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Dans les journaux

Le Gaulois


 La pudeur d

La pudeur d'Albion.

Il parait qu'à Londres, quand on rencontre une femme pédalant dans le costume rationnel du cyclisme, soit le pantalon bouffant, les bas et les souliers, c'est à qui parmi les passants montrera le plus d'indignation et de dégoût, la voyageuse fût-elle exquise. On n'en rencontre d'ailleurs que par exception, et c'est presque toujours une étrangère. Les cyclistes françaises, qui sont venues à l'Aquarium de Londres prendre part à des matches internationaux, avaient été prévenues qu'elles eussent à ne pas sortir dans la rue en culotte, et elles ont dû se soumettre.

De « courageuses citoyennes », au nombre de cinquante-six, ont voulu tenter une manifestation qui s'est terminée par une défaite désastreuse ! Elles s'étaient donné rendez-vous hier pour effectuer en nombre une promenade de protestation et il convient de dire qu'aucune n'a manqué à l'appel.

Mais, hélas les gamins non plus n'ont eu garde d'y manquer, ils ont poursuivi en nombre les infortunées cyclistes la foule naturellement s'est rassemblée, de telle sorte qu'en raison de l'encombrement la police a dû intervenir.

Ces défenseuses héroïques de la confection fémino masculine ont enfin pu s'évader et disparaître dans la direction des jardins de South Kensington, toujours escortées de gamins ironiques, mais très crânes sous les huées. Elles ont du moins prouvé qu'elles étaient moralement dignes de porter la culotte.

Le Gaulois — 7 septembre 1897
 Cléo de Mérode à New-York

Cléo de Mérode à New-York

Ces Amépicains nous prennent tout, nos chanteuses, nos tragédiennes et nos danseuses! Hier en effet, Cléo de Mérode débarquait à New-York et commençait à révolutionner la ville des Yankees. Déjà la presse s'occupe de la ballerine et voici le portrait quefait d'elle un journal de Montréal :

« Sa coiffure est légendaire. Sur la rue, elle se coiffe à la mode Botticelli: ses cheveux à peine ondulés sont séparés au milieu du front, descendent sur les joues et, cachant les oreilles, vont s'attacher en arrière sur le col. Ses oreilles sont d'une beauté ravissante, et c'est probablement à cause de cela qu'elle les cache presque continuellement. C'est tout un événement quand elle les montre. A son arrivée à New-York, elle a annoncé à ses directeurs qu'on pourrait voir ses oreilles dans une certaine danse Louis XV, dans laquelle les danseuses portent perruque blanche liée très étroitement en arriére. Ce jour-là, les dii ecteurs mettront sur l'affiche:

Ce soir:
CLÉO DE MÉRODE
montrera ses oreilles

Et les recettes seront bonnes.

Mlle de Merode va distribuer là-bas beaucoup de photographies, et je suis convaincu que la dédicace qu'elle a écrite au bas de ses portraits fera impression sur les Américains. Voici tout ce qu'a trouvé la fort jolie danseuse et on dit qu'elle a cherché cette phrase depuis son départ d'Allemagne :

« Je trouve New-York tellement grandiose que je suis enchantée d'être venue. »

Et nous donc !

Il paraît qu'au débarcadère Cléo était peu élégante, on dit que. son petit chapeau de paille était d'une fraîcheur douteuse.

Elle avait sans doute pris celui de mal, dame sa mère.

Gil Blas — 2 octobre 1897
Séparation Le temps

Le temps.

Il y a une phrase devenue depuis longtemps classique, et que les petits enfants commencent très correctement à bégayer.

Les saisons se détraquent !

Quand on a dit cela, on croit avoir expliqué la venue de quelques jours tièdes en hiver et celle de quelques brises fraîches en été. Ma foi, à force de dire que les saisons se détraquent on finit comme le Marseillais de la baleine par croire que c'est arrivé Notre système planétaire ne subirait-il pas, par hasard, une influence perturbatrice ?

