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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La consécration de l'église Sainte-Anne de la Maison Blanche eut lieu le 24 octobre 1912.


La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1869

Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Malheureuse mère - 1899

Malheureuse mère

Le Gaulois ― 12 mars 1899

Des agents ont trouvé hier matin, évanouie sur  un banc, boulevard Arago, une femme âgée d'une trentaine d'années, assez pauvrement vêtue et qui tenait dans ses bras une petite fille âgée d'un an.

La pauvre femme, qui mourait de faim, ainsi que son enfant, fut transportée à  l'hôpital Cochin.

Elle a déclaré qu'elle avait perdu il y a deux mois son mari et que depuis lors elle était plongée avec sa petite fille dans la plus affreuse misère. Il y a deux jours, elle avait quitté la ville qu'elle habitait et était venue à pied à Paris.


 Drame de la jalousie - 1923

Drame de la jalousie.

L'Humanité ― 21 décembre 1923

Hier matin, Mme Aubry, 14, rue du Moulin-de-la-Pointe, a tué d'un coup de revolver son mari Léon Aubry, égoutier, qui dilapidait son salaire avec une maîtresse et menaçait de quitter sa femme et ses trois enfants.


Faits divers

 Tentative d’assassinat - 1903

Tentative d’assassinat

Le Petit Parisien — 7 septembre 1903

Agression contre un jeune Espagnol. — Frappé de quinze coups de couteau. — L’émoi d’une Marchande de vin. — La Victime est en danger de mort.

Il est certains quartiers excentriques de Paris où il est dangereux de s'aventurer passé minuit. Les rôdeurs et malfaiteurs de toute espèce s'y conduisent comme en pays conquis ils dévalisent sans vergogne le passant attardé et, si celui-ci leur oppose la moindre insistance, ils ont vite fait de lui imposer silence en le frappant avec leurs armes.

C’est ainsi que la nuit dernière un jeune Espagnol a été la victime de trois bandits qui, après l'avoir lardé de quinze coups de couteau, lui ont dérobé son portefeuille contenant une somme importante.

Voici des détails .sur cette sanglante affaire, qu'entoure encore un certain mystère.

Apparition tragique

À minuit et demi, tranquillement assise devant son comptoir, Mme Luce, qui tient un débit de vin à l'angle du boulevard d'Italie et de la rue du Moulin-des-Prés, attendait l'heure de fermer son établissement. Aucun client ne se trouvait dans le débit et la marchande de vin somnolait légèrement, lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Une apparition tragique la fit sursauter : un jeune homme, assez élégamment vêtu, le visage et les mains couverts de sang, faisant entendre de sourde plaintes, venait de se précipiter dans la boutique et il avait refermé la porte derrière lui comme si ses agresseurs le poursuivaient encore.

Soudain, il s'affaissa sur une chaise et, montrant une carafe pleine d'eau, il prononça quelques paroles en langue étrangère.

Douloureusement émue à la vue du blessé, Mme Luce M posa quelques questions. Le mystérieux inconnu ne connaissant pas le français sans doute, ne répondit que par des gémissements. La débitante, impuissante à soulager le malheureux, s'empressa d'aller chercher des agents.

Les gardiens de la paix transportèrent le jeune homme à l'hôpital Cochin, où il fut admis d'urgence dans la salle Boyer. Les médecins lui prodiguèrent aussitôt des soins et constatèrent qu'il n'avait pas reçu moins des quinze coups de couteau cinq dans la poitrine, deux au bas-ventre, deux aux cuisses, les autres aux bras et aux mains, notamment à la main droite qui était pour ainsi dire hachée.

L'opération de la laparotomie fut pratiquée sans retard par les médecins, mais on a peu d'espoir de sauver l'infortuné, les blessures qu'il il reçues à la poitrine étant, parait-il, mortelles.

L'enquête

M. Pélatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, accompagné de son: secrétaire M. Bouyssou, informé de cette tentative de meurtre, se rendit à l'hôpital Cochin pour interroger la victime.

