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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.


Avant de recevoir le nom de Paul Verlaine en 1905, la place Paul Verlaine était tout simplement appelée place du puits artésien.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Singulier pari - 1891

Singulier pari

Le Figaro  ― 25 août 1891

Nous doutons fort que le pari suivant soit du goût des baigneurs du high life. Il faut en effet n'être pas très dégoûté pour accepter de faire la planche en pleine Bièvre, à la hauteur du n° 65 de la rue Croulebarbe. A cet endroit, le pauvre ruisseau, large au plus d'un mètre cinquante, sert de dépotoir aux mégissiers qui travaillent sur ses bords.

Bravement le parieur, un Belge, nommé Benoit Bydekerke, bronzier de son état, s'est mis hier, à deux heures de l'après-midi, dans le costume primitif de notre père Adam, et, pour gagner l'enjeu - cinq francs, pas davantage - a plongé dans la Bièvre.

Il en sortait triomphant lorsqu'un agent de police a surgi du milieu des spectateurs et l'a conduit au poste.

Benoît n'avait pas pensé que, des fenêtres voisines, plus d'un œil pudibond pouvait le contempler  !


 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


Lu dans la presse...

 La sente des Reculettes devient

La sente des Reculettes devient une rue …

Le Journal — 28 juin 1932

Parmi tant de travaux poursuivis en ce moment par l'administration de la Ville de Paris pour l'amélioration de sa voirie, il en est de particulièrement intéressants. Tel est le percement de la rue des Reculettes dans le quartier Croulebarbe (13è arrondissement).

Jusqu'ici ladite rue ne méritait ce nom que dans l'amorce pavée qui partait depuis longtemps de la rue Croulebarbe. A ce bout de rue aboutissait à travers une sorte de maquis assez agreste une sente en zigzag, de deux mètres de large, venue des hauteurs de la rue Abel-Hovelacque. Bénie des amateurs de pittoresque, cette ruelle longeait sur une minuscule falaise, un petit ravin à coins buissonniers, tout comblé de maisonnettes disparates, peu fastueuses villas parisiennes où caquetaient les poules, et où l'on s'éveillait au chant du coq.

Un jour, la Ville de Paris a exproprié les amateurs de verdure. Et voici que des équipes de terrassiers ont raboté les avancées de falaise, que les démolisseurs ont abattu à grands coups de pic les masures qui ne tenaient guère. Les maçons avec leurs moellons  et leur béton , établissent les substructions de la voie de douze mètres qui complétera la rue des Reculettes. Il s'y élève déjà des espèces de gratte-ciel pour familles nombreuses.

Ces travaux attirent l'attention des constructeurs à cause des procédés nouveaux qui y sont employés. Pour contenir la poussée des terres qui porteront la nouvelle rue descendant d'environ quatre ou cinq mètres sur une distance de soixante ou quatre-vingts, il fallait établir un large mur de soutènement qui eut coûté fort cher.

Les ingénieurs ont eu l'idée heureuse de construire pour supporter cette masse et en éluder la poussée, une série de voûte de décharge de décharge en maçonnerie. Elles permettent de diminuer beaucoup la largeur du mur de soutènement — réduite à soixante-quinze centimètres environ — et, par conséquent, la dépense. Cette opération constitue une innovation très remarquable , au dire des spécialistes.

La phrase classique : « Encore un coin pittoresque du Vieux Paris qui disparaît ! » me chante aux oreilles tandis que je suis le fond de l'ancien ravin sur des échafaudages aux planches plâtreuses. Dans un reste de buisson, deux ouvriers peuvent encore déjeuner sur l'herbe, mais c'en sera fait avant longtemps de ces plaisirs agrestes. Derrière une maison lépreuse et enfumée, j'aperçois encore un bout de jardin. Au fond d'une impasse, une porte, pouvant conduire au vaste jardin ombragé d'une brasserie, a, en blanc sur noir, cette inscription mélancolique et bien à sa place : Mort.

S'agit-il du sentier des amoureux ? Non.

C'est le reste de l'écriteau qu'on avait mis là : Danger de mort, pour empêcher les enfants d'escalader la clôture. Les arbres qui par-dessus « balancent leurs palmes » sont, sans doute, tout ce qui reste des dépendance du vieux moulin de Croulebarbe, lequel appartenait à un fief remontant au  quatorzième siècle, propriété de Saint-Martin-des-Champs. Les moins de l'abbaye l'affermèrent jusqu'en 1668, époque où l'abbé de Saint-Marcel en revendiqua la propriété. Le nom de sente des Reculettes signifie qu'on se trouvait là dans un lieu reculé, peu central.

Comme je quitte le chantier, un habitant m'interpelle mélancoliquement :

— J'ai habité trente-six ans ici monsieur. Voici où se trouvait ma maison. Le soir, quand les usines s'arrêtaient nous nous croyons à cent lieues de Pris. On m'a exproprié. Avec l'argent, j'ai acheté un terrain en bordure de la rue qui sera peut-être très commode. Mais, voyez-vous, j'aimais mieux la ruelle, avec ses arbres, ses plantes, ses fleurs, ses masures, ses poulaillers et ses amoureux.

Charles Torquet


La ruelle des Reculettes dans la littérature

Les esclaves de Paris - Emile Gaboriau (1868)

Les monstres de Paris - Paul Mahalin (1879)

La petite Miette - Eugène Bonhoure (1889)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc - 1935

Par la même occasion, les inspecteurs ont arrêté Emmanuel-Léon Odoux, l'ivrogne qui dimanche avait blessé sa voisine de deux coups de couteau.

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Je disparaîtrai sans donner d'ennui à personne », avait dit le professeur - 1938

Hier matin, Mme Hugon, qui possède, rue du Chevaleret, un « Café-restaurant-blanchissage », entre dans le terrain vague attenant à sa maison.

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Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide - 1914

La laiterie Verny, située en plein cœur du populeux quartier de la Gare, 17, rue Bruant occupait, depuis quatre années, Henri Lecoin, âgé de vingt-huit ans, en qualité de caissier-comptable.

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Un soir à la Porte d'Italie - 1895

Les nombreux flâneurs qui vont chaque soir, au soleil couchant, respirer un peu d'air sur les glacis des fortifications, à la porte d'Italie, ont assisté hier à une véritable bataille.

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Lu dans la presse...

Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer

Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

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Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

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Le bal des Quart'z'Arts

C'est derrière la mairie du treizième arrondissement, dans le vieux marché des Gobelins, que la jeunesse des Beaux-arts avait organisé hier soir le bal annuel des Quat'z'Arts. (1914)

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Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements... (1923)

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Expulsion de zoniers à la Porte de Gentilly

Espérons que la rudesse et la brutalité avec lesquelles la main de l'autorité militaire vient de s'abattre sur les pauvres zoniers de la porte de Gentilly, aura pour résultat de ramener cette importante question à l'ordre du jour, et de lui faire faire un pas vers une solution impatiemment attendue. (1895)

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La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

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Les fêtes de Jeanne d'Arc dans le 13e

Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France. (1913)

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