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Dans les journaux

Le Gaulois


 Qui a découvert le téléphone

Qui a découvert le téléphone?

Cette invention qui, il y a vingt ans à peine, apparaissait comme un joujou d'enfant, appelé tout au plus à rendre quelques services pour les communications à faible distance dans les galeries, dansées mines, dans les établissements industriels, a pris aujourd'hui un tel développement qu'elle suffirait à la gloire de plus d'un homme. Aussi n'est-il pas étonnant que de divers côtés on cherche à s'en attribuer le mérite.

La plus récente de ces revendications nous vient du côté des Alpes. Un habitant d'Aoste, Innocenzo Manzetti, mort en 1877, serait le véritable inventeur du téléphone ses travaux seraient antérieurs à ceux d'Elisah Gray et de Graham Bell, et ce dernier n'aurait fait que se servir des résultats déjà obtenus par l'humble savant d'Aoste.

De telle sorte que, si c'est du Nord que nous vient la lumière, ce serait du Midi que nous viendrait le son ! Nous verrons bien, puisque l'on annonce la publication d'un mémoire destiné à établir scientifiquement les titres de ce chercheur méconnu.

Il est douteux qu'on y parvienne réalisée d'abord par le docteur Reuss, améliorée par Elisah Gray, la communication téléphonique a pris un essor merveilleux par l'œuvre de Graham Bell, qui a eu l'idée originale d'utiliser le « courant induit ». Personne n'avait encore contesté à l'inventeur américain l'initiative de cette conception qui a rendu le téléphone si utile et si pratique à l'usage.

Le Gaulois — 3 février 1897
 La démolition du palais de l'Industrie

Paris qui s'en va
La démolition du palais de l'Industrie


PALAIS DÉFUNT

C'est très pittoresque, bien que lamentable.

On marche parmi des fondrières, on traverse des flaques d'eau boueuse où trempent des loques d'andrinople, on butte dans des entassements de ferrailles aux tons de rouille, les bottines crépitent sur un sol mi-parti de sable et de verre brisé.

Et ces ruines paraissent très anciennes au milieu des verdures qui limitent le regard, entre les cloisons qui cachent la Ville.

Des charrois mettent dans l'air dès jurons et des claquements de fouet, des chevaux buttent, des chaines grincent, et des coups sourds résonnent que fait la tombée, sous les voitures à hautes roues, des arbres du Jardin de Paris; dénudés de leurs branches, grands cadavres étendus, ils sont dépouillés tout de suite, et ce tapis d'écorce où l'on passe dégage une saine odeur de forêt. L'on se croirait en un chantier de Fontainebleau après une coupe, ou un incendie.

Mais à côté voici un fragment de statue, les deux jambes d'un éphèbe qui a le torse rompu, ouvert, laissant voir l'armature :

« Ça restait du Salon ! » me dit un contremaître, le même qui, parlant de la verrière, juge « C'était pas la peine de la conserver, de l'art d'autrefois !... »

Néanmoins toutes les têtes manquaient au vitrail quand on le fit tomber hier, des collectionneurs avaient avisé.

Les treuils sont encore là, monstres noirs puissants; les câbles, endormis en rond, semblent énormes, et à quelques mètres devant ces outils de mort qui ont fini leur œuvre, des fers tordus s'enchevêtrent, des boulons saillent de leurs trous, des bouts de velours s'effilochent, une poussière multicolore couvre la terre, des ouvriers pygmées qui bruissent sur cette solitude classent, rangent, placent en tas les débris de même sorte, font des catégories de tout cela qui est destiné à la fonte, ossements qui serviront à de nouvelles anatomies de palais.

Le Concours hippique, le Salon, l'Exposition du théâtre, le Concours agricole, etc., etc., vieux souvenirs dont il ne reste plus trace et qu'on a peine à évoquer quand on regarde cet immense terrain de trente mille mètres carrés, où sont disséminés comme des vestiges d'incendie ou de cyclone, où déjà ce qui sera, commence, de naître, où des machines fument, où des grues travaillent, où des pierres de taille — neuves — s'accumulent, où des gens circulent avec des plans à la main.

