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Nouvelles diverses
 Une déclassée

Une déclassée, Ernestine de Forville, âgée de vingt-huit ans, qui avait été conduite hier matin, à trois heures, sous l'inculpation d'ivresse, au poste de police de la rue Traversière, a tenté de se pendre dans sa cellule. On a pu lui sauver la vie, mais la gravité de son état a nécessité son transfert à l'infirmerie du Dépôt.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation UN DRAME place de la République.- Le Figaro - 15 juin 1897

Un drame place de la République.

Un drame s'est passé, hier, devant le n° 1 de la place de la République.

Un sieur Vibert, âgé de quarante-sept ans, ouvrier plombier, demeurant 77, rue Julien-Lacroix, en voulait depuis longtemps, au nommé Jules Herscheng, conducteur de tramway, habitant 37, rue Carnot. Sa haine contre Herscheng provenait de ce que celui-ci était devenu, il y a deux ans, l'amant de la femme Vibert, avec laquelle il vit maritalement.

Vers trois heures de l'après-midi, Vibert passa à côté de son rival occupé, à ce moment, prés d'une plaque tournante.

— Ah ma vue te fait rire, cria le plombier. Tiens, voilà pour toi.

Et sortant un revolver de sa poche, il fit feu sur Herscheng qu'il atteignit près de l'oreille. Le gardien de la paix Kubler qui se trouvait de service à la station des tramways se précipita sur le meurtrier qu'il ne réussit qu'imparfaitement à protéger contre la fureur

de la foule qui voulait le lyncher. C'est dans un état lamentable que Vibert est arrivé au poste.

Quant à Herscheng, il a été immédiatement conduit à l'hôpital Saint-Louis. Son état est peu grave.

Le Figaro - 15 juin 1897
Séparation Suicide d

Suicide d'une limonadière.

Il y a quelque temps, Mme Marguerite Courtin, âgée de trente-cinq ans, propriétaire de la brasserie d'Orsel, 2, rue d'Orsel, faisait une chute de bicyclette et se blessait grièvement au pied droit. Mal soignée au début, Mme Courtin s'adressa à un docteur qui jugea l'amputation du pied nécessaire. La limonadière, désespérée, prit le parti de se donner la mort.

Hier, vers trois heures de l'après-midi, elle s'enfermait chez elle, avalait une infusion de pavots et allumait un réchaud. La bonne ne put, heureusement, prévenir à temps les voisins. La porte fut enfoncée, et M. Fédée, commissaire de police du quartier de Clignancourt, fit transporter Mme Courtin à l'hôpital Lariboisière.

Le Matin — 16 juin 1897
Séparation Les « pédards

Les « pédards »

Voici un nouveau fait qui n'est point à l'honneur de la gent bécanière (nous voulons parler des « pédards », contre lesquels une active campagne est menée en ce moment) :

Hier matin, une très vieille personne, Mme Lévistonne, âgée de soixante-dix-sept ans et demeurant 55, avenue Victor-Hugo, traversait péniblement l'avenue de la Grande-Armée quand un cycliste, lancé à toute vitesse, fondit brusquement sur elle et la renversa sur la chaussée.

Le vélocipédiste tomba également. Mais, après avoir constaté d'un coup d'œil expert que sa machine n'avait aucune avarie, il remonta précipitamment en selle et fila vers le bois de Boulogne sans même daigner regarder sa victime. Mme Levistonne fut relevée quelques instants après par des gardiens de la paix, qui la reconduisirent chez elle.

La pauvre vieille dame porte une blessure profonde à la tempe droite, et son grand âge fait craindre des complications qui pourraient avoir pour elle des conséquences fatales.

Le Matin - 25 septembre 1897
SéparationOn signale de Lucerne l'arrivée du général Draper, le nouvel ambassadeur des États-Unis à Rome. Il s'est installé é l'hôtel National, séjour préféré de la haute société internationale.Séparation Grave accident de voiture

Grave accident de voiture.

Un assez grave accident de voiture s'est produit, hier après midi, avenue du Bois-de-Boulogne. Un cheval attelé à un tilbury s'est brusquement emballé Vers le milieu, de l'avenue, qu'il a descendue dans une course folle. Rencontrant un fiacre où se trouvaient, trois personnes, le tilbury l'a heurté si violemment que les deux voitures se sont renversées. L'animal furieux, ayant rompu ses traits, poursuivit sa course vertigineuse. Il fut arrêté par des gardes du bois à la hauteur du pavillon Chinois.

Des passants s'empressèrent auprès des victimes de l'accident. Le propriétaire et le cocher du tilbury l'eurent relevé couverts de confusions. Mme M. qui se trouvait dans le fiacre culbuté, avait le nez déchiré, tandis que le mari et la petite fille de cette dame étaient sains et saufs. Deux -personnes qui avaient cherché à arrêter le cheval emporté avaient également reçu des blessures assez graves.

