entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


La rue de Tolbiac, pour la partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers, fut appelée initialement rue du Transit lorsque son ouverture fut projetée.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1897

La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Fuite de gaz - 1897

Fuite de gaz.

Le Journal — 20 mars 1897

Par suite de la rupture d'une conduite, une fuite de gaz se produisait, hier après-midi, en face du n°59 du boulevard Arago. Bien que le gaz s'échappât à l'air libre, deux passants ont été à demi asphyxiés et ont dû être transportés à l'hôpital Broca.

Les pompiers du poste de Port-Royal ont obturé provisoirement la fissure avec de la terre glaise, en attendant une complète réfection.


 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


Faits divers

 Tentative d’assassinat - 1903

Tentative d’assassinat

Le Petit Parisien — 7 septembre 1903

Agression contre un jeune Espagnol. — Frappé de quinze coups de couteau. — L’émoi d’une Marchande de vin. — La Victime est en danger de mort.

Il est certains quartiers excentriques de Paris où il est dangereux de s'aventurer passé minuit. Les rôdeurs et malfaiteurs de toute espèce s'y conduisent comme en pays conquis ils dévalisent sans vergogne le passant attardé et, si celui-ci leur oppose la moindre insistance, ils ont vite fait de lui imposer silence en le frappant avec leurs armes.

C’est ainsi que la nuit dernière un jeune Espagnol a été la victime de trois bandits qui, après l'avoir lardé de quinze coups de couteau, lui ont dérobé son portefeuille contenant une somme importante.

Voici des détails .sur cette sanglante affaire, qu'entoure encore un certain mystère.

Apparition tragique

À minuit et demi, tranquillement assise devant son comptoir, Mme Luce, qui tient un débit de vin à l'angle du boulevard d'Italie et de la rue du Moulin-des-Prés, attendait l'heure de fermer son établissement. Aucun client ne se trouvait dans le débit et la marchande de vin somnolait légèrement, lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Une apparition tragique la fit sursauter : un jeune homme, assez élégamment vêtu, le visage et les mains couverts de sang, faisant entendre de sourde plaintes, venait de se précipiter dans la boutique et il avait refermé la porte derrière lui comme si ses agresseurs le poursuivaient encore.

Soudain, il s'affaissa sur une chaise et, montrant une carafe pleine d'eau, il prononça quelques paroles en langue étrangère.

Douloureusement émue à la vue du blessé, Mme Luce M posa quelques questions. Le mystérieux inconnu ne connaissant pas le français sans doute, ne répondit que par des gémissements. La débitante, impuissante à soulager le malheureux, s'empressa d'aller chercher des agents.

Les gardiens de la paix transportèrent le jeune homme à l'hôpital Cochin, où il fut admis d'urgence dans la salle Boyer. Les médecins lui prodiguèrent aussitôt des soins et constatèrent qu'il n'avait pas reçu moins des quinze coups de couteau cinq dans la poitrine, deux au bas-ventre, deux aux cuisses, les autres aux bras et aux mains, notamment à la main droite qui était pour ainsi dire hachée.

L'opération de la laparotomie fut pratiquée sans retard par les médecins, mais on a peu d'espoir de sauver l'infortuné, les blessures qu'il il reçues à la poitrine étant, parait-il, mortelles.

L'enquête

M. Pélatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, accompagné de son: secrétaire M. Bouyssou, informé de cette tentative de meurtre, se rendit à l'hôpital Cochin pour interroger la victime.

Il trouva l'inconnu dans un tel état de prostration qu'il ne put lui poser aucune question.

Hier matin, cependant, le blessé put prononcer quelques paroles. Il fit connaître en espagnol qu'il se nommait Juan Esposito, âgé de vingt-sept ans, originaire de Saint-Sébastien et qu’il exerçait la profession de valet de chambre.

Il venait de Biarritz et avait débarqué la veille au soir à la gare d'Austerlitz par le train de neuf Heures. Au moment où il allait prendre une voiture pour se faire conduire dans un hôtel du Centre de Paris, il fut accosté par trois individus, dont l'un partait couramment sa langue et qui s'offrirent à lui pour le guider dans la capitale.

Enchanté de se trouver en compagnie de gens qui, certainement, l'aideraient à se débrouiller dans la grande ville, Juan Esposito les suivit partout où ceux-ci voulurent bien le mener. Après diverses stations dans les bars avoisinant les boulevards de l'Hôpital et Saint-Marcel, ils arrivèrent enfin, vers minuit; à la place d'Italie.

Entre temps, le valet de chambre leur avait confié qu'il désirait trouver une place à Paris et qu’il avait emporté avec lui une somme de 2.000 francs, lui permettant de subsister- jusqu'au jour; où, il pourrait vivre de son travail.

Les billets bleuis sont là, avait-il dit, en frappant sur une valise qu'il tenait il la main.

Ses trois compagnons enchantés de l'aubaine qui s'offrait à eux, essayèrent de pratiquer sur lui le vol à l'américaine. Ils voulurent l'envoyer chercher des cigares dans un bureau de tabac voisin, tout en lui promettant de garder sa valise, mais à, ce moment, Esposito, pris de défiance, refusa d'accéder à leur désir.

