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SIXIEME ANNÉE N°3039

 

78ème jour de l'année

   


Lundi
19
Mars 1897

 Le scandale des Folies-Bergère évité - 15 avril 1897

Le scandale
des Folies-Bergère évité

Une indisposition de commande.
Intervention du préfet de police. — Exhibition interdite

Le Gaulois — 15 avril 1897

Le Gaulois avait signalé avec une indignation légitime les débuts prochains, sur la scène des Folies-Bergère, de l'ex-princesse et nos confrères, convaincus comme nous du scandale formidable que cette exhibition devait fatalement soulever, nous avaient emboîté le pas. Notre juste appel a été entendu. La « débutante » ne débutera pas. Nous en sommes un peu la cause et nous nous en félicitons hautement. En cette circonstance, M. Lépine a droit à nos remerciements et nous les lui marchanderons d'autant moins qu'on sait que les fonctionnaires de la république nous donnent rarement l'occasion de les féliciter.

On lira plus loin à la rubrique du « Courrier -des spectacles » la note officielle que le théâtre des Folies-Bergère nous a adressée pour nous faire savoir que l'ex-princesse ne débutait .pas ce soir sur la scène de la rue Richer.

Cette note nous montre la débutante empêchée par un état maladif d'une certaine gravité. Il y est question d'influenza, de fièvre intense, de complication pulmonaire. A la vérité, et fort heureusement pour l'héroïne en cause, sa santé est excellente et les raisons pour lesquelles les amateurs de scandales ne. la verront pas ce soir sont à un ordre-tout à fait différent.. Les voici dans toute leur simplicité.. Hier matin, M. Marchand, directeur des-Folies-Bergère, était appelé chez le préfet de police, qui lui demandait officieusement de renoncera faire débuter celle qui sur l'affiche devait porter le nom de l'ex-princesse.

Le scandale, prétendait le préfet, serait extraordinaire et des renseignements qui lui étaient fournis, il ressortait que la débutante serait huée, qu'une foule de gens s'étaient procurés des sifflets à roulette et qu'on lui jetterait à la face des lapins vivants, des pelures de pommes de terre et d'autres objets innommables.

M. Marchand répondit au préfet qu'il redoutait autant que lui ce scandale et que si la « débutante » consentait à renoncer à ses projets de paraître sur son théâtre,  il s'en montrerait fort heureux pour sa part. D'ailleurs il craignait si fort les manifestations brutales qu'il avait interdit qu'on servit aucune consommation dans la salle et qu'il avait fait supprimer les petits bancs et les lorgnettes automatiques.

— Puisque vous partagez mon avis lui, dit le préfet, voyez l'ex-princesse, et tâchez qu'elle ne soit pas hostile à nos sages projets.

» D'ailleurs, je vais la convoquer pour ce soir, six heures, et je vous prie de revenir à mon cabinet à la même heure. »

Puis, congédiant M. Marchand, le préfet ajouta :

— Allons, je commence à croire que nous parviendrons peut-être à éviter tout scandale.

A six heures précisés, M. Marchand arrivait à l'hôtel du boulevard du Palais, où, depuis un quart d'heure, la débutante l'avait précédé. L'héroïne fut reçue la première. Le préfet fit valoir à ses yeux les motifs les plus sérieux qui devaient la détourner de s’exhiber à la foule. Comme la « débutante » semblait ne pas goûter ces raisons et qu'elle prétendait avoir le droit de débuter, le préfet lui fit comprendre qu'il ne voulait prendre officiellement aucune mesure vexatoire avant la représentation, mais que si celle-ci était scandaleuse, ce qui était absolument certain, il se verrait dans la nécessité cruelle de sévir en fermant le théâtre où elle aurait eu lieu et en invitant peut-être la «débutante » a quitter le territoire français — mesure qu'il la suppliait de ne pas l'obliger à employer.

Puis, très amicalement, très paternellement, M. Lépine insista sur des questions d'ordre privé.

Il fut éloquent et persuasif, car à six heures et demie précises, l'ex-princesse, très émue, renonçait à paraître sur la scène des Folies-Bergère.

Ce début à sensation n'aura donc pas lieu, et le scandale que nous redoutions et qui eût été plus formidable que nul ne peut le soupçonner, est heureusement étouffé.

La Presse a quelquefois du bon !

*
*      *

En quittant l'hôtel du Palais, Mme Clara Ward est rentrée à son hôtel, où à peine installée, elle a reçu la visite d'un médecin, elle n'a pas eu de peine à jouer le rôle de malade qui doit expliquer au public sa décision de ne pas paraître aux Folies, car elle était effectivement souffrante.

Le docteur a indiqué l'ordonnance suivante:
Prendre par jour, en deux ou trois fois, deux à trois cuillers à potage de la potion suivante, diluée dans un verre de tisane de mauve :

    Acétate d'ammoniaque 15 gr
    Alcool de racine d'aconit 30 gouttes
    Sirop de codéine 100 gr.
    Eau de fleurs d'oranger 40 gr.

