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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La Bièvre descend des plateaux de Satory, arrose Buc, Jouy, Igny, Verrières, la Croix de Berny, Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil,Gentilly et pénètrait dans l'enceinte fortifiée de Paris par deux ouvertures entre les bastions. Ses deux bras serpentaient ensuite dans les prés de la Glacière et enclosaient ces terrains submersibles qui étaient autrefois le seul skating ring des Parisiens.


Le 9 octobre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait , qu'avenue d'Ivry, Mme veuve Marie Buronifesse, 73 ans, demeurant rue de la Pointe d'Ivry avait glissé sur une épluchure de banane et s'était blessée si grièvement qu'elle fut transportée à la Pitié.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


L'EXPLOSION DU 20 OCTOBRE 1915



La catastrophe de la rue de Tolbiac

45 morts, 60 blessés

Le Temps — 22 octobre 1915

L'explosion qui a détruit, hier après-midi, ainsi que nous l'avons annoncé, une usine rue de Tolbiac, a fait plus de cent victimes: on compte, jusqu'à présent, une quarantaine de morts et soixante-deux blessés, dont plusieurs sont très grièvement atteints. Cette catastrophe met en deuil le quartier de la Maison-Blanche, où habitaient la plupart des victimes. Voici dans quelles circonstances s'est produit cet épouvantable accident. Au numéro 172 de la rue de Tolbiac, à l'angle de la rue Bobillot, sur un terrain disponible, avait été édifiée depuis la guerre une installation de fortune, des hangars en bois, où fonctionnait une usine dirigée par M. Belland. Un personnel nombreux, plus de deux cents ouvriers et ouvrières, y travaillait nuit et jour, en deux équipes. Hier, à deux heures un quart après-midi, une formidable explosion se produisit, aussitôt suivie d'une seconde, non moins violente.

Il est difficile de déterminer exactement les causes de cette catastrophe. On suppose cependant que dans l'allée centrale séparant deux corps de bâtiments, un camion, chargé de différentes caisses, en passant sur un caniveau, a fait explosion. Toujours est-il que de l'usine qui fonctionnait là, il ne reste plus rien, pas un mur, pas un pilier debout, rien que des débris calcinés, épaves de toutes sortes, morceaux de métal tordus, poutres et planches à demi consumées, verre réduit en miettes, plâtras, chiffons, et partout des taches de sang. Dans tout le quartier, il n'est pas une maison qui n'ait souffert de la violence de l'explosion: toutes les vitrines des boutiquiers, tous les carreaux des fenêtres ont été brisés, les volets arrachés. Le sol est jonché de morceaux de verre et semble criblé de mitraille, de débris de fer et de fonte. Le commissariat de police, qui est situé rue Bobillot, a ses fenêtres brisées, ainsi que l'école communale voisine du lieu de l'explosion et l'église Sainte-Anne, dont tous les vitraux ont été cassés.

Si les dégâts matériels sont considérables, que dire des deuils irréparables causés par cette catastrophe ? Dès la première alarme, les pompiers accouraient de toutes parts, des rues Nationale, Chaligny, Villemain, du boulevard de Port-Royal et de la place Lachambaudie, sous la direction du colonel Cordier. MM. Delanglade, commissaire de police du quartier, et Pelletier, officier de paix, organisaient, de leur côté, le service d'ordre, avec le concours de leurs collègues des quartiers et des arrondissements voisins et de piquets de troupes du 21° d'infanterie coloniale, afin de maintenir la foule, venue de tous les points de Paris.

En très peu de temps, les pompiers purent se rendre maîtres de l'incendie provoqué par l'explosion, ce feu ne trouvant d'ailleurs plus guère d'aliments, et ils purent alors procéder, avec l'aide de la police, à la recherche des victimes. Un certain nombre d'ouvrières, blessées plus ou moins grièvement, avaient pu fuir. Elles furent transportées les unes à l'hôpital Cochin, les autres à la Pitié, d'autres furent conduites au poste de secours voisin établi par la Croix-Rouge, au dispensaire de l'Assistance publique et dans divers autres établissements. Mais il restait, hélas! De nombreux cadavres à dégager des décombres. On procéda à cette funèbre besogne avec toutes les précautions nécessaires. Et dès ce moment, pendant plusieurs heures, on put voir les agents, les pompiers et les soldats transporter sur des civières des cadavres et des débris de cadavres, qu'ils allaient déposer dans un poste de secours, une ancienne salle de cinéma de la rue Martin-Bernard, transformée en une façon de morgue, où la lugubre exposition avait un caractère d'épouvante et d'horreur.

