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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Edmond Gondinet fut ouverte en 1898 et reçut, en 1899, le nom de ce trop méconnu auteur de comédies qui est aussi l'un des coauteurs du livret de Lakmé, opéra-comique en trois actes créé en 1883, musique de Léo Delibes.


Le 26 octobre 1923, l'automobile de M. Naudin, conseiller d'Etat, ancien préfet de police, entrait en collision avec un taxi à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. Dégats matériels uniquement.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1857

Le futur boulevard Saint-Marcel

Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident de la rue - 1931

Accident de la rue

Le Petit-Parisien ― 7 janvier 1931

Circulant à motocyclette porte d'Italie, le garçon de café Georges Waster , trente-trois ans, demeurant 11, rue du Moulinet, renverse le brigadier d’octroi Robert Charles, quarante-sept ans, demeurant 15,  rue des Cinq-Diamants, qui, grièvement blessé, succombe deux heures après son admission à la Pitié.


 Soldats attaqués

Soldats attaqués

Le Gaulois — 13 juin 1904

Des soldats du 24e régiment d'infanterie coloniale sortaient, samedi soir, d'un bal du boulevard de la Gare.

Ils furent insultés et bousculés par quelques anti« militaristes de moralité douteuse.

L'un des soldats dégaina pour se .défendre. Entouré aussitôt par cinq ou six énergumènes, il fut désarmé et grièvement blessé avec son sabre-baïonnette.

Des agents attirés par le bruit arrivèrent à temps pour arrêter l'un des agresseurs Armand Piazza qui a refusé de nommer ses complices.

Le soldat blessé a été transporté au Val-de-Grace.


Faits divers

 Le drame de la rue Corvisart - 1905

Le drame de la rue Corvisart

Le Petit Parisien — 20 juillet 1905

Une mère qui se tue avec son enfant. — Le martyre d'une femme. — Par la fenêtre.

Un drame particulièrement navrant s'est déroulé hier, rue Corvisart, 4, dans le quartier Croulebarbe.

Une dame Elisa Lassoutaine, âgée de quarante ans, a tenté de s'asphyxier avec sa fille Suzanne, une enfant de cinq ans et de l'enfant succomba bientôt et la mère, voulant en finir quand même, se précipita dans la cour, par la fenêtre du palier.

La malheureuse femme est morte, quelques instants après, à l'hôpital Broca où elle avait été transportée.

Une Idylle qui finit mal

Domestique au service de commerçants du treizième arrondissement, Mme Elisa Lassoutaine avait fait, il y a une dizaine d'années, la connaissance d'un ouvrier, qui lui fit bientôt une cour assidue.

L'idylle fut charmante, mais le jeune homme ayant déclaré que sa famille formulait des objections, le mariage dont il était alors question fut ajourné sine die.

Quelques années plus tard, la naissance de la petite Suzanne aurait modifié la situation si, par malheur, le père de l'enfant, atteint de tuberculose, n'avait dû entrer à l'hôpital, où il succombait. C'est devant ce lit de mort seulement que Mme Lassoutaine apprit quelle était la cause véritable de l'opposition à l'union promise le père de la petite Suzanne l'avait indignement trompée jusqu'alors il était déjà marié.

La déception de la pauvre femme fut vive. Et pourtant son martyre ne faisait que commencer. L'enfant avait hérité des tares paternelles, et sa santé était fort compromise si des soins coûteux ne lui étaient prodigués.

La petite Suzanne fut admise à l'hôpital des Enfants-Malades et envoyée à Berck-sur-Mer. Elle en revint pour subir un nouveau traitement et de nouvelles opérations chirurgicales dans les différents hôpitaux parisiens, où elle passa successivement- La pauvre fillette, pour comble de malchance, resta sourde et muette à la suite d'une de ces opérations, mais, en raison de son état incurable, l'enfant fut rendue à sa mère, à la fin du mois de juin dernier.

Mme Lassoutaine dut abandonner sa place pour se consacrer à la petite Suzanne qui devenait une charge trop lourde et dont le placement dans un asile spécial s'imposait, en raison de ses infirmités.

La pauvre mère, qui habitait, depuis plusieurs années, rue Corvisart, 4, une modeste chambre au sixième étage, tenta courageusement de tenir tête à la misère qui, peu à peu, s'implantait dans le pauvre logis.

La Misère est mauvaise Conseillère

Dans les premiers jours de juillet, deux termes étaient dus au propriétaire qui, connaissant la situation, ne se montrait pas trop exigeant. Mme Lassoutaine ayant alors reçu quelque argent, voulut acquitter sa dette.

La mère était à cette époque déjà trop découragée pour tenter de réagir. La vie lui devenait impossible et elle voulait soustraire son enfant à la maladie, à la misère, aux privations qui la guettaient.

Avant-hier soir, elle fit les préparatifs funèbres. L'enfant couchée, la mère alluma deux réchauds au milieu de la petite chambre et vint s'étendre sur le lit en attendant la mort.

La nuit s'écoula sans que personne, parmi les voisins, ne soupçonnât le drame qui se déroulait. Au petit jour, Mme Lassoutaine, revenant à elle, aperçut le cadavre déjà froid de son enfant. Ne voulant point survivre à sa petite Suzanne qu'elle adorait, la mère après avoir donné un dernier baiser à la fil- lette, sortit de son logement, ouvrit toute grande la fenêtre du palier, se hissa péniblement sur le rebord et se laissa choir dans le vide.

Le corps vint s'abattre sur le pavé de la cour. Des voisins, aidés par des gardiens de la paix, transportèrent à l'hôpital Broca la malheureuse femme qui, affreusement mutilée, râlait déjà et succombait bientôt sans avoir pu prononcer une seule parole. On ignorait alors le drame qui s'était déroulé dans le logement, et c'est plus tard, lorsque M. Pélatan, commissaire de police chargé de l'intérim du quartier, vint procéder une enquête que l'on en connut tous détails.

Le corps de la petite Suzanne, veillé par les locataires de la maison, est resté sur le lit où il avait été trouvé.

Rien n'est encore fixé pour les obsèques, car on ne sait si Mme Lassoutaine n'avait pas encore de la famille, la malheureuse n'ayant laissé sous enveloppe que deux photographies, celle de sa fillette et la sienne, sans aucune explication.

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Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Un bien triste individu - 1896

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Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Haustrate aux Assises -1907


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Drame de la jalousie - 1905


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