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SIXIEME ANNÉE N°3829

 

137ème jour de l'année

   


Dimanche
17
Mai 1897

 Le scandale des Folies-Bergère évité - 15 avril 1897

Le scandale
des Folies-Bergère évité

Une indisposition de commande.
Intervention du préfet de police. — Exhibition interdite

Le Gaulois — 15 avril 1897

Le Gaulois avait signalé avec une indignation légitime les débuts prochains, sur la scène des Folies-Bergère, de l'ex-princesse et nos confrères, convaincus comme nous du scandale formidable que cette exhibition devait fatalement soulever, nous avaient emboîté le pas. Notre juste appel a été entendu. La « débutante » ne débutera pas. Nous en sommes un peu la cause et nous nous en félicitons hautement. En cette circonstance, M. Lépine a droit à nos remerciements et nous les lui marchanderons d'autant moins qu'on sait que les fonctionnaires de la république nous donnent rarement l'occasion de les féliciter.

On lira plus loin à la rubrique du « Courrier -des spectacles » la note officielle que le théâtre des Folies-Bergère nous a adressée pour nous faire savoir que l'ex-princesse ne débutait .pas ce soir sur la scène de la rue Richer.

Cette note nous montre la débutante empêchée par un état maladif d'une certaine gravité. Il y est question d'influenza, de fièvre intense, de complication pulmonaire. A la vérité, et fort heureusement pour l'héroïne en cause, sa santé est excellente et les raisons pour lesquelles les amateurs de scandales ne. la verront pas ce soir sont à un ordre-tout à fait différent.. Les voici dans toute leur simplicité.. Hier matin, M. Marchand, directeur des-Folies-Bergère, était appelé chez le préfet de police, qui lui demandait officieusement de renoncera faire débuter celle qui sur l'affiche devait porter le nom de l'ex-princesse.

Le scandale, prétendait le préfet, serait extraordinaire et des renseignements qui lui étaient fournis, il ressortait que la débutante serait huée, qu'une foule de gens s'étaient procurés des sifflets à roulette et qu'on lui jetterait à la face des lapins vivants, des pelures de pommes de terre et d'autres objets innommables.

M. Marchand répondit au préfet qu'il redoutait autant que lui ce scandale et que si la « débutante » consentait à renoncer à ses projets de paraître sur son théâtre,  il s'en montrerait fort heureux pour sa part. D'ailleurs il craignait si fort les manifestations brutales qu'il avait interdit qu'on servit aucune consommation dans la salle et qu'il avait fait supprimer les petits bancs et les lorgnettes automatiques.

— Puisque vous partagez mon avis lui, dit le préfet, voyez l'ex-princesse, et tâchez qu'elle ne soit pas hostile à nos sages projets.

» D'ailleurs, je vais la convoquer pour ce soir, six heures, et je vous prie de revenir à mon cabinet à la même heure. »

Puis, congédiant M. Marchand, le préfet ajouta :

— Allons, je commence à croire que nous parviendrons peut-être à éviter tout scandale.

A six heures précisés, M. Marchand arrivait à l'hôtel du boulevard du Palais, où, depuis un quart d'heure, la débutante l'avait précédé. L'héroïne fut reçue la première. Le préfet fit valoir à ses yeux les motifs les plus sérieux qui devaient la détourner de s’exhiber à la foule. Comme la « débutante » semblait ne pas goûter ces raisons et qu'elle prétendait avoir le droit de débuter, le préfet lui fit comprendre qu'il ne voulait prendre officiellement aucune mesure vexatoire avant la représentation, mais que si celle-ci était scandaleuse, ce qui était absolument certain, il se verrait dans la nécessité cruelle de sévir en fermant le théâtre où elle aurait eu lieu et en invitant peut-être la «débutante » a quitter le territoire français — mesure qu'il la suppliait de ne pas l'obliger à employer.

Puis, très amicalement, très paternellement, M. Lépine insista sur des questions d'ordre privé.

Il fut éloquent et persuasif, car à six heures et demie précises, l'ex-princesse, très émue, renonçait à paraître sur la scène des Folies-Bergère.

Ce début à sensation n'aura donc pas lieu, et le scandale que nous redoutions et qui eût été plus formidable que nul ne peut le soupçonner, est heureusement étouffé.

La Presse a quelquefois du bon !

*
*      *

En quittant l'hôtel du Palais, Mme Clara Ward est rentrée à son hôtel, où à peine installée, elle a reçu la visite d'un médecin, elle n'a pas eu de peine à jouer le rôle de malade qui doit expliquer au public sa décision de ne pas paraître aux Folies, car elle était effectivement souffrante.

