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Nouvelles diverses
 Une déclassée

Une déclassée, Ernestine de Forville, âgée de vingt-huit ans, qui avait été conduite hier matin, à trois heures, sous l'inculpation d'ivresse, au poste de police de la rue Traversière, a tenté de se pendre dans sa cellule. On a pu lui sauver la vie, mais la gravité de son état a nécessité son transfert à l'infirmerie du Dépôt.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation ENCORE UN DRAME DU VITRIOL

ENCORE UN DRAME DU VITRIOL

Une femme, paraissant âgée de trente-cinq à quarante ans, se présentait, avant-hier soir, vers neuf heures, dans une maison meublée de la rue Lafayette, au numéro 235. Je suis, dit-elle à la propriétaire de l'hôtel, la sœur de M. Béguine arrivé chez vous hier, avec sa femme et je vous prie de vouloir bien m'indiquer à quel étage se trouve leur chambre.
L'hôtelière donna le renseignement demandé et la femme monta. Cinq minutes plus tard, des cris déchirants mettaient toute la maison en émoi. La visiteuse, qui n'était autre que Mme Béguine, avait frappé à la porte de la chambre où se trouvaient M. Béguine et sa maîtresse. C'est celle-ci qui vint ouvrir. Elle reçut aussitôt en plein visage tout le contenu d'une fiole de vitriol. Affreusement brûlée, la malheureuse se roula à terre en proie à d’horribles souffrances.
Quant à Mme Béguine, satisfaite de sa vengeance, elle était tranquillement redescendue et attendait, non moins tranquillement, qu'on vînt l'arrêter, ce qui ne tarda pas.
Elle a raconté au commissaire de police que son mari, qui est cocher, l'avait abandonnée, il y a un an, avec ses enfants pour aller vivre avec une autre femme. Ayant appris, ces jours derniers, l'adresse de l'infidèle, elle s'était promis de se venger. Elle s'est tenu cruellement parole.
Sa victime, Angèle R. a été transportée dans un état très grave à l'hôpital Saint- Louis.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation LE FEU

LE FEU

Le feu a pris, hier matin, vers trois heures, chez M. Pierre Montet, brocanteur, 38 et 40, rue de Seine, à Alfortville, Grâce à la grande quantité de marchandises diverses entassées dans les magasins de M. Montet, l'incendie, trouvant un aliment facile, s'est rapidement propagé et a pris en peu d'instants d'inquiétantes proportions. Les immeubles avoisinants étaient fort menacés par les flammes quand les pompiers de la localité et des communes voisines sont arrivés sur le lieu du sinistre. Au bout d'une heure d'efforts, les sauveteurs avaient pu circonscrite le foyer de l'incendie et tout danger était conjuré.
On n'a eu à déplorer aucun accident de personnes. Les pertes sont très importantes.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation Une rixe rue de la Huchette

Une rixe rue de la Huchette

Trois individus entraient bruyamment, l'avant-dernière nuit, dans le débit de vins de M. Cannes, rue de la Huchette, et demandèrent des consommations variées. Comme ils étaient ivres, le débitant refusa de les servir. Ce refus les exaspéra. Ils se mirent à injurier M. Cannes et les clients qui se trouvaient dans l'établissement. On voulut alors les expulser, mais ils s'emparèrent de verres et de bouteilles pleines et les lancèrent à la tête des consommateurs. Ceux-ci ripostèrent et une bataille s'engagea.

M. Cannes prit son revolver et, sur le seuil de la porte, tira deux coups en l'air. Des agents accoururent et arrêtèrent un des perturbateurs qui portait à la tête une grave blessure. C'est un nommé Pierre Didier, âgé de quarante et un ans, cordonnier. Ils le conduisirent à l'Hôtel-Dieu où il fut consigné à la disposition du Parquet.

Une jeune femme, Élisa Andrieux, qui avait été assez sérieusement atteinte à la tête et aux mains par des éclats de verre, a été également conduite à l'Hôtel-Dieu.

