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Nouvelles diverses
 MARIAGES DE FORÇATS

MARIAGES DE FORÇATS

Tout récemment la Cour d'assises de la Seine condamnait des malfaiteurs composant la bande a-des Sacristains », les uns à la prison, les autres aux travaux forcés.

Deux des condamnés de cette dernière catégorie, Cachet et Steinlen, avaient sollicité et obtenu l'autorisation d'épouser leurs maitresses, avant d'être embarqués pour la Nouvelle-Calédonie. Cette double union a eu lieu, samedi dernier, à la mairie du onzième arrondissement.

La cérémonie terminée, les mariés et leurs témoins ont été conduits dans une des petites salles de la mairie où ils sont, restés quelques instants. Puis les nouveaux époux ont été réintégrés dans .leurs cellules respectives. Mmes Gachet et Steinlen iront plus tard rejoindre leurs maris à Nouméa, lorsque ceux-ci auront donné à l'administration des gages certains de leur bonne conduite.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation UN DRAME place de la République.- Le Figaro - 15 juin 1897

Un drame place de la République.

Un drame s'est passé, hier, devant le n° 1 de la place de la République.

Un sieur Vibert, âgé de quarante-sept ans, ouvrier plombier, demeurant 77, rue Julien-Lacroix, en voulait depuis longtemps, au nommé Jules Herscheng, conducteur de tramway, habitant 37, rue Carnot. Sa haine contre Herscheng provenait de ce que celui-ci était devenu, il y a deux ans, l'amant de la femme Vibert, avec laquelle il vit maritalement.

Vers trois heures de l'après-midi, Vibert passa à côté de son rival occupé, à ce moment, prés d'une plaque tournante.

— Ah ma vue te fait rire, cria le plombier. Tiens, voilà pour toi.

Et sortant un revolver de sa poche, il fit feu sur Herscheng qu'il atteignit près de l'oreille. Le gardien de la paix Kubler qui se trouvait de service à la station des tramways se précipita sur le meurtrier qu'il ne réussit qu'imparfaitement à protéger contre la fureur

de la foule qui voulait le lyncher. C'est dans un état lamentable que Vibert est arrivé au poste.

Quant à Herscheng, il a été immédiatement conduit à l'hôpital Saint-Louis. Son état est peu grave.

Le Figaro - 15 juin 1897
Séparation Une pauvresse

Une pauvresse.

Une malheureuse femme, Mme veuve Huve, âgée de quarante-huit ans et domiciliée en dernier lieu rue de Flandre, est atteinte, depuis près d'un an, d'ataxie locomotrice. Comme elle se trouve dans l'impossibilité de gagner sa vie, elle s'était fait conduire, hier, à l'hôpital Laennec mais, malgré ses supplications, on refusa de la recevoir, et le cocher qui l'avait amenée alla la déposer au bureau de M. Belouino, commissaire de police, à qui elle raconta son histoire.

C'est au cours de l'été dernier qu'elle avait ressenti les premières atteintes de son mal; elle continua néanmoins à travailler de son métier de porteuse de pain, puis, quand elle dut garder la chambre, comme couturière. Voyant son mal s'aggraver, elle voulut entrer à l'hôpital Lariboisière on refusa de la recevoir.

Elle adressa une demande à l'Assistance publique à l'effet d'être admise à la Salpêtrière. Au bout de quelques jours, un inspecteur de l'Assistance se présenta chez elle, lui déclara qu'il n'y avait pas de place à la Salpêtrière, mais qu'on avait pris bonne note de sa demande. Avant de se retirer, il ajouta qu'il lui ferait allouer un secours de 5 francs: qu'elle devrait, aller toucher elle-même au bureau de bienfaisance.

Ces jours derniers, comme elle ne pouvait plus travailler, que toutes ses ressources étaient épuisées et qu'elle se trouvait dans l'impossibilité de payer sa chambre, elle résolut de faire une dernière tentative pour entrer à l'hôpital. Nous avons dit qu'elle fut conduite.

M. Belouino a envoyé la malade à l'infirmerie du Dépôt et a adressé un rapport au préfet de police sur le cas de cette malheureuse.

Le Matin – 27 juin 1897

Séparation Un escroc

Un escroc

Nous avons tout récemment raconté plusieurs prouesses d'un jeune homme qui, se donnant comme le neveu de Son Em. le Cardinal-Archevêque de Paris avait réussi à exploiter, dans de larges proportions, la bonne foi de nombre de fidèles, de dames pieuses surtout.

Cet escroc vient encore de faire parler de lui.