Le docteur a indiqué l'ordonnance suivante:
Prendre par jour, en deux ou trois fois, deux à trois cuillers à potage de la potion suivante, diluée dans un verre de tisane de mauve :

    Acétate d'ammoniaque 15 gr
    Alcool de racine d'aconit 30 gouttes
    Sirop de codéine 100 gr.
    Eau de fleurs d'oranger 40 gr.

Mme Clara Ward n'a pas décidé encore si elle resterait à Paris ou si elle repartirait pour Berlin, où des offres brillantes lui sont faites par la Belle-Alliance, un music-hall renommé sur les bords de la Sprée.

Ce que nous savons, c'est qu'aujourd'hui même l'héroïne de ce petit roman doit aller poser chez un de nos grands photographes dans le costume suggestif qu'elle devait endosser aux Folies-Bergère.

Enfin, cette tragédie finit heureusement en opérette Mme Clara Ward renonce au théâtre, en France du moins, et rentre ainsi dans la vie privée. Nous n'avons plus à nous occuper d'elle, et nous espérons bien qu'il en sera toujours ainsi.

Ajoutons que Mme Clara Ward qui s'est sagement abstenue d'envoyer du papier timbré au Gaulois aurait moins sagement décidé d'en adresser à un de nos confrères.

Maubersac

 EFFROYABLE DRAME

EFFROYABLE DRAME

UNE MÈRE TUE SES FILLES ET SE SUICIDE

Après les jours de bonheur — De spéculations en spéculations — La peur de la misère — Les bols empoisonnés — Le père.

Une mère a eut le criminel courage, de donner la mort à ses deux enfants, deux êtres adorés, et elle a bu ensuite ce qui restait de la coupe empoisonnée. Morte aussi, la mère !

Cette femme n'était point du peuple elle appartenait, au contraire, de par son mariage, à la noblesse provinciale. Causes de ce drame douloureux, la peur de la misère, la crainte de la déchéance sociale avec toutes ses conséquences mesquines et offensantes. Cette mère de famille, jeune encore et d'une santé robuste, aurait pu faire comme ses pareilles de la caste inférieure travailler opiniâtrement pour assurer l'existence de ses enfants et celle de son mari, malade mais elle a préféré s'abstraire violemment d'une humanité où l'effort pour vivre, s'il est souvent pénible, est, du moins, toujours méritoire et souvent glorieux.

Faiblesse de corps et lâcheté d'âme, diront sans doute les chroniqueurs qui, demain, épilogueront sur cet événement tragique, à moins qu'ils ne magnifient l'acte insensé de cette mère qui a préféré se débarrasser de ses enfants, puis disparaître elle-même plutôt que de voir le somptueux mobilier qui servait de cadre à sa jeunesse et à sa beauté tomber aux mains avides des brocanteurs.

C'est à Neuilly que le drame s'est déroulé c'est là que nous sommes allés chercher nos renseignements, et voici ce que nous avons appris.

 

Le ménage Huot de Grancourt.

M. Huot de Grancourt, âgé de quarante et un ans, fils d'un riche propriétaire du département du Nord, habitant Lille, épousait, il y a six ans, une jeune fille de treize ans plus jeune que lui, appartenant à une aristocratique famille du pays, et qui lui apportait une dot des plus respectables. Peu auprès, le père de M. de Grancourt décédait, laissant a son fils une fortune évaluée à douze cent mille francs, représentée surtout par des fermes et des terrains à bâtir situés dans les environs de Lille et dans le voisinage de plusieurs autres villes du département du Nord.

Les premières années du ménage furent heureuses, et M. de Grancourt, en 1893, devint père d'une petite fille, qu'il fit baptiser Edmée, et, en d'une autre fillette, à laquelle on donna le prénom de Jeanne. En M. Huot de Grancourt vint à Paris, où il séjourna pendant quelques mois; puis il alla habiter Neuilly, où il avait loué un très confortable appartement, au n° 106 de l'avenue de Neuilly, au quatrième étage d'un somptueux immeuble moderne. Les habitudes de luxe des époux de Grancourt, les difficultés qu'ils rencontraient pour faire rentrer le produit de leurs fermes obligèrent le mari à chercher des ressources ailleurs. M. de Grancourt tenta quelques opérations de Bourse qui lui réussirent, et il réalisa notamment sur les Mines d'or des gains très appréciables. Grisé par ce premier succès, M. de Grancourt s'aboucha avec des hommes d'affaires, dont les manœuvres entraînèrent bientôt sa ruine.

Après avoir vendu, toutes ses propriétés, il s'engagea dans des spéculations qui le laissèrent sans un sou vaillant.

M. de Grancourt et sa famille habitaient Neuilly depuis six mois l'appartement se composait de cinq pièces. et était d'un loyer annuel de quinze cents francs. Quand il quitta Paris, le ménage ne possédait plus que six mille francs. Le trimestre fut payé d'avance, et M. de Grancourt, espérant toujours se relever, essaya avec ce qui lui restait d'argent de refaire sa fortune.

Hélas la chance l'avait complètement abandonné, et M. de Grancourt dut avouer, un beau matin, sa jeune femme qu'il ne lui restait plus rien… rien !...

La malheureuse femme perdit alors complètement la tète. Elle écrivit à toutes ses amies de pension des lettres désespérées; on lui promit de venir à son aide, et, en effet, elle reçut diverses sommes d'argent, qu'elle dépensa pour tenir son train de maison. Elle dépensa même tant et si bien que le terme d'avril arriva et qu'il lui fut impossible de payer le propriétaire.

Une saisie fut opérée, et M. de Grancourt reçut son congé.

 

De l'argent !

A ce moment, la jeune femme s'employa par tous les moyens possibles à trouver de l'argent elle se rendit chez divers amis de la famille et réussit encore à réunir une certaine somme, que le mari risqua dans une spéculation désastreuse.

Pour comble de malheur, M. de Grancourt, sur ces entrefaites, fut pris de douleurs sciatiques et dut garder le lit espérait à ce moment rétablir sa fortune, car il avait été sollicité de prendre la direction d'une importante affaire industrielle. Ce dernier coup du sort désespéra complètement le ménage. Mme de Grancourt persuada à son mari de mourir avec elle; mais; avant, elle se rendit auprès de ses amies afin d'obtenir le placement de ses deux petites filles, dont elle ne rêvait pas encore la mort. On ne lui indiqua que des maisons où le prix de la pension était très élevé. Et l'orgueilleuse mère ne voulut pas avouer quelle n'avait pas d'argent. D'autre part, elle n'aurait jamais consenti à placer ses deux fillettes dans un orphelinat gratuit, elle ne voulait pas qu'Edmée et Jeanne fussent élevées avec des enfants d'ouvriers, qu'elles subissent leur promiscuité !

«J'aime mieux mourir, écrivait-elle, plutôt que mes deux filles soient en proie aux luttes de la vie. » Elle se rendit cependant dans plusieurs établissements où on lui avait promis que ses enfants seraient bien traitées, notamment à l'Enfant-Jésus mais elle ne put se résoudre à accomplir ce sacrifice. Cette fois, elle proposa à son mari de s'asphyxier avec les deux fillettes:

M. de Grancourt temporisa, toujours confiant en l'avenir. Effrayé par les propositions de sa femme, il disait à un ami :

— J'adore Marguerite mais elle-est affolée ; j'ai peur d'un coup de tête. Si j'étais valide, je travaillerais et nous vivrions, modestement sans doute, mais nous vivrions.

Depuis le 15 avril, Mme de Grancourt était dans un état de surexcitation extraordinaire. Elle écrivait à tout le monde, annonçant sa détermination d'en finir avec la vie, et, chaque fois qu'un secours se présentait, elle le refusait, ne voulant pas, disait-elle, accepter d’aumône.

 

Les lettres.

Bref, ce qui devait arriver arriva. Avant-hier soir, Mme Marguerite-Louise de Grancourt s'enferma, vers dix heures et demie, après avoir couché ses enfants, dans son cabinet de toilette, et elle écrivit cinq lettres.

Dans l'une, adressée à son mari, elle disait en substance :

« Pardon, mon pauvre ami mais, après nos efforts pour la lutte, il vaut mieux que nous te quittions tous les trois le fardeau sera moindre. »

Et elle ajoutait : « Nous t'attendons. »

Dans une autre missive, adressée à une amie, elle écrivait :

« Je préfère à la vie horrible qui nous menace, la mort, qui va nous délivrer, mes enfants et moi, des étreintes dé la misère. » Puis, dans une troisième, elle demandait pardon à Dieu et aux hommes d'avoir « assassiné » ses enfants.

Jusqu'à minuit, elle écrivit ainsi. Puis, vers minuit un quart, elle pénétra dans la salle à manger, où dormaient dans leurs berceaux les deux fillettes.

Elle s'avança sur la pointe des pieds, car le père, qui prévoyait le drame et était inerte sur sa couche, surveillait anxieusement la porte de communication.

 

Le drame.

Alors, comme elle faisait tous les soirs, Mme de Grancourt s'approcha d'Edmée, la baisa sur le front et lui demanda, tout bas, bien bas :

— Tu as soif, ma chérie ?

— Oui, maman, répondit l'enfant.

Edmée but et tomba foudroyée sur sa couchette.

La mère venait de lui faire absorber du cyanure potassium.

Puis la mère se dirigea vers le berceau de Jeanne et lui fit également boire le mortel liquide.

