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Dans les journaux

Le Gaulois


 La centenaire du Président

La centenaire du Président.

La ville du Havre vient de perdre une habitante célèbre, et M. Félix Faure une amie de vieille date.

Il s'agit de Mme Victorine-Sophie Senecal, décédée dans sa cent-cinquième année elle était née le 4 septembre 1793.

Elle avait eu cent ans, par conséquent, en 1893, et l'on se souvient d'un petit épisode qui marqua ce moment-là.

M. Félix Faure venait d'être réélu député depuis quelques jours, et Mme Senecal, alors encore agile, s'en fut, le jour même de son centenaire, à la villa de la Côte, féliciter le député, entourée de trois enfants, sept petits-enfants et dix-neuf arrière-petits-enfants, sur lesquels douze étaient électeurs dans la circonscription même de M. Félix Faure t

Bref, la brave femme pouvait dire avec raison qu'elle avait grandement contribué à faire ce député et, par conséquent, un président de la république.

Depuis, d'ailleurs, Mme Senecal était demeurée légendaire. On l'appelait au Havre « la centenaire du Président ». Et souvent Mme Félix Faure et Mlle Lucie Faure allèrent la visiter, lors de leurs passages au Havre.

La nouvelle du décès a été d'ailleurs télégraphiée du Havre à l'Élysée.

Le Gaulois — 22 décembre 1897
 Cléo de Mérode à New-York

Cléo de Mérode à New-York

Ces Amépicains nous prennent tout, nos chanteuses, nos tragédiennes et nos danseuses! Hier en effet, Cléo de Mérode débarquait à New-York et commençait à révolutionner la ville des Yankees. Déjà la presse s'occupe de la ballerine et voici le portrait quefait d'elle un journal de Montréal :

« Sa coiffure est légendaire. Sur la rue, elle se coiffe à la mode Botticelli: ses cheveux à peine ondulés sont séparés au milieu du front, descendent sur les joues et, cachant les oreilles, vont s'attacher en arrière sur le col. Ses oreilles sont d'une beauté ravissante, et c'est probablement à cause de cela qu'elle les cache presque continuellement. C'est tout un événement quand elle les montre. A son arrivée à New-York, elle a annoncé à ses directeurs qu'on pourrait voir ses oreilles dans une certaine danse Louis XV, dans laquelle les danseuses portent perruque blanche liée très étroitement en arriére. Ce jour-là, les dii ecteurs mettront sur l'affiche:

Ce soir:
CLÉO DE MÉRODE
montrera ses oreilles

Et les recettes seront bonnes.

Mlle de Merode va distribuer là-bas beaucoup de photographies, et je suis convaincu que la dédicace qu'elle a écrite au bas de ses portraits fera impression sur les Américains. Voici tout ce qu'a trouvé la fort jolie danseuse et on dit qu'elle a cherché cette phrase depuis son départ d'Allemagne :

« Je trouve New-York tellement grandiose que je suis enchantée d'être venue. »

Et nous donc !

Il paraît qu'au débarcadère Cléo était peu élégante, on dit que. son petit chapeau de paille était d'une fraîcheur douteuse.

Elle avait sans doute pris celui de mal, dame sa mère.

Gil Blas — 2 octobre 1897
Séparation l'or employé pour l'aurification des dents - 1897

Un statisticien américain ces gens sont sans pitié a calculé que l'or employé pour l'aurification des dents aux États-Unis représente la valeur de vingt millions de dollars.
Et dire que tous les dentistes américains sont en Europe !

Le Figaro – 18 juillet 1897

Séparation CHALEUR ET TEMPERATURE

Chronique scientifique


CHALEUR ET TEMPERATURE

On nous demande la cause d'un phénomène dont la vraie raison échappe a quelques personnes et qui est, cependant, extrêmement facile à trouver. Voici comment la question est posée : « Quand je mange un oeuf sur le plat, nous écrit-on, le blanc est de suite cuit dans le beurre en ébullition qui l'entoure, tandis que le jaune n'a pas même senti la chaleur et reste aussi froid au toucher que lorsqu'il a été mis dans le plat. Pourquoi ? »

Pourquoi ? Mais tout bonnement parce que le blanc d'oeuf est constitué par de l'albumine qui se coagule à 70 degrés et absorbe vite le calorique, tandis que le jaune, possédant une capacité calorifique plus forte, exige beaucoup plus de chaleur pour que sa température s'élève. Dans une minute, le blanc absorbe tant de chaleur, et le jaune beaucoup moins. Dès lors, il faut plus de temps pour cuire l'un que l'autre.