Toutes les victimes de cet accident ont été pansées dans -une pharmacie auprès quoi, elles ont été reconduites à leur domicile.

Le Matin - 13 septembre 1897
Séparation UNE FEMME ANTHROPOPHAGE

Uune femme anthropophage

Hier soir, à neuf heures, un rassemblement se formait devant l'asile de nuit, situé 255, rue Saint-Jacques, autour d'une femme ivre, misérablement vêtue, qui invectivait grossièrement le personnel de l'asile dans lequel on ne voulait pas la laisser pénétrer. Deux gardiens de la paix, intervenant, voulurent emmener l'ivrognesse, mais celle-ci, devenant furieuse, se précipita sur les agents et s'acharna particulièrement sur l'un d'eux, Burchel, à qui, à coups de dents, elle arracha l'oreille gauche, enleva la moitié du nez et coupa un doigt.

On dut ficeler la forcenée pour l'emmener au poste de police, où elle a déclaré se nommer Elisabeth Devaisse, âgée de quarante-deux ans, sortie la veille de la maison d'arrêt d'Orléans où elle purgeait sa septième condamnation pour vol, coups et blessures. M. Lanet, commissaire de police du quartier, a envoyé l'anthropophage au Dépôt. L'agent Burchel est soigné à son domicile.

Le Figaro — 14 septembre 1897
Séparation VOYAGE INTERROMPU  Deux gamins o

VOYAGE INTERROMPU

Deux gamins ont été arrêtés, hier, à la gare Saint-Lazare, par les soins de M. Escourrou, commissaire spécial, au moment où ils prenaient leurs tickets pour Le Havre. Voici à la suite de quelles circonstances a été opérée cette double arrestation.

M. A. commissionnaire en marchandises, rue Bergère, avait confié à son plus jeune employé, Félix P. âgé de quatorze ans, 2,400 francs en billets de banque pour les porter chez un fournisseur. Se voyant en possession d'une pareille somme qu'il considéra, de suite, comme une fortune, Félix oublia complètement la mission dont son patron l'avait chargé et, rêva de voyages lointains. Il irait avec son frère, plus jeune que lui de deux ans, au pays de l'or, et, dans quelques années, ils reviendraient tous les deux en France, fiers des millions qu'ils auraient gagnés. Alors il rembourserait au centuple son patron et les gazettes chanteraient ses louanges. Le frère, mis dans la confidence de ces beaux projets, en accepta avec enthousiasme le programme et il fut décidé qu'ils ne partiraient pour Le Havre que le lendemain. Ils ne pouvaient pas décemment quitter Paris sans faire un peu la fête.

Après avoir dîne dans une brasserie à femmes, ils allèrent au théâtre et achevèrent la nuit aux Halles. Hélas ! tous ces châteaux en Espagne n'ont pas tardé à s'écrouler. Leur signalement avait été donné à la Préfecture de police tant par M. A. que par la famille des deux petits polissons et leur rêve s'est évanoui au moment où il allait recevoir un commencement d'exécution.

M. Escourrou les a vertement admonestés et ils ont été rendus, tout penauds, à leur père qui s'est empressé de restituer à M. A. les cent francs qu'ils avaient prélevés pour faire la fête.

Le Figaro - 25 août 1897
Séparation Le nervosisme contemporain

Causerie du foyer - Vin Désiles


Le nervosisme contemporain.

Les constitutions actuelles pèchent surtout par la langueur et la mollesse de la nutrition et par l’absence réservée des nerveuses. Le cœur est irrégulier, le sang est pauvre, le cerveau et la moelle ne sont pas à la hauteur de leurs fonctions. Aussi l’anémie et le nervosisme se multiplient chaque jour davantage.
Le surmenage contemporain atrophie le muscle et vide la cellule nerveuse. La primordiale indication du thérapeute réside aujourd’hui dans la nécessité de remonter les taux des tissus nerveux et musculaires. De là le grand succès des préparations phosphatées, et notamment du Vin Désiles, qui est à la fois un nutriment et un stimulant. Son usage accroit la puissance et la mobilité de l’activité vitale.
On sait que le travail augmente énormément les éliminations d’acide phosphorique. Pour remédier à cette incessante déperdition, qui se traduit par l’affaiblissement et par la prédisposition aux maladies les plus graves, il faut prescrire un agent anti neurasthénique tel que le vin Désiles, à base de quinquina, kola, coca, tanin et phosphate calcique.
Le préparateur de cette spécialité, aujourd’hui populaire, a su grouper, réunir et synthétiser les vertus éparses, mais profondément curatives, de ces agents de stimulation nutritive. Les personnes nerveuses peuvent, sans fatigue de l’estomac, fortifier les fonctions déséquilibrées, grâce au Vin Désiles, véritable fluide nourricier reconstituant de la matière vitale.