Elle embrassa encore une fois les deux petits cadavres, puis absorba elle-même, d'un seul trait, ce qui restait de poison au fond du flacon

Elle poussa un cri terrible et se dirigea, chancelante; vers la chambre à coucher. M. Huot de Grancourt se dressa sur son lit de douleur et vit sa femme s'avancer vers lui, puis s’affaisser, comme une masse sur le parquet, en s'écriant, dans un râle suprême :  — Elles sont mortes !... Je les ai tuées… Pardon !

La bonne, qui couche dans une pièce continue à celle de son maître, ayant entendu le cri d'angoisse de la jeune femme, se précipita dans la chambre à coucher et se trouva en présence d'un terrifiant spectacle.

Sa mairesse était étendue au pied du lit. Une écume blanchâtre floconnait aux commissures de ses lèvres, et M. de Grancourt, les yeux agrandis par l'effroi; était penché vers elle, essayant vainement de se soulever sur sa couche de douleur.

Alors ce fut dans la maison un véritable affolement. La bonne se précipita dans l'escalier et appela au secours. Les voisins accoururent et trouvèrent les enfants morts dans leur barcelonnette et la mère inanimée près du mari paralysé par l'horreur.

 

Les constatations.

La concierge et son fils allèrent prévenir M. Cotillon, commissaire de police, qui arriva accompagné des agents du poste, car dans la rue, malgré l'heure tardive, la foule s'attroupait et voulait forcer la porte de la maison pour pénétrer et voir;

Le magistrat a reçu la déposition de M. Huot de Grancourt. Son récit est celui que nous venons de faire nous-même. Le magistrat a pris les lettres écrites par Mme Marguerite de Grancourt et les a expédiées à leurs adresses, puis il s'est retiré.

Quand il- fut seul, M. de Grancourt, toujours immobilisé sur son lit par son mal, voulut contempler les traits des trois êtres qu'il avait adorés. Des voisins apportèrent dans leurs bras les corps des deux fillettes, et les lèvres du malheureux père longuement restèrent collées au front des enfants Puis les deux petites filles ont été replacées chacune dans son berceau, tout proche de leur mère, étendue sur un lit semé de fleurs printanières. Des cierges ont été allumés, puis M. de Grancourt a prié tout le monde de se retirer, et il est reste seul avec ses chères mortes.

 

Douleur poignante.

Le malheureux mari, que nous avons pu voir hier soir, est dans un état d'abattement tel que l'on craint pour sa raison. Il ne sait plus ce qui s'est passé. Il pleure, et ses sanglots sont coupés à chaque instant par des cris que lui arrache la souffrance.

La bonne, très émotionnée par l'événement, est couchée dans sa chambre voisine et est chargée de surveiller l'infortuné mari afin qu'il n'attente pas à ses jours. Une seule personne s'est rendue, hier après midi, 106, avenue de Neuilly mais, sur les conseils mêmes des voisins, elle n'a pas cru devoir monter.

Ce douloureux événement a produit une grosse émotion à Neuilly.

La famille, qui habite, comme nous l'avons dit, le département du Nord, a été prévenue.

La date des obsèques des trois victimes de cet horrible drame ne sera fixée qu'aujourd'hui.

Le Matin — 2 mai 1897

L'actualité dramatique

 Terrible accident

Terrible accident.

Un malheureux accident, qui a causé la mort de deux personnes, est survenu, hier soir, à sept heures et demie, rue de l'Université.

M. Charlet, qui gère un établissement de vin au numéro 127 de cette rue, faisait brûler de la paille dans les water-closets afin, disait-il, de détruire les miasmes. A quelques mètres de là, le concierge de l'immeuble, M. Lédard, âgé de quarante et un ans, et sa fille Marcelle, âgée de cinq ans, suivaient l'opération ; ils s'étaient placés sur la trappe même qui recouvre la fosse d'aisances.

La paille flambait joyeusement et des flammèches voltigeaient dans tous les sens, quand soudain une violente explosion se produisit. La trappe de la fosse fut violemment soulevée et M. Lédard, ainsi que sa fille, tombèrent dans le trou béant et nauséabond.

Le bruit de la détonation fut entendu de très loin ; des voisins, puis des passants accoururent.

Le gardien de la paix Baurie, du septième arrondissement, qui habite l'immeuble et qui était en train de s'habiller pour aller prendre son service, se rendit en toute hâte dans la cour et se dirigea vers la fosse où déjà des voisins avaient descendu des échelles. Le gardien Baurie se hasarda dans le trou, saisit le corps de Lédard et le remonta-à l'air libre.

Hélas ! l'infortuné concierge avait été asphyxié par les gaz délétères. Son cadavre fut transporté dans la loge. Le gardien de la paix Baurie. s'évanouit à son tour. On le conduisit aussitôt dans une pharmacie, où des soins énergiques lui furent donnés, puis on le remonta chez lui.