Mme Clara Ward n'a pas décidé encore si elle resterait à Paris ou si elle repartirait pour Berlin, où des offres brillantes lui sont faites par la Belle-Alliance, un music-hall renommé sur les bords de la Sprée.

Ce que nous savons, c'est qu'aujourd'hui même l'héroïne de ce petit roman doit aller poser chez un de nos grands photographes dans le costume suggestif qu'elle devait endosser aux Folies-Bergère.

Enfin, cette tragédie finit heureusement en opérette Mme Clara Ward renonce au théâtre, en France du moins, et rentre ainsi dans la vie privée. Nous n'avons plus à nous occuper d'elle, et nous espérons bien qu'il en sera toujours ainsi.

Ajoutons que Mme Clara Ward qui s'est sagement abstenue d'envoyer du papier timbré au Gaulois aurait moins sagement décidé d'en adresser à un de nos confrères.

Maubersac

 Retour à Paris de Cléo de Mérode

Retour à Paris de Cléo de Mérode

Enfin à Paris ! Détails pour l'histoire — Cent vingt mille francs  — Enchantée.

New-York s'est enfin résigné à nous restituer Mlle Cléo de Mérode. La petite ballerine aux bandeaux est à Paris depuis deux jours.

Le soir de son arrivée, tous les journaux qui ont le souci de leur réputation avaient dépêche chez elle leur plus adroit reporter. Mais tous se sont heurtés à une consigne implacable : Cléo ne pardonne pas aux journalistes parisiens la mauvaise foi des journalistes yankees.

Mlle de Mérode a bien voulu faire, néanmoins, en ma faveur une flatteuse exception.

« Êtes-vous satisfaite de votre voyage ? lui avais-je demandé.

Et, gentiment posée en face de moi sur le rebord du canapé, en une attitude Cléo, avec des gestes jolis d'enfant heureuse, de sa voix grêle et chantante, notre petite Cléo, pour la postérité, parla ainsi :

« — Voilà. Je vais vous dire. Nous avons débarqué à New-York après une très bonne traversée : je n'ai pas eu le mal de mer.

» Sur le quai m'attendaient des journalistes et des dessinateurs, le crayon à la main — plus de cent Et, moins de deux heures après mon arrivée, les journaux publiaient des éditions spéciales avec mon portrait.

» Nous nous sommes fait conduire tout de suite à l'hôtel Impérial. Ils sont drôles les hôtels là-bas : c'est on va-et-vient continuel de gens qui passent et repassent. On se croirait dans la rue.

» Puis j'ai voulu aller me promener. Mais j'ai été tout de suite reconnue par une dame qui a dit tout haut: «  C'est Cléo ! » et qui m'a suivie. Alors, une autre dame s'est approchée, puis un monsieur, puis dix, vingt personnes, et j'ai été entourée. Je me suis vite réfugiée dans un magasin avec maman; mais, lorsque nous avons voulu sortir, il y avait encore plus de monde devant la boutique que lorsque nous étions entrées. Nous avons été obligées de nous sauver par une porte de derrière, et, par la suite, nous avons renoncé à nous promener.

« -—  Et vos danses ont plu, sans aucun doute, aux Américains ?

« — Certainement. Les journaux ont bien raconté que je n'avais pas de succès, mais ils ont menti. Ils ont bien prétendu aussi que je dansais mal, Comme si les Américains pouvaient le savoir ? Ils ne s'y connaissent pas et ils n'aiment pas les ballets.

» D'abord, en Amérique,- lorsqu'une artiste n'a pas de succès, on la renvoie et on ne la paie pas.

» Ce n'est pas mon cas, puisque je rapporte de là-bas plus de cent vingt mille francs en argent.

» —  Cent vingt mille francs en argent, Cléo ?

» — Oui, parce que, l'après-midi, j'allais danser dans les salons à l'heure du thé, on me faisait venir. Je dansais mon petit pas, .et on me dormait deux mille francs.

Cadeaux et lettres.

» -Et des cadeaux ?

»– Oui, on m'a envoyé beaucoup de cadeaux : des bagues, des colliers, des boucles d'oreilles même des gens qui n'avaient pas réfléchi probablement des nécessaires de toilette en argent, des bibelots; mais je n'ai pas accepté les objets de prix. Et des lettres par milliers, mais pas des lettres, comme vous pourriez croire. Non en. Amérique, on est très sérieux, on est très gentil, mais on ne pense pas à autre chose.

» On, m'écrivait plutôt des choses comme ceci : «Mademoiselle, je vous admire dans a vos danses, si gracieuses. Envoyez-moi » donc l'air sur lequel vous dansez. Quand vous serez partie, je le jouerai en pensant à vous. »

» — Vous avez connu la gloire, mademoiselle.