Il trouva l'inconnu dans un tel état de prostration qu'il ne put lui poser aucune question.

Hier matin, cependant, le blessé put prononcer quelques paroles. Il fit connaître en espagnol qu'il se nommait Juan Esposito, âgé de vingt-sept ans, originaire de Saint-Sébastien et qu’il exerçait la profession de valet de chambre.

Il venait de Biarritz et avait débarqué la veille au soir à la gare d'Austerlitz par le train de neuf Heures. Au moment où il allait prendre une voiture pour se faire conduire dans un hôtel du Centre de Paris, il fut accosté par trois individus, dont l'un partait couramment sa langue et qui s'offrirent à lui pour le guider dans la capitale.

Enchanté de se trouver en compagnie de gens qui, certainement, l'aideraient à se débrouiller dans la grande ville, Juan Esposito les suivit partout où ceux-ci voulurent bien le mener. Après diverses stations dans les bars avoisinant les boulevards de l'Hôpital et Saint-Marcel, ils arrivèrent enfin, vers minuit; à la place d'Italie.

Entre temps, le valet de chambre leur avait confié qu'il désirait trouver une place à Paris et qu’il avait emporté avec lui une somme de 2.000 francs, lui permettant de subsister- jusqu'au jour; où, il pourrait vivre de son travail.

Les billets bleuis sont là, avait-il dit, en frappant sur une valise qu'il tenait il la main.

Ses trois compagnons enchantés de l'aubaine qui s'offrait à eux, essayèrent de pratiquer sur lui le vol à l'américaine. Ils voulurent l'envoyer chercher des cigares dans un bureau de tabac voisin, tout en lui promettant de garder sa valise, mais à, ce moment, Esposito, pris de défiance, refusa d'accéder à leur désir.

Voyait alors qu’ils ne pourraient arriver à leurs fins sans se débarrasser du valet de chambre les bandits se précipitèrent sur lui et le frappèrent avec une brutalité inouïe, jusqu'au moment où, ne donnant plus signe de vie, il s'affaissa, tout sanglant, sur la chaussée. Ils s’emparèrent ensuite de la valise et s'enfuirent aussitôt.

L'enquête en est là. Juan Eposito n'a pu donner d'autres renseignements à la police. Il lui est impossible de se rappeler comment ses agresseurs étaient mis et l’âge qu'ils pouvaient avoir. L'attentat dont il a été victime l'a d'ailleurs privé en partie de la mémoire.

On a trouvé sur lui une lettre de recommandation émanant du consulat d'Espagne.

Les Recherches

Cinq agents de la sûreté ont été aussitôt mis à la disposition de M. Pélatan, commissaire de police, pour trouver les criminels.

Des recherches ont été entreprises dans les établissements suspects fréquentés par les « Apaches » du treizième arrondissement et il est à souhaiter que ceux qui ont perpétré ce crime soient bientôt arrêtés. Ils ont laissé à leur victime une montre en or et une bourse; vide, d'ailleurs, de tout argent.

A l'heure actuelle, avec les éléments d'enquête que l'on possède, on est persuadé à la sûreté que ce sont bien des voleurs cosmopolites, dont la spécialité consiste à dépouiller les étrangers, qui ont accompli ce forfait.

Chez Mme Luce

Hier matin, nous avons vu Mme Luce. Elle était derrière son comptoir et racontait à quelques voisins la scène dramatique qui s'était déroulée la veille dans son établissement.

— Ah monsieur, nous dit-elle, je verrai toute ma vie ce jeune homme entrer comme un fou ici et indiquant avec sa main inondée de sang qu'il voulait boire un peu d'eau ! J'étais affolée à l'idée que je ne pouvais rien faire pour atténuer ses souffrances. Il s'exprimait d'ailleurs en une langue que je ne comprenais pas.

Quand je suis allé quérir reg agents, je n'ai aperçu personne aux abords de mon débit. J'ignore donc où le malheureux garçon a été frappé.

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895 (Petit-Parisien)

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Le drame de la rue Jenner n°6 - 1893

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


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