Bientôt arrivaient rue de l'Université MM. Danjou, commissaire de police ; Kuntzler, officier de paix, et les pompiers du poste dela rue des Entrepreneurs. On dut faire évacuer l'immeuble par les curieux qui avaient envahi la cour et le couloir et qui gênaient les opérations de sauvetage.

A huit heures seulement, un sapeur descendait dans la fosse, d'où les gaz morbidiques s'étaient évaporés, et pouvait sans danger remonter le cadavre de l'infortunée petite Marcelle.

Les corps du père, et de l'enfant portent de légères blessures. La trappe de la fosse a été brisée par la violence de l'explosion.

L'émotion soulevée dans le quartier par l'accident a été d'autant plus vive qu'au début, on a cru, naturellement, à un attentat anarchiste.

L'enquête à laquelle procèdera M. Danjou, permettra de fixer les responsabilités.

Le Matin — 31 août 1897

 Un élève du collège Rollin

Un élève du collège Rollin, Maurice R. âgé de quatorze ans, habitant chez ses parents boulevard Barbes, n'ayant obtenu aucune nomination à la distribution des prix, avait été vivement réprimandé par son père.
Ces reproches l'affectèrent profondément, et il dit à sa mère que, si on lui en adressait encore, il se tuerait. Mme R. promit d'intervenir auprès de son mari mais celui-ci, pendant le dîner, avant-hier soir, raconta que le fils d'un de ses amis avait remporté de nombreux prix et qu'il faisait la joie de ses parents.
Il n'avait pas achevé que Maurice saisissait sur la table un couteau à découper et s'en frappait dans la région du cœur. On s'empressa auprès du pauvre enfant et on courut chercher un médecin. Le docteur a déclaré que, s'il ne survenait pas de complications, la guérison ne se ferait pas attendre.

Le Figaro - 2 août 1897

 RAFLE DE VAGABONDS

RAFLE DE VAGABONDS

Un charmeur de rats

La Sûreté a opéré l'avant-dernière nuit une rafle parmi les vagabonds qui cherchent un abri sous les ponts. Quarante-cinq individus ont été arrêtés. Sous le pont des Arts, les agents se sont livrés à véritable chasse à l'homme pour s'emparer des vagabonds abrités dans les ferments servant de soutien au tablier du pont. Pour ne pas tomber dans la Seine, les malheureux qui passent la nuit sous ce pont s'accrochent avec leur ceinture et leurs bretelles. Lorsqu'ils ont vu les agents, ils se sont sauvés d'arche en arche pour gagner l'autre rive, mais des agents les y attendaient et les ont capturés au fur et à mesure de leur arrivée.

Parmi les individus arrêtés se trouve un type très curieux, un nommé Émile Schwartz, âge de quarante ans, qui est sans domicile depuis vingt ans. Schwartz qui parcourt la France à pied, de village en village, est un barnum d'un nouveau genre. Il montre des souris blanches et des rats, qu'il loge sur sa poitrine, au-dessus de la ceinture de son pantalon. En même temps que lui, les agents ont amené à la Sûreté ses pensionnaires. Une odeur insupportable due aux croûtes de fromages avariées et aux fruits gâtés dont Schwartz nourrissait rais et souris, s'échappait des poches du vieux vagabond.

Quand on a fouillé Schwartz, les inspecteurs durent sortir de leur asile rats et souris et les déposer à terre. Chose curieuse, aucun de ces animaux ne se sauva et tous se groupèrent autour de leur maître. Ils attendirent derrière la porte du cabinet de M. Cochefert que leur maître sortit de chez le chef de la Sûreté.

Schwartz a été remis en liberté hier matin, et il a quitté la Sûreté avec ses rats et ses souris, qui y avaient trouvé un asile momentané.

Le Gaulois — 10 septembre 1897

Dans l'actualité du ...

 9 février

Mardi
9 février 1897

Fait du jour

La rue Réaumur, que l'on vient d'inaugurer, coûtera à la ville de Paris une trentaine de millions, ce qui est un joli denier pour une caisse déjà obérée. En 1854, lorsque fut ouverte la rue de Rivoli, de la place du Louvre à l'église Saint-Paul, cette formidable trouée, plus importante que celle livrée dimanche dernier à la circulation, ne coûta que 59 francs, grâce à la revente des terrains en bordure, et la Ville eut pour rien la chaussée.

De la rue du Louvre à Saint-Paul, la voie nouvelle absorba les rues de Béthisy, des Mauvaises» Paroles, Davignon, de la Vieille-Harengerie, Trognon, de la Haumerie, Marivaux, des Écrivains, du Petit-Crucifix, la place Saint-Jacques la Boucherie, rues Jean-Pain-Mollet, de la Tâcherie, du Mouton, de la Tixeranderie, où demeura le poète Scarron après son mariage avec Mlle d'Aubigné; l'impasse Saint-Faron; les rues Jean-Lépine, des Ballets, passage du Petit-Saint-Antoine, et la place Beaudoyer, près de Saint-Paul, où était une des portes de l'enceinte de Philippe-Auguste, Sur la petite place Beaudoyer on voyait une fontaine construite par le cardinal de Birague elle disparut en 1857.


Un cri d'alarme !

Il paraît que l'on commence à s'émouvoir sérieusement de la diminution des écrevisses dans les cours d'eau français, et que l'on songe à opérer des repeuplements au moyen d'importations américaines.

On donne pour cause de cette disparition inquiétante les pêches excessives, sans compter le rouissage du lin et l'emploi, dans les champs, d'engrais chimiques qui empoisonnent les ruisseaux.

Dans tous les cas, la multiplication de l'écrevisse marche à reculons et M. Prudhomme n'est pas loin de voir dans la consommation exagérée que l'on fait de ces crustacés une nouvelle preuve absolue de la décadence du siècle ! Dame vous savez bien que l'écrevisse est le classique menu des soupers fins en cabinets particuliers. O jeunesse !


M. Félix Faure a reçu hier matin MM. Hetzel, président du. Cercle de la librairie, Achille Jacquet, Lamotte, Jean Patricot, président et vice-président de la Société des artistes graveurs au burin, qui venaient l'inviter à inaugurer leur exposition. Le Président a accepté, et l'inauguration aura lieu le vendredi 12 février, à deux heures et demie, dans les salons du Cercle de la librairie.


M. Jean Mouley, veilleur de nuit dans une maison en construction, 60, rue d'Alésia, a été trouvé mort hier matin, le corps à moitié carbonisé, près d'un grand poêle servant à sécher les murs.

sans titre 1
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A. ALLAISLe bon mot
d'Alphonse Allais

 Pour arriver dans la vie, il faut du culot, des relations et de la publicité.


250. Le dimanche 28 mars 1897, Le Gaulois paraissait sur 6 pages au lieu de 4 habituellement.
Les variations tout à fait extraordinaires de la température actuelle réveillent bien des indispositions que l'on croyait finies avec l'été. De même qu'en août, on boit n'importe quoi, et l'on paye cher cette insouciance. Il serait si simple de ne jamais oublier la reine des eaux de table, la délicieuse eau de Saint-Galmier, dont la réputation demi-centenaire survit à toutes les concurrences, grâce à ses vertus reconnues.
 Un garçon de recettes disparu - la reconstitution

L'assassinat du garçon de recettes

Comme nous l'avons annoncé la reconstitution de l'assassinat du garçon de recettes Lamare a été faite, hier matin , à Gentilly.

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 Un voyage en automobile

Un voyage en automobile

par un jeune automobiliste

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L'homme aux 18 coups de revolver

Le commissaire de police du quartier du Mail recevait, hier matin, une longue épitre dans laquelle le signataire, habitant le quartier d'Auteuil, lui annonçait qu'il allait se suicider dans son quartier parce qu'il connaissait sa discrétion.

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La ruse d’un écrivain public

Antoine Deilhès était écrivain public, impasse de Ménilmontant. Sa profession l'avait mis en rapport avec un certain nombre de personnes, parmi lesquelles un adjudant de cavalerie en retraite, nommé Besson, à qui il ressemblait.

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 De mieux en mieux

De mieux en mieux

Quiconque en use a toujours dit :

« Par ce savon aux senteurs fraiches,

« Si les peaux brunes viennent blanches

« Toute peau blanche s’embellit.

Savonnerie du Congo – Paris

Nouvelles à la main

Nos domestiques. La femme de chambre à la cuisinière

Nos domestiques.
La femme de chambre à la cuisinière :
— Hier soir, ma chère, monsieur m'a prise pour madame.
— Ah bah ! il t'a embrassée dans un coin.
— Ah bien ouiche ! il m'a fait une scène épouvantable agrémentée de sottises et d'injures.

Dans le monde. Pour une veuve de trois mois,

Dans le monde
— Pour une veuve de trois mois, la petite vicomtesse est ce soir d'un entrain.
— Avouez que le rire va joliment bien à son genre de douleur !

 En correctionnelle

En correctionnelle.

Un décrotteur est appelé en témoignage.

— Vous jurez de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ?

Le décrotteur levant la main droite :

— Je la ferai reluire, je connais mon métier.

 Chez la fleuriste d

Chez la fleuriste d'un petit théâtre.

— Combien cette botte de rosés ?

— Quinze francs.

— Bigre !

— Dans deux heures d'ici, je pourrais vous la donner pour cent sous.

— Vraiment !

— Oui... quand la personne a. qui vous allez l'envoyer me l'aura revendue.

 Les deux adversaires se rendant

Les deux adversaires se rendant au lieu de rendez-vous dans le bois de Vincennes, se rencontrent au guichet de la gare de la Bastille.

X... demande un billet aller et retour.

― Vous êtes donc bien sûr de revenir ? dit Z... narquois.

— Absolument sûr.

— Alors je vous fais des excuses, poursuit Z... subitement radouci.


Echos et nouvelles

 Et la pluie continuait de tomber

Et la pluie continuait de tomber !

Depuis que le pluviomètre à l'usage des observatoires a été inventé, c'est-à-dire depuis plus de deux cents ans, il ne s'est jamais rencontré, paraît-il, un mois de septembre aussi mouillé qu'en l'an de grâce 1897.

Aussi les météorologistes sont fort embarrassés d'expliquer ce phénomène. Songez donc que l'observatoire de la tour Saint-Jacques a enregistré dans l'après-midi d'hier, de midi à trois heures seulement, 10 millimètres d'eau ! Cela représente une moyenne de 100 mètres cubes d'eau par hectare.

On essaye de nous consoler en nous rappelant le souvenir de journées plus désagréables encore, celle du 10 septembre de l'année dernière, par exemple, qui, par suite d'une trombe, de funeste mémoire, nous gratifia de 50 millimètres d'eau dans le court espace de deux heures et demie. Mais toutes ces consolations ne valent pas un bon parapluie !

Le Gaulois — 7 septembre 1897

 Conquêtes féminines. -- Le Gaulois — 17 nov. 1897

Conquêtes féminines.

En France, nous n'avons encore, et c'est presque à titre de phénomènes, que quelques femmes docteurs et une femme... presque avocate. Mais outre-mer ?

Là-bas, si l'on veut, n'importe où, appliquer la vieille formule « Cherchez la femme », on est sûr de la trouver et...

Les femmes ont conquis, aux États-Unis, à la force de leurs petits poignets, toutes les situations, même les fonctions d'État.

Citons seulement, pour nous faire réfléchir préventivement, quelques exemples, dûment établis :

 

A Oklahoma-City, une jeune aile, miss Ada Curnutt, est chef de la police !. Elle a la direction du service des recherches. Miss Rachel Franck, diplômée da collège hébreu de Cincinnati, a obtenu un poste de rabbin. On compte d'ailleurs déjà une dizaine de femmes-pasteurs en Amérique.

Miss Ansan King est une gérante d'immeubles très connue à New-York. Sa sœur dirige une grande entreprise de camionnage.

Dans la magistrature de l'État du Montana, miss Ella Knowies possède le grade élevé d’attorney general !

A Kansas-City, la brigade des pompiers a pour capitaine une femme. C'est encore une femme qui est chef des services de la voirie à Buffalo. Une autre exploite le chemin de fer urbain de New-Hampshire. Quant à l'industrie et au commerce, il y a des milliers de femmes à la tête des maisons.

 

Les hommes ne sont pas encore bonnes d'enfants et blanchisseuses, mais cela ne tardera pas.

Le Gaulois — 17 nov. 1897

 VELOCIPEDIE - APL 21/02/97

VELOCIPEDIE

LA BICYCLETTE ET SON DÉVELOPPEMENT

On tend à employer chaque jour des multiplications de plus en plus grandes ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. Une machine qui développe 5 mètres par double tour de pédale exige déjà un bon effort dans les côtes et, en dehors des professionnels, nous ne voyons aucun avantage à adopter ces multiplications considérables. La manivelle aussi augmente de longueur ; c'est un tort. On se fatigue vite sur de grandes manivelles. La meilleure dimension est 16 centimètres à 16 centimètres 1/2, à moins d'avoir des jambes de gazelle. Voici quelques chiffres sur les développements usités chez les divers coureurs : Arend emploie une manivelle de 16 et un développement de 6m 30; Beaugé, manivelle 16 1/2, développement 7m 30 ; Champron, 16 et 7m 20 ; Collomb, 16 et 7m 60 ; Deletienne, 17 et 6m 60 ; Fischer, 17 et 8m 20 ; Fossier, 15 et 7m 30 ; Huret, 16 1/2 et 7m 30; Jaap Eden, 16 1/2 et 6m 50 ; Jacquelin, 16 et 6m 50 ; Mac Gregor, 16 1/2 et 6m 60 ; Morin, 16 et 6m 60 ; Nieuport, 16 et 8m 20 ; Taylor, 16 1/2 et 7m50; van den Born, 18 et 8m 30, etc. Le plus grand nombre de nos sprinters ont adopté 6m 60. Quelques-uns ont préféré l'énorme développement de 8 mètres. Les stayers choisissent en moyenne 7m 50. Le nombre de dents le plus généralement préféré pour le pignon d'arrière est de 7. Nous le répétons, ces développements, bons pour les coureurs, seraient excessifs pour des amateurs qui veulent simplement se promener ou même faire de la route.
A moins d'être très grand, la manivelle de 16 à 16 1/2 doit être préférée. Il peut y avoir des inconvénients à augmenter l'amplitude du mouvement des jambes et à les plier beaucoup plusieurs fois par minute. L'intestin grêle qui est logé tout près du pli de l'aine pourrait en témoigner son mécontentement et les muscles qui le retiennent céder un beau jour à ce mouvement exagéré. Donc, restons dans les limites raisonnables de 16 à 17 centimètres au maximum.

