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Dans les journaux

Le Gaulois


 La tour

La tour.

Il résulte d'une communication faite, l'autre jour, à l'Académie des sciences, par le colonel Bassot, que la tour Eiffel fléchit.

La dilatation est seule coupable, ainsi que nous l'a expliqué hier M. le colonel Bassot lui-même. Par suite de la dilatation des différentes pièces de cette énorme masse métallique, nous a dit l'aimable savant, la tour subit, du lever du soleil à la nuit, un mouvement de torsion qui se traduit par une courbe de dix centimètres. » Ce mouvement se répète, en sens inverse, pendant la nuit, c'est-à-dire quand la température se refroidit. De telle sorte que le paratonnerre, qui est le sommet idéal de la tour, est continuellement en mouvement.

» J'ai pu établir ce résultat après de longues et patientes observations, qui étaient rigoureusement contrôlées. » °

II parait que ce léger mouvement perpétuel n'empêche pas la tour Eiffel d'être aussi stable ï que jamais. Après tout, c'est sa respiration à elle !

Le Gaulois — 6 décembre 1897
 LA VILLA DES CHIFFONNIERS

LA VILLA DES CHIFFONNIERS

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre la Villa des chiffonniers.

M. Enfert est cet employé supérieur d'une importante administration, qui, prenant plaisir à se promener le dimanche sur les fortifications, fut pris de pitié à la vue des innombrables gamins assiégeant les Wallaces.

Il se dit que l'eau pure n'était pas très substantielle; il acheta une fontaine de marchand de coco et, l'accrochant sur ses plus vieux habits, leur distribua gratuitement la boisson jaune.

Une fois sur le chemin de la charité, on ne s'arrête jamais. L'hiver, il mit une marmite sur une brouette et porta aux petits du bouillon.

Les étudiants du Cercle catholique apprirent cela, s'émerveillèrent, organisèrent des représentations, réunirent des dames patronnesses. Avec les fonds qu'ils lui confièrent, il créa la Mie de Pain, puis le patronage Saint-Joseph, Cela ne pouvait lui suffire.

Il y a, au fond du treizième arrondissement, un quartier où on n'a jamais vu un fiacre le quartier des Malmaisons, habité par des chiffonniers, des vanniers et des marchands de mouron. Il n'a même pas d'église. Le temple le plus proche est à 1,500 mètres de là. Les parents ne pouvant y conduire leurs enfants toute une armée les laissent le dimanche vaguer dans les terrains déserts. Cela a empêché de dormir le bon M. Enfert.

Il a acheté, Dieu sait comment, rue Gandon, 25, un terrain où il a mis une roulote, la voiture célèbre dans le quartier-par laquelle il a jadis remplacé sa brouette et qui a servi de berceau au patronage Saint-Joseph. En cette roulote entraient par fournées les enfants de 6 à 13 ans il leur faisait de petites conférences pendant que les autres jouaient dans le terrain. Mais la roulotte n'a pas tardé à être trop petite.

M. Enfert, devenu ambitieux, a fait construire un hangar fermé où on pourra s'abriter les jours de pluie.

Ce hangar est un premier succès. Voulant le voir se développer, le Vincent-de-Paul moderne a invité hier l'abbé Miramont, curé de Sainte-Anne, à tenir le terrain où s'élève ce premier pavillon de la Villa des chiffonniers.

La cérémonie a été particulièrement touchante. Tous les pauvres de là-bas, avec leur innombrable marmaille s'étaient donné rendez-vous autour du hangar. M. Miramont, n'ayant pas apporté de goupillon, ne pouvait faire trois quarts de lieue pour aller en chercher un. Il prit une branche d'arbre, la trempa dans l'eau bénite et fit d'abord tout le tour du vaste terrain, disant à haute voix Mes enfants, cette terre est à vous, je la bénis au nom de Dieu. Venez y jouer et soyez sages Plus vous le serez, plus tôt le, ciel permettra que la planche devienne brique, que le hangar devienne villa. En attendant, ce terrain vous offrira une belle cour de récréation. Dieu veut que les enfants s'amusent, surtout quand ils ont bien travaillé et qu'ils sont contents d'eux.

 

Alors, quand tout le terrain et le hangar furent bénits, il se passa une chose assez étrange.

On s'élança vers l'abbé Miramont. On lui demanda la branche qui lui avait servi de goupillon et qu'il dut partager entre tous les assistants.

Le soir même, quatre-vingts enfants de six à treize ans étaient inscrits au patronage. Ce sont les premiers qui profiteront des appareils de gymnastique que ce bon M. Enfert se promet d'acheter avec ses premières économies.

Heureusement pour lui, il n'y a pas que des enfants qui se soient fait inscrire. Immédiatement, de nombreux étudiants, suivant l'exemple de M. Raoul de Guntz, le collaborateur ordinaire de M. Enfert, ont promis leur concours. C'est eux qui seront, en leurs heures de repos, les professeurs, les conseillers de ces enfants, en même temps qu'ils essayeront d'alimenter, d'agrandir, de faire prospérer ce gentil patronage.

