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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


Selon le Figaro du 9 septembre 1899, sur les 266 vieilles lanternes à huile destinées à l'éclairage public que comptait encore Paris, 139 étaient allumées tous les soirs autour de la Butte-aux- Cailles.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit

Paris la nuit

Le Figaro — 12 aout 1902

A la suite d'une discussion survenue au bal de l'Alcazar d'Italie, avenue de Choisy, un jeune homme, nommé Albert Delagarde, âgé de dix-neuf ans et demeurant, 7, rue Watteau, a frappé d'un coup de couteau, l'épaule gauche, une nommée Elisabeth Charpentier, couturière, demeurant rue Champollion.

La blessée a. été reconduite chez elle. Le meurtrier a été arrêté.


 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


L'EXPLOSION DU 20 OCTOBRE 1915



L'explosion de la rue de Tolbiac

On a une cinquantaine de morts à déplorer

Le Petit-Parisien ― 22 octobre 1915

Les travaux de déblaiement de l'usine sinistrée, rue de Tolbiac, dans les circonstances que nous avons exposées, se sont poursuivies toute la nuit dernière.

Au cours des recherches dans les décombres, une nouvelle explosion s'est produite un aide-major des pompiers, M. Désandré, et un adjudant, M. Lejeune, de la caserne du Port-Royal, assez grièvement blessés, ont été transportés au Val-de-Grâce.

Dès six heures du matin, le général Galopin, commandant la place de Paris, accompagné du colonel Monteil et d'officiers de services techniques de l'armée, arrivaient sur les lieux de la catastrophe, où était resté, depuis la veille, M. Guillaume, commissaire divisionnaire.

Une minutieuse enquête commença aussitôt mais, en raison de l'état des décombres, elle ne permit d'aboutir à aucune conclusion.

On retrouva, dans la matinée, de nouveaux débris humains, qui furent envoyés à la morgue, et divers objets, clefs, peignes de femmes, porte-monnaie, etc.

Un portefeuille, à demi calciné, contenant une lettre roussie et mouillée et divers reçus de la poste, qui pourront aider à l'identification de leurs propriétaires. On trouva également un canon de fusil, tordu comme un fil de fer.

Le camion automobile, dont l'explosion détermina le terrible accident, a été dégagé, son moteur n'existe plus ; l'avant-train a été sectionné en deux parties.

Les alentours de l'usine sont dans un état lamentable. Partout, on marche sur le verre pulvérisé et le bois déchiqueté. Des architectes, des entrepreneurs, des ouvriers, procèdent aux réparations les plus urgentes. Les maisons avoisinant l'usine seront, pendant un certain temps inhabitables. Plusieurs hôtels meublés ont particulièrement souffert. Des bâtiments abritant des industries, sont momentanément hors d'usage.

On a dû faire évacuer les immeubles portant les numéros 178 et 180 de la rue de Tolbiac, et cinq autres situés impasse Bobillot, rue du Moulin-des-Prés et passage Tolbiac. Les habitants ont été momentanément répartis dans les hôtels du quartier.

Une constatation donnera une idée de la violence de l'explosion. A douze cents mètres de l'usine, des vitres ont sauté. Dans ce même périmètre, les arbres ont été « tondus » par le déplacement d'air. Un épais tapis de feuilles s'étale à leur pied.

Contrairement aux bruits alarmistes qui avaient circulé, aucun enfant n'a été grièvement blessé dans les groupes scolaires de la rue de Tolbiac et de la place Paul-Verlaine. Deux fillettes ont reçu des égratignures. Si l'explosion s'était produite cinq minutes plus tard, il en eut été tout autrement. Les élèves de l'école de la rue Damesme, descendant en récréation se fussent trouvés dans les couloirs dont les baies ont gravement souffert certaines ont été défoncées et sur le sol desquelles on trouva de nombreux morceaux d'acier.

La circulation des tramways a été rétablie dès le matin

Pendant toute la journée, une foule nombreuse et recueillie n'a cessé de stationner  aux abords des établissements Billant, commentant la catastrophe en termes attristés. Elle était maintenue, à distance, par un important service d'ordre organisé par M. Boudreau, officier de paix, secondé par M. Claudé, inspecteur principal.

Au commissariat de la Maison-Blanche, ce fut un défilé de gens anxieux, qui venaient demander des nouvelles des disparus ou des blessés. Les uns s'en allaient avec un peu d'espoir, les autres avec l'horrible incertitude ou pis encore. Il y eut des scènes navrantes...

M. Poincaré visite les blessés

Le Président de la République a visité, au cours de la journée, les divers hôpitaux où sont soignés les blessés.

M. Poincaré s'est d'abord rendu à la Pitié où il a été reçu par MM. Malvy, ministre de l'Intérieur, le président du conseil municipal les préfets de la Seine et de police, etc.

Il s'est longuement arrêté devant plusieurs victimes et leur a adressé des paroles d'encouragement.

A Cochin, M. Poincaré a été reçu avec le même cérémonial, puis il s'est rendu au Val-de-Grâce, où sont soignés l'aide-major Désandré, à qui il a remis la croix de la Légion d'honneur, et l'adjudant des pompiers Lejeune. L'état de santé de l'aide-major est des plus graves et il a du subir l'opération de la laparotomie. M. Lejeune est en voie de prompt rétablissement.

M. Poincaré a remis une somme importante, destinée à venir en aide immédiatement aux victimes. Il a demandé, en outre, qu'il lui soit adressé un état détaillé des charges de famille de chacun des défunts.

Le préfet de police a, dans le même but, remis une somme de quinze cents francs.