On s' imagine beaucoup trop que toutes les substances, pour s'élever de un ou plusieurs degrés, ont besoin de la même quantité de calorique. C'est une grosse erreur. En général, chaque corps, pour s'échauffer, prend une quantité de chaleur différente. Ainsi plongés dans de l'eau bouillante, par exemple, l'un sera déjà chaud au point de brûler la main quand on le retirera, alors que l'autre semblera presque froid. Il y a encore une autre influence : c'est la couleur du corps. Le blanc n'absorbe pas aussi aisément la chaleur que le noir. En ce qui concerne le blanc d'oeuf, cette action spéciale est neutralisée par la facilité que possède l'albumine de se coaguler bien avant 100 degrés. Le blanc est cuit à 70° et le jaune ne peut l'être qu'après avoir subi quelques instants la température de 100 degrés. D'où la différence constatée. Mais la couleur n'en joue pas moins quelquefois son rôle, et là preuve la voici : Placez au soleil un sou — un sou sale de préférence — et une pièce de un franc, et laissez le soleil agir une bonne minute. Pressez le sou dans votre main, il vous semblera très chaud, presque brûlant, si le soleil est ardent. Le franc, au contraire, paraîtra à peine tiède. C'est que le noir absorbe beaucoup plus la chaleur que le blanc, et, dans le même temps, l'un s' échauffe plus vite que l'autre. C'est encore pour cette raison que l'été on doit préférer les vêtements blancs, qui prennent moins la chaleur, aux vêtements noirs, qui l'absorbent considérablement.

Conformément aux mêmes faits, il n'est personne qui n'ait remarqué qu'on a plus froid en hiver, à température égale, par temps humide que par temps sec.

La vapeur d' eau absorbe davantage la chaleur que l'air sec. Et les jours d'humidité l'atmosphère est pleine de vapeurs. Aussi le corps tend à se refroidir et le frisson vient plus facilement. « Vilain froid noir », dit-on pour exprimer cette action réfrigérante de l'air saturé de vapeurs d'eau. Réciproquement, en été, quand il fait humide, il semble qu'il fasse plus chaud que le thermomètre ne l'indique. « Atmosphère lourde et pesante», dit-on. C'est que la vapeur d'eau tend à échauffer le corps plus que si l'air n'en renfermait pas.

Ainsi, on peut supporter, dans de l'air très sec, une température de 100, 120°. Et, dans un bain de vapeurs, tout au plus 40 à 45°, et encore pas longtemps. Cela étonne. Pourquoi ces différences, puisque la température est partout la température? Pourquoi supporte-t-on 120° ici, et à peine 45° là? Toujours la même raison que pour le blanc et le jaune, compliquée, en ce qui concerne notre corps, d'une influence auxiliaire qu'il ne faut pas négliger.

Tous les corps inertes finissent par prendre la même température, mais dans des temps variables qui dépendent de leur pouvoir inégal d'absorber la chaleur. Aussi, nous l'avons dit, si on les échauffe simultanément, au bout de quelques minutes, l'un donnera la sensation de « très chaud » et l'autre d' "à peine chaud». Puis, au bout d'un temps convenable, les deux sensations deviendront sensiblement égales, parce que tous ils auront acquis la même température. Pour le corps humain, c'est différent, parce qu'il reste un facteur qu'il faut considérer à part. Ce facteur, c'est le système nerveux, qui régularise la température du corps en provoquant une sudation énergique dès que la température tend à s'élever outre mesure. La sudation amène une évaporation active et l'évaporation engendre du froid. On fait de la glace par évaporation énergique de l'eau. Par suite, le corps rejette l'excès de chaleur par la transpiration. Il va de soi qu'il y a une limite à cet effet br>régulateur. Si on la dépassait, il y aurait sidération du système nerveux ; on perdrait connaissance et notre corps s'échaufferait comme une substance inerte. Mais si l'on ne franchit pas cette limite, notre organisme peut supporter assez longtemps des températures élevées dans de l'air sec.

Il le supporte momentanément dans l'air sec pour deux causes : La première, c'est que le pouvoir échauffant de l'air sec est faible. Il faut donc du temps pour que la chaleur communiquée s'emmagasine et que la température du corps s'élève un peu. Puis, l'élévation est combattue sans cesse par l'effet réfrigérant de la sudation. En sorte qu'on peut aisément rester dans un bain d'air sec à 70 ou 80° pendant une bonne demi-heure et plus, sans que la température du corps monte de plus d'un dixième de degré. Mais si vous faites la même expérience dans de l'air saturé d'humidité, dans un bain de vapeurs; impossible de résister plus de quelques minutes à 45 ou 48°. C'est que le pouvoir échauffant de la vapeur d'eau est bien plus considérable que celui de l'air sec. Il l'est assez pour qu'après un quart d'heure dans ce milieu, la température du corps tende à s'élever d'une façon dangereuse. Et d'autant plus que, dans ce cas, la transpiration qui refroidit l'organisme est entravée par la vapeur d'eau qui vous entoure. La peau, déjà en contact avec la vapeur condensée, perspire très mal. C'est pourquoi le bain de vapeurs est, en général, a redouter. Le milieu chauffe trop notre organisme. Les bains de vapeurs doivent être pris locaux et non généraux.