Une seule chose remémore les fêtes sportives, industrielles ou autres qui, depuis 1855, se donnèrent là.

C'est le pavillon central encore debout, mais éventré à jour, avec au sommet le groupe de Régnault « La France offrant des couronnes à l'Art et à l'Industrie » pour protéger un peu la France, on lui a mis dans le dos des plaques de tôle qui font comme un fauteuil, du plus bizarre effet.

Çà et là, sur le ciel, des restants de charpentes dessinent d'arachnéennes lignes, d'une sveltesse gracieuse, entre lesquelles les nuages du couchant se jouent; une brise arrive de la Seine, fraîcheur qu'on ignorait aux jours du vernissage.

Ce dernier aspect du palais de l'Industrie, aux Champs-Élysées, est très curieux. Car c'est bien fini maintenant.

La mort a même été avancée à cause du retour du Président de la République, et la démolition, hier, de la grande ferme du côté Est, qui entourait la fameuse verrière, est le dernier acte de ce vandalisme du Progrès. Ce qui reste à enlever dès lors est indifférent, déchets quelconques dont' l'Histoire n'a pas souci.

De profundis

Maurice Guillemot.
Le Figaro — 31 août 1897
Séparation LA GUERRE SANS EFFUSION DE SANG - 1897

LA GUERRE
SANS EFFUSION DE SANG

De nombreux romanciers écrivant spécialement ad usum juventutis ont souvent fait intervenir, dans le récit d'héroïques combats très invraisemblables, l'usage de gaz soporifiques qui réduisent à l'impuissance l'un ou l'autre des belligérants. Ce rêve serait-il sur le point de devenir une réalité ?
On annonce, en effet, qu'un humble chimiste de Varsovie, nommé Simon Pavlowski, a découvert un nouvel anesthésique jouissant des plus merveilleuses propriétés. L'inventeur assure que lorsque ses obus inoffensifs, à enveloppe de gélatine et chargés de gaz, feront explosion sur un champ de bataille, les combattants tomberont doucement et instantanément sur le sol, en proie , à une profonde léthargie d'où ils ne sortiront qu'au bout de quinze heures, sains et saufs, mais sans armes, sans drapeaux, sans bagages, et prisonniers de leurs adversaires.
Cela ne vaudrait-il pas mieux que la future charcuterie à la mélinite ?

APL - 28 novembre 1897

Séparation LE NOUVEAU LABORATOIRE DE BACTERIOLOGIE - FIGARO 7/01/97

A travers Paris


Le nouveau laboratoire de bactériologie


Conversation avec le docteur Bordas.

Nous descendons dans les sous-sols du laboratoire municipal. Une enfilade de grandes pièces carrées, aux murs nus, sans air et médiocrement éclairées, d'où s'exhale l'odeur acre et forte des acides et des essences. De-ci, de-là, des alambics, des cornues, des éprouvettes, des flacons, des mortiers, des pilons, des appareils à gaz où chauffent les produits destinés à l'analyse. Sur une table, le missel adressé naguère à M. Constans, encore empli de grainelure de plomb; par terre, des bouteilles, des boîtes cylindriques, des caisses tout ce que les progrès modernes de la fraude ont inventé de sophistifications et tout ce que le génie inventif des malfaiteurs a révélé de plus meurtrier comme engins et comme explosifs. Plus loin, tout au fond, deux salles plus étroites où fonctionnent tous les appareils nouveaux pour les examens physiologiques et micrographiques, et.pour Tétude des bacilles que recèlent l'eau, le lait et tous les produits élémentaires qui font l'objet du commerce et de l'industrie de la capitale. Voici, nous dit le docteur Bordas, le collaborateur de M. Girard, les deux pièces affectées à notre nouveau laboratoire de bactériologie. Ce n'a pas été sans peine que nous sommes parvenus à obtenir cette installation dont l'urgence était indiquée depuis, longtemps par la persistance de certaines épidémies contagieuses à Paris. L'Institut Pasteur rend de signalés services. Les laboratoires de l'Académie dé médecine luttent vigoureusement contre les fléaux modernes ; il n'y avait que l'administration de la Préfecture de police qui fût dépourvue, jusqu'à ces derniers temps, des moyens d'apporter à la science un concours sérieux et efficace. Il y a sept ou huit ans que M. Girard a demandé l'organisation d'un service de bactériologie. Le préfet de police intervint, mais sans succès, auprès du Conseil général qui opposa toujours des motifs d'ajournement basés sur l'insuffisance des ressources budgétaires. Aujourd'hui qu'il nous a été possible de prélever les fonds afférents à cette installation sur nos propres crédits, nous avons la certitude de pouvoir faire œuvre utile et féconde au profit de la santé publique. Ainsi, il n'y a pas que la mauvaise eau, et notamment l'eau de la Seine débitée à Paris, qui détermine des cas fréquents de fièvre typhoïde.

» Les falsifications que des industriels peu scrupuleux font subir au lait ont engendré un grand nombre d'affections pernicieuses et de maladies graves qui déciment la population avec la virulence du choléra. Que faire en cette occurrence ? Opérer des prélèvements ? C'est fort bien, mais cela ne suffit pas. Je suppose que dans une étable une vache soit atteinte de tuberculose. Il est possible que le propriétaire l'ignore puisque, constatation stupéfiante, il y a deux ou trois ans, une vache primée au concours, comme la plus belle et de viande la plus saine, fut, au moment où elle a été abattue, reconnue atteinte de tuberculose. Eh bien quelle est l'habitude de certains laitiers? Au fur et à mesure que s'opère la traite, ils mélangent le lait, et quand le débit se fait dans les dépôts, il suffit du liquide provenant d'une vache contaminée pour que l'ensemble du lait possède le germe de la tuberculose.

» Evidemment il existe un moyen de lutter contre ce mal épidémique susceptible de communiquer le terrible ferment aux enfants allaités au biberon et qui, en ce cas, sont voués à une consomption rapide. Ce remède, la tuberculine, est un réactif excellent qui prémunit les vaches contre la tuberculose, mais, par contre, cela détruit celles qui en sont atteintes.

» Beaucoup de propriétaires soucieux de la santé de leurs animaux l'ont adopté, mais, en l'absence de toute prescription légale enjoignant aux nourrisseurs de prendre ces mesures prophylactiques, le laboratoire municipal a dû avoir recours à d'autres moyens.

» Voici comment nous opérons: » Au cours de leur tournée, les chimistes du laboratoire font dans les étables de Paris et de la banlieue, des prélèvements d'échantillons sur des vaches de races différentes.Est-il dans le nombre des animaux corrompus ? Nous allons le savoir. Dans la pièce voisine oui, dans le petit espace qui nous est réservé

nous avons cent à cent cinquante cobayes qui sont les victimes désignées pour ce genre. d'expériences. Nous employons,de préférence aux lapins, ces animaux qui sont de petit volume, légers, commodément transportables et de contamination facile.Chaque échantillon,muni d'une étiquette spéciale, correspond à un cochon d'Inde à qui on inocule un centimètre cube de laH provenant du susdit échantillon. Il s'écoule peu de jours avant que nous ne soyons fixés sur les qualités hygiéniques du lait. Si ce dernier provient d'un animal malade, le cobaye éprouve tout d'abord des tremblements nerveux auxquels succède un état profond d'abattement. L'animal s'assoupit fréquemment, mange à peine, puis dépérit au bout de quelques semaines, six tout au plus, la mort a accompli son œuvre. Il ne nous reste plus qu'à faire pratiquer l'examen physiologique du corps, à extraire la pulpe de la rate qui est broyée et dont de petites parcelles sont ensemencées dans des tubes garnis de gélatine. Voici d'ailleurs notre dernière colonie de microbes, » nous dit M. Bordas, en nous mettant l'appareil sous les yeux.

Nous apercevons, en effet, un certain nombre de bacilles, les bacilles de Koch, légèrement teintés de rouge. Il va sans dire que, quand le Laboratoire municipal a pu ainsi établir la corruption de l'animal, sa mise à mort ne tarde pas. Grâce à ces mesures de précaution, l'administration a pu prévenir des cas de contagion des plus désastreux pour la santé publique. Comme on voit, ce laboratoire de bactériologie, malgré l'exiguïté et l'incpaamodité de ses salles, où l'on étouffe en été et où, malgré la chaleur des calorifères, on gèlera en hiver, est susceptible de lutter victorieusement contre l'envahissement croissant des affections épidémiques. L'étude et le contrôle approfondis de l'eau, du lait et de tant de produits alimentaires dont on ignore trop souvent les facultés nocives, apporteront donc à la science un nouveau contingent de concours contre des fléaux avec lesquels elle a entamé une lutte honorable et sans merci.

Jean de Malonne.
Le Figaro - 7 janvier 1897
Séparation Blancheur des dents

Blancheur des dents. — Pureté de l’haleine. — Toutes les personnes soucieuses de la beauté de leurs dents et de la suavité de leur haleine, emploieront journellement la Pâte Dentifrice savonneuse D. Langlet, pharmacien, rue Lagrange, 11.
La Pâte Dentifrice D. Langlet est antiacide, antiseptique et ne renferme aucune substance, pierre ponce, alun, crème de tartre, acide tartrique, etc.,etc., capable d’entamer l’émail, en un mot de donner une porte d’entrée aux microbes en privant les dents de leur revêtement naturel.
La Pâte Dentifrice D. Langlet est savonneuse et, comme telle, nettoie d’une façon parfaite. Le savon qui entre dans sa composition est neutre et d’une pureté absolue, aussi ce produit prend-il un grand essor et est-il appelé à remplacer avantageusement toutes les pâtes dentifrices employées aujourd’hui, tant par ses propriétés antiseptiques et sa finesse de goût que par un prix réellement au-dessous de sa valeur.
Par un emploi régulier de la Pâte dentifrice savonneuse D. Langlet, on préviendra les maladies intestinales et les maux de gorge, si souvent produits par une contamination des amygdales due à l’état d’infection de la bouche.
Bien exiger partout la Pâte Dentifrice D. Langlet.
Cette pâte est complètement blanche (contrairement aux autres, qui varient du rose tendre au rouge ponceau). — Le prix de la boite est de 2 francs.
Brochure sur demande et franco.

Séparation LES PILULES ENER sont souveraines

LES PILULES ENER sont souveraines contre la faiblesse, l’anémie. le surmenage, l’usure, le diabète, la neurasthénie, les maladies des bronches et du cœur. C’est la médication consacrée par l’Académie de médecine pour fortifier tous les organes, accroitre la virilité, abréger les convalescences. C’est le produit formique naturel. sans mélange. susceptible de l’altérer, sans mauvais goût. C’est le plus actif, le plus pratique et le plus économique. C’est la seule préparation vraiment scientifique, puisque c’est la seule qui, grâce à son enveloppe de gluten, ne fatigue jamais l’estomac, même dans les cas de maladie de cet organe. Échantillon gratuit. Dallet et Cie,84, rue Rochechouart.

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Séparation La phosphatine Falières

La « Phosphatine Falières », dont l’usage est universellement recommandé et apprécié dans l’alimentation de l’enfance, est l’objet d’une concurrence acharnée. Certains détaillants peu scrupuleux s’ingénient même à offrir à leurs clients la « Phosphatine » au kilo ! Rappelons à lecteurs que la « Phosphatine Falières » ne se vend qu’en boites d’origine portant le cachet, le nom, la signature de l’inventeur E. Falières. Méfions nous donc des imitations et des substitutions, et exigeons la véritable « Phosphatine Falières » en boites : La santé de nos enfants est en jeu.

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Moustaches Rateau

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Graphophone

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Cycles Forward

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Cycles Forward

Séparation «Muller et Blaisot»

Le Français est, cela est admis par tous, le peuple le plus spirituel de la terre mais non le plus pratique.
Partout à l'étranger, le voyageur, la négociant, l’homme d'affaires trouvent dès le matin, dans tous les établissements, un petit déjeuner complet, composé d’œufs, jambon, poisson, avec le café au lait, thé ou chocolat, et ce à des prix modérée.
Il va en être de même à Paris.
Dès sept heures du matin, le déjeuner tout prêt sera servi chez «Muller et Blaisot», café-restaurant de Madrid, boulevard Montmartre.

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Cycles Forward

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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