Deux blessés ont succombé à la Pitié. Ce sont Mme Marguerite Gassiès, trente-cinq ans, 7, rue Harvey (mère de trois enfants), et Mlle Madeleine Poudroux, dix-neuf ans, 104, rue Bobillot.

L'état des autres victimes soignées dans les hôpitaux est, nous a-t-on déclaré, relativement satisfaisant.

Parmi les blessés soignés à domicile, il faut citer ll'inspecteur Bodin et M. Sommerhalter, garçon de bureau du commissariat de la Maison-Blanche, qui, se trouvant dans leur bureau lors de l'explosion, reçurent de nombreux éclats de toutes sortes.

Scènes déchirantes à la morgue

On estime le nombre des morts à une cinquantaine. On ne peut se prononcer, à ce sujet d'une façon précise, certaines victimes ayant été complètement carbonisées on n'a retrouvé d'elles que des débris.

Dès neuf heures du matin, ,M. Boucard, juge d'instruction, accompagné de son greffier, de MM. Postaire, Delanglade, commissaires de police, Trébosc, Dubié, secrétaires des docteurs Socquet et Dervieux, médecins légistes, arrivaient à la morgue et procédaient aussitôt à l'identification des corps des victimes que de malheureux parents, des amis désolés, venaient reconnaître.

Un service d'ordre dut être organisé aux abords du monument funèbre, pour éloigner les curieux et faciliter l'arrivée des témoins. Des scènes atroces, déchirantes, se déroulèrent bientôt dans la salle des familles, devant les deux rangées de cercueils où reposaient des corps mutilés ou carbonisés. Plusieurs femmes faillirent s'évanouir à la vue des êtres chers, à jamais ravis à leur affection, ou devant les lambeaux de leurs vêtements ensanglantés.

Au cours d'une scène pénible, un malheureux père crut reconnaître, dans le cadavre qui lui était présenté, celui se sa fille, disparue au cours de la catastrophe, Mlle Blanche Guendin, treize ans, née à Dieppe, demeurant 40, rue du Banquier. Le pauvre homme couvrit le corps de baisers et déposa, sur la bière, un bouquet de fleurs blanches. Une heure plus tard, le même cadavre était reconnu par deux ouvrières comme étant celui d'une amie, Mlle Claret, âgée de vingt-cinq ans. Le juge dut convoquer d'autres témoins pour identifier définitivement le corps de l'inconnue, une jeune femme brune et très jolie.

Voici, dans leur ordre, la liste des identifications qui furent faites :

M. Louis-Alfred Mikop, soldat au 21e colonial, trente et un ans (reconnu par son père, demeurant 46. rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnierie;  Mme Joséphine-Mélanie Gille née Duclos, trente-deux ans, de Beuzevillette (Seine-Inférieure), mère de trois enfants (elle a été reconnue par sa sœur et son beau-frère, M. Biaunet. 25, passage de l'Avenir, à Ivry) ; Mme veuve Désirée-Henriette Roy, née Nuss, trente et un ans, 53, rue Albert, mère d'un enfant (reconnue par Mme Chasseuil, 146, rue Nationale) ; Mme Lalande, née Joséphine Thudoret. vingt-trois ans, originaire d'Angers, 12, rue Clisson, mère de deux enfants (reconnue par ses voisins) ; Mlle Suzanne Verdier, vingt et un ans, 16, rue Guyton-de-Morveau (reconnue par Mme Génini, 32, rue de l'Espérance) ; M. Yves Lesec, cinquante-six ans, né à Quimper, 113, rue Saint-Chartes (père d'un enfant (reconnu par sa femme) ;  Mme Louise Labat, née Meunier, quarante-six ans, 21, rue de la Sablière (reconnue par son fils, soldat au d'artillerie);  Mlle Henriette Qués, 199 rue de Tolbiac ; M. Joseph Catonneau, vingt-deux ans, 41, rue Broca ; Louis Perret, treize ans, 30, rue Frileuse, à Gentilly ; M. André Hügel, vingt-cinq ans, cycliste au 26e chasseurs ; M. Papieul, soldat au 21e d'infanterie coloniale, 32e compagnie, inscrit maritime ; M. Jules Bizet, né à Chantilly, soixante-cinq ans, boulevard Auguste-Blanqui (réfugié, trois enfants sa charge) ; M. Henri-Auguste Gazier, soixante et un ans, menuisier, 7, rue des Dames (veuf, père de cinq enfants).

A quatre heures et demie, un fourgon des pompes funèbres amena encore à la morgue un cercueil contenant une douzaine de débris qui venaient d'être trouvés, sur les lieux de la catastrophe, sous les décombres.


A lire également

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Dans la presse

21 octobre

Le Figaro

Terrible explosion - nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien

Une usine explose

Funèbre défilé à la morgue

On recherche les causes de la catastrophe

Liste des blessés

Le Gaulois

Explosion dans une usine

Le Journal

Une catastrophe rue de Tolbiac


22 octobre

Le Figaro

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Gaulois

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac : on a une cinquantaine de morts à déplorer

Dernière heure

Le Journal

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Matin

Effroyable explosion dans une usine à Paris

Le Temps

L'explosion de la rue de Tolbiac

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23 octobre

Le Gaulois

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

Au fil des jours (éditorial)

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

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24 octobre

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Les victimes de la rue de Tolbiac

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25 octobre

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Un nouvelle victime

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26 octobre

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Nouvelle reconnaissance

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29 octobre

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31 octobre

Le Journal

En banlieue

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18 novembre

Le Gaulois

Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

Le Petit Parisien

Une requête en faveur des victimes de l'explosion


10 décembre

Le Gaulois

Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

Le Petit-Parisien

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

Un mort, cinq blessés


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© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte