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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La statue de Jeanne d'Arc, dûe au sculpteur Chatrousse, installée boulevard Saint-Marcel n'est pas unique. Un second tirage est installé à la Maison de la Légion d'Honneur à Saint-Denis.


L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Sanglante querelle - 1911

Sanglante querelle

Le Petit Parisien — 2 janvier 1911

Avenue des Gobelins, vers cinq heures et demie du matin, deux ouvriers âgés de vingt-sept et de vingt-neuf ans, Maurice Lindet et Armand François, demeurant, le premier, 4, rue Jonas, le second 46, rue des Cinq-Diamants, se prirent de querelle, on ne sait pour quel motif, avec des inconnus.

La disputé tourna tien vite au tragique et les couteaux se mirent de la partie.

Quand, attirés par le bruit, des gardiens de la paix intervinrent, ils aperçurent plusieurs individus qui fuyaient à toutes jambes, et trouvèrent étendus sur le sol, grièvement blessés, Armand François et Maurice Lindet.

Celui-ci avait la joue gauche traversée d'un coup de couteau son camarade avait été atteint à la tête et au côté gauche.

Transportés à l'hôpital de la Pitié où M. Yendt, commissaire de police, alla les interroger, les deux blessés n'ont pu donner qu'un signalement assez vague de leurs agresseurs.


 Une bombe avenue Sœur Rosalie - 1912

Une bombe avenue Sœur Rosalie

Le Figaro — 23 décembre 1912

Un cantonnier de la Ville a trouvé hier matin, à cinq heures, au pied d’un arbre de l’avenue Sœur-Rosalie, près de la place d’Italie, un engin cylindrique de vingt centimètres de hauteur et de dix centimètres de diamètre, d’où émergeait un cordon Bickford allumé.

Après avoir éteint la mèche, il a porté l’engin au poste central du treizième arrondissement où le laboratoire municipal l’a fait prendre.


L'EXPLOSION DU 20 OCTOBRE 1915

 Les obsèques du Docteur Désandré

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Les obsèques du Docteur Désandré

Le Petit-Parisien — 25 octobre 1915

Hier matin ont été célébrées, comme nous l'avions annoncé, en la chapelle du Val-de-Grâce les obsèques du docteur Désandré, aide-major du régiment des sapeurs-pompiers, qui trouva ta mort sur le théâtre de la catastrophe.

Le deuil était conduit par la veuve et les enfants du défunt ainsi que par le colonel Cordier et les officiers du régiment des pompiers.

Dans l’assistance on remarquait : MM. Bienvenu-Martin, ministre du Travail ; Mithouard, président du conseil municipal ; Perié-Laurent, préfet de police: Aubanel, secrétaire général de la préfecture de la Seine ; le lieutenant de Courcelles, représentant le général Gallieni ; le général Parreau ; Lescouvé, procureur de la République ; Chanot, directeur de la police municipale ;  le docteur Dziewonski, médecin inspecteur ; etc.

A l’issue de la cérémonie religieuse, au seuil même de la chapelle, des discours ont été prononcés. Le colonel Cordier a fait, en termes émus, l'éloge du défunt. Puis, au nom de l'Alliance républicaine dont le docteur Désandré faisait partie, et de son président M, Adolphe Carnot, M. Charles Mathist, avocat à la cour d'appel, a pris la parole. À  son tour, il a retracé la carrière de cette noble victime du devoir. Il a poursuivi en ces termes :

La mort, qui, depuis un an, transforme en ossuaire la vieille Europe a jeté son dévolu sur un de ces champs de labeur  où les femmes et ceux qui ne peuvent opposer leur poitrine à la ruée teutonne préparent la défense et la victoire.

Une catastrophe épouvantable répand la désolation dans le quartier de la Maison-Blanche, allume l’incendie et sème la mort. Désandré accourt avec les pompiers de sa caserne. Une grenade éclate. Il tombe.

Inclinons-nous respectueusement devant cette noble victime du devoir.

Nous savons qu’il laisse une veuve inconsolable, deux jeunes enfants et un fils de dix-huit ans appartenant à la classe 1917 qui saura soutenir les traditions d’honneur, de fierté et de courage de notre pays libre qui ne veut pas devenir l’esclave de l’étranger

L’Officiel de ce matin porte le regretté médecin sur la liste de la Légion d’Honneur pour le grade de chevalier avec le motif suivant : « Victime d’une explosion en se rendant sur les lieux d’un sinistre ».

A la Morgue

De nombreuses personnes ont eu la touchante pensée d’apporter hier, à la morgue, des fleurs dont elles ont orné les cercueils contenant les cadavres des victimes non reconnues.

On avait supposé, ces jours derniers, qu’une des trois têtes retrouvées dans les décombres était celle d’un soldat disparu, nommé Ollivier ; il a été établi que ce funèbre débris n’appartenait nullement au corps de ce militaire.

De nouveaux cadavres ont pu encore être identifiés dans la matinée : ceux de Mme Fleisch, née Augustine Tamot, trente-huit ans, journalière, 124 avenue de Choisy ; et de M. Henri Cazier, soixante ans, 7, rue des Dames.

Le corps de Mme Joséphine Lalande, dont les obsèques auront lieu de matin, à huit heures et demie, avait été reconnu par M. Louis Thiéry, 12, rue de Clisson.

Le soldat Eugène Gillen, de la classe 1889, dont nous avons mentionné, hier, la reconnaissance, était marié et père de trois enfants, il demeurait 20 rue de l’Hôtel de Ville. Blessé au front, il avait été versé dans l’auxiliaire et affecté, comme convoyeur, à la 22e section.

En terminant, signalons un nouveau décès : le soldat Antoine Siano, du 3e colonial, né le 24 aout 1887, à Bône, blessé dans la catastrophe, est mort, hier, à la Pitié.

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Dans la presse

21 octobre

Le Figaro

Terrible explosion - nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien

Une usine explose

Funèbre défilé à la morgue

On recherche les causes de la catastrophe

Liste des blessés

Le Gaulois

Explosion dans une usine

Le Journal

Une catastrophe rue de Tolbiac


22 octobre

Le Figaro

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Gaulois

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac : on a une cinquantaine de morts à déplorer

Dernière heure

Le Journal

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Matin

Effroyable explosion dans une usine à Paris

Le Temps

L'explosion de la rue de Tolbiac

Dernières nouvelles


23 octobre

Le Gaulois

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

Au fil des jours (éditorial)

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


24 octobre

Le Gaulois

Les victimes de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


25 octobre

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Un nouvelle victime

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Figaro

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


26 octobre

Le Journal

Nouvelle reconnaissance

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


27 octobre

Le Journal

L'aide aux victimes

Les suites judiciaires

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


28 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


29 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


31 octobre

Le Journal

En banlieue

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


18 novembre

Le Gaulois

Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

Le Petit Parisien

Une requête en faveur des victimes de l'explosion


10 décembre

Le Gaulois

Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

Le Petit-Parisien

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

Un mort, cinq blessés


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