A M. Faye, l'éminent astronome, nous avons demandé à ce sujet quelques éclaircissements Ce sont les concierges, nous a dit, en riant, l'aimable savant, qui croient au dérangement des saisons. En réalité, les saisons se portent aussi bien que possible. Elles suivent leur cours régulier et il n'y a pas lieu de s'étonner de la clémence de la température en ce mois de novembre. » Les hivers ne sont rigoureux que tous les dix ans et très rigoureux que tous les quarante ans. Les années intermédiaires, comme l'année 1897, jouissent d'une température assez douce. » D'ailleurs, conclut sagement notre savant interlocuteur, il se peut très bien, malgré la loi qui règle les hivers rigoureux, que nous ayons à nous plaindre, avant la fin de l'année, de la trop grande vivacité du froid. »

Donc, pour ne pas passer pour « concierge », ne répétons plus que les saisons se détraquent.

Le Gaulois — 21 novembre 1897
Séparation La prison de la Roquette

A travers Paris


La prison de la Roquette

Ce fut dans le cours de l’année 1830, que commencèrent à s’élever, dans la rue de la Roquette, les bâtiments de la maison de correction des jeunes détenus. Une partie s’élève sur l’emplacement de la folie Regnault, maison de campagne somptueuse d’un traitant du XVIIIè siècle.

Cette prison se compose de vastes bâtiments reliés ensemble aux extrémités par des tours. Au centre est située la chapelle, communiquant aux bâtiments par de larges galeries et des ailes rayonnantes.

Le quartier de la correction paternelle, y fut organisé par un arrêté en date du 27 février 1838.

Les enfants renfermés dans cette section, occupent les cellules du premier étage d’une des ailes rayonnantes de la prison. Ces cellules, construites dans la pensée d’un système de séparation, pendant la nuit seulement, mesurent 2m 50, sur 2 mètres en largeur et en hauteur. L’air y est renouvelé continuellement par un bon système de ventilation et d’aération. Dans la porte de chaque cellule, est pratiqué un guichet, qui met le détenu sous la surveillance directe des gardiens. Pendant l’hiver, les cellules sont chauffées à l’aide d’un calorifère central; elles sont éclairées chaque soir, au moyen de lampes. Le coucher se compose d’un lit hamac, consistant en une toile tendue de la muraille à la cloison opposée, et sur laquelle sont posés un matelas, un traversin, une couverture en été, deux en hiver, et une paire de draps changés tous les mois. « Le reste de l’ameublement, dit le Dictionnaire Universel, se borne à une table, à une chaise, sans compter les divers menus ustensiles de toilette et de propreté. Le régime disciplinaire adopté, est des plus sévères. Le silence absolu et l’occupation constante des jeunes détenus, en sont les bases. Indépendamment des travaux manuels auxquels ils sont astreints, travaux cri harmonie avec leurs forces et leurs aptitudes, ils reçoivent à certaines heures déterminées de deux professeurs nommés par le ministère, des leçons de lecture, d’écriture et de calcul dans leurs cellules respectives. En outre, une bibliothèque choisie, met à leur disposition des livres de science de piété et de morale. »

Voici quel est le régime alimentaire de tous les jeunes détenus indistinctement : Tous les jours 1kg,500 de pain bis blanc, 50 grammes de pain blanc pour la soupe, ou l’équivalent en riz. Cinq fois la semaine, une soupe grasse aux légumes le matin; 125 grammes de viande de bœuf désossée pour le dîner; deux fois la semaine soupe maigre aux haricots, aux pois ou au riz avec quelques légumes verts le matin; fricassée des mêmes substances pour le diner.

Pour habillement, une veste et un pantalon en drap pendant l’hiver, en toile pendant l’été, et une chemise de toile par semaine.

Un brigadier ou inspecteur général, un sous- brigadier, 36 surveillants ou inspecteurs de quartier, forment le personnel actif.