Dr Hadet.

Séparation DRAME CONJUGAL

DRAME CONJUGAL

II y a deux ans environ, un menuisier, nommé Alfred Martinet, abandonnait sa femme et ses deux enfants pour aller vivre avec une ouvrière dont il avait fait la connaissance.

Ces jours-ci, une rupture se produisait dans le faux ménage, et Martinet, recherchant sa femme, apprit qu'elle demeurait rue de la Chapelle, 72. II s'y présenta le soir et frappa à sa porte. Ce fut un homme qui vint lui ouvrir, car sa femme lui avait donné un successeur.

Martinet réclama sa femme et ses enfants mais son remplaçant pour toute réponse le jeta à la porte.

Furieux, Martinet s'empara d'un ciseau à froid et en porta plusieurs coups au pauvre diable qui tomba baigné dans son sang. II allait pénétrer dans le logement pour frapper également sa femme, mais il en fut empêché par des voisins qui le remirent entre les mains des gardiens de la paix.

M. Demarquay, commissaire de police, l'a envoyé au Dépôt et a fait transporter le blessé, un peintre en bâtiments du nom d'Eugène C… à l'hôpital Lariboisière.

Le Gaulois — 28 août 1897
Séparation Le drame de Villejuif

Le drame de Villejuif

Dans notre dernière heure nous relations, hier, le meurtre commis à Villejuif par un aliéné nommé Emile Belin sur un autre fou, Charles Pringot, sous-prétexte que celui-ci empêchait son voisin de salle de dormir.

La nouvelle de ce drame a naturellement produit une grosse emotion à la préfecture de la Seine, et l'on s'est demandé s'il n'était pas dû surtout à un défaut de surveillancede la part du personnel de l’établissement de Villejuif.

M. Lefilliâtre, ancien interne de l'asile départemental, est d'avis que la responsabilité de l'événement incombe non pas aux employés mais bien à l'administration.

« L'asile de Villejuif, dit-il, compte en temps ordinaire de 12 à 1,500 malades. Il est divisé en sept quartiers, plus une infirmerie. Le jour, il y a un infirmier seulement pour une quinzaine d'hospitalisés et un médecin seulement pour 5 à 600 malades. La nuit, le nombre des veilleurs est infime. L'hospice étant divisé en sept quartiers et une infirmerie, il y a un veilleur pour les quatre premiers quartiers et un veilleur pour les trois autres quartiers et l'infirmerie.

» Or chaque quartier est séparé et se compose de trois salles qui renferment chacune une cinquantaine de malades. Lorsque le veilleur est, par exemple, dans lu quartier n° 1, il est dans l'ignorance complète et il ne peut rien entendre de ce qui se passe au quartier n° 4.

» C'est ce qui s'est passé hier. Le veilleur du quartier n°7 est un très brave garçon, très actif, qui est à l'asile depuis la fondation de celui-ci. Je le connais très bien. Il'est incapable d'avoir commis une infraction dans son service. Les explications qu'il donne, sont, du reste, parfaitement plausibles. Il faisait sa tournée et se trouvait dans un quartier éloigné lorsque Belin, saisissant, je crois, des cordons de caleçon, qu'il avait pu ramasser on ne sait où, s'est jeté sur son voisin et l'a étranglé.

» En somme, la responsabilité tout entière de ce triste événement incombe à l'administration. Le service de surveillance est tout à fait insuffisant, le jour comme la nuit. Quant au service médical, il est plus qu'insuffisant, un médecin qui a cinq ou six cents malades à soigner ne pouvant absolument pas les connaître tous. »

A la préfecture de la Seine, on dit que Charles Pringot, qui était paralytique, a été tué dans l'intervalle de deux rondes et que les surveillants de nuit ne sauraient en aucune façon être rendus responsables de ce meurtre.

Le Matin — 31 août 1897
Séparation question des chapeaux au théâtre

Toujours la question des chapeaux au théâtre
M. Jules Claretie vient de recevoir des abonnés et spectateurs des loges une protestation contre les chapeaux arborés au balcon par les spectatrices.
Du fond des loges on entrevoit la scène et l'on voit des chapeaux énormes. Il serait logique que les dames ne fussent reçues au balcon que comme elles le sont à l'orchestre sans chapeaux.
On ne dit pas que les puissances s'occupent encore de la question, mais elle est posée.

Le Figaro - 27/02/97


Pastilles Poncelet
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