Locataire d'une dame B. qui tient une maison meublée rue Geoffroy-Saint-Hilaire, il réussit à capter sa confiance. Il lui raconta qu'il était momentanément en désaccord avec son oncle le Cardinal, à propos d'un héritage assez important qui lui était échu au mois de juillet dernier. Mais il ajouta que des amis communs s'occupaient d'arranger l'affaire et qu'il venait d'être avisé d'une prochaine réconciliation. Enfin, il enjôla si bien la naïve hôtelière que celle-ci consentit à lui avancer 2,000 fr. sur son futur héritage. Une heure plus tard, l'éhonté filou avait quitté la maison pour n'y plus revenir. A l'Archevêché, où elle est allée aux renseignements, on a naturellement répondu à la pauvre Mme B. qu'elle avait été la dupe d'un escroc.

Le Figaro — 22 septembre 1897
SéparationLA FRANCE EN RUSSIE. Deux magnifiques voyages, l'un par voie de mer, l'autre par voie de terre, sont organisés pour visiter la Russie et assister aux fêtes de Saint-Pétersbourg. Le nombre des voyageurs étant limité, nous engageons vivement nos lecteurs à s'adresser de suite à la Société française des voyages Duchemin, 20, rue de Grammont, à Paris. Séparation UN NOTAIRE AU DÉPÔT

UN NOTAIRE AU DÉPÔT

La Préfecture de police était avisée, il y a. quelques jours, qu'un notaire d'un chef-lieu de canton d'un département de l'Ouest, M. Léon C. avait pris là fuite en s'appropriant des sommes importantes que lui avaient confiées ses clients. Comme on avait quelque; raison de croire que ce tabellion fin de siècle était venu chercher un refuge à Paris, où il devait se cacher sous un faux nom, M. Cochefert, chef de la Sûreté, chargea des inspecteurs de son service de le découvrir. Les recherches viennent d'avoir un bon résultat. Léon C. a été retrouvé et arrêté, hier matin, dans un hôtel meublé de la rue de Vaugirard, où il était descendu sous un nom d'emprunt.

Il a été écroué au Dépôt.

Le Figaro — 23 septembre 1897
Séparation Paris la nuit

Paris la nuit.

Une sanglante bagarre s'est produite la nuit dernière sur le boulevard Sébastopol.

Une bande de jeunes gens avinés se dirigeait vers les Halles en braillant des refrains malpropres lorsque deux garçons bouchers, Pierre Robert, âgé de vingt-cinq ans ; et Eugène Roux, âgé de vingt ans, se livrèrent à haute voix a des observations malséantes quand le groupe de noctambules en joie les croisa.

Des coups furent échangés de part et d'autre. Au cours de la rixe, Eugène Roux fut frappé, d'un coup de couteau qui pénétra profondément dans la poitrine. A ce moment, .les agresseurs, voyant des agents, s'empressèrent de prendre la fuite.

On se mit à leur poursuite sans pouvoir les rattraper. Ces individus sont activement recherchés. Eugène Roux, dont l'état est très grave, a été transporté, sur sa demande, au domicile de ses parents, rue du Faubourg-Saint-Antoine, où il est actuellement soigné.

Le Matin - 13 septembre 1897
Séparation Accident de pêche

Accident de pêche

Deux habitants de Paris, MM. Célestin Araudel, bijoutier, rue Tiquetonne, et JosephClerc, employé au Crédit lyonnais, s'étaient rendus, avant-hier, à Villeneuve-Saint-Georges pour se livrer aux douceurs de la pêche a la ligne. Ils se trouvaient dans un bachot, vers deux heures de l'après-midi, en face du hameau des Chalets, lorsqu'ils virent arriver dans leur direction le bateau parisien n° 32, faisant le trajet de Paris à Corbeil.

C'est en vain que les deux pêcheurs, peu expérimentés dans l'art de manœuvrer une embarcation, cherchèrent à éviter le bateau à vapeur. Leur barque fut coupée en deux et les deux hommes furent précipités dans la Seine.

Grâce au courageux dévouement de deux passagers du bateau parisien, MM. Raguin et Sandoz, M. Araudel put être sauvé. Son compagnon, Clerc, fut moins heureux et ce n'est qu'après trois heures de recherches qu'on a retrouvé son cadavre.

Une enquête a été aussitôt ouverte pour établir à qui incombe la responsabilité de ce déplorable accident.

Le Figaro — 31 août 1897
Séparation TRAITEMENT DE LA CHLOROSE

TRAITEMENT DE LA CHLOROSE

La chlorose est une imperfection d'évolution qui appauvrit le sang, trouble le système nerveux et détermine une sorte d'arrêt dans les fonctions spéciales dévolues à la jeune fille.
Le fer est rarement toléré par les chlorotiques il leur engendre des crampes d'estomac, de la constipation et autres troubles digestifs. Aussi les médecins vraiment modernes préfèrent conseiller le Vin Désiles, qui ne contient pas de fer, mais qui, en revanche, abonde en reconstituants énergiques et bien supportés: kola, coca, quinquina, cacao, tannin, iode glycéro-phosphates. Loin d'échauffer, le Vin Désiles combat la constipation et les fermentations internes; il améliore la nutrition, provoque le retour régulier des règles, réveille l'énergie motrice incapable ou affaissée, réagit, en un mot, contre la torpidité du sang et la dépression des procès nutritifs.
On supprimera, en même temps, chez la jeune fille, les causes d'étiolement, les fatigues, la nourriture défectueuse et surtout l'air confiné. Où le soleil n'entre pas, le médecin entre, dit, avec raison, le proverbe oriental. La cure de la chlorose se résume ainsi : hygiène et Vin Désiles.

Dr SAUDREAU

Séparation La chassse aux morts

La chassse aux morts

Un incident plutôt macabre s'est passé, 34, boulevard de Clichy.

Une dame R… occupe, à cette adresse, un appartement au quatrième étage. Alitée depuis prés de deux mois, elle reçoit les soins du docteur X... qui venait, deux fois par jour, lui faire des injections d'un sérum quelconque. Mais ce médecin, ayant une clientèle importante à visiter, avait prié M. Tissot, pharmacien, habitant la maison, de le suppléer, partiellement du moins, dans les soins à donner à la malade.

Ces jours derniers, un individu tout de noir vêtu, comme il convient aux employés des entreprises funéraires, se présentait chez le concierge de l'immeuble, priant qu'on lui indiquât l'étage où venait de décéder Mme R…

— Mais, répondit le concierge tout interloqué, cette dame n'est pas morte ! Elle est, au contraire, en voie de guérison.

— Vous ne savez ce que vous dites, mon brave homme. Indiquez-moi l'étage, c'est tout ce que je vous demande.

— Au quatrième, puisque vous y tenez. L'homme gravit les escaliers quatre à. quatre. Le hasard voulut que ce fût M. Tissot qui le reçût.

— C'est bien ici, questionna le funèbre visiteur, qu'il y a une morte ?

— Qu'est-ce que c'est que cette mauvaise plaisanterie ? fit M. Tissot en empêchant d'entrer le visiteur

— Il n'y a pas de mauvaise plaisanterie, reprit celui-ci, et je sais ce que je dis !

Et alors il expliqua qu'appartenant à une agence de transports funèbres il avait été informé, à la mairie de Montmartre, du décès de Mme R... Il venait, en conséquence, faire ses offres de service à la famille ou, à son défaut, aux amis de la défunte.

Indigné, à bon droit, de l'extrême légèreté des employés de l'état civil et de l'incorrecte insistance du macabre courtier, M. Tissot l'engagea, en termes nets, à décamper. L'homme, un nommé P. S..., furieux de voir lui échapper l'aubaine qu'il s'était promise, se montra d'une telle inconvenance que M. Tissot se vit dans l'obligation de le faire conduire par un gardien de la paix chez M. Dupuis, commissaire de police. Là, tout s'expliqua, et l'agent funèbre fut invité à plus de circonspection à l'avenir.

Mais, hélas! L’algarade avait été malheureusement entendue de Mme R... La pauvre femme, vivement impressionnée par cette scène qui n'avait rien de folâtre, s'était évanouie et c'est à grand’ peine qu'on put lui faire reprendre connaissance.

Le Figaro – 19 août 1897
Séparation LE FEU

LE FEU

Hier matin, à sept heures, l'alarme était donnée aux pompiers le feu venait de se déclarer dans une chambre de la maison sise, 144, boulevard de La Villette. Deux lances furent mises en manœuvre quelques instants plus tard et, au bout d'une demi-heure d'efforts, le feu était éteint.
Mais, en procédant à la reconnaissance des dégâts, on découvrit dans le fond de la chambre, étendu sur un lit, le cadavre d'un homme asphyxié. Les flammes avaient commencé à le défigurer.
On croit que ce malheureux, qui se nommait Charles B. et était locataire de la pièce incendiée, aura voulu se suicider au moyen de charbon et que le feu aura été mis accidentellement à la chambre.
Autre feu, à onze heures et demie, rue du Faubourg-Saint-Denis, 2, chez M. Deloille, pharmacien. Il a été rapidement éteint par les pompiers de la caserne du Château d'Eau.
Les pertes sont peu importantes.

Le Figaro - 3 août 1897

Séparation Nouveau-cirque

Ainsi que toute la presse l'a constaté, la nouvelle pantomime du Nouveau-Cirque, de la rue Saint-Honoré, Pierrot aux Enfers, obtient le plus grand succès à toutes les représentations. Le dernier tableau est un vrai clou qui fera courir certainement tout Paris, tant par son originalité que par la richesse du décor.

Fig. 17/02/97


Pastilles Poncelet
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