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Nouvelles diverses
 L'accident des Champs-Élysées.

L'accident des Champs-Élysées.

Encore un accident, qui a failli être mortel, causé par le fameux tramway des Champs-Élysées.

Vers midi, un tandem, monté par deux jeunes gens, descendait l'avenue à une allure un peu vive, lorsque le tramway de Montrouge déboucha de l'avenue de l'Alma.

Pour éviter le véhicule municipal, les tandémistes firent un crochet à gauche, mais ils se jetèrent dans une voiture qui remontait l'avenue.

Tous deux furent précipités sur le sol tandis que le cheval effrayé, se cambrait et leur labourait le visage avec ses sabots puis l’animal finit par s'abattre sur eux, les écrasant littéralement de tout son poids. On parvint à dégager les infortunés jeunes gens, MM. Émile B. et Georges B. et des agents les conduisirent dans une pharmacie de l'avenue d'Antin, où des-soins leur furent prodigués.

Les infortunés tandémistes étaient couverts de sang ; l'un d'eux avait le maxillaire inférieur brisé, et l'autre se plaignait de douleurs internes. Ils ont été reconduits en voilure à leur domicile»

Le Matin — 16 juin 1897
Séparation LE « BEAU BÉRANGER »

LE « BEAU BÉRANGER »

Eugène Béranger, dit le « beau Béranger », ouvrier miroitier, demeurant, 9, impasse Montagne, avait pour maîtresse une demoiselle Louise Frein, de Choisy-le-Roy. Samedi, à la suite d'une discussion, Louise quitta son amant, en déclarant qu'il ne la reverrait plus.
Elle comptait que la journée de dimanche ne se passerait pas sans qu'il vînt la supplier de revenir, et elle se préparait à être clémente. Pas du tout Le « beau Béranger » déclara qu'il était enchanté d'être débarrassé de « son crampon ».
Furieuse, Louise revenait lundi matin, rencontrait Béranger rue Beccaria, et, après une scène de reproches, lui porta un formidable coup de tranchet dans la région du cœur. Le blessé a été porté à l'hôpital Saint-Antoine. Louise Frein a été arrêtée par M. Brunet, commissaire de police.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation LE FEU

LE FEU

Le feu a pris, hier matin, vers trois heures, chez M. Pierre Montet, brocanteur, 38 et 40, rue de Seine, à Alfortville, Grâce à la grande quantité de marchandises diverses entassées dans les magasins de M. Montet, l'incendie, trouvant un aliment facile, s'est rapidement propagé et a pris en peu d'instants d'inquiétantes proportions. Les immeubles avoisinants étaient fort menacés par les flammes quand les pompiers de la localité et des communes voisines sont arrivés sur le lieu du sinistre. Au bout d'une heure d'efforts, les sauveteurs avaient pu circonscrite le foyer de l'incendie et tout danger était conjuré.
On n'a eu à déplorer aucun accident de personnes. Les pertes sont très importantes.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation L'art de se meubler gratuitement

L'art de se meubler gratuitement.

Deux corrects gentlemen se présentaient, il y a quelques jours, chez un marchand de meubles de la rue de Charenton, M. Hermann et exprimaient le désir de faire l'acquisition de deux mobiliers de chambre à coucher.

Après avoir examiné les marchandises contenues dans le magasin, leur choix se porta définitivement sur deux mobiliers en palissandre, de 1,800 francs chacun. Ils se retirèrent en informant le négociant que leur domestique viendrait, le lendemain, prendre livraison des meubles et le prièrent de l'accompagner muni de la facture acquittée.

Le lendemain matin, en effet, un homme se présentait de la part des deux acheteurs et chargeait les meubles dans une voiture.

Ainsi qu'il avait été convenu, M. -Hermann plaça la facture acquittée dans sa poche et se mit en route, suivi du domestique et de la voiture, pour le domicile indiqué par ses deux clients, dans le quartier de la Bourse.

Arrivé au faubourg Montmartre, le domestique, désignant un restaurant au marchand, lui dit :

— Comme je n'ai pas la clef de l'appartement de mes maîtres et qu'ils ont l'habitude de déjeuner dans cet établissement, entrons-y donc. Nous les y rencontrerions probablement, et ils nous inviteront à déjeuner.

M. Hermann accepta. Les deux gentlemen n'étaient pas encore arrivés au restaurant. Le domestique proposa au négociant de déjeuner en les attendant. Au dessert, sous prétexte d'aller la rencontre de ses maitres, il sortit. Le naïf marchand attendit vainement son retour. L'homme avait disparu, avec la voiture et les meubles.

M. Hermann, désolé, alla porter plainte chez M. Archer, commissaire de police.

Ce magistrat a été assez heureux pour arrêter, le même soir, l'un de ces audacieux filous. Un inspecteur du commissariat, M. Maniez, retrouva la trace du véhicule et apprit ainsi que les meubles avaient été déposes dans une boutique non louée de la rue Durantin. Il se cacha dans cette boutique et, le soir, lorsqu'un des individus se présenta pour enlever la marchandise volée, il l'arrêta.

C'est un nommé Compain, demeurant 119, boulevard Voltaire. Cet individu a déjà subi plusieurs condamnations pour vols et escroqueries. Il a été impossible d'obtenir de lui la révélation du nom de ses complices.

Le Matin - 13 septembre 1897
SéparationLa saison d'automne s'annonce très favorablement pour la jolie station de Rheinfelden, Les nouvelles installations de l'hôtel des Salines réalisent toute la somme de confortable qu'on peut attendre, et les précautions les plus intelligentes y ont été prises pour mettre les baigneurs é l'abri des caprices climatériques.Séparation Un volontaire de la paternité

Un volontaire de la paternité.

Un de nos confrères annonçait hier matin que M. Lépine faisait procéder à une enquête au sujet des agissements d'un fonctionnaire de la préfecture de police accusé de faux en écritures publiques et de substitution d'état-civil.

Au boulevard du Palais, on déclare que l'affaire n'a pas la gravité qu'on a bien voulu lui attribuer; d'ailleurs, il ne' s'agit pas d'un secrétaire de commissariat, mais bien d’un gardien de la paix.

Les faits ne sont pas très compliqués. Il y a quelques jours, en l'absence de son mari, qui voyage, la femme d'un très honorable commerçant mettait au monde un petit garçon, fruit de ses amours adultères. Désireuse que son mari ignorât sa faute, Mme X. de concert avec la sage-femme qui avait procédé à son accouchement, s'entendit avec un gardien de la paix, un parent, célibataire, pour que la déclaration de paternité fût faite au nom de ce dernier.

En effet, le bébé fut inscrit sur les registres de l'état civil comme né de M. Z. le complaisant sergent de ville, et de mère inconnue. S'il ne devait jamais connaître sa mère, l'enfant avait au moins un père légal, le gardien de la paix ayant poussé le dévouement jusqu'à reconnaître le nouveau-né.

Nous verrons ce qui sortira de l'enquête.

Le Matin – 26 sept. 1897
Séparation Grave accident de voiture

Grave accident de voiture.

Un assez grave accident de voiture s'est produit, hier après midi, avenue du Bois-de-Boulogne. Un cheval attelé à un tilbury s'est brusquement emballé Vers le milieu, de l'avenue, qu'il a descendue dans une course folle. Rencontrant un fiacre où se trouvaient, trois personnes, le tilbury l'a heurté si violemment que les deux voitures se sont renversées. L'animal furieux, ayant rompu ses traits, poursuivit sa course vertigineuse. Il fut arrêté par des gardes du bois à la hauteur du pavillon Chinois.

Des passants s'empressèrent auprès des victimes de l'accident. Le propriétaire et le cocher du tilbury l'eurent relevé couverts de confusions. Mme M. qui se trouvait dans le fiacre culbuté, avait le nez déchiré, tandis que le mari et la petite fille de cette dame étaient sains et saufs. Deux -personnes qui avaient cherché à arrêter le cheval emporté avaient également reçu des blessures assez graves.

Toutes les victimes de cet accident ont été pansées dans -une pharmacie auprès quoi, elles ont été reconduites à leur domicile.

Le Matin - 13 septembre 1897
Séparation Une femme pauvrement vêtue --- P13

Une femme pauvrement vêtue, ayant un bébé dans ses bras, tombait évanouie, avant-hier soir, sur l'avenue des Gobelins. A la pharmacie où on la transporta, on reconnut qu'elle s'était empoisonnée avec du phosphore. Après avoir reçu des soins, elle a été conduite à l'hôpital Cochin.

Cette malheureuse, qui se nomme Marie Ollivier, est âgée de vingt-sept ans. Fille de cultivateurs aisés de la Bretagne, elle suivit à Paris un voyageur de commerce. Il y a huit mois, elle devint mère. Son amant l'avait abandonnée le mois dernier, la laissant sans ressources. Mourant de faim, menacée d'être expulsée de la chambre qu'elle occupait rue de Patay, la pauvre femme résolut de se tuer.

On pense pouvoir la sauver.

Le Figaro - 24 août 1897
Séparation L’épargne vitale

L’épargne vitale

La médecine contemporaine fait grand cas des agents d’épargne, qui infusent à nos organismes surmenés la surabondance vitale, motrice, intellectuelle et végétative rendue nécessaire par notre vie à la vapeur. Malheureusement, la plupart des agents d’épargne ont de sérieux inconvénients: ils échauffent l’intestin et l’estomac, congestionnent le rein, provoquent l’insomnie. Aussi le public a-t-il fait l’accueil le plus favorable au Vin Désiles, non seulement parce que ce vin représente un dynamophore d’une action constamment fidèle pour ceux qui ont de grandes fatigues à surmonter, mais encore parce qu’il possède une action considérable sur les échanges sanguins et qu’il retarde la dénutrition sans irriter le système nerveux, sans affaiblir l’estomac ni l’intestin.

La raison en est bien simple : au quinquina, à la coca et à la kola, dynamophores éprouvés, le Vin Désiles joint le tanin, l’iode et le phosphore, si précieux pour la trame organique et pour la régularisation nutritive.

Nos lecteurs le savent : la vie n’est qu’une lente oxydation et la santé résulte de la régularité avec laquelle cette oxydation s’opère. Or, l’action dynamique du Vin Désiles s’exerce, au total, sur l’hématose et sur la nutrition moléculaire des tissus nerveux. Son assimilation facile permet aux éléments qui le composent d’arriver aisément au contact de nos cellules et d’exercer ainsi avec une parfaite tolérance son activité curative dans les anémies, le lymphatisme, la débilité générale, les convalescences, etc.

Dr Cendre
Séparation Claude Robin ouvrier couvreur

Claude Robin ouvrier couvreur, avait passé toute la soirée de dimanche avec sa maîtresse, Marie Jacques, dans un débit de vins d'Aubervilliers. Tous les deux avaient beaucoup bu, Robin surtout qui avait à faire à Marie une confidence pénible. Il y avait quatre ans qu'ils vivaient maritalement mais Claude avait assez de cette existence et il voulait rompre avec sa compagne. Vers une heure du matin, il s'ouvrit de ce beau projet à Marie. Il n'avait pas encore déduit toutes les raisons militant, d'après lui, en faveur de cette détermination de sa part, dure mais nécessaire, qu'il tombait frappé d'un coup de couteau en pleine poitrine.
Pendant qu'on s'empressait auprès du blessé, la meurtrière prenait la fuite. On n'a pu l'arrêter qu'hier matin, chez elle, rue de l'Union.
Claude Robin dont l'état est très grave a été transporté à l'hôpital Lariboisière.

Le Figaro - 3 août 1897

Séparation UN BANQUEROUTIER PRUSSIEN

UN BANQUEROUTIER PRUSSIEN

La police de Sûreté recherchait, depuis quelques jours, un nommé Pierre Corivet, dont le gouvernement allemand avait demandé l'extradition. Cet individu, qui était banquier à Berlin, où il occupait une situation importante, s'était enfui, au mois de juin dernier, en laissant derrière lui un passif considérable.
Pierre Corivet, qui était venu se cacher à Paris, y a été découvert, hier, et arrêté aussitôt par les soins de M. Hamard, sous-chef de la Sûreté. Le banqueroutier allemand a été écroué au Dépôt où il va attendre l'accomplissement des démarches nécessitées par les formalités de l'extradition.

Le Figaro - 2 août 1897

Séparation Odéon - Sarcey

Petit incident, hier, à l'Odéon. M. Francisque Sarcey y faisait une conférence sur l'Heureux Naufrage, de Plaute, lorsqu'au moment où il venait de finir une période sur ces mots appétissants « Est-ce assez fait, la scène que je viens de vous raconter ? Est-ce chic, un premier acte comme celui-là ? » des coups de sifflet se sont fait entendre. Ils partaient des galeries supérieures et du parterre, et une grande partie de la salle se leva pour protester et réclamer l'expulsion des interrupteurs. Au milieu du tapage, on percevait des apostrophes comme celle-ci, adressées au conférencier « Chantez-nous donc l'Aveugle de Bagnolet » etc. Les gardes municipaux durent intervenir pour rétablir l'ordre, et ils firent sortir du parterre l'un des interrupteurs les plus ardents, qui était le dessinateur bien connu, M. Ibels.
L'ordre revenu, M. Sarcey, qui s'était montré très calme sous l'orage, se bornant à dire « Si vous croyez avoir de l'esprit, vous vous trompez », continua sa conférence qui s'acheva, au bout d'une heure dix, dans une chaude ovation.
Il paraît que ce petit scandale est la revanche des admirateurs de M. Becque qui avait été également sifflé par les « philistins », il y a quinze jours.

Fig. 8/01/97


Pastilles Poncelet
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