» Oui, mais les journaux ont gâté ma joie. Ils ont raconté, en Amérique, que nous habitions au sixième étage et que nous ne buvions pas de vin. Nous habitions au cinquième, c'est vrai, mais il ya a un ascenseur.

» En même temps, le Figaro, qui est cependant un journal sérieux, publiait une lettre de maman remplie de fautes d'orthographe. C'est pas gentil, parce que maman ne fait pas de fautes. Mais elle a un grand défaut: elle écrit très vite. Et puis lorsque, dans un mot, il y a deux fois la même lettre, elle n'en écrit qu'une et elle met un trait au-dessus pour bien indiquer qu'elle sait qu'il en faut deux. »

Ce point d'histoire éclairci, Cléo voulut bien m'inviter à parcourir la volumineuse correspondance qu'elle, reçut New-York. Plus de mille demandes d'autographes et des propositions d'impresarii de Berlin, de Vienne, de Bucarest, de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

Et elle ne manqua pas d'insister sur la suscription suivante, que je copie sur une enveloppe timbrée de Vienne :

« Madame Cléo de Mérode, célèbre danseuse française. »

CHARLES BARDIN.
Le Matin – 27 novembre 1897

L'actualité dramatique

 LE DRAME DE LA RUE CHARLES-V - Le Gaulois cf. 920

LE DRAME DE LA RUE CHARLES-V

Tentative de meurtre et suicide

Au mois de janvier dernier, M. Brigot vendait à M. Eugène Bouly son magasin de parfumerie en gros, situé 2, rue Charles-V (quatrième arrondissement).

Son employé, M. Jacob, poussait activement Bouly à l'achat de la maison. Des pourparlers s'engagèrent et aboutirent à la vente moyennant une somme de trente mille francs.

Bouly garda comme employé et associé M. Jacob. Mais au bout de quelques mois, la maison périclita et Bouly reprochait avec véhémence à Jacob de lui avoir fait faire ce marché.

Des scènes violentes éclataient chaque jour entre les deux associés. Bouly était d'une humeur acariâtre. Il souffrait en effet d'une maladie d'estomac et songeait au suicide.

Tout compte fait, i] devait à son prédécesseur une somme de dix-huit mille francs.

Hier, il achetait un revolver de gros calibre, et dans une longue lettre au commissaire de police du quartier de l'Arsenal, il annonçait à ce magistrat qu'il avait résolu de se tuer et le priait de prévenir de sa mort une jeune femme avec qui il entretenait des relations.

Vers deux heures de l'après-midi, Bouly prenait son revolver pour se brûler la cervelle, lorsque soudain Jacob entra dans la pièce où il se trouvait. Une dernière discussion éclate entre les deux hommes. Tout à coup, Bouly, au paroxysme de la fureur, dirigea son arme contre son associe et fit feu à trois reprises différentes.

Deux balles se perdirent. La troisième atteignit Jacob à la mâchoire inférieure.

Croyant avoir tué son adversaire, Bouly dirigea son arme contre lui-même et se logea une balle dans la tempe droite.

Transporté à l'Hôtel-Dieu, il y expirait dix minutes après son arrivée.

La blessure de M. Jacob, bien que présentant une certaine gravité, ne met pas sa vie en danger.

Le Gaulois — 2 septembre 1897

 Un drame de la jalousie

Un drame de la jalousie

Léon Moynet, âgé de quarante ans, journalier, et Eugénie Jannin, femme Bossin, d'un an plus jeune, vivaient ensemble depuis plusieurs mois. Ils occupaient, 4, impasse de l'Astrolabe, une chambre au quatrième étage. Le faux ménage avait vécu très uni jusqu'à ces jours derniers ; mais Moynet, ayant cru s'apercevoir qu'un de ses voisins se montrait plus empressé qu'il ne fallait auprès de sa maîtresse, fit à celle-ci des remontrances qui furent assez mal accueillies.

— C'est bien, dit-il à Eugénie, je vais te surveiller et si je te trouve en défaut je te tuerai.

Il acquit sans nul doute la preuve de la trahison de sa compagne, car avant-hier, en rentrant vers minuit, il lui reprocha en termes violents sa conduite. Comme la malheureuse ne se défendait que par des injures, Moynet, exaspéré, s'arma d'un couteau qui se trouvait sur la table et en frappa sa maîtresse à coups redoublés. En voyant le sang couler des multiples blessures qu'il venait de faire à sa victime, il prit la fuite en criant dans l'escalier

— Je l'ai tuée je l'ai tuée

Des voisins se portèrent aussitôt au secours de la pauvre femme, mais tous les soins demeurèrent sans effet, elle rendit bientôt le dernier soupir.