HENRI DE PARVILLE.

APL - 21 février 1897

 A quoi tiennent les légendes. - 1897

A quoi tiennent les légendes.

Au château de Chillon, sur les bords du lac de Genève, il y a un caveau noir qui attire tous les ans nombre d'étrangers et dans lequel le noble Bonivard est resté enchaîné durant quatre ans sur les dalles du caveau on peut voir les traces de ses pieds.
Or, tout récemment, ces traces ont subitement disparu ; cette disparition mystérieuse a causé dans la région une émotion telle qu'un député, M. Paul Vuillet, a cru devoir interpeller le gouvernement. L'interpellation est venue devant le Conseil lundi dernier. M. Vicquerat, conseiller d'Etat, se basant sur le rapport de l'architecte chargé de l'entretien du château, a déclaré que ces traces n'ont jamais existé, mais que pour donner satisfaction aux étrangers, on les « crée » tous les ans au moyen d'un grattoir. Cette année, on a eu .le tort de s'atteler trop tard à cette remise à neuf. Mais que les Anglais se rassurent l'année prochaine, ils pourront contempler à nouveau les traces historiques.

Le Figaro – 18 novembre 1897

 Ile Pacifique - Petit Parisien 5/02/97

Il y a, parait-il, dans le Pacifique, une petite ile dont la population est menacée de disparaître à bref délai.
Il ne reste plus, en effet, que des femmes, la mort ayant frappé l'un après l'autre tous les hommes.
Cet état de choses ayant été signalé par un journal de San-Francisco, il s'est formé aussitôt une société ayant pour but de fournir des maris aux veuves et aux filles de l’île en question.
Cette Société, fondée au capital de cent mille francs et qui s'appelle la Fraternité des Iles de la mer du Sud, compte déjà plus de trente adhérents.
Dès qu'on aura atteint la centaine, un navire transportera les futurs maris dans l’île où ils sont attendus comme la manne céleste.

Le Petit Parisien - 5 février 1897

 La visite du président de la Rép

La visite du président de la République à l'hospice des vieillards de Boulogne

Le président de la République, accompagné général Tournier, des commandants Humbert et Legrand et de M. Le Gall, a quitté, hier, l'Élysée, à deux heures vingt, pour inaugurer le nouvel hospice des vieillards de Boulogne sur Seine.

Reçu au milieu des fleurs, des drapeaux et des vivats par le ministre de l'intérieur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général, les préfets de la Seine, de-police, MM. Poirrier, sénateur; Rigaud, député; Escudier, Peyron, etc., M. Félix Faute a répondu aux allocutions de M. Jochum, maire de Boulogne; Gervais et de Selves, par la remise de la rosette d'officier de l'instruction publique à M. Jochum, des palmes académiques à MM. Chevalier, secrétaire de la mairie de Boulogne, Gionnier professeur à l'Association philotechnique, et de la croix du Mérite agricole à MM.. Vidal-Beaume et Chartier.

Au cours de la distribution des médailles d'honneur, l'un des médaillés, vieux garçon de chantier, comptant plus de trente ans de services, voulait absolument, dans sa joie, embrasser lé président.

― On ne donne l'accolade, lui a fait observer M. Félix Faure, que lorsqu'on remet la Légion d'honneur nous verrons plus tard.

La visite de l'hospice a commencé par les dortoirs des  femmes, s'est poursuivie par les bâtiments réservés aux hommes, les cuisines, la machinerie, et s'est terminée par les réfectoires, dans l'un desquels un lunch avait été servi.

M. Gervais, président du conseil générale a porté un toast à la santé du président de la République, qui s'est  retiré, très acclamé, ainsi que M. Barthou.

Le Matin ― 18 mars 1897

Le Journal de 1897

Le journal de 1897 et des environs doit être vu avec un exploreur prenant en charge la mise en colonnes.
Chaque page se crée quand vous la consultez.
Les textes en ligne sont des reflets de la société française de la fin du XIXème siècle. La question est : "le Monde change-t-il vraiment ?".

                 Bonne lecture

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