En vérité, les riches personnes qui s'ennuient et qui ont de l'argent de trop feraient bien d'aller, un de ces dimanches, à la Villa des Chiffonniers, 25, rue Gandon.

Elles ne s'y ennuieront pas. M. Enfert est un homme étonnant. Gageons que, déjà, ses nouveaux enfants sont en train de répéter un drame historique qu'ils joueront en des costumes splendides faits par leurs parents des chiffonniers experts, d'un goût indiscutable.

Charles Chincholle.
Le Figaro — 23 novembre 1897
Séparation Ile Pacifique - Petit Parisien 5/02/97

Il y a, parait-il, dans le Pacifique, une petite ile dont la population est menacée de disparaître à bref délai.
Il ne reste plus, en effet, que des femmes, la mort ayant frappé l'un après l'autre tous les hommes.
Cet état de choses ayant été signalé par un journal de San-Francisco, il s'est formé aussitôt une société ayant pour but de fournir des maris aux veuves et aux filles de l’île en question.
Cette Société, fondée au capital de cent mille francs et qui s'appelle la Fraternité des Iles de la mer du Sud, compte déjà plus de trente adhérents.
Dès qu'on aura atteint la centaine, un navire transportera les futurs maris dans l’île où ils sont attendus comme la manne céleste.

Le Petit Parisien - 5 février 1897

Séparation CHRONIQUE INDUSTRIELLE : le vinaigre

CHRONIQUE INDUSTRIELLE

Le vinaigre.

Les bonnes ménagères apportaient autrefois un soin méticuleux dans la confection de leur vinaigre. De sa préparation méthodique, il en résultait un produit uniforme et se conservant bien. Son emploi procure à l'économie domestique les avantages de faire ressortir la saveur et la délicatesse des mets auxquels il se trouvait-mélangé.

Le vinaigre est le résultat de l'oxydation de l’alcool du vin par l'intermédiaire d’un petit champignon que l'on désigne sous le nom de mycoderma aceti. Le vin ordinaire exposé à l'air e t maintenu à la température de 25° ne tarde pas à aigrir.

Si on mélange de l'eau à l'alcool dans la même proportion qu'ils sont contenus dans le vin, le champignon ne se développe pas ; il ne peut pas se former du vinaigre. On est obligé de déposer à la surface du liquide une certaine quantité de mout .pour que le mycoderma aceti puisse trouver les éléments nutritifs qu'il rencontre dans le vin.

On emploie deux procédés pour fabriquer le vinaigre. Le premier, qui est le plus ancien, consiste à l’extraire du vin, on le désigne sous le nom de vinaigre d'Orléans. Par le deuxième procédé, ou obtient le vinaigre en traitant des eaux-de-vie, de poire, de cidre, de maïs, de riz, etc., ou des flegmes provenant de la distillation de l’alcool par des copeaux de hêtre. On appelle cette méthode le procédé allemand.

Le vinaigre de vin obtenu par le procédé d'Orléans exige d'abord qu'on prépare une mère. On met 100 litres de bon vinaigre bien clair dans un tonneau et, en même temps, on ajoute deux litres de vin. Quand  huit jours sont écoulés, on verse trois litres  de vin dans le tonneau ainsi de suite tous les huit jours, en ayant soin d'augmenter progressivement la dose de vin jusqu'à ce que le tonneau de 230 litres, soit rempli.

Il faut donc .environ trois à quatre mois pour constituer cette mère. On répartit en, suite ce liquide dans .deux tonneaux portant à la partie supérieure une petite ouverture (fausset) pour l'introduction de l'air. On ajoute 10 litres de vin à chaque tonneau et, après huit jours, on soutire 10 litres de vinaigre que l'on remplace .par 10 litres de vin.

On peut donc par ce procédé obtenir de chaque tonneau dix litres de vinaigre par semaine. Il est indispensable que la température de l'atelier .soit maintenue à 30°.

Pasteur, dans son étude sur cette fabrication, a montré qu'on pouvait on augmenter considérablement la production. Dans des cuves, on fait un mélange par parties égales vie vin et de vinaigre. Ou prend à la surface d'autres cuves en travail une petite quantité de la plante ouvrière que l'on étale en deux ou trois points de la cuve en formation.

Le mycoderma aceti se développe et après deux jours, toute la surface est voilée par un tissu de plantes, qui condensent l'oxygène sur l'alcool. Après huit à dix jours, tout le vin est transformé .en vinaigre. Alors le voile superficiel se déchire et tombe au fond de la cuve. On soutire le vinaigre .et on nettoie soigneusement le récipient.

La chute de la plante au fond de la cuve est produite par des anguillules qui se développent, dans la masse liquide. Elles ont besoin de venir à la surface pour avoir de l'oxygène et cherchent à rompre la couche de mycoderma.

Quand elles sont devenues assez nombreuses, elles finissent par tuer la plante de là, son immersion dans le fond de la cuve.

Ce procédé est expéditif. Le vinaigre mis en tonneaux se conserve, comme le vin.