On envoya chercher M. Duponnois, commissaire de police, qui, tout en procédant aux premières constatations, s'empressa d'aviser le service de la Sûreté de la fuite de Moynet. Des agents se mirent de suite à sa recherche. Ils ne l'ont trouvé qu'hier matin dans un débit de vins du voisinage. Le corps de la femme Bossin a été transporté à la Morgue pour que l'autopsie en soit faite par un médecin légiste.

Le Figaro - 24 août 1897

 RAFLE DE VAGABONDS

RAFLE DE VAGABONDS

Un charmeur de rats

La Sûreté a opéré l'avant-dernière nuit une rafle parmi les vagabonds qui cherchent un abri sous les ponts. Quarante-cinq individus ont été arrêtés. Sous le pont des Arts, les agents se sont livrés à véritable chasse à l'homme pour s'emparer des vagabonds abrités dans les ferments servant de soutien au tablier du pont. Pour ne pas tomber dans la Seine, les malheureux qui passent la nuit sous ce pont s'accrochent avec leur ceinture et leurs bretelles. Lorsqu'ils ont vu les agents, ils se sont sauvés d'arche en arche pour gagner l'autre rive, mais des agents les y attendaient et les ont capturés au fur et à mesure de leur arrivée.

Parmi les individus arrêtés se trouve un type très curieux, un nommé Émile Schwartz, âge de quarante ans, qui est sans domicile depuis vingt ans. Schwartz qui parcourt la France à pied, de village en village, est un barnum d'un nouveau genre. Il montre des souris blanches et des rats, qu'il loge sur sa poitrine, au-dessus de la ceinture de son pantalon. En même temps que lui, les agents ont amené à la Sûreté ses pensionnaires. Une odeur insupportable due aux croûtes de fromages avariées et aux fruits gâtés dont Schwartz nourrissait rais et souris, s'échappait des poches du vieux vagabond.

Quand on a fouillé Schwartz, les inspecteurs durent sortir de leur asile rats et souris et les déposer à terre. Chose curieuse, aucun de ces animaux ne se sauva et tous se groupèrent autour de leur maître. Ils attendirent derrière la porte du cabinet de M. Cochefert que leur maître sortit de chez le chef de la Sûreté.

Schwartz a été remis en liberté hier matin, et il a quitté la Sûreté avec ses rats et ses souris, qui y avaient trouvé un asile momentané.

Le Gaulois — 10 septembre 1897

Dans l'actualité du ...

 17 mars

Mercredi
17 mars 1897

ÉCHOS DU MATIN

Le président de la République, accompagné de M. Barthou, du préfet-de la Seine, de M. Gervais, président du conseil général, inaugurera aujourd'hui, à trois heure, le nouvel hospice de vieillards de Boulogne.

Cet hospice qui n’est que la reconstruction de l'ancien, contient cent soixante-dix lits. Il a coûté 700,000 francs, qui ont été fournis par un legs. En vertu de la volonté du testateur, le service sera assuré par des religieuses.


Un gros personnage de moins.

M. Lemarchand, ancien marchand de vins au Plessis-Trévise, président de la Société des « Cent-Kilos » de Saint-Denis, est décédé, hier.

Il pesait le respectable poids de trois cent trente livres.

Que la terre lui soit plus légère qu'il ne l'a été pour elle !


Il est fort probable que l'Union des femmes de France n'aura pas à sa disposition le musée Cernuschi pendant trois jours, ainsi qu'en avait décidé le conseil municipal. Il en sera de même, du reste, pour l'œuvre des soupes populaires.

Au cours de la visite que la 4e commission a faite, hier, au musée, elle s'est rendu compte des graves inconvénients qu'il y aurait à autoriser dans les salles la cohue des fêtes de charité, alors que le catalogue n'est pas encore dressé et que, faute de crédits suffisants, on n'a pu protéger suffisamment les objets de valeur contre les entreprises des amateurs indélicats qui se glisseraient parmi les assistants.

Les huit conseillers présents ont été unanimes à proclamer ce danger. Dans ces conditions, il est presque certain que, dans l'intérêt même des deux œuvres qui devaient bénéficier des visites payantes, et qui seraient responsables des pertes ou dégâts, le conseil rapportera sa précédente délibération.


Le ministre de la marine vient de faire approuver par le président de la République un décret allouant au vice-amiral chef d'état-major général de la marine une solde spéciale de 20,000 francs.


M. Alfred Rambaud, ministre de l'instruction publique, offrira, samedi prochain, un diner-suivi de réception aux présidents des deux Chambres, aux membres du gouvernement et à un certain nombre de personnages politiques et hauts fonctionnaires du ministère.


Sainte Bicyclette.

A l'instar des jardiniers, des artilleurs, voire même, tout récemment, des photographes, les fervents de la pédale ne pouvaient manquer de chercher sur la longue liste des saints ou des saintes un patron ou une patronne.

