nouveau boulevard du Transit projeté en ce point. Le Service municipal a demandé que le chemin de fer fût en tunnel depuis la route d'Italie jusqu'après la traversée du nouveau boulevard, ce qui a forcé de reculer la station jusqu'en ce même point. Dans ces conditions, les bâtiments s'étendront entre le boulevard du Transit et la rue Neuve-des-Hospices, en passant sous la route de Choisy.

La station d'Orléans vient ensuite, située à l'extrémité du 13° arrondissement; elle s'étendra de la rue Chevaleret au chemin de fer.

Elle sera sur un remblai de 150 mètres de longueur. Le bâtiment des voyageurs sera placé à l'alignement sur la rue latérale ouverte à gauche du chemin de fer, et qui servira de voie d'accès à la station, en même temps qu'elle dégagera la rue du Chevaleret et le sentier du même nom, lequel sera intercepté par l'élargissement de la rue Militaire. Cette station pourra servir également à faire passer les voyageurs du chemin de ceinture à la ligne d'Orléans, et vice versa, quand le service de correspondance sera organisé.

L'ensemble comprend donc six stations à établir sur la rive gauche. Le 13e arrondissement sera l'un des mieux partagés, puisque à lui seul il en aura trois : celles de Gentilly, de la Maison-Blanche et d'Orléans; le 14e arrondissement en aura deux, celles de Montrouge et de l'Ouest.


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Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

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