Dans le procédé allemand, on fait passer les eaux-de-vie ou les flegmes sur des copeaux de hêtre, en même temps qu'un courant d'air est dirigé en sens inverse. Le mycoderma qui existe sur les copeaux de hêtre est entraîné. Pour qu'il puisse se développer, on ajoute du moût.

Ou peut obtenir, par cette méthode, des .vinaigres plus ou moins forts, suivant le degré de concentration des alcools employés.

Les Allemands, pour expliquer les phénomènes de l'oxydation de l'alcool, prétendaient que l'oxygène était condensé par les copeaux de hêtre comme par la mousse de platine. Cette théorie fut condamnée par Pasteur, qui démontra que le cryptogame seul était capable de produire la transformation.

Le vinaigre, comme tous les produits alimentaires de consommation, est quelquefois dilué, surtout celui obtenu par le procédé allemand à haute dose d’alcool ; de là, son altération. Il est plus difficile de modifier la composition du vinaigre de vin, en de la faiblesse de son titre alcoolique.

Le Matin – 4 janvier 1897
Séparation LENDEMAIN DE FÊTES   1897

LENDEMAIN DE FÊTES

Les fêtes que nous venons d'observer ont fourni l'occasion de nombreux écarts de régime. Aussi, leur retentissement sur les voies digestives et sur la nutrition ne s'est pas fait attendre. On n'entend parler actuellement que d'embarras gastrique, de catarrhe stomacal, de congestion du foie, d'entérite, que sais-je? Nous n'avons plus, hélas l'estomac de nos pères. Berchoux le déplorait déjà il y a prés d'un siècle. Que dirait-il, aujourd'hui, en face des estomacs neurasthéniques du Paris contemporain? Il voilerait sa ronde face de gourmand et rendrait poétiquement son tablier.

Heureusement, la médecine et l'hygiène possèdent, aujourd'hui, des modificateurs utilement appropriés à notre faiblesse. Le quinquina, la kola et la coca sont les puissants régénérateurs des tubes digestifs fatigués, ce qui nous rend compte du nombre imposant de clients tributaires de ces drogues exotiques. Parmi les substances minérales modificatrices de la nutrition, les plus usitées sont le phosphate calcique et l'iode. Cette médication « d'assimilation », comme l'appelle un célèbre écrivain médical, se trouve représentée, intégralement, dans le Vin Désiles un héroïque modificateur de l'énergie digestive.

Le Vin Désiles augmente la sécrétion des sucs stomacaux. Il agit sur les parois de l'organe digestif qu'il rend moins atone il combat l'anorexie et l'inappétence, résultats du catarrhe gastrique il excite les plus utiles contractions des fibres lisses. C'est le meilleur tonique gastro-intestinal de la médecine moderne. Les douleurs gastralgiques s'enfuient à son contact bienfaisant et les évacuations alvines se régularisent. Il s'agit, d'ailleurs, d'une préparation très agréable et facile à prendre, dont les effets sont merveilleux dans la plupart des états congestifs et inflammatoires résultant d'excitations vives et répétées, écarts de régime, veilles, fatigues physico-mentales tout ce qui constitue, en un mot, le lendemain de la fête!

Dr Hadet.
Le Figaro - 7/01/97
Séparation MEMENTO CYCLISTE

MEMENTO CYCLISTE

Il n'y a aucun doute, le pneumatique qui obtiendra le plus de succès en 1898, c'est le Dunlop démontable, qui, chaque année, s'affirme comme le meilleur parmi les meilleurs.


L'hiver adaptez à votre bicyclette une chiane à rouleaux trempés de Clément, 20 rue Brunel et vous pourez narguer la pluie et la boue.

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Séparation UN BON CONSEIL - CLACQUESIN - 1897

UN BON CONSEIL

Si vous avez un estomac délicat, faites-vous servir, un quart d’heure avant le repas, dans n’importe quel café, un délicieux APERITIF CLACQUESIN (Goudron hygiénique), que vous prendrez légèrement additionné d'eau, de citron, de curaçao ou de menthe. Et vous mangerez ensuite avec un appétit que vous ne soupçonnez pas.

 

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Séparation CONSEILS  POUR LIEBIG

CONSEILS 
POUR L'HIVER

Pendant l’hiver, le régime alimentaire doit être l’objet d’une attention particulière. Les maîtresses de maison, soucieuses de leurs devoirs, feront bien de veiller à ce que la cuisine journalière soit toujours saine et fortifiante : les aliments d’épargne étant nécessaires par les grands froids. Elles devront exiger que l’on fasse régulièrement usage chez elles d’Extrait de viande Liebig, l’indispensable condiment par excellence. Les ménagères expérimentées sont, en effet, unanimes à proclamer les avantages culinaires et économiques de ce pur jus concentré de la meilleure viande de bœuf: rien né peut le remplacer pour bonifier le bouillon et, d’une manière générale, tous les potages, corser et rehausser les sauces, rendre appétissants et savoureux les mets les plus simples. Le Liebig, aujourd’hui, est partout, aussi bien dans les grandes maisons que dans les petits ménages.

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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