Le Figaro — 22 septembre 1897
SéparationSans avoir recours à l'ange Gabriel, quelques privilégiées viennent d'avoir la bonne fortune de juger les modes de cet hiver : Redfern a, en effet, exposé hier chez lui une superbe collection de toilettes de ville, bal et cour, commandées par une très haute personnalité régnante.
Toutes ces robes sont de véritables merveilles et il est regrettable qu'elles n'aient pu être exposées qu'un jour seulement.Séparation Au sortir du théâtre.

Au sortir du théâtre.

Deux jeunes gens, les frères Édouard et Auguste Gaulin, assistaient, hier soir, au poulailler du théâtre Montmartre, à la représentation d'un drame noir dont les premiers actes avait paru les intéresser beaucoup. Après un entr’acte, quand ils voulurent regagner leurs places, les frères Gaulin les trouvèrent occupées par deux autres jeunes gens, qui refusèrent obstinément de se lever, s'appuyant sur le dicton populaire « Qui va à la chasse perd sa place ».

Il en résulta, naturellement, une altercation bruyante, qui retarda de quelques minutes le lever du rideau, à la grande fureur des autres spectateurs. Finalement, les deux quidam lurent expulsés, et les frères Gaulin purent se gargariser à l'aise des tirades frissonnantes du traître et des roucoulades indignées de la jeune fille persécutée.

Ils ne s'attendaient guère à retrouver à la sortie les deux spectateurs évincés. Ceux-ci les suivirent et se jetèrent sur eux au moment où ils venaient de s'engager dans la rue d'Orsel. Une lutte s'engagea, au cours de laquelle Édouard Gaulin fut frappé d'un coup de couteau en pleine poitrine. Il tomba, inanimé sur le trottoir, tandis que les deux agresseurs prenaient la fuite dans la direction du boulevard Rochechouart. Auguste Gaulin se mit à leur poursuite, en criant « A l'assassin Des gardiens de la paix se joignirent à lui, et, après une poursuite acharnée, les fuyardes étaient arrêtes avenue Trudaine.

Conduits devant M. Fédée, commissaire de police du quartier Clignancourt, ils ont dit se nommer Henri Lapin, âgé de dix-sept ans, et René Alier, âgé de seize ans. Ils ont été envoyés au Dépôt.

Édouard Gaulin est en traitement à l'hôpital Lariboisière; les médecins qui le soignent ne répondent point de sa vie.

Le Matin - 25 septembre 1897
Séparation Drame de la jalousie

Drame de la jalousie.

Nous en demandons bien pardon à nos lecteurs, mais il s'appelait Cochon, Alfred Cochon, par un o et habitait au n° 14 de la rue Poliveau.

Le susdit Alfred Cochon manifestait de très tendres sentiments pour une jeune femme du nom de Céline Verrier qui ne répondait à sa flamme persistante que par des feux intermittents. Quand Céline n'était pas dans-les bras d’Alfred ; elle se trouvait dans ceux d'autres adorateurs, car il fallait toujours qu'elle fût dans les bras de quelqu'un.

Cependant, dimanche soir, Céline. Verrier avait consenti à suivre Alfred Cochon ; elle le suivit même si loin que, vers minuit, tous deux entraient l'hôtel meublé situé au n° 30 de la rue Laferrière. On présenta aux nouveaux locataires le bulletin traditionnel, qu'Alfred remplit incontinent.

« M. et Mme Cochon » écrivit-il. La patronne eut un léger sourire, et donna aux jeunes gens une chambre confortable située au troisième étage.

Une heure de silence.

Brusquement trois détonations d’arme à feu mettaient sens dessus, dessous tout le personnel et tous les locataires de l'hôtel. On grimpa au troisième étage, où les coups de revolver s'étaient, fait entendre ; l’on perçut des râles travers la porte de la Chambre où Alfred Cochon avait abrité ses amours et l'on pensa qu'un drame sanglant venait de s'accomplir là.

L'hôtelier enfonça la porte d'un coup d'épaule, et il se trouva bientôt face à face avec le farouche Cochon, qui tenait à la main un revolver encore fumant. A ses pieds, Céline Verrier gémissait. La pauvre fille avait reçu un projectile dans l'œil gauche, une seconde balle lui avait traversé le bras.