Les enfants et les jeunes gens détenus, composent une population d’environ 500 personnes.

Les peines disciplinaires consistent dans la privation de la promenade, le pain et l’eau dans les cellules, la même punition dans une cellule obscure.

Séparation HYGIÈNE - APENTA - 1897

HYGIÈNE

Dans notre numéro du 2 février, nous avons publié un article au sujet d'une eau, naturelle purgative hongroise, dont le nom est Apenta,- inconnue jusqu'alors chez nous et dont s'occupe déjà notre monde médical qui, après en avoir étudié la composition, l'a conseillée et a pu en constater les effets surprenants.

Cette eau est non seulement très facile a prendre, mais elle a, de plus, l'avantage de ne pas laisser de goût désagréable. Elle ne présente pas non plus l'inconvénient de fatiguer l'estomac ou d'irriter les intestins. C'est pourquoi les femmes et les enfants les plus délicats l'absorbent sans appréhension.

Aux renseignements déjà fournis à nos lecteurs nous pouvons ajouter que l'exploitation des sources qui produisent l'eau Apenta se fait sous un contrôle directe indépendant et scientifique.

Ce contrôle ainsi que le rapport élogieux de l'éminent professeur Pouchet, et de notre Académie de médecine sont des garanties que n'offre aucune autre eau, à ce que nous sachions. Du reste, la vente en France de l’Apenta, a été autorisée par l'État, sur l'avis favorable de l'Académie.

Les vertus thérapeutiques, uniques de l'Eau Apenta, jointes à ce contrôle scientifique, en font donc la première de toutes les eaux naturelles purgatives, et nous sommes heureux d'apprendre que, grâce à l'initiative d'une puissante Société, cette eau bienfaisante va bientôt être mise à la portée du public français.

Le Fig. 7/02/97
Séparation LES ANALYSES MEDICALES sont des

LES ANALYSES MEDICALES sont des opérations très délicates et très difficiles qui exigent un outillage perfectionné et une grande science.
Elles sont exécutées d'une façon tout à fait irréprochable dans le LABORATOIRE MODELE de la PHARMACIE NORMALE, 19, rue Drouot, Paris, dirigé par un pharmacien chimiste distingué.

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Séparation Phtisie

Phtisie, bronchite.

Des milliers de guérisons, même dans les cas les plus désespérés, de phtisie et bronchite chronique, expliquent le succès du traitement préconisés par le docteur Jules Boyer et la rapidité avec laquelle se sont écoulées les vingt-cinq premières éditions de son ouvrage, dans lequel le savant praticien met à la portée de tous le moyen de se soigner comme aussi de se guérir. 1,50 fr. franco, Librairie Médicale, 8, rue des francs bourgeois, Paris.

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Moustaches Rateau

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Graphophone

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Séparation La sortie des théâtres

La sortie des théâtres

Sortie des Variétés — ou de tout autre théâtre. — Il fait une bise aigre qui pénètre les pelisses les mieux doublées et s’insinue au travers des manteaux les mieux garnis.
– Cocher !... Hé ! cocher !...
Les cochers passent naturellement goguenards ou indifférents.
– Cocher, cocher, hep ! hep !
Au bout de dix minutes, Monsieur obtient d’un des rois du fouet qu’il veuille bien « charger » — parce que c’est dans son quartier qu’il va — et Monsieur monte enfin en voiture avec Madame toute transie, après avoir attrapé un bon rhume — peut-être une grippe — qui n’était pas prévue dans le programme de la soirée.
– Pourquoi aussi dit Madame qui se révèle la sagesse même, n’avoir pas pris ton étui de pastilles Géraudel ! On dirait que tu le fais exprès !
– 
Et pour avoir oublié l’étui protecteur des bronches, voila le ménage désuni et obligé de garder la chambre toute une semaine.
La même scène se répète chaque soir en ce moment.

Le Temps - 10 mars 1907

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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