Deux noms tiennent, jusqu'ici, la tête : Saint-Germain, qui vint d'Écosse en Normandie sur un char effleurant à peine les flots (renvoyé à la vélocipédie nautique), ou mieux Sainte-Catherine d'Alexandrie, que l'on représente appuyée sur une roue — la roue du martyre — dans l'altitude d'une « cyclewoman » au repos.

Et comme, suivant la légende, la roue, en éclatant, tua net les bourreaux, rien n'empêchera les pieux « recordmen » d'espérer qu'une explosion de « pneu » survenue au bon moment arrêtera l'injuste victoire des concurrents non patronnés.


ACCIDENT DE VOITURE

Un accident qui, fort heureusement, n’a pas eu de suite fâcheuses, s’est produit hier matin, à onze heures, à l’angle des rues Notre-Dame-des-Victoires et Réaumur prolongée.

Une voiture de laitier, qui cherchait à se frayer un passage dans le réseau inextricable de fiacres dont les abords de la Bourse sont encombrés, a accroché un de ces fiacres, le n° 2301, dans lequel se trouvaient deux voyageurs, et l’a renversé sens dessus dessous sur le dos du cheval.

Les voyageurs, M. et Mme B… qui se trouvaient ainsi la tête en bas: et les jambes en l’air, poussaient des cris perçants, tandis que les cochers s’injuriaient énergiquement.

Des agents ont réussi à dégager M. et Mme B...


Par suite de l’extension de la puissance coloniale de la France, le nombre des personnes résidant ou ayant résidé dans les pays chauds augmente toujours.

Malheureusement beaucoup d’entre elles y gagnent des fièvres intermittentes ou une funeste anémie. Aucun remède n’est plus approprié à leur état et même plus apte à le prévenir que l’eau arsenicale Choussy-Perrière, dont l’usage régulier rétablit les santés les plus ébranlées.


Quelle est la raison de la vogue colossale de notre nouvelle marque française, les Cycles de la Maison Petitjean ? Uniquement celle-ci :  ils sont construits par une maison dont la spécialité (coffres-forts, et serrures de sûreté) est la RÉSISTANCE et la PRÉCISION, les deux qualités requises pour une machine parfaite ; le tout appuyé sur une réputation universelle de plus de 30 ans ! Cette vogue est donc bien naturelle, puisqu'elle est le résultat de la logique et du bon sens public.

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 18 mars

Jeudi
18 mars 1897

MARSEILLE, 17 mars. De notre correspondant particulier. Le paquebot Peïho, courrier de Madagascar, est arrivé, ce soir, à cinq heures, avec cent quatre-vingt- onze passagers. Il rapatrie cent vingt-cinq militaires. Au cours du voyage, sept soldats sont morts. Les corps ont été immergés.


Une bande d’assommeurs.

Depuis quelques nuits, les abords de la rue Mouffetard étaient absolument impraticables. Une bande d'individus assommaient les gens à coups de nerfs de bœuf et les dévalisaient ensuite. Hier soir, en moins d'une heure, MM. Sabatier, Marchand et Cavard, habitant la rue Mouffetard et la rue de l’Arbalète, qui rentraient chez eux vers dix heure, étaient ainsi assaillis et dépouillés.

Le dernier, M. Cavard ayant pu appeler à l'aide, fut secouru par les gardiens de la paix; qui arrêtèrent les nommés Pierre Rouleaux et Louis Rollot, lesquels dénoncèrent leurs -complices qui furent arrêtés, peu après, dans un bar de la place Maubert. Ce sont les nommés Alfred Gailand, Charles Tourneur, Henry Devoux et Harry Truffy.

Les six assommeurs ont été envoyés au Dépôt.


OU EST PAPA ?

C'est par cette question que s'annonçait, hier matin, aux huissiers du préfet de police, un jeune homme très correctement vêtu et d'un extérieur agréable.

— Quel est votre papa demanda avec une exquise politesse l'un des huissiers.

— Comment, vous ne le savez pas ? Mais, mon papa, c'est votre préfet, M. Lépine. Et il est urgent que je le voie de suite, sans plus tarder. Je viens pour le mettre en garde contre de violentes attaques et…

—Parfaitement, parfaitement, répliqua l'huissier auquel il s'était adressé. Je vais vous faire conduire à lui.

Et il confia le pauvre jeune homme à un garçon de bureau qui le mena à l'infirmerie spéciale du Dépôt. Ce jeune homme, qui appartient à une très honorable famille, a perdu la raison à la suite de chagrins d'amour.


Malgré son excellente nourrice, mon bébé a été pris soudain de dysenterie infectieuse. Je le croyais perdu ; je lui ai donné du Lait maternisé de la ferme d'Arcy-en- Brie ; il a été sauvé en quelques jours.


Victoire pacifique.

De tout temps, nous avons dû emprunter à l'Italie certains produits dont elle avait la spécialité, tels que les pâtes alimentaires. Cela n'est plus vrai depuis que MM. Rivoire et Carret ont imaginé les nouillettes macaronis et les coquilles aux œufs, mets exquis célèbres déjà et dignes des tables les plus raffinées.


De tout temps, la contrefaçon, comme une lèpre, s'est attachée aux produits les plus demandés par le public. De même que les meilleurs fruits sont la proie préférée des vers, les plus vieilles réputations se trouvent en butte à l'audace, toujours renaissante, des sophisticateurs.

A ce point de vue nul ne sera surpris d'apprendre que l'Eau de mélisse des Carmes Boyer est un des produits les plus contrefaits parmi les spécialités françaises.

Sans compter les procès en cours, cet excellent produit a obtenu 59 condamnations, ou plutôt la condamnation de 59 contrefacteurs, tant en première instance qu'en appel ou en cassation Il faut qu'un produit ait vraiment de la supériorité pour être ainsi le point de mire permanent des imitateurs. Aussi conseillons-nous aux nombreux consommateurs de l'Eau des Carmes d'exiger toujours le flacon revêtu de son étiquette blanche et noire signée Boyer, et de s'assurer que le cachet rouge est intact.


Du haut du pont.

Les personnes qui passaient, hier matin, vers six heures, sur le pont Solférino, ont été témoins de la noyade d'une jeune femme qui a brusquement enjambé le parapet et s'est précipitée dans la Seine.

Des mariniers se sont précipités au secours de l’infortunée, mais la rapidité du courant ne leur a pas permis de la sauver en temps utile. La noyée semble âgée d'une vingtaine d'années elle portait une toilette de grand deuil.

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A. ALLAISLe bon mot
d'Alphonse Allais

 Les tarifs de chemins de fer sont aménagés d'une manière imbécile. On devrait faire payer des suppléments pour les retours... puisque les gens sont forcés de revenir.


332. Pendant l'orage qui éclatât le 31 mars 1897 sur Paris, un nommé Henri Martin, charretier, fut frappé, boulevard Raspail, par la foudre. Paralysé du côté droit, il fut transporté à l'hôpital Cochin.

NOS AMIS LES RUSSES


Bien avant les diplomates des deux pays, les médecins russes partageaient les vues de leurs collègues français. C'est ainsi qu'après le Dr Pouchet le célèbre professeur Bogoslowsky, professeur de pharmacologie à l'Université impériale de Moscou, proclame dans ses travaux l'excellence de l’Apenta, la célèbre eau purgative.
 Léa d'Asco

Léa d'Asco

A propos de sa tentative de suicide

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 Un voyage en automobile

Un voyage en automobile

par un jeune automobiliste

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Le crime de la rue de Miromesnil

Un affreux drame conjugal ayant eu, paraît-il, la jalousie pour mobile, s'est passé, hier, rue de Miromesnil, 42.

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Un drame de la jalousie

Léon Moynet, âgé de quarante ans, journalier, et Eugénie Jannin, femme Bossin, d'un an plus jeune, vivaient ensemble depuis plusieurs mois. Ils occupaient, 4, impasse de l'Astrolabe, une chambre au quatrième étage. Le faux ménage avait vécu très uni jusqu'à ces jours derniers ; mais Moynet, ayant cru s'apercevoir qu'un de ses voisins se montrait plus empressé qu'il ne fallait auprès de sa maîtresse

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 LE PAIN CHER

LE PAIN CHER

— Non, le pain n’est pas cher, car il est vraiment bon,

Et pendant quinze jours, au moins, on a le même...

— De quel pain parlez-vous ? —Mais du pain de savon

Le plus pur, le plus fin, du doux Congo que j’aime.

A. Boulanger au parfumeur Vaissier.

Nouvelles à la main

Entre jeunes filles

Entre jeunes filles,
— Oui, ma chère maman me conseille d’épouser M. Isidore… tu sais ce grand garçon aux cheveux rouges…
— Je ne te plains pas… Le rouge se porte beaucoup cette année !

 Exposition de Cercle

Exposition de Cercle

UNE JEUNE FILLE. — Quel joli tableau Ce sont des fiancés… C'est un mariage d'inclination !

LE PÈRE. — Mais non, c'est un mariage de raison, regarde ce qu'il y a sur le cadre : Vendu !

Bonnes amies : Cette chère Eugénie dit

Bonnes amies :
— Cette chère Eugénie dit que le dernier mot de son mari a été pour elle.
— Le dernier mot ! Allons donc, je suis bien sûr que ce n'est pas lui qui l'a eu ; elle était là quand il est mort.

 Au café

Au café, à Marseille.

Une discussion s'engage entre deux individus dont l'un a quarante ans au plus et l'autre a largement passé la soixantaine.

A la fin, le premier dit au second, d'un ton très crâne :

—Ah çà mais ! ce n'est pas parce que vous avez presque le double de mon âge que vous me ferez peur, vous savez !...

 Les deux adversaires se rendant

Les deux adversaires se rendant au lieu de rendez-vous dans le bois de Vincennes, se rencontrent au guichet de la gare de la Bastille.

X... demande un billet aller et retour.

― Vous êtes donc bien sûr de revenir ? dit Z... narquois.

— Absolument sûr.

— Alors je vous fais des excuses, poursuit Z... subitement radouci.


Echos et nouvelles

 Et la pluie continuait de tomber

Et la pluie continuait de tomber !

Depuis que le pluviomètre à l'usage des observatoires a été inventé, c'est-à-dire depuis plus de deux cents ans, il ne s'est jamais rencontré, paraît-il, un mois de septembre aussi mouillé qu'en l'an de grâce 1897.

Aussi les météorologistes sont fort embarrassés d'expliquer ce phénomène. Songez donc que l'observatoire de la tour Saint-Jacques a enregistré dans l'après-midi d'hier, de midi à trois heures seulement, 10 millimètres d'eau ! Cela représente une moyenne de 100 mètres cubes d'eau par hectare.

On essaye de nous consoler en nous rappelant le souvenir de journées plus désagréables encore, celle du 10 septembre de l'année dernière, par exemple, qui, par suite d'une trombe, de funeste mémoire, nous gratifia de 50 millimètres d'eau dans le court espace de deux heures et demie. Mais toutes ces consolations ne valent pas un bon parapluie !

Le Gaulois — 7 septembre 1897

 Vins artificiels - 1897

Au Sénat

Toujours les vins artificiels.

M. Monis leur reproche de porter une atteinte irréparable à la moralité commerciale, et vous ne devineriez jamais pourquoi? Ceux qui lés fabriquent ne les vendent pas assez cher
Avec M. Turrel, les défenseurs des raisins secs passent un mauvais quart d'heure, et il garde ce coup pour le dernier « C'est la première fois qu'une loi agricole est appuyée par les Bouches-du-Rhône. » Cet argument serait sans réplique si l'on ne pouvait opposer à l'avis favorable de la Chambre d'agriculture provençale l'avis nettement hostile de son voisin le Conseil général.
M. Girault constate qu'il n'a pas entendu (ce qui n'a rien de surprenant) un seul orateur proclamer l'excellence de la loi. Mais, n'étant pas aveugle, il a pu la lire et constater ainsi qu'elle prête à l'arbitraire. D'ailleurs, les vins de raisins secs ne sont pas nuisibles à la santé publique, et il en donne une preuve « J'en bois » Malheureusement, il atténue aussitôt l'effet produit par cet argument « Il est vrai, ajoute-t-il, que je les additionne d'un petit vin de Roussillon. Il termine par cette constatation rassurante « Les viticulteurs qui ont entrepris cette croisade sont précisément ceux qui « améliorent » leurs vins avec de l'acide sulfurique. »
Et M. Fresneau conclut mélancoliquement « Pourquoi interdire les vins artificiels, alors que nous vivons en un temps où tout est artificiel? » Là-dessus, on clôt la discussion générale, et la bataille recommence immédiatement sur l'article premier qui est renvoyé à la Commission.
Cela promet !

Le Figaro - 17 février 1897

 Le sauvetage des noyés par les gardiens de la paix

Le sauvetage des noyés par les gardiens de la paix

On a pu formuler des critiques, parfois légitimes, contre l'organisation du service des secours publics à Paris. On a pu signaler l'imperfection des méthodes d'assistance immédiate des blessés et des malades tombés sur la voie publique. Mais on est unanime à reconnaître que ces reproches ne peuvent s'adresser à l'organisation du service de secours aux noyés.

Le rapport adressé par le docteur Voisin au Conseil d'hygiène, sur le fonctionnement des postes de secours aux noyés, en 1896, contient la preuve que les résultats obtenus sont dés plus satisfaisants. Au cours de cette année, 431 personnes submergées ont été apportées dans les postes de secours établis sur les berges de la Seine, de la Marne et du canal Saint-Martin. Douze seulement n'ont pu être rappelées à la vie et 389 sont sorties saines et sauves des pavillons de secours. C'est donc dans la magnifique proportion de 97 pour 100 que des créatures humaines ont pu être sauvées, grâce à l'organisation de ce service.

Parmi les 389 personnes arrachées à la mort, 131 n'étaient restées que quelques secondes sous l'eau ; 222 y étaient restées de une à quatre minutes, et une pendant un quart d'heure. Parmi les douze qui n'ont pu être rappelées à la vie, 11 n'avaient été repêchées que dans un délai de dix à trente minutes. La douzième, qui n'était restée sous l'eau que quatre minutes, avait succombé à une congestion, conséquence de la proximité de son dernier repas.

La respiration artificielle, la traction rythmée de la langue, les inhalations d'oxygène, mais surtout l'emploi des moyens de réchauffement par frictions à la flanelle chaude ont donné les meilleurs résultats.

Mais ce qui est à noter, ce qui est vraiment remarquable, c'est que les soins aux noyés, récompensés par un si heureux succès, ont été donnés presque exclusivement par les gardiens de la paix, sans le concours des médecins. Aussi, M. Laurent, secrétaire général de la Préfecture de police, s'est-il fait l'interprète de l'unanimité des membres du Conseil d'hygiène en adressant des félicitations aux braves agents préposés au service des postes de secours. La population parisienne s'associera certainement à ce juste hommage.

Le Figaro — 2 septembre 1897

 Au Mouin Rouge - 1897

Petites nouvelles

Au Moulin Rouge, l'amusante revue, les Caucaseries de la Butte, continue sa brillante carrière. A signaler tout spécialement les scènes des tandemistes, du cycliste militaire, de Lui-Ki Schling, brillamment conduites par l'excellent Gaillard, la suggestive Dickson et la joyeuse Dufresny.

Le Figaro - 10 janvier 1897

 Le développement du cyclisme - sept. 1897

Le développement du cyclisme

Le cyclisme se développe chaque jour davantage dans notre pays, ainsi que tout le monde peut s'en convaincre. Mais on n'a pas de notions précises sur les proportions qu'a prises ce nouveau mode de locomotion. Le ministère des finances vient précisément de nous fournir à cet égard des indications en quelque sorte mathématiques, par le relevé qu'il a fait des produits de l'impôt sur les vélocipèdes et des fluctuations annuelles qu'a subies cet impôt. Les résultats que le fisc a constatés sont curieux et méritent d'être signalés.

Le nombre des vélocipèdes soumis à l'impôt se trouvait être au 1er janvier 1897 de 329,816 pour toute la France. C'est le chiffre le plus récent qu'on ait pu constater, car l'année actuelle étant en cours et comportant, outre les rôles du début, des rôles supplémentaires, les statistiques s'y rapportant ne pourront être connues qu'en fin d'exercice.

Pour l'année 1895 on n'avait taxé que 256,084 vélocipèdes et pour l'année 1894, 203,026. On voit combien la progression est rapide. Elle s'accusera encore plus cette année.

L'impôt a produit, durant l'année 1896, la somme de 3,272,339 francs.

II est curieux de voir comment ce nombre de 329,816 vélocipèdes se répartit entre les départements. C'est naturellement celui de la Seine qui vient en tête avec 62,892 vélocipèdes.

Viennent ensuite : Seine-et-Oise, 14,343 vélocipèdes; Nord, 10,386 Seine-et-Marne, 9,085 Seine-Inférieure, 8,227; Gironde, 7,985; Marne, 7,672 Oise, 7,375 Aisne, 5,973 Somme, 5,379, etc.

Tels sont les dix premiers départements par ordre d'importance.

Les départements qui ont le moins de vélocipèdes sont les suivants: Corse, 98 Lozère, 137 Hautes-Alpes, 320 Haute-Loire, 377; Basses-Alpes, 402; Cantal, 404, et Ariège, 546.

Paris, à lui seul, paye environ le cinquième du produit total de l'impôt, soit 626,916 francs.

Le Figaro - 3 septembre 1897

 La visite du président de la Rép

La visite du président de la République à l'hospice des vieillards de Boulogne

Le président de la République, accompagné général Tournier, des commandants Humbert et Legrand et de M. Le Gall, a quitté, hier, l'Élysée, à deux heures vingt, pour inaugurer le nouvel hospice des vieillards de Boulogne sur Seine.

Reçu au milieu des fleurs, des drapeaux et des vivats par le ministre de l'intérieur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général, les préfets de la Seine, de-police, MM. Poirrier, sénateur; Rigaud, député; Escudier, Peyron, etc., M. Félix Faute a répondu aux allocutions de M. Jochum, maire de Boulogne; Gervais et de Selves, par la remise de la rosette d'officier de l'instruction publique à M. Jochum, des palmes académiques à MM. Chevalier, secrétaire de la mairie de Boulogne, Gionnier professeur à l'Association philotechnique, et de la croix du Mérite agricole à MM.. Vidal-Beaume et Chartier.

Au cours de la distribution des médailles d'honneur, l'un des médaillés, vieux garçon de chantier, comptant plus de trente ans de services, voulait absolument, dans sa joie, embrasser lé président.

― On ne donne l'accolade, lui a fait observer M. Félix Faure, que lorsqu'on remet la Légion d'honneur nous verrons plus tard.

La visite de l'hospice a commencé par les dortoirs des  femmes, s'est poursuivie par les bâtiments réservés aux hommes, les cuisines, la machinerie, et s'est terminée par les réfectoires, dans l'un desquels un lunch avait été servi.

M. Gervais, président du conseil générale a porté un toast à la santé du président de la République, qui s'est  retiré, très acclamé, ainsi que M. Barthou.

Le Matin ― 18 mars 1897

Le Journal de 1897

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