Dans le brouhaha provoqué par l'évènement, le meurtrier avait trouvé moyen de se glisser dans l'escalier et de gagner la rue.

Après avoir reçu des soins dans une pharmacie de la rue Notre-Dame-de-Lorette, Céline Verrier fut envoyée à l'hôpital Lariboisière, où il fut constaté que l'œil gauche était crevé.

M. Cornette, commissaire de police du quartier Saint-Georges, a interrogé très sommairement la victime de ce drame.

L'infortunée jeune fille a déclaré, qu'Alfred Cochon avait tiré sur elle à la suite d'une scène de jalousie.

Le signalement du meurtrier a été transmis au service de sûreté. Il paraît que les mœurs particulières que professe cet individu justifient triplement le nom qu'il porte.

Le Matin – 28 septembre 1897
Séparation Le suicide impossible

Le suicide impossible

Une jeune femme, Mlle Marie-Louise P..., demeurant rue de La Rochefoucauld, apprenait avec désespoir ces jours-ci le mariage de son ami, M. Alfred M...

— Tu m’abandonnes, lui écrivait-elle, le soir même. Je ne me sens plus le courage de vivre. Poison ou revolver, demain je serai morte.

M. M…, en recevant cette lettre, courut chez la jeune femme et eut avec elle une dernière entrevue au cours de laquelle il réussit à substituer des car touches à blanc à celles dont le revolver de Mlle P... était chargé.

Il alla ensuite chez le pharmacien de la désespérée et le pria de ne lui délivrer aucun médicament dangereux.

Or, hier, Mlle P.... se rendait chez le pharmacien et lui demandait du chlorhydrate de morphine. On lui remit une fiole contenant de l’eau distillée. Mlle P... l’avala en toute confiance, mais, rentrée chez elle, voyant que cela ne lui faisait aucun effet, elle se tira deux coups de revolver à la tète.

On juge de son étonnement en constatant qu’elle n’était pas blessée. Une heure après, M. Cornette, commissaire de police, qui avait été prévenu de ses essais de suicide obtenait la promesse qu’elle ne recommencerait plus ses dangereuses tentatives.

Le Gaulois — 18 août 1897
Séparation Le traitement des névroses

Le traitement des névroses

La principale indication à remplir dans le traitement des névroses, c'est d'amener le calme et l'harmonie dans les centres nerveux et de diminuer l'impressionnabilité. On n'y parvient ni par les antispasmodiques ni par les narcotiques, mais plutôt par les reconstituants, qui stimulent les vibrations moléculaires et sont capables d'accélérer la nutrition ralentie.
Le vin Désiles, par sa composition complexe, répond parfaitement à ce programme de stimulation. Il augmente la contractilité musculaire, fait disparaître les troubles vasomoteurs et névralgiques, la migraine et l'insomnie, ces produits du surmenage intellectuel. Il prévient l'atrophie de la cellule nerveuse et agit énergiquement contre la dégénérescence des tissus nobles. C'est grâce surtout à ses éléments tanniques iodo-phosphatés qu'il contribue à ce relèvement de bon augure.
Grâce aux principes dynamophores qu'il renferme (kola, coca, quinquina, cacao), le vin Désiles accélère le pouls, augmente l'urée et l'acide carbonique, possède sur la sphère cérébro-médullaire une action excito-motrice en même temps qu'une action d'épargne, grâce à l'influence que possèdent les agents nervins sur le système du grand sympatique. Tonique et fébrifuge, le vin Désiles supprime les vertiges, les exagérations de l'excitabilité réflexe, empêche l'affaiblissement du muscle cardiaque et la diminution du pouvoir oxydant du sang. Or, l'on sait à quel degré les troubles de la sanguification retentissent sur le système nerveux. Ce retentissement n'a-t-il pas été résumé éloquemment dans cet axiomeantique si souvent cité Sanguis moderator nervorum (un sang riche est le meilleur calmant des nerfs) ?

Dr Cendre

Séparation Accident de pêche

Accident de pêche

Deux habitants de Paris, MM. Célestin Araudel, bijoutier, rue Tiquetonne, et JosephClerc, employé au Crédit lyonnais, s'étaient rendus, avant-hier, à Villeneuve-Saint-Georges pour se livrer aux douceurs de la pêche a la ligne. Ils se trouvaient dans un bachot, vers deux heures de l'après-midi, en face du hameau des Chalets, lorsqu'ils virent arriver dans leur direction le bateau parisien n° 32, faisant le trajet de Paris à Corbeil.

C'est en vain que les deux pêcheurs, peu expérimentés dans l'art de manœuvrer une embarcation, cherchèrent à éviter le bateau à vapeur. Leur barque fut coupée en deux et les deux hommes furent précipités dans la Seine.

Grâce au courageux dévouement de deux passagers du bateau parisien, MM. Raguin et Sandoz, M. Araudel put être sauvé. Son compagnon, Clerc, fut moins heureux et ce n'est qu'après trois heures de recherches qu'on a retrouvé son cadavre.

Une enquête a été aussitôt ouverte pour établir à qui incombe la responsabilité de ce déplorable accident.

Le Figaro — 31 août 1897
Séparation Terrible accident

Terrible accident.

Un malheureux accident, qui a causé la mort de deux personnes, est survenu, hier soir, à sept heures et demie, rue de l'Université.

M. Charlet, qui gère un établissement de vin au numéro 127 de cette rue, faisait brûler de la paille dans les water-closets afin, disait-il, de détruire les miasmes. A quelques mètres de là, le concierge de l'immeuble, M. Lédard, âgé de quarante et un ans, et sa fille Marcelle, âgée de cinq ans, suivaient l'opération ; ils s'étaient placés sur la trappe même qui recouvre la fosse d'aisances.

La paille flambait joyeusement et des flammèches voltigeaient dans tous les sens, quand soudain une violente explosion se produisit. La trappe de la fosse fut violemment soulevée et M. Lédard, ainsi que sa fille, tombèrent dans le trou béant et nauséabond.

Le bruit de la détonation fut entendu de très loin ; des voisins, puis des passants accoururent.

Le gardien de la paix Baurie, du septième arrondissement, qui habite l'immeuble et qui était en train de s'habiller pour aller prendre son service, se rendit en toute hâte dans la cour et se dirigea vers la fosse où déjà des voisins avaient descendu des échelles. Le gardien Baurie se hasarda dans le trou, saisit le corps de Lédard et le remonta-à l'air libre.

Hélas ! l'infortuné concierge avait été asphyxié par les gaz délétères. Son cadavre fut transporté dans la loge. Le gardien de la paix Baurie. s'évanouit à son tour. On le conduisit aussitôt dans une pharmacie, où des soins énergiques lui furent donnés, puis on le remonta chez lui.

Bientôt arrivaient rue de l'Université MM. Danjou, commissaire de police ; Kuntzler, officier de paix, et les pompiers du poste dela rue des Entrepreneurs. On dut faire évacuer l'immeuble par les curieux qui avaient envahi la cour et le couloir et qui gênaient les opérations de sauvetage.

A huit heures seulement, un sapeur descendait dans la fosse, d'où les gaz morbidiques s'étaient évaporés, et pouvait sans danger remonter le cadavre de l'infortunée petite Marcelle.

Les corps du père, et de l'enfant portent de légères blessures. La trappe de la fosse a été brisée par la violence de l'explosion.

L'émotion soulevée dans le quartier par l'accident a été d'autant plus vive qu'au début, on a cru, naturellement, à un attentat anarchiste.

L'enquête à laquelle procèdera M. Danjou, permettra de fixer les responsabilités.

Le Matin — 31 août 1897
Séparation Encouragés par le très grand suc

Encouragés par le très grand succès de leur revue au théâtre de la Tour Eiffel, les auteurs de Paris à vol d'oiseau viennent d'y ajouter quelques scènes nouvelles qui ont obtenu, dés hier, les honneurs du bis. Citons en particulier les couplets sur les odeurs de Paris, et ceux du jubilé de la reine d'Angleterre.

Le Figaro - 7 juillet 1897


Pastilles Poncelet
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