Pendant ce temps, le président de la République, prévenu de la catastrophe, arrivait, accompagné de MM. Malvy, ministre de l'intérieur, et Albert Thomas, secrétaire d'État des munitions. Il fut reçu par M. Laurent, préfet de police, entouré de plusieurs conseillers municipaux, MM. Henri Rousselle, Lemarchand, Rebeillard, Jean Varennes, etc., du général Clergerie, de MM. Chanot, directeur de la police municipale, Joltrain, inspecteur divisionnaire des transports, etc. M. Raymond Poincaré se rendit au cinéma de la rue Martin-Bernard. Le chef de l'État et ceux qui l'accompagnaient se sont inclinés, émus jusqu'aux larmes, devant ces corps mutilés, presque tous des cadavres de femmes, étendus sur les banquettes de cette salle de spectacle- transformée en dépôt mortuaire. M. Raymond Poincaré a eu des paroles de condoléances et de pitié pour tant de malheureuses victimes, en grande majorité épouses ou filles de mobilisés.

Parmi les autres victimes, il faut compter un piquet de garde du 21° d'infanterie coloniale, six hommes et un caporal, qui tous ont péri dans cette catastrophe.

Les funèbres recherches ont continué toute la soirée et une partie de la nuit.

Dans la soirée, le président du Conseil municipal, 'M. Adrien Mithouard, a réuni le bureau et a fait voter par ses collègues les crédits nécessaires pour venir en aide aux familles des victimes. Une liste de souscription a été ouverte d'autre part, sur laquelle le président de la République a tenu à s'inscrire le premier.

L'étendue et les causes de la catastrophe provoqueront, nous a-t-on affirmé, un débat au Conseil municipal. Deux accidents s'étaient déjà produits dans cette même usine, aujourd'hui disparue, et avaient fait des victimes.

Deux des blessés qui avaient été transportés à 'l'hôpital de la Croix-Rouge, place des Peupliers, sont morts cette nuit.

On ne connaît pas encore la liste des morts, dont l'identification sera très difficile pour un grand nombre à cause de l'état des cadavres. Parmi ceux-ci figurent les soldats du 21° d'infanterie coloniale dont nous avons parlé; puis une fillette de l'école située en face de l'usine, qui passant là au moment de l'explosion et qui fut tuée net.

Les corps ont été transportés à la Morgue, où les familles, depuis ce matin, sont admises à les reconnaître.

M. Boucard, juge d'instruction, a été chargé de l'enquête sur les causes de l'explosion.


A lire également

Les dernières nouvelles parues dans l'édition du même jour

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Dans la presse

21 octobre

Le Figaro

Terrible explosion - nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien

Une usine explose

Funèbre défilé à la morgue

On recherche les causes de la catastrophe

Liste des blessés

Le Gaulois

Explosion dans une usine

Le Journal

Une catastrophe rue de Tolbiac


22 octobre

Le Figaro

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Gaulois

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac : on a une cinquantaine de morts à déplorer

Dernière heure

Le Journal

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Matin

Effroyable explosion dans une usine à Paris

Le Temps

L'explosion de la rue de Tolbiac

Dernières nouvelles


23 octobre

Le Gaulois

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

Au fil des jours (éditorial)

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


24 octobre

Le Gaulois

Les victimes de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


25 octobre

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Un nouvelle victime

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Figaro

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26 octobre

Le Journal

Nouvelle reconnaissance

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27 octobre

Le Journal

L'aide aux victimes

Les suites judiciaires

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


28 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


29 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


31 octobre

Le Journal

En banlieue

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


18 novembre

Le Gaulois

Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

Le Petit Parisien

Une requête en faveur des victimes de l'explosion


10 décembre

Le Gaulois

Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

Le Petit-Parisien

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

Un mort, cinq blessés


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© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte