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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.


Cinq ponts relient le XIIIème et le XIIème arrondissement.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 Le feu - Figaro 1898

Le feu

Le Figaro ― 6 mai 1898

Un incendie a éclaté avec une très grande violence, l'avant-dernière nuit, vers une heure, rue Nationale, 164, dans un grand local où sont entreposés les mobiliers des locataires expropriés de la cité Jeanne-d'Arc. Avant que les secours aient pu être organisés d'une façon efficace, le feu se communiqua à une fabrique de caisses, mitoyenne avec l'immeuble incendié.

Malgré les efforts des pompiers de la rue Jeanne-d'Arc, accourus au premier signal, tout a été détruit par les flammes.

Il n'y a pas eu d'accident de personnes. Les pertes sont assez importantes.


L'EXPLOSION DU 20 OCTOBRE 1915

 L'explosion de la rue de Tolbiac

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1915

Les travaux du déblaiement des décombres de l'explosion de la rue de Tolbiac sont à peu près terminés. Les immeubles voisins reprennent peu à peu leur physionomie normale.

Hier matin, M. Boucard, juge d'instruction, s'est rendu sur les lieux en compagnie de MM. Kling, directeur du laboratoire municipal Guillaume, commissaire divisionnaire Delangiade, commissaire Dubié, secrétaire, pour procéder aux constatations.

Les magistrats ont eu avec M. Billant, directeur de l'usine, une conférence qui, pas plus que l'interrogatoire de nombreux blessés, n'a apporté de certitudes sur les causes de la catastrophe.

A la liste des sauveteurs, que nous publiions hier, il convient d'ajouter le gardien de la paix Davenne qui, de faction près de l'usine et blessé à la tête par l'explosion, se précipita quand même dans la fournaise pour porter secours aux victimes.

L'enterrement de l'aide-major Désandré aura lieu ce matin. Le convoi quittera le Val-de-Grâce à huit heures. L'inhumation aura lieu au Père-Lachaise. Les membres du comité central et des comités locaux et les adhérents de l'Alliance républicaine démocratique sont spécialement priés d'assister aux obsèques du docteur.

La catastrophe de la rue de Tolbiac a malheureusement fait un certain nombre d'orphelins. Le sort de ces pauvres enfants a ému le conseil de direction dit l'Orphelinat des armées, qui vient de décider de prendre à sa charge les orphelins des malheureuses victimes.

A la Morgue

Les reconnaissances à la morgue deviennent de plus en plus difficiles.

Hier soir, il restait encore à identifier treize cadavres, deux têtes et les débris contenus dans quatre cercueils.

Dans la matinée, un cadavre de femme, entièrement carbonisé, ne put être reconnu que par une protubérance osseuse ancienne d'un tibia. Une partie de tête fut identifiée par !a découverte d'un névus garni de poils et une calvitie en tonsure. Une femme, également carbonisée, ne fut reconnue que par des canines doubles qu'elle avait dû faire scier.

Contrairement à ce qui avait été annoncé par la préfecture, le corps de Mi. Cazier n'a pas encore été identifié. Quant à celui de M. Bizet, la reconnaissance n'est pas définitive,

Sur la liste de reconnaissances provisoires se trouve le nom de M. Raoul Le Guyadère, trente-sept ans, demeurant à Gentilly.

Quatre cadavres seulement ont été reconnus officiellement hier. Ceux de :

Mlle Marguerite Nicolas,, dix-neuf ans,  rue Danton, à Vanves Mme Pourchasse, née Henriette Lefort, vingt ans. journalière. 5, passage Barrault; M. Eugène Gillen, trente-six ans, soldat à la 22e section, dont il ni été retrouvé, jusqu'à présent, que la tête et l'épaule droite enfin, M. Louis BourserauJt, soixante-dix ans, 2, passage Barrault.

Cette dernière victime mérite une mention spéciale. Les témoins de la catastrophe s'accordent à dire que M. Bourserault passait au moment de la première explosion. Il arracha des planches de la clôture de l'usine et commença le sauvetage d'ouvrières bloquées par l'incendie et menacées par les explosions successives. C'est en retournant une seconde fois sur le lieu du sinistre que le hardi sauveteur trouva une mort héroïque.

Les victimes seront enterrées individuellement par les soins des familles. Mais, ainsi qu'il a été procédé lors de la catastrophe du bazar de la Charité, une cérémonie sera célébrée, aux frais de l'État, pour les morts dont les cadavres n'auront pu être identifiés.

Déjà, les obsèques de quatre victimes ont été réglées dans la soirée d'hier celles de Mines Joséphine Lalande, née Thudoret;  Labat, veuve Roy et Catonaud.

Celles de Mme Lalande auront lieu demain lundi départ de la morgue à huit heures et demie du matin; cérémonie religieuse Notre-Dame; inhumation au cimetière d'Ivry-parisien.

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Dans la presse

21 octobre

Le Figaro

Terrible explosion - nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien

Une usine explose

Funèbre défilé à la morgue

On recherche les causes de la catastrophe

Liste des blessés

Le Gaulois

Explosion dans une usine

Le Journal

Une catastrophe rue de Tolbiac


22 octobre

Le Figaro

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Gaulois

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac : on a une cinquantaine de morts à déplorer

Dernière heure

Le Journal

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Matin

Effroyable explosion dans une usine à Paris

Le Temps

L'explosion de la rue de Tolbiac

Dernières nouvelles


23 octobre

Le Gaulois

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

Au fil des jours (éditorial)

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


24 octobre

Le Gaulois

Les victimes de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


25 octobre

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Un nouvelle victime

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Figaro

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


26 octobre

Le Journal

Nouvelle reconnaissance

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


27 octobre

Le Journal

L'aide aux victimes

Les suites judiciaires

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


28 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


29 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


31 octobre

Le Journal

En banlieue

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


18 novembre

Le Gaulois

Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

Le Petit Parisien

Une requête en faveur des victimes de l'explosion


10 décembre

Le Gaulois

Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

Le Petit-Parisien

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

Un mort, cinq blessés


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© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte