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SIXIEME ANNÉE N°2858

 

262ème jour de l'année

   


Mardi
19
Septembre 1897

 Le scandale des Folies-Bergère évité - 15 avril 1897

Le scandale
des Folies-Bergère évité

Une indisposition de commande.
Intervention du préfet de police. — Exhibition interdite

Le Gaulois — 15 avril 1897

Le Gaulois avait signalé avec une indignation légitime les débuts prochains, sur la scène des Folies-Bergère, de l'ex-princesse et nos confrères, convaincus comme nous du scandale formidable que cette exhibition devait fatalement soulever, nous avaient emboîté le pas. Notre juste appel a été entendu. La « débutante » ne débutera pas. Nous en sommes un peu la cause et nous nous en félicitons hautement. En cette circonstance, M. Lépine a droit à nos remerciements et nous les lui marchanderons d'autant moins qu'on sait que les fonctionnaires de la république nous donnent rarement l'occasion de les féliciter.

On lira plus loin à la rubrique du « Courrier -des spectacles » la note officielle que le théâtre des Folies-Bergère nous a adressée pour nous faire savoir que l'ex-princesse ne débutait .pas ce soir sur la scène de la rue Richer.

Cette note nous montre la débutante empêchée par un état maladif d'une certaine gravité. Il y est question d'influenza, de fièvre intense, de complication pulmonaire. A la vérité, et fort heureusement pour l'héroïne en cause, sa santé est excellente et les raisons pour lesquelles les amateurs de scandales ne. la verront pas ce soir sont à un ordre-tout à fait différent.. Les voici dans toute leur simplicité.. Hier matin, M. Marchand, directeur des-Folies-Bergère, était appelé chez le préfet de police, qui lui demandait officieusement de renoncera faire débuter celle qui sur l'affiche devait porter le nom de l'ex-princesse.

Le scandale, prétendait le préfet, serait extraordinaire et des renseignements qui lui étaient fournis, il ressortait que la débutante serait huée, qu'une foule de gens s'étaient procurés des sifflets à roulette et qu'on lui jetterait à la face des lapins vivants, des pelures de pommes de terre et d'autres objets innommables.

M. Marchand répondit au préfet qu'il redoutait autant que lui ce scandale et que si la « débutante » consentait à renoncer à ses projets de paraître sur son théâtre,  il s'en montrerait fort heureux pour sa part. D'ailleurs il craignait si fort les manifestations brutales qu'il avait interdit qu'on servit aucune consommation dans la salle et qu'il avait fait supprimer les petits bancs et les lorgnettes automatiques.

— Puisque vous partagez mon avis lui, dit le préfet, voyez l'ex-princesse, et tâchez qu'elle ne soit pas hostile à nos sages projets.

» D'ailleurs, je vais la convoquer pour ce soir, six heures, et je vous prie de revenir à mon cabinet à la même heure. »

Puis, congédiant M. Marchand, le préfet ajouta :

— Allons, je commence à croire que nous parviendrons peut-être à éviter tout scandale.

A six heures précisés, M. Marchand arrivait à l'hôtel du boulevard du Palais, où, depuis un quart d'heure, la débutante l'avait précédé. L'héroïne fut reçue la première. Le préfet fit valoir à ses yeux les motifs les plus sérieux qui devaient la détourner de s’exhiber à la foule. Comme la « débutante » semblait ne pas goûter ces raisons et qu'elle prétendait avoir le droit de débuter, le préfet lui fit comprendre qu'il ne voulait prendre officiellement aucune mesure vexatoire avant la représentation, mais que si celle-ci était scandaleuse, ce qui était absolument certain, il se verrait dans la nécessité cruelle de sévir en fermant le théâtre où elle aurait eu lieu et en invitant peut-être la «débutante » a quitter le territoire français — mesure qu'il la suppliait de ne pas l'obliger à employer.

Puis, très amicalement, très paternellement, M. Lépine insista sur des questions d'ordre privé.

Il fut éloquent et persuasif, car à six heures et demie précises, l'ex-princesse, très émue, renonçait à paraître sur la scène des Folies-Bergère.

Ce début à sensation n'aura donc pas lieu, et le scandale que nous redoutions et qui eût été plus formidable que nul ne peut le soupçonner, est heureusement étouffé.

La Presse a quelquefois du bon !

*
*      *

En quittant l'hôtel du Palais, Mme Clara Ward est rentrée à son hôtel, où à peine installée, elle a reçu la visite d'un médecin, elle n'a pas eu de peine à jouer le rôle de malade qui doit expliquer au public sa décision de ne pas paraître aux Folies, car elle était effectivement souffrante.

Le docteur a indiqué l'ordonnance suivante:
Prendre par jour, en deux ou trois fois, deux à trois cuillers à potage de la potion suivante, diluée dans un verre de tisane de mauve :

    Acétate d'ammoniaque 15 gr
    Alcool de racine d'aconit 30 gouttes
    Sirop de codéine 100 gr.
    Eau de fleurs d'oranger 40 gr.

Mme Clara Ward n'a pas décidé encore si elle resterait à Paris ou si elle repartirait pour Berlin, où des offres brillantes lui sont faites par la Belle-Alliance, un music-hall renommé sur les bords de la Sprée.

Ce que nous savons, c'est qu'aujourd'hui même l'héroïne de ce petit roman doit aller poser chez un de nos grands photographes dans le costume suggestif qu'elle devait endosser aux Folies-Bergère.

Enfin, cette tragédie finit heureusement en opérette Mme Clara Ward renonce au théâtre, en France du moins, et rentre ainsi dans la vie privée. Nous n'avons plus à nous occuper d'elle, et nous espérons bien qu'il en sera toujours ainsi.

Ajoutons que Mme Clara Ward qui s'est sagement abstenue d'envoyer du papier timbré au Gaulois aurait moins sagement décidé d'en adresser à un de nos confrères.

Maubersac

 UN COIN DU BOULEVARD EN TRAIN DE SE MODIFIER - 1897

PARIS QUI S'EN VA

UN COIN DU BOULEVARD
EN TRAIN DE SE MODIFIER

Fini, le café Riche — Maison de rapport —Quinze mois de poussière — Hier et aujourd'hui — Types disparus.

Un coin de Paris (du vrai Paris boulevardier) va être complètement modifié. C'est celui où est installé le café Riche, formant l'angle du boulevard des Italiens et de la rue Le Peletier.

Le vaste immeuble qui s'élève à cet endroit est la propriété d'une compagnie d'assurances qui l'occupe presque entièrement pour le service de ses bureaux. Or cette société financière, qui est également propriétaire de l'immeuble contigu, 3, rue Le Peletier, ayant jugé que ses locaux sont fort mal disposés et, que ses immeubles lui pourraient rapporter davantage en recevant une autre destination, a décide de les faire démolir complètement pour reconstruire sur leur emplacement une bonne maison de rapport, une maison qui réalisera l'idéal du bâtiment moderne, avec tous les perfectionnements la construction américaine : une maison, de Chicago à Paris. Les travaux seront commences dans les premiers jours de l'année prochaine.

La démolition et la reconstruction sont prévues pour une période de quinze .mois. Voilà qui nous promet de la poussière pour un long temps. La pioche ne respectera rien, rien, pas même les décorations murales du café Riche Ce ne sera pas une perte pour l'art décoratif. Voilà qui nous rassure.

Cette partie du boulevard a eu les fortunes les plus diverses. On s'y amusait joyeusement autrefois, alors que le boulevard était encore le rendez-vous des Parisiens de Paris, c'est-à-dire avant l'invasion des provinciaux et des rastaquouères. Il y avait là non seulement le café Riche, qui va disparaître à son tour… pour un temps du moins, et dont la création remonte à la Révolution, mais encore d'autres établissements aussi célèbres. La période la plus brillante de ce morceau de Paris fut celle de 1840 à 1848. Nous ne reviendrons point sur l'histoire du café Riche, que nous avons narrée il' y a quelques mois; mais parlons des autres.

Autrefois.

L'ancien café de Paris était situé non loin de là, au coin de la rue Taitbout. Après l'heure du dîner, les habitués du célèbre restaurant où l'on mangea pour la dernière fois de bonne cuisine se mêlaient à ceux du café Hardi et du café Riche. Et quels étaient ces habitués ? Des jeunes bambocheurs, des libertins, des noctambules mais quels bambocheurs quels libertins et quels noctambules Alfred de Musset, Véron, Méry, le marquis de Hailays, Romieu, Roger de Beauvoir, lord Seymour et tant d'autres qui, depuis. C'est là que Véron attendait l'aurore pour se coucher.

Le.café Hardi était situé tout à côté du Café Riche. Il avait pour, clients assidus tous les brillants rédacteurs du National, dont les bureaux étaient situés précisément dans la rue Le Peletier. On y voyait Armand Marrast, Clément Thomas, le baron Dornés, Gérard de Nerval et, de temps à autre, le grave Louis Blanc. Ah ! c'était bien le « boulevard » que le boulevard des Italiens ! Aussi disait-on qu'il fallait être riche pour diner au café Hardi et hardi pour dîner au café Riche.

Mais le temps ne respecte rien. Disparue ou plutôt modifiée aussi, l'ancienne maison de lord Seymour, située à l'autre coin angle de la rue Lafitte remarquable par son vaste perron. Il y avait là certain bureau de tabac où les élégants du boulevard allaient acheter leurs cigares. L'histoire ajoute qu'Alfred de Musset y allait deux fois par jour, attiré par certaine jolie personne, dont les yeux flamboyants avaient une attraction particulière.

Originaux célèbres.

C'est aussi en ce coin de Paris que l'on rencontrait et qu'habitaient deux originaux fort célèbres dans les annales du boulevard: le Persan est le major Fraser. Le premier portait une robe chamarrée. Il était coiffé d'un bonnet pointu en fourrure d'astrakan. Il vécut fort longtemps à Paris.

On le voyait dans les théâtres et dans les cafés. On ne lui connaissait pas de nom. Il ne parla jamais à personne et mourut sous le second Empire, très estimé de sa concierge.

L'autre portait un pantalon gris clair à la cosaque et une redingote unique, serrée à la taille. Il portait aussi de longues cravates de foulard à pois, dont il faisait un noeud, énorme qui lui couvrait toute la poitrine.

On le disait russe. Mais Nestor Roqueplan affirmait qu'il était espagnol.

Aujourd'hui, ces vrais types boulevardiers ont disparu. Le boulevard n'est plus le boulevard et, si, d'aventure, quelque original exotique y attire l'attention, soyez certain que c'est un de ceux pour qui M. Darlan a écrit sa circulaire sur le port des décorations étrangères.

Le Matin - 17 oct. 1897

L'actualité dramatique

 LE DRAME DE LA PLACE DES VICTOIRES - 2

LE DRAME DE LA PLACE DES VICTOIRES

II paraît hors de doute maintenant que M. le comte de Malmignati, dont nous avons raconté hier la tragique aventure, place des Victoires, a été la victime d'un dément alcoolique.

Rue de Buffon, 5, on nous a déclaré qu'Octave Blin avait habile l'immeuble d'août 1895 au.8 octobre dernier.

— Il vivait alors avec sa seconde femme et un enfant qu'il en avait eu, nous dit le concierge. Il n'était reste que neuf mois en ménage avec sa première femme et le divorce avait été prononcé entre eux.

» Blin s’était remarié, mais sa seconde femme fut obligée de le quitter et d'emmener son enfant. Les brutalités de son mari n'étaient pas supportables. Blin, qui, était alors porteur au panier, ne parvenait pas à gagner sa propre vie. Son père, ancien boucher en province, lui payait son loyer et l'entretenait pour ainsi dire.

» Blin a fait ses études au lycée de Blois et a un frère médecin de la mariné. Sa sœur est mariée à un huissier de Pau.

» Il n'est nullement anarchiste et ne s'est jamais occupé de politique. Il buvait énormément et il ne saurait y avoir de doute. Il a agi sous l'influence d'un accès de folie alcoolique, »

Même note rue Poliveau, 17, où Blin, nous l'avons dit, était allé habiter en quittant la rue de Buffon. Il rentrait chaque jour dans un état d'ébriété avancé, toujours gorgé d'absinthe, prodiguant grossièretés et menaces. Depuis dimanche, nous ne l'avions pas vu.

» Blin ne faisait jamais de politique. Tous les locataires sont unanimes à croire à un accès de folie alcoolique.

» D'autre part, le parquet n'exclurait pas toute préméditation de l'acte inqualifiable accompli par Blin.

» Car il a maintes fois déclaré.et verbalement et par écrit, qu'il « ferait un coup d'éclat pour déshonorer sa famille ».

Nous l'avons dit, la blessure du comte de Malmignati n'est pas grave. Le cuir chevelu, seul a été entamé, et les médecins ont recousu sa blessure, qui paraissait tout d'abord horrible.

M. de Malmignati est très affaibli par l'énorme quantité de sang qu'il a perdu.

Le Gaulois — 9 janvier 1897

 CURIEUX CAS DE FOLIE

CURIEUX CAS DE FOLIE

Une femme, âgée d’environ cinquante ans, se présentait dans la matinée aux guichets de la Banque de France, rue Monsigny.

— Je viens, dit-elle, toucher six millions que m’a légués, il y a mille ans, saint Antoine de Padoue. Payez-moi capital et intérêts en billets de banque.

— Vous ne pouvez, madame, emporter seule un pareil fardeau, lui fut-il répondu. Un de nos employés va vous aider.

L’employé a conduit la pauvre folle au commissariat de police voisin, et elle a été envoyée å l’infirmerie du dépôt.

Cette malheureuse, qui se nomme Victorine Pierçon, a eu autrefois une assez grosse fortune qu’elle a perdue dans de mauvaises spéculations.

Le Gaulois — 22 août 1897

 RAFLE DE VAGABONDS

RAFLE DE VAGABONDS

Un charmeur de rats

La Sûreté a opéré l'avant-dernière nuit une rafle parmi les vagabonds qui cherchent un abri sous les ponts. Quarante-cinq individus ont été arrêtés. Sous le pont des Arts, les agents se sont livrés à véritable chasse à l'homme pour s'emparer des vagabonds abrités dans les ferments servant de soutien au tablier du pont. Pour ne pas tomber dans la Seine, les malheureux qui passent la nuit sous ce pont s'accrochent avec leur ceinture et leurs bretelles. Lorsqu'ils ont vu les agents, ils se sont sauvés d'arche en arche pour gagner l'autre rive, mais des agents les y attendaient et les ont capturés au fur et à mesure de leur arrivée.

Parmi les individus arrêtés se trouve un type très curieux, un nommé Émile Schwartz, âge de quarante ans, qui est sans domicile depuis vingt ans. Schwartz qui parcourt la France à pied, de village en village, est un barnum d'un nouveau genre. Il montre des souris blanches et des rats, qu'il loge sur sa poitrine, au-dessus de la ceinture de son pantalon. En même temps que lui, les agents ont amené à la Sûreté ses pensionnaires. Une odeur insupportable due aux croûtes de fromages avariées et aux fruits gâtés dont Schwartz nourrissait rais et souris, s'échappait des poches du vieux vagabond.

Quand on a fouillé Schwartz, les inspecteurs durent sortir de leur asile rats et souris et les déposer à terre. Chose curieuse, aucun de ces animaux ne se sauva et tous se groupèrent autour de leur maître. Ils attendirent derrière la porte du cabinet de M. Cochefert que leur maître sortit de chez le chef de la Sûreté.

Schwartz a été remis en liberté hier matin, et il a quitté la Sûreté avec ses rats et ses souris, qui y avaient trouvé un asile momentané.

Le Gaulois — 10 septembre 1897

Dans l'actualité du ...

 17 septembre

Vendredi
17 septembre 1897

M. Paul Déroulède a dû quitter Paris hier, brusquement appelé en Charente par la mort subite d'une de ses tantes paternelles, Mme Raoul de Laonnoy. L'enterrement a lieu aujourd'hui vendredi aux environs d'Angoùléme.

M. Déroulède reviendra demain diriger les répétitions de la Mort de Hoche.


On a fini hier de peindre en chocolat le pont de Solferino dont l'ancienne couleur gris d'acier blanchissait trop en vieillissant.

C'est actuellement le seul pont de Paris qui revête une nuance aussi foncée. On s'imaginait que cette teinte n'était que provisoire les peintres ont appris hier aux passants questionneurs qu'elle était bien définitive.


Londres, 17 septembre. Le Morning Post dit que, dans la situation politique de l'Europe, des alliances ne sont pas possibles pour l'Angleterre, mais que, si une coalition quelconque attaquait l'Angleterre, celle-ci deviendrait, de fait, l'alliée des autres coalisés.


M. Léon Bouët, directeur du Paris-Journal a été nommé récemment chevalier dans l'ordre du Mérite agricole.


Après le repas.

Pour triompher des digestions rebellés, dissiper les lourdeurs de tête, il suffit de prendre quelques gouttes d'alcool de menthe de Ricqlès dans un verre d'eausucrée. D'un goût délicieux, le Ricqlés stimule energiquement, les fonctions de l'estomac.


Triponé-Chabos.

Par décret inséré hier au Bulletin des lois, les membres de la famille Triponé sont autorisés à substituer à leur nom patronymique celui de Chabos. On se souvient sans doute que Triponé, qui était à Paris l'un des représentants de la maison Armstrong, fut condamné, en même temps que M. Turpin, à cinq années d'emprisonnement pour divulgation de secrets intéressant la défense nationale.


A Colombey-lez-Choiseul, ces jours derniers, une vache, appartenant à M. Vandangeot, a mis bas trois veaux bien constitués.

Tout le monde se porte bien...


Les médecins ont prononcé leur diagnostic définitif sur l'état mental du prince Henri XXVI de Reuss. Le prince souffre d'une maladie cérébrale dont il a subi les premières atteintes il y a deux ans et qui n'a cessé de se développer depuis.cette époque. Entre autres symptômes de son mal, on constate une faiblesse de mémoire et de volonté, dont le malade souffre surtout depuis plusieurs semaines. Comme conséquence de ce diagnostic, on a déjà commencé les démarches nécessaires pour mettre le prince en interdit.


Madrid, 17 septembre, Le conseil des ministres s'est occupé de l'excommunication lancée par l'évêque de Majorque contre le ministre des finances.

Le conseil a décidé d'entamer des négociations avec le Vatican à ce sujet.

La conduite de l'évêque est considérée comme inexplicable, car le ministre des finances ne peut pas intervenir dans une question donnant lieu à une excommunication.


Encore beaucoup de monde à Vichy, malgré l'automne qui s'avance â grands pas. Aperçu autour des sources : Mme Camille Coupet, baronne de Ferrussac, marquise de Çortès, comtesse de Camarido. marquis et marquise de Frenoys, Mme de Bouilhac, vicomtesse de Contamine, Mme de Fourtou, Mme Hàëhtjefts, M. et Mme Hussenot de Scnonges, M. et Mme Pouget de Saint-André, vicomtesse de Lambarès, baronne de Gaulmin, Mme d'Aubigny, M. et Mme de La Haye. Mme de La Faize, vicomte de Goys, M. Leroy-Beaulieu, de l'Institut, comte d'Alcantara, M. de Lutznon, comte de Naguerra, M. Thomson, trésorier-payeur général des Bouches-du-Rhône, et M. Garic, trésorier-payeur général des Landes, etc.

Tout le monde se retrouve l'après-midi dans le Parc et le soir au Casino.


La saison de Paris va bientôt commencer à reprendre et les étrangers affluent déjà parmi nous. D'ailleurs les hôtes du GrandHôtel voient leur effectif s'augmenter chaque jour, grâce au Plan-Tarif du grand établissement parisien qui offre, au voyageur soucieux d'économie, la faculté d'y retenir à l'avance une chambre ou un appartement, sachant exactement à un centime prés le chiffre auquel s'y élèvera son budget de séjour.


Parisiens qui digérez mal, que ne tentent ni les fastidieuses choucroutes, ni l'odeur nauséabonde des brasseries, allez dîner à la gare Montparnasse, chez Gruffaz, maison Lavenue, qui a su, tout en modernisant son établissement, conserver la vieille renommée de la cuisine et de la cave. Joyeux et dispos, vous en sortirez en vous plaisant a reconnaître que, là seulement, on est promptement et merveilleusement servi à peu de frais. Joyeux et dispos, vous y reviendrez.

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 18 septembre

Samedi
18 septembre 1897

M. FÉLIX FAURE AU HAVRE

LE HAVRE, 18 septembre, Cet après-midi, à quatre heures, le président de la République, Mme Félix Faure et Mlle Lucie Faure, accompagnés du commandant de la Garenne et de M. Le Gall, ont visité le croiseur russe Svetlana.

Ils ont été reçus par le commandant Abazza et l'état-major.

Un bouquet a été offert à Mme Félix Faure et à Mlle Lucie Faure.


Après avoir offert, aujourd'hui, à la villa de la Côte, un dîner d'adieu auquel sont conviées les autorités, le président de la Republique quittera le Havre demain, dimanche, à midi.

Il passera la fin de la journée à l'Elysée, chassera lundi à Nangis. chez le comte Greffulne, et partira mercredi de Paris pour aller s'installer, jusqu'à la des vacances,au château de Rambouillet.


LES MINISTRES

M. Georges Cochery, ministre des finances a quitté Paris hier se rendant dans le Loiret, où il va se reposer pendant une huitaine de jours.

M. Boucher, ministre du commerce, se rendant à Gérardmer, est parti hier.

MM. Méline, président du conseil, est parti hier soir pour Remirecourt (Vosges).


LA FRANCE ET LE SIAM

M. Hanotaux, accompagné de M. Tisserand, sous-directeur aux affaires étrangères, a conféré longuement, avec le roi de Siam, en vue de déterminer les moyens d'assurer l'exacte application des dispositions du traité de 1893 et d'empêcher le renouvellement des incidents de frontière et des violations des territoires soumis à la France, qui se sont produits depuis quelque temps.


LE MINISTÈRE DU TRAVAIL

M. Dutreix, député de l'Aube, a rédigé, au nom d'une commission parlementaire, un rapport qui- conclut à la création d'un ministère du Travail.

Nous croyons savoir que le gouvernement, pour diverses raisons au premier rang desquelles figurent le double emploi et le besoin d'économies, combattra ces conclusions, si elles viennent en discussion devant la Chambre avant l'expiration de la présente législation.


LONDRES, 18 septembre.

On mande de New-York au Morning Post « Les marchands de grains de Winnipeg ont décidé de fixer quotidiennement le prix des céréales, sans tenir compte des fluctuations du marché de Chicago. »


Ameublement moderne.

Plus que jamais, le goût se porte vers les styles Louis XIV, Louis XV, Louis XVI qui appellent, comme complément, les tapis et les objets d'Orient, dont les plus merveilleux spécimens datent des mêmes époques. Avec les mobiliers du temps s'harmonisent les tapis de Smyrne, de Ghiordes, d'Ouchac, de Demirdjik, de Perse, de Turkestan, aux féériques coloris les bronzes, les ivoires, les jades, les porcelaines japonaises ou chinoises. Les magasins du Bon Marché inaugurent lundi une exposition spéciale de ces meubles, tapis anciens, galeries de l'Iran, bronzes d'art, reproductions des collections les plus estimées, parmi lesquels les connaisseurs découvriront des pièces rares de toute beauté. Le caractère exceptionnellement artistique de cette exposition méritait d'être signalé aux véritables amateurs.


Saint-Pétersbourg, 17 septembre.

On annonce, de bonne source, qu'avant la fin ie l'année, le baron Vrevsky, gouverneur général du Turkestan, sera remplacé par le général Kouropatkine, chef de la province transcaspienne, et que cette province sera réunie à celle du Turkestan sous l'administration supérieure du général Kouropatkine, avec en simple gouverneur subordonné â ce gouverneur général.


Le pont métallique le plus haut et le plus long de France.

On travaille activement, dans l'Aveyron, aux maçonneries des culées et on va commencer incessamment le levage des premières pièces métalliques du fameux viaduc de Tanus en construction sur la ligne de Carmaux à Rodez, à travers la profonde vallée de Viaur.

Le nouveau pont aura 116 mètres de hauteur sur près d'un demi-kilomètre de longueur. Mais ce qu'il présente de plus remarquable, c'est la travée centrale, dont l'ouverture sera de 220 mètres.

Quinze mille hommes s'y pourraient abriter.

Les frais de construction s'élèveront à 2 millions 440,000 francs.


Par le beau temps d'hier, Saint-Cloud, dont la célèbre fête a commencé dimanche, offrait une animation extraordinaire. Tous les petits salons du Pavillon bleu avaient été envahis. Les tziganes ont dû jouer jusqu'à minuit passé. A plus de quinze reprises, le public leur a demandé l'Hymne russe, qu'ils ont appris pour le grand dîner que les officiers de la suite du Tsar ont fait au Pavillon bleu en octobre dernier.


Il y a des noms de villes inséparables de certains produits. C'est ainsi que le saucisson doit être de Lyon, la moutarde de Dijon, les biscuits de Reims, les madeleines de Commerey, le nougat de Montélimar, l'anisette de Bordeaux, etc. Rarement on retrouve la maison qui, dans les siècles passés, a créé cette notoriété. Ce n'est pas le cas de la maison Marie Brizard et Roger, qui a créé l'anisette de Bordeaux au dix-huitième siècle.


La saison d'hiver bat déjà son plein. La réouverture des théâtres rend la vie aux boulevards. C'est chez Zimmer, dans la si élégante taverne, devenue de par Prosper le centre boulevardier pétillant par excellence, que le mouvement s'est le plus accentué. Bourriches de marennes, barils d'ostendes, buissons d'écrevisses paraissent et s'envolent aux joyeux éclats du champagne mousseux ou accompagnés de la fameuse brune.


De Dieppe

« La seconde quinzaine de septembre est souvent très favorable à l'arrière-saison sur notre grande plage et tant en prévision du beau temps que pour donner satisfaction aux étrangers encore nombreux le Casino maintient au programme une bonne partie de ses distractions ordinaires. »

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A. ALLAISLe bon mot
d'Alphonse Allais

 On a dit que le génie était une longue patience. Et le mariage donc ?


282. 3732 lapins ont été tués lors des chasses présidentielles durant la saison 1897-98.
Le paradis des singes installé sur la grande pelouse du Jardin d'acclimatation, a le plus grand succès.
Dimanche dernier, vingt mille visiteurs ont défilé devant la vaste cage, prenant le plus vif plaisir aux gambades des macaques et cynocéphales sautant sur les chevaux de bois, grimpant aux cordages ou se disputant les meilleures places dans les bascules et les balançoires.
Cette reproduction minuscule des plaisirs forains mis à la disposition de plus de cent quadrumanes de toutes variétés est vraiment fort originale et bien faite pour plaire à la clientèle enfantine du Jardin zoologique d'acclimatation.
 A Montmartre

A Montmartre

Montmartre est au-dessous de ses affaires. On parle d'un huissier qui se disposerait à saisir la Butte.

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 Un voyage en automobile

Un voyage en automobile

par un jeune automobiliste

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La ruse d’un écrivain public

Antoine Deilhès était écrivain public, impasse de Ménilmontant. Sa profession l'avait mis en rapport avec un certain nombre de personnes, parmi lesquelles un adjudant de cavalerie en retraite, nommé Besson, à qui il ressemblait.

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L'éternelle histoire

Encore une demoiselle qui a jugé bon de gratifier, d'un coup de revolver le monsieur a qui elle avait donné son cœur mais qui, le considérant sans doute comme un objet trop encombrant, s'en était débarrassé un peu cavalièrement.

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 C

C'était donc lui

Les experts ont trouvé, —la chose est vraiment neuve,

Mais comme ils sont très fons. ils en feront la preuve,

Que tous les vers parus sur le divin Congo

Sont écrits par Dreyfus, qui les vend aux journaux

Un graphologue au savonnier Vaissier.

Nouvelles à la main

 Entre superstitieux

Entre superstitieux :

— J'ai une peur insurmontable du chiffre 13. Jugez de ce que c'est quand il se double d'un vendredi !

— Moi, c'est encore plus fort je suis absolument incapable d'entreprendre quoi que ce soit les mois qui ont un 13 !

Signalement

Signalement.
— Comment est-elle, ta belle-mère?
— Elle a la cinquantaine environ, les cheveux très grisonnants, deux verrues sur la figure, et elle porte toute sa barbe !

Fantaisie macabre.

Fantaisie macabre.

L’assassin vient d’être condamné à mort; son avocat l'exhorte au courage.
—Il y a quelque chose qui me chiffonne! soupire l’assassin.
—Quoi donc ?
— Voilà. La loi porte que le condamné sera exécuté à ses frais, et moi. . j’ai pas un rond!
— Soyez sans inquiétude, mon ami.. On s’adressera à un... bourreau de bienfaisance!

L'Echo de Paris - 20/12/97

Dans le monde. Pour une veuve de trois mois,

Dans le monde
— Pour une veuve de trois mois, la petite vicomtesse est ce soir d'un entrain.
— Avouez que le rire va joliment bien à son genre de douleur !

 Les deux adversaires se rendant

Les deux adversaires se rendant au lieu de rendez-vous dans le bois de Vincennes, se rencontrent au guichet de la gare de la Bastille.

X... demande un billet aller et retour.

― Vous êtes donc bien sûr de revenir ? dit Z... narquois.

— Absolument sûr.

— Alors je vous fais des excuses, poursuit Z... subitement radouci.


Echos et nouvelles

 Et la pluie continuait de tomber

Et la pluie continuait de tomber !

Depuis que le pluviomètre à l'usage des observatoires a été inventé, c'est-à-dire depuis plus de deux cents ans, il ne s'est jamais rencontré, paraît-il, un mois de septembre aussi mouillé qu'en l'an de grâce 1897.

Aussi les météorologistes sont fort embarrassés d'expliquer ce phénomène. Songez donc que l'observatoire de la tour Saint-Jacques a enregistré dans l'après-midi d'hier, de midi à trois heures seulement, 10 millimètres d'eau ! Cela représente une moyenne de 100 mètres cubes d'eau par hectare.

On essaye de nous consoler en nous rappelant le souvenir de journées plus désagréables encore, celle du 10 septembre de l'année dernière, par exemple, qui, par suite d'une trombe, de funeste mémoire, nous gratifia de 50 millimètres d'eau dans le court espace de deux heures et demie. Mais toutes ces consolations ne valent pas un bon parapluie !

Le Gaulois — 7 septembre 1897

 LES EAUX D'EVIAN - Fig. 24/05/97

LES EAUX D'ÉVIAN. Les Parisiens et les étrangers habitant Paris n'ont pas mis longtemps à apprendre le chemin du nouveau dépôt des eaux d'Évian (source Cachat). Il faut être bien arriéré pour aller encore au boulevard des Italiens où était l'ancien dépôt. Le vrai Parisien va tout droit, sans même consulter son carnet, au 18 de la rue Favart.

 LA VOITURE ARTICULÉE POUR ENFANTS - 1897

UNE NOUVELLE INVENTION

LA VOITURE ARTICULÉE
POUR ENFANTS

La locomotion, qui subit, depuis quelques années, les transformations les plus imprévues, nous ménage chaque jour une nouvelle surprise. Après la bicyclette, après les automobiles, voici maintenant que les enfants prennent leur part à cette évolution scientifique, car nos ingénieurs, toujours à la recherche du progrès et du confortable, viennent de bouleverser les systèmes jusqu'ici employés pour le transport de ces frêles mais intéressantes créatures, en mettant au monde un nouveau véhicule la Voiture articulée.
De tout temps, les médecins ont, avec raison, protesté contre l'incommode, lourde et encombrante voiture actuellement en usage. N'encaissez pas l'enfant, disaient-ils ; pas de voitures à coussins ! le bébé s'échauffe dans ce réduit étroit où les fonctions respiratoires de la peau ne peuvent s'opérer : Pas davantage de charrette anglaise ce véhicule est trop cahoteux Que MM. les médecins, que les mères se rassurent ! leurs vœux sont exaucés.
Aujourd'hui la voiture d'enfant est devenue un véritable jouet, s'ouvrant, se fermant à volonté comme un parapluie.
L' «Articulée » est une merveille mécanique par sa simplicité et son extrême solidité. Sa construction en métal recouvert d'une sangle riche, de couleurs variées et charmantes, en fait un véhicule essentiellement hygiénique, si gracieux, si élégant, qu'il arrache à tous les spectateurs un cri d'admiration. Aussi les ateliers du 28, avenue de Saint-Ouen, à Paris, siège de l' « Articulée », regorgent-ils d'acheteurs qui emportent par surcroît, pour leurs parents, leurs amis, la notice que la direction de l' « Articulée » envoie, du reste, gratuitement à toutes les personnes qui en font la demande.
Cette intéressante invention, toute française, prendra dans notre pays la plus grande extension, car nous savons que de nombreux négociants désirent la propager et se font inscrire afin d'en obtenir le dépôt. A l'étranger, on n'est pas moins ému ; les propositions les plus avantageuses émanent de tous les pays, et bientôt, sans doute, la voiture articulée aura fait le tour du monde. Quelle joie pour la famille ! La mère peut maintenant gravir les étages, monter en fiacre, en chemin de fer, parcourir les magasins, sa voiture d'une main et Bébé de l'autre Et pour justifier la popularité qui l'a accueillie, la Voiture articulée qui, fermée, est devenue si petite qu'elle a, 0m 15 d'épaisseur, s'est mise aussi à la portée de toutes les bourses, défiant ainsi toute rivalité par la modicité de son prix, sa commodité, ses qualités hygiéniques, sa rigidité, et enfin par son élégance.

Paul Bernier.

Le Figaro - 23 mars 1897

 Le temps

Le temps.

Il y a une phrase devenue depuis longtemps classique, et que les petits enfants commencent très correctement à bégayer.

Les saisons se détraquent !

Quand on a dit cela, on croit avoir expliqué la venue de quelques jours tièdes en hiver et celle de quelques brises fraîches en été. Ma foi, à force de dire que les saisons se détraquent on finit comme le Marseillais de la baleine par croire que c'est arrivé Notre système planétaire ne subirait-il pas, par hasard, une influence perturbatrice ?

A M. Faye, l'éminent astronome, nous avons demandé à ce sujet quelques éclaircissements Ce sont les concierges, nous a dit, en riant, l'aimable savant, qui croient au dérangement des saisons. En réalité, les saisons se portent aussi bien que possible. Elles suivent leur cours régulier et il n'y a pas lieu de s'étonner de la clémence de la température en ce mois de novembre. » Les hivers ne sont rigoureux que tous les dix ans et très rigoureux que tous les quarante ans. Les années intermédiaires, comme l'année 1897, jouissent d'une température assez douce. » D'ailleurs, conclut sagement notre savant interlocuteur, il se peut très bien, malgré la loi qui règle les hivers rigoureux, que nous ayons à nous plaindre, avant la fin de l'année, de la trop grande vivacité du froid. »

Donc, pour ne pas passer pour « concierge », ne répétons plus que les saisons se détraquent.

Le Gaulois — 21 novembre 1897

 L'ÉTERNEL FÉMININ - 1897

L'ÉTERNEL FÉMININ

Du Passant, dans le Figaro, à propos des femmes-avocates :
On dit que, dans certains procès, la présence d'une femme à la barre pourra être scabreuse. Quels procès ? ceux qui nécessitent le huis-clos ? Mais c'est ceux-là surtout qui sont courus par les femmes on a beau faire évacuer la salle, elles restent fermes au poste, sur leurs chaises. Elles en sont quittes pour écouter derrière leur éventail, comme au théâtre, où elles en entendent d'ailleurs d'aussi raides. Il y aura, malgré tout, des procès où la tâche de l'avocate sera difficile : ces diables d'hommes commettent parfois de ces crimes bien délicats à plaider pour une femme. Ces jours-là, on fera sortir les assistants, et le président pourra reprendre la phrase célèbre : — Maintenant que nous sommes entre hommes, vous pouvez parler, madame…
Dans bien d'autres procès, par contre, il n'y aurait qu'à gagner il être défendu par des femmes. Chaque jour, il se produit entre les deux sexes des malentendus infiniment regrettables : c'est tantôt l'homme -qui- tire un coup de revolver, tantôt la femme qui lance du vitriol. Il y aurait avantage, en cas pareils, à ce que les hommes fussent défendus par des femmes et les femmes par des hommes. Cela ferait -beaucoup pour la pacification. Les jurés se sentiraient plus à l'aise lorsqu'une jolie femme viendrait leur expliquer à la barre qu'il n'y a rien de plus légitime, pou un amant, que d'abandonner sa maîtresse ou, pour un mari, que de tromper sa femme. Ce sont toujours les hommes qui disent ces choses-là : on finit par les croire intéressés. Le jour où les femmes, à leur tour, le diront, il faudra bien qu'on l'admette !

Le Matin – 19 septembre 1897

 La visite du président de la Rép

La visite du président de la République à l'hospice des vieillards de Boulogne

Le président de la République, accompagné général Tournier, des commandants Humbert et Legrand et de M. Le Gall, a quitté, hier, l'Élysée, à deux heures vingt, pour inaugurer le nouvel hospice des vieillards de Boulogne sur Seine.

Reçu au milieu des fleurs, des drapeaux et des vivats par le ministre de l'intérieur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général, les préfets de la Seine, de-police, MM. Poirrier, sénateur; Rigaud, député; Escudier, Peyron, etc., M. Félix Faute a répondu aux allocutions de M. Jochum, maire de Boulogne; Gervais et de Selves, par la remise de la rosette d'officier de l'instruction publique à M. Jochum, des palmes académiques à MM. Chevalier, secrétaire de la mairie de Boulogne, Gionnier professeur à l'Association philotechnique, et de la croix du Mérite agricole à MM.. Vidal-Beaume et Chartier.

Au cours de la distribution des médailles d'honneur, l'un des médaillés, vieux garçon de chantier, comptant plus de trente ans de services, voulait absolument, dans sa joie, embrasser lé président.

― On ne donne l'accolade, lui a fait observer M. Félix Faure, que lorsqu'on remet la Légion d'honneur nous verrons plus tard.

La visite de l'hospice a commencé par les dortoirs des  femmes, s'est poursuivie par les bâtiments réservés aux hommes, les cuisines, la machinerie, et s'est terminée par les réfectoires, dans l'un desquels un lunch avait été servi.

M. Gervais, président du conseil générale a porté un toast à la santé du président de la République, qui s'est  retiré, très acclamé, ainsi que M. Barthou.

Le Matin ― 18 mars 1897

Le Journal de 1897

Le journal de 1897 et des environs doit être vu avec un exploreur prenant en charge la mise en colonnes.
Chaque page se crée quand vous la consultez.
Les textes en ligne sont des reflets de la société française de la fin du XIXème siècle. La question est : "le Monde change-t-il vraiment ?".

                 Bonne lecture

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