Personnellement, je ne supporte pas un bain de vapeurs à 46° plus de cinq minutes. Je supporte très bien un bain du Hammam à 70° pendant une heure. Affaire de milieu et de capacité calorifique. Un jour, j'ai fait chauffer l'étuve du Hammam à 125° et j'y suis resté quinze minutes. Certains expérimentateurs avaient déjà supporté cette température dans des fours de boulanger pendant quelques minutes. Dans l'air sec, très bien ; dans la vapeur d'eau, jamais !

L'influence des pouvoirs échauffants des corps est rendue manifeste par cette petite expérience que j'ai faite jadis. A quelle température cuit-on un oeuf? Tout le monde répond, avec raison : «Température de l'eau bouillante. C'est-à-dire à 100°.» Bien! Je mets un oeuf dans une étuve pleine d'air sec, à 100°. Il faut environ trois minutes pour faire cuire un oeuf dans l'eau bouillante. Regardez l'oeuf placé dans l'étuve, au bout de trois minutes. Il est cru. « Mais, pourtant, il y avait 100° ! » Qu'importe ! En trois minutes, l'eau bouillante a cédé assez de calorique à l'oeuf pour qu'il soit cuit au point que vous désirez. « Mais l'air? » Nenni. Son pouvoir échauffant est bien moindre ; il faudra donc laisser l'oeuf beaucoup plus de temps avant que sa température ne monte au point où elle s'élève quand on le plonge dans l'eau bouillante. Il m'a fallu ainsi, dans l'étuve du Hammam, en ce temps-là portée à 100°, vingt-cinq minutes pour faire cuire un oeuf. Vingt-cinq minutes !

En résumé, un corps n'arrive à un degré de température déterminé qu'en raison du milieu dans lequel il est placé et en raison de son pouvoir emmagasinant du calorique. Tel corps montera, à 100 degrés très vite parce qu'il lui faut peu de calorique. Tel autre mettra beaucoup de temps parce qu'il emmagasine, pour monter de un degré, une grande quantité de chaleur. L'eau absorbe, pour élever sa température, énormément de chaleur. C'est pour cela qu'il faut un temps si long pour faire bouillir de l'eau. On peut se rendre compte de ces différences par le moyen suivant : Prenez quelques éprouvettes ou vases en verre de même hauteur, mais de plusieurs, diamètres. Et versez de l'eau à la même hauteur dans chacune des éprouvettes. N'est-il pas clair qu'il faudra beaucoup. plus d'eau pour atteindre le même niveau dans l'éprouvette de grand diamètre que dans l'éprouvette de petit diamètre ? Or, la température ici, c'est le niveau. Et le volume d'eau employé, c'est la chaleur. Il ne faut pas confondre température et chaleur. D'un côté, la cause et, de l'autre, l'effet.

Et voilà pourquoi le blanc d'oeuf, qui n'a pas besoin d'un grand volume de chaleur, s'élève vite à 70 et 80° et semble très chaud, alors que le jaune, qui exige beaucoup de calorique pour s'élever, au même nombre de degrés, ne s'échauffe que lentement et paraît encore froid alors que le blanc est déjà cuit. Chaleur et température font deux. On l'oublie trop...

Henri de Parville
APL - 3 janvier 1897
Séparation Le Sirop et la Pâte de Pierre Lamouroux - Echo de PARIS 20/12/97

Le Sirop et la Pâte de Pierre Lamouroux remplissent toutes les indications de la thépapeutique moderne et leur emploi est très efficace dans le traiteument des Rhumes, Grippe, Influenza et Bronchite simple. Ce témoignage n’est d’ailleurs que l’écho de la reconnaissance de beaucoup de malades pour deux préparations qui se recommandent, en dehors de leur valeur thérapeutique, par leur préparation irréprochable, leur dosage toujours identique, leur goû agréable et leur prix modéré. Leur administration aux enfants en est très facile et présente toute sécurité.

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Séparation AVIS ET  COMMUNICATIONS

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Séparation Nos musées - Fig - 16/12/97

Nos musées.  Si nos musées nationaux sont certes  un des éléments principaux de l'exten-  sion, sans cesse croissante, du sentiment  et du goût artistiques, il faut avouer que  les éditeurs d'objets d'art ont bien droit  à une part dans la propagation de ce  goût et de ce sentiment. Aussi les gale-  ries que l'un d'eux et non des moins  réputés, Frédéric Goldscheider, a  créées avenue de l'Opéra, à l'angle de la  rue des Petits-Champs, jouissent-elles  des préférences justifiées des amateurs  du beau.

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Séparation L'écalrage électrique - Figaro 20/12/97

L'éclairage électrique.

Parmi les diverses applications de l'électricité, il en est une des plus coquettes, celle de l'éclairage par des lampes gracieusement disposées sur des branches de bronze, soutenues par de ravissantes statuettes. Frédéric Goldscheider, dans ses galeries de l'avenue de l'Opéra, à l'angle de la rue des Petits-Champs, expose une splendide collection de terres polychromées et bronzes, dont le cachet artistique est encore doublé de par cette nouvelle intervention de la fée Electricité.

Le Figaro - 20 décembre 1897

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Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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