Voyait alors qu’ils ne pourraient arriver à leurs fins sans se débarrasser du valet de chambre les bandits se précipitèrent sur lui et le frappèrent avec une brutalité inouïe, jusqu'au moment où, ne donnant plus signe de vie, il s'affaissa, tout sanglant, sur la chaussée. Ils s’emparèrent ensuite de la valise et s'enfuirent aussitôt.

L'enquête en est là. Juan Eposito n'a pu donner d'autres renseignements à la police. Il lui est impossible de se rappeler comment ses agresseurs étaient mis et l’âge qu'ils pouvaient avoir. L'attentat dont il a été victime l'a d'ailleurs privé en partie de la mémoire.

On a trouvé sur lui une lettre de recommandation émanant du consulat d'Espagne.

Les Recherches

Cinq agents de la sûreté ont été aussitôt mis à la disposition de M. Pélatan, commissaire de police, pour trouver les criminels.

Des recherches ont été entreprises dans les établissements suspects fréquentés par les « Apaches » du treizième arrondissement et il est à souhaiter que ceux qui ont perpétré ce crime soient bientôt arrêtés. Ils ont laissé à leur victime une montre en or et une bourse; vide, d'ailleurs, de tout argent.

A l'heure actuelle, avec les éléments d'enquête que l'on possède, on est persuadé à la sûreté que ce sont bien des voleurs cosmopolites, dont la spécialité consiste à dépouiller les étrangers, qui ont accompli ce forfait.

Chez Mme Luce

Hier matin, nous avons vu Mme Luce. Elle était derrière son comptoir et racontait à quelques voisins la scène dramatique qui s'était déroulée la veille dans son établissement.

— Ah monsieur, nous dit-elle, je verrai toute ma vie ce jeune homme entrer comme un fou ici et indiquant avec sa main inondée de sang qu'il voulait boire un peu d'eau ! J'étais affolée à l'idée que je ne pouvais rien faire pour atténuer ses souffrances. Il s'exprimait d'ailleurs en une langue que je ne comprenais pas.

Quand je suis allé quérir reg agents, je n'ai aperçu personne aux abords de mon débit. J'ignore donc où le malheureux garçon a été frappé.

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Inauguration de l'hôpital école de la Croix-Rouge

La Société de la Croix-Rouge française a inauguré, hier après-midi, l'hôpital-école qu'elle a fait édifier, rue des Peupliers, dans le treizième arrondissement. (1908)

Lire

M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

Lire

M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

Lire

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Rue de l'Amiral-Mouchez une jeune femme est enlevée en taxi par quatre hommes. - 1931

Un entrepreneur de plomberie, de la rue de l'Amiral-Mouchez venait, au début de l'après-midi d'hier, déclarer au commissariat du quartier de la Maison-Blanche que ...

Lire


Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau - 1933

Au numéro 1 de la villa Sainte-Hélène, tout près de la poterne des Peupliers, sur la zone annexée du XIIIè arrondissement, la famille Nesler occupe une baraque de trois pièces, au fond d'un petit terrain clos dont elle est locataire.

Lire


L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts - 1912

Mettant à profit les loisirs d'un dimanche ensoleillé, près de vingt mille Parisiens ont défilé hier, sous la poterne des Peupliers, pour se rendre compte des dégâts causés par l'accident de samedi soir.

Lire


Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres - Le Journal 28 janvier 1912

La poterne des Peupliers, située à l'extrémité de la rue des Peupliers, entre les portes de Gentilly et de Bicêtre, fait partie d'un groupe d'ouvrages militaires se rattachait au système des fortifications de Paris reconstruit en 1889 pour assurer la défense de la vallée de la Bièvre.

Lire


Une chasse à l'ours en plein Paris - 1906

Une chasse à l'ours dans Paris ! Voilà qui sort de la banalité. Ce fait, rare, mais authentique, s'est produit la nuit dernière, avenue des Gobelins.

Lire


On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant - 1911

M. Jean Fatigué, un gars de vingt-quatre ans, lavait à grande eau, hier matin, le pont de la Louise, une longue péniche noire qui, depuis quelques jours, est amarrée au quai d'Austerlitz, non loin du pont de Bercy.

Lire


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles - 1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

Lire


Les deux assassins ont été vus à l'angle de la rue Croulebarbe et de la rue Corvisart - 1930


Le crime de la Buttes-aux-Cailles - 1930


Le pénible drame du quartier Croulebarbe - 1929


Une cartomancienne assassine son ami - 1921


L'incendie de la rue des Cordelières - 1895


Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe - 1904


Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière - 1931


Le drame de la rue Brillat-Savarin - 1900


Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme - 1902


Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936


Le drame de la rue de Tolbiac : Un soldat tire sur sa femme et la blesse mortellement - 1908


Le drame de la rue de Tolbiac : le cordonnier violent avait tué avec un tranchet - 1912


Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts - 1906


Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte