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SIXIEME ANNÉE N°4332

 

275ème jour de l'année

   


Samedi
2
Octobre 1897

 Le scandale des Folies-Bergère évité - 15 avril 1897

Le scandale
des Folies-Bergère évité

Une indisposition de commande.
Intervention du préfet de police. — Exhibition interdite

Le Gaulois — 15 avril 1897

Le Gaulois avait signalé avec une indignation légitime les débuts prochains, sur la scène des Folies-Bergère, de l'ex-princesse et nos confrères, convaincus comme nous du scandale formidable que cette exhibition devait fatalement soulever, nous avaient emboîté le pas. Notre juste appel a été entendu. La « débutante » ne débutera pas. Nous en sommes un peu la cause et nous nous en félicitons hautement. En cette circonstance, M. Lépine a droit à nos remerciements et nous les lui marchanderons d'autant moins qu'on sait que les fonctionnaires de la république nous donnent rarement l'occasion de les féliciter.

On lira plus loin à la rubrique du « Courrier -des spectacles » la note officielle que le théâtre des Folies-Bergère nous a adressée pour nous faire savoir que l'ex-princesse ne débutait .pas ce soir sur la scène de la rue Richer.

Cette note nous montre la débutante empêchée par un état maladif d'une certaine gravité. Il y est question d'influenza, de fièvre intense, de complication pulmonaire. A la vérité, et fort heureusement pour l'héroïne en cause, sa santé est excellente et les raisons pour lesquelles les amateurs de scandales ne. la verront pas ce soir sont à un ordre-tout à fait différent.. Les voici dans toute leur simplicité.. Hier matin, M. Marchand, directeur des-Folies-Bergère, était appelé chez le préfet de police, qui lui demandait officieusement de renoncera faire débuter celle qui sur l'affiche devait porter le nom de l'ex-princesse.

Le scandale, prétendait le préfet, serait extraordinaire et des renseignements qui lui étaient fournis, il ressortait que la débutante serait huée, qu'une foule de gens s'étaient procurés des sifflets à roulette et qu'on lui jetterait à la face des lapins vivants, des pelures de pommes de terre et d'autres objets innommables.

M. Marchand répondit au préfet qu'il redoutait autant que lui ce scandale et que si la « débutante » consentait à renoncer à ses projets de paraître sur son théâtre,  il s'en montrerait fort heureux pour sa part. D'ailleurs il craignait si fort les manifestations brutales qu'il avait interdit qu'on servit aucune consommation dans la salle et qu'il avait fait supprimer les petits bancs et les lorgnettes automatiques.

— Puisque vous partagez mon avis lui, dit le préfet, voyez l'ex-princesse, et tâchez qu'elle ne soit pas hostile à nos sages projets.

» D'ailleurs, je vais la convoquer pour ce soir, six heures, et je vous prie de revenir à mon cabinet à la même heure. »

Puis, congédiant M. Marchand, le préfet ajouta :

— Allons, je commence à croire que nous parviendrons peut-être à éviter tout scandale.

A six heures précisés, M. Marchand arrivait à l'hôtel du boulevard du Palais, où, depuis un quart d'heure, la débutante l'avait précédé. L'héroïne fut reçue la première. Le préfet fit valoir à ses yeux les motifs les plus sérieux qui devaient la détourner de s’exhiber à la foule. Comme la « débutante » semblait ne pas goûter ces raisons et qu'elle prétendait avoir le droit de débuter, le préfet lui fit comprendre qu'il ne voulait prendre officiellement aucune mesure vexatoire avant la représentation, mais que si celle-ci était scandaleuse, ce qui était absolument certain, il se verrait dans la nécessité cruelle de sévir en fermant le théâtre où elle aurait eu lieu et en invitant peut-être la «débutante » a quitter le territoire français — mesure qu'il la suppliait de ne pas l'obliger à employer.

Puis, très amicalement, très paternellement, M. Lépine insista sur des questions d'ordre privé.

Il fut éloquent et persuasif, car à six heures et demie précises, l'ex-princesse, très émue, renonçait à paraître sur la scène des Folies-Bergère.

Ce début à sensation n'aura donc pas lieu, et le scandale que nous redoutions et qui eût été plus formidable que nul ne peut le soupçonner, est heureusement étouffé.

La Presse a quelquefois du bon !

*
*      *

En quittant l'hôtel du Palais, Mme Clara Ward est rentrée à son hôtel, où à peine installée, elle a reçu la visite d'un médecin, elle n'a pas eu de peine à jouer le rôle de malade qui doit expliquer au public sa décision de ne pas paraître aux Folies, car elle était effectivement souffrante.

Le docteur a indiqué l'ordonnance suivante:
Prendre par jour, en deux ou trois fois, deux à trois cuillers à potage de la potion suivante, diluée dans un verre de tisane de mauve :

    Acétate d'ammoniaque 15 gr
    Alcool de racine d'aconit 30 gouttes
    Sirop de codéine 100 gr.
    Eau de fleurs d'oranger 40 gr.

Mme Clara Ward n'a pas décidé encore si elle resterait à Paris ou si elle repartirait pour Berlin, où des offres brillantes lui sont faites par la Belle-Alliance, un music-hall renommé sur les bords de la Sprée.

Ce que nous savons, c'est qu'aujourd'hui même l'héroïne de ce petit roman doit aller poser chez un de nos grands photographes dans le costume suggestif qu'elle devait endosser aux Folies-Bergère.

Enfin, cette tragédie finit heureusement en opérette Mme Clara Ward renonce au théâtre, en France du moins, et rentre ainsi dans la vie privée. Nous n'avons plus à nous occuper d'elle, et nous espérons bien qu'il en sera toujours ainsi.

Ajoutons que Mme Clara Ward qui s'est sagement abstenue d'envoyer du papier timbré au Gaulois aurait moins sagement décidé d'en adresser à un de nos confrères.

Maubersac

 Le carnaval de Paris - 1897

Le carnaval de Paris

Le Carnaval, heureusement restauré, a retrouvé son succès légendaire. Paris, sur un vaste espace, l'a acclamé dans son joyeux cortège.

On a fait fête aux chicards flambants, aux pierrots roses si gracieux. Et ce fut un éclat de rire quand parut Messire Carnaval, ronde majesté, monté sur un vélo, en homme qui sait ce qu'il doit à l'automobilisme. Les bicyclistes le suivaient, comme il leur, seyait de le faire derrière un souverain qui pourra se vanter, de ne pas avoir ramassé une pelle.

Derrière les musiciens baroques, venait le cortège du bœuf ; on avait évoqué l'époque primitive alors que ce ruminant était bête de somme et traînait à pas lents les monarques indolents. Le bœuf se prélassait à l'ombre d'un dolmen, c'était charmant de druidisme; il n'y manquait que la musique de Reyer — mais il y avait, auprès de la victime promise au sacrifice, un paysan de ce temps-ci : anachronisme déplorable.

L'agriculture devait être représentée dignement dans un cortège qui est à sa louange. Les Halles s'étaient fait représenter par les plus gros légumes. Le roi-du char était un potiron, comme il est de tradition d'en couronner aux Halles. La charcuterie avait renversé les rôles : c'étaient les cochons qui rôtissaient les rôtisseurs. Goudeau fièrement saluait. C'était la revanche dés bêtes qui passait devant lui. L'alimentation donnait dans le style Directoire, mais se voulait aussi escortée de mets gigantesques et de fromages qui — ça ne se voit pas qu'en Carnaval— marchaient tout seuls.

Les provinces de France, très gracieuses, disaient ensuite la variété de leurs produits. On y trouve de tout, dans ce pays merveilleux, même de belles filles. Ça n'était pas pour déplaire aux consommateurs massés sur le parcours qui applaudissaient à toutes ces succulences.

Carnaval, c'est la mangeaille. Goinfrons, emplissons nos bedaines. Et voici les plus belles panses. Ce sont « les 100 kilos » bedonnant, tripaillant, énormes courges qui ventripotent. C'est d'un drôle à pouffer.

Ne t'en va pas, Mardi gras, les cochons sont gras, — ne t'en va pas, nous ferons des crêpes. Et voici la bonne femme faisant ses crêpes. Grotesque cuisinière qui, pour tenir la queue de la poêle, n'a pas l'air pour cela plus embarrassée.

Le joli se marie au bouffon. Ils sont exquis ces chrysanthèmes — frères des camélias de l'an passé. Sont-ce des fleurs ? Sont-ce des femmes ? L'une et l'autre. L'idée est charmante qui nous rappelle l'étroite parenté de celles-ci et de celles-là.

Les arts maintenant. Car l'homme ne vit pas que de soupe. Il joue de la harpe et la voici qui vibre ; il pince de là lyre et la voici qui chante. Il peint, et, sur une palette, les tons sont représentés par des femmes. Il fait des sciences. Il a découvert les rayons X, et nous voyons Jonas dans le ventre, de la baleine. Il s'y est meublé un rez-de-chaussée, où il n'a pas l'air de s'ennuyer le moins du monde, grâce à la jolie personne, mesdames et messieurs, que l'on entrevoit à l'intérieur.

Mais que de chars ! Allons-nous point en oublier ? L'exposition des chats se rappelle à notre souvenance avec les produits gracieux de la race féline. De petits chats ronronnent en bas et font patte de velours, cependant que sur le toit d'agiles matous exécutent des prodiges d'acrobatie.

Nous avons vu que Carnaval était en vélocipède, c'est-à-dire que les chevaux n'auront plus désormais à traîner de voitures. Le char de l'Automobile est là pour l'attester. Les chevaux sans emploi sont à l'intérieur, ils regardent aux portières et pensent qu'ils ont bien mérité de se reposer à leur tour.

C'est le monde à l'envers. Mais le monde n'est-il pas sens dessus dessous ? Un terrible cyclone passe qui déconcerte nos astronomes, chambardant nos habitudes et troussant les cotillons. L'agent au bâton blanc lui intime l'ordre de ne pas passer... Mais il est passé déjà.

En résumé, la cavalcade était attrayante et fort gaie. Mais — comme dit spirituellement l'Éclair à qui nous empruntons ces détails — pour ne pas déguiser la vérité, même en Carnaval, on ne peut nier que ce furent les petites rondelles multicolores qui eurent le droit de se dire les boute-en-train de la fête. Ce sont elles qui créent cette si douce et si nécessaire familiarité ; ce sont elles qui font se dégourmer les prudes et les revêches et s'émanciper les timides. Les confetti osent et ils font oser. Ils établissent comme' une sorte d'aimable tutoiement dans la grande foule, une façon de flirt qui n'est pas sans audace et qui est sans danger. On ne dît pas , à une femme qu'elle est jolie, mais on la choisit de préférence, on la harcèle, on la dispute. Et quand, d'un coup d'œil décidé, elle riposte, on se sauve, belligérant heureux, seulement un peu découragé que le combat s'en tienne aux escarmouches. Regret vite passé : un nouveau choix fait oublier l'autre. Et c'est inouï cette communion des êtres, dans la pluie légère de cette mitraille da papier.

Du haut des balcons, l'on s'acharne. A tel endroit, un véritable stratégiste présidait à la manœuvre. Au commandement de l'habile capitaine, tout un bataillon de confettistes manœuvraient à la fois, et c'était, sur toute la ligne d'une façade, comme un feu de salve suivi d'un nuage dont Besnard eût aimé les colorations et les pointillistes les résultats, car les gens au-dessous semblaient dessinés par cette école qui avait certainement prévu les confetti.

Confetti et serpentins, c'est vous qui avez réveillé le Carnaval endormi-depuis tant d'années, c'est vous, ô serpentins, qui êtes autant de petits serpents insinuants et souples, qui vous enroulez autour des tailles comme des ceintures, autour des cous comme des boas, qui ajoutez des rubans aux parures des femmes, et qui poudrez de nuances claires nos arbres, dont la cime encore hivernale semble, au soleil, digne de tenter, avec des fraîcheurs de touches, la palette d'un Manet.

Sergines

Les annales politiques et littéraires - 7 mars 1897 

L'actualité dramatique

 Un drame de la jalousie

Un drame de la jalousie

Léon Moynet, âgé de quarante ans, journalier, et Eugénie Jannin, femme Bossin, d'un an plus jeune, vivaient ensemble depuis plusieurs mois. Ils occupaient, 4, impasse de l'Astrolabe, une chambre au quatrième étage. Le faux ménage avait vécu très uni jusqu'à ces jours derniers ; mais Moynet, ayant cru s'apercevoir qu'un de ses voisins se montrait plus empressé qu'il ne fallait auprès de sa maîtresse, fit à celle-ci des remontrances qui furent assez mal accueillies.

— C'est bien, dit-il à Eugénie, je vais te surveiller et si je te trouve en défaut je te tuerai.

Il acquit sans nul doute la preuve de la trahison de sa compagne, car avant-hier, en rentrant vers minuit, il lui reprocha en termes violents sa conduite. Comme la malheureuse ne se défendait que par des injures, Moynet, exaspéré, s'arma d'un couteau qui se trouvait sur la table et en frappa sa maîtresse à coups redoublés. En voyant le sang couler des multiples blessures qu'il venait de faire à sa victime, il prit la fuite en criant dans l'escalier

— Je l'ai tuée je l'ai tuée

Des voisins se portèrent aussitôt au secours de la pauvre femme, mais tous les soins demeurèrent sans effet, elle rendit bientôt le dernier soupir.

On envoya chercher M. Duponnois, commissaire de police, qui, tout en procédant aux premières constatations, s'empressa d'aviser le service de la Sûreté de la fuite de Moynet. Des agents se mirent de suite à sa recherche. Ils ne l'ont trouvé qu'hier matin dans un débit de vins du voisinage. Le corps de la femme Bossin a été transporté à la Morgue pour que l'autopsie en soit faite par un médecin légiste.

Le Figaro - 24 août 1897

 Un grand entrepreneur de travaux

Un grand entrepreneur de travaux publics du quinzième arrondissement était victime, depuis plusieurs mois, de vols dont se rendaient coupables quelques-uns de ses charretiers qui, détournant des marchandises qu'ils étaient chargés de transporter, les revendaient à des tâcherons Un employé de l'entrepreneur, nommé Firmin Perrot, s'en étant aperçu, signala le fait à son patron. Celui-ci ne voulut pas porte plainte; il se contenta de prendre des mesures pour empêcher désormais lés détournements signalés.
Mais les charretiers apprirent que Perrot les avait dénoncés et ils jurèrent de se venger. Trop lâches pour le faire eux-mêmes, ils confièrent le soin de leur vengeance à des charretiers travaillant chez d'autres entrepreneurs. Ceux-ci, non moins lâches, se mirent à. cinq pour tomber sur le malheureux employé, au moment où il passait rue Péclet, une rue presque toujours déserte. Le pauvre garçon fut mis en piteux état par ces misérables qui s'enfuirent comme une volée d'urubus quand arrivèrent les agents, attirés par les appels de la victime. C'est dans un état très grave que le blessé a été transporté chez lui, rue de Vaugirard.
La police est à la recherche des cinq agresseurs, qui ne tarderont pas à être arrêtés.

Le Figaro - 3 août 1897

 RAFLE DE VAGABONDS

RAFLE DE VAGABONDS

Un charmeur de rats

La Sûreté a opéré l'avant-dernière nuit une rafle parmi les vagabonds qui cherchent un abri sous les ponts. Quarante-cinq individus ont été arrêtés. Sous le pont des Arts, les agents se sont livrés à véritable chasse à l'homme pour s'emparer des vagabonds abrités dans les ferments servant de soutien au tablier du pont. Pour ne pas tomber dans la Seine, les malheureux qui passent la nuit sous ce pont s'accrochent avec leur ceinture et leurs bretelles. Lorsqu'ils ont vu les agents, ils se sont sauvés d'arche en arche pour gagner l'autre rive, mais des agents les y attendaient et les ont capturés au fur et à mesure de leur arrivée.

Parmi les individus arrêtés se trouve un type très curieux, un nommé Émile Schwartz, âge de quarante ans, qui est sans domicile depuis vingt ans. Schwartz qui parcourt la France à pied, de village en village, est un barnum d'un nouveau genre. Il montre des souris blanches et des rats, qu'il loge sur sa poitrine, au-dessus de la ceinture de son pantalon. En même temps que lui, les agents ont amené à la Sûreté ses pensionnaires. Une odeur insupportable due aux croûtes de fromages avariées et aux fruits gâtés dont Schwartz nourrissait rais et souris, s'échappait des poches du vieux vagabond.

Quand on a fouillé Schwartz, les inspecteurs durent sortir de leur asile rats et souris et les déposer à terre. Chose curieuse, aucun de ces animaux ne se sauva et tous se groupèrent autour de leur maître. Ils attendirent derrière la porte du cabinet de M. Cochefert que leur maître sortit de chez le chef de la Sûreté.

Schwartz a été remis en liberté hier matin, et il a quitté la Sûreté avec ses rats et ses souris, qui y avaient trouvé un asile momentané.

Le Gaulois — 10 septembre 1897

Dans l'actualité du ...

 30 septembre

Jeudi
30 septembre 1897

LA DÉMOLITION DE MAZAS

L'administration vient de décider que Mazas serait livré prochainement à la pioche des démolisseurs, et d'ici deux ans, au plus tard, les trente-trois hectares de terrains sur lesquels s'élève, boulevard Diderot, la sinistre prison verront construire des maisons de rapport.

Les malfaiteurs ayant de longues peines à subir seront incarcérés à l'avenir à la prison de Fresnes-les-Rungis, dont l'achèvement est prochain. Ceux condamnés à des peines inférieures à un an et un jour feront leur temps à la prison de la Santé.

Les détenus à l'instruction seront également enfermés dans les locaux affectés jusqu'ici à l'infirmerie centrale des prisons de la Seine. Cette infirmerie sera transférée à Fresnes-les-Rungis.


LONDRES, 30 septembre. La Pall Mail Gazette reçoit du maire de Leamington une lettre expliquant que, si la municipalité a refusé de s'associer à la célébration de l'anniversaire de Trafalgar, c'est que la majorité de ses membres estimait que cette célébration n'avait pour objet que de triompher d'une manière mesquine de nos voisins les Français.


VIENNE, 30 septembre. La Correspondance politique apprend, de source autorisée, de Belgrade que les bruits relatifs à la retraite du cabinet Simitch sont absolument dénués de fondement. Ni le ministère ne nourrit de pareilles idées, ni le roi Alexandre ne songe à provoquer un 'changement de ministère.


BUDAPEST, 30 septembre. Le conseil municipal a tenu aujourd'hui une séance extraordinaire, dans laquelle il a décidé, en réponse à la récente décision du roi concernant l'érection à Budapest de dix monuments en souvenir d'illustres Hongrois, d'envoyer au roi une députation chargée de lui exprimer la fidélité et le dévouement inébranlables de la capitale du royaume.

A l'occasion de cette décision, la ville est ce soir brillamment illuminée. 


ÉTRANGE ACCIDENT

Montauban, 30 septembre. Aujourd'hui, à quatre heures, au cours d'un violent orage, la foudre est tombée, à Montauban, devant la voiture du général de Bellegarde, commandant la 17e brigade de cavalerie.

Le cheval s'est emballé, et la voiture a versé. Le cocher a été grièvement blessé à la jambe et au bras droit. Le général et Mme de Bellegarde ont été légèrement contusionnés ; leur fillette n'a reçu aucune blessure.

Le cheval a eu un tendon coupé.


La mort d’un poète.

Un jeune poète, René Leclerc, âgé de trente-deux ans, s'est suicidé hier matin en son domicile, 73, rue Claude-Bernard, en absorbant une fiole de cyanure de potassium.

René Leclerc, qui écrivait sous le pseudonyme de R. de La Villoyo, avait collaboré à divers journaux littéraires la Plume, le Mercure de France, etc.

Il était très connu et fort estimé au quartier Latin.

Son père, receveur d'enregistrement à Rennes, qui lui envoyait de l'argent, alors que son fils étudiait la médecine, lui avait supprimé ces subsides quand le fils s'était entièrement adonné à la littérature. Dénué de ressources, abandonné de sa maîtresse, le malheureux s'est tué.

M. Berthelot, commissaire de police, a fait les constatations d'usage.


PETITES NOUVELLES

Un jeune homme de vingt-deux ans, M. Jules Maillard, descendait hier matin à bicyclette la rue de Magdebourg à toute vitesse, quand, au débouché de la rue, sur le quai de Billy, il a renversé un charretier nommé Lesseillier.

Le malheureux a roulé sous ses chevaux et a été écrasé.

*
*       *

On a arrêté hier, à Levallois-Perret, un nommé Victor Coutrelles, dit Cartouche, âgé de trente-neuf ans.

Cet individu, un repris de justice, a jeté son beau-frère dans la Seine où il s'est noyé. Coutrelle prétend avoir agi dans un accès d'ivresse.

— Je l'ai poussé par plaisanterie, ajoute-t-il, et ce n'est pas ma faute s'il ne savait pas nager.

sans titre 1

 1er octobre

Vendredi
1er octobre 1897

Ceux qui ne mangent pas.

Il y a encore des gens qui. meurent de faim à Paris. Exemple :

Un rassemblement se formait, hier soir, boulevard Saint-Michel, autour d'un jeune homme qui venait de s'affaisser sur la chaussée, presque en face du musée de Cluny.

Relevé par des passants et transporté dans une pharmacie, le jeune homme a repris ses sens et a déclaré qu'il mourait littéralement de faim, n'ayant pas mangé depuis la veille au matin. Il a ajouté qu'il se nommait Henri Martin, âgé de vingt-quatre ans, ouvrier boulanger sans travail, demeurant rue Rambuteau, 94.

Ce malheureux a été conduit au poste de police le plus proche, où on lui a servi un bouillon puis, en raison de l'état de faiblesse dans lequel il se trouvait, M. Lagaillarde, commissaire de police, l'a envoyé à l'hôpital de la Charité.


M. Paul Cambon, ambassadeur à Constantinople, a rendu visite, hier, au président de la République, qui l'a retenu à dîner au château de Rambouillet.

Il est rentré à Paris par l'express de neuf heures dix-sept.


C'est le dix octobre, au cercle de Remiremont, que M. Méline, président du conseil des ministres, doit prononcer le grand discours où il exposera le programme politique que le gouvernement entend suivre.


On savait, jusqu'ici, que la dégustation des chandelles constituait, pour certaines peuplades barbares, un incomparable régal; mais une particularité assurément moins connue, c'est, que, dans la très civilisée Angleterre, l'absorption d'un certain nombre de bougies était considérée comme un talisman miraculeux de beauté.

Or voici qu'à l'hôpital, de Worcester une jeune fille nommée Aline Weaver est morte, le 28. septembre, des suites d'une indigestion de bâtonnets de stéarine qu'elle avait avalés sans sourciller, croyant, par ce moyen, se rendre le teint plus frais

Le flambeau de l'Amour, ce mythologique transfigurateur, remplacé par un paquet de bougies, ô prosaïsme !.


La consommation de l'alcool, qui n'a cessé d'augmenter depuis une soixantaine d'années, a pris, ces derniers temps, des proportions vraiment effrayantes. En effet en 1831, on estimait à un litre par habitant la consommation de l'alcool pur renfermé dans les eau-de-vie et liqueurs; en 1839, elle atteignait quatre litres. Or, aujourd'hui, certains économistes évaluent à quinze milliards le nombre des petits verres consommés annuellement en France. Les départements qui accusent la plus forte consommation sont ceux de la Manche, de l'Orne, du Calvados et de la Seine-Inférieure. Notamment à Rouen, sur cent maisons, il y a plus de cinquante débits d'alcool, et l'on évalue à 40 litres par an et par personne l'eau-de-vie qu'absorba cette ville, qui ne compte que 115,000 habitants, ce qui fait en réalité 4,600,000 litres par an. La passion de l'alcool s'y étend aussi bien aux femmes qu'aux hommes. L'ouvrière que son travail appelle de bonne heure à l'atelier simplifie le repas de son mari et de ses enfants et fabrique une soupe composée uniquement de tranches de pain et d'alcool. Certaines femmes vont jusqu'à remplacer; pour fortifier leurs nourrissons, le lait par l'alcool, et les instituteurs estiment que 60% des enfants de six à neuf ans boivent journellement de l'alcool. On a remarqué, en outre, que, dans ces départements, il y a une moyenne d'environ 19 naissances contre 25 décès pour 1,000 individus et que la proportion des illégitimes est d'un septième.


Compiègne, à cette époque de l'année, est toujours la ville mondaine et animée par excellence. Ces jours derniers a eu lieu au Cercle de tennis un handicap des plus intéressants entre les plus forts joueurs. Un joli prix, gracieusement offert par M. Briatte, a été brillamment gagné par la vicomtesse de Montlaur, dont le jeu impeccable, doublé d'une méthode absolue, a pu, avec l'aide de son partenaire, M. de Combaud, triompher de ses adversaires: le vicomte de Bussy et Mlle French.

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A. ALLAISLe bon mot
d'Alphonse Allais

 Je bois pour oublier que je suis un ivrogne.


307. M. Méline, président du Conseil, devait aller déjeuner le 7 janvier 1897 à l'île Sainte-Marguerite mais le temps ne le permettant pas, le déjeuner a eu lieu à la Réserve.
La Société suisse d'assurances générales sur la vie humaine, de Zurich, vient d'installer une agence à Paris, rue Saint-Lazare, en face des bureaux du P.-L.-M. Mutuelle par excellence, cette société, fondée en 1857, présente des avantages exceptionnels de garanties, de tarifs et de conditions, qui, sans aucun doute, lui permettront de rivaliser avec nos meilleures compagnies, tant pour les assurances-vie que pour les rentes viagères.
 Pourquoi les femmes vivent-elles

Pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes ?

Il suffit de jeter un coup d'œil sur la statistique des centenaires pour être frappé de l'écrasante supériorité dont jouit le sexe féminin.

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 la bombe du mystère

La bombe du mystère

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La chassse aux morts

Un incident plutôt macabre s'est passé, 34, boulevard de Clichy. Une dame R… occupe, à cette adresse, un appartement au quatrième étage. Alitée depuis prés de deux mois, elle reçoit les soins du docteur X... qui venait, deux fois par jour, lui faire des injections d'un sérum quelconque. Mais ce médecin, ayant une clientèle importante à visiter, avait prié M. Tissot, pharmacien, habitant la maison, de le suppléer, partiellement du moins, dans les soins à donner à la malade.

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Drame avenue de Clichy

Les locataires du n° 34 de l'avenue de Clichy entendaient hier soir mardi, à dix heures et demie, quatre coups successifs de revolver bientôt suivis de cris « Au secours au secours je meurs »

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 VOULOIR, C'EST POUVOIR - l'univers illustré 1895

VOULOIR, C'EST POUVOIR

Ce qu'on souhaite bien toujours se réalise :

Un muet désirait acheter du Congo,

Savon qu'il savait pur et de douceur exquise ;

Il fil un effort tel qu'il prononça ce mot.

Un témoin, au Savonnier Victor Vaissier.

Nouvelles à la main

 Chez la modiste

Chez la modiste:

Une femme de soixante cinq ans, très élégante, entre:

— Je voudrais voir un chapeau...

La patronne, à une ouvrière. — Mademoiselle Marie, apportez des modèles... pour jolie femme de vingt à vingt-cinq ans !...

La cliente, ravie, a acheté trois chapeaux !

X. auteur dramatique, a reçu les palmes académiques.

X. auteur dramatique, a reçu les palmes académiques.
Z. son collaborateur, après l'avoir félicité, a ajouté avec conviction :
— Cette récompense était bien due à un homme de notre valeur.

Au bal de l'Élysée.

Au bal de l'Élysée.
Le docteur Z. à sa charmante fille :
— Comme tu es animée, mon enfant !
— Oui. je viens de faire un tour de valse avec un attaché d'ambassade, et il me disait qu'il avait la sensation de danser sur un volcan. Cette pensée m'a donné un peu de fièvre.
— Une fièvre. Éruptive !

A la Conciergerie

A la Conciergerie,
Arton met son chapeau, ses gants, prend sa canne, comme un homme qui se dispose à sortir.
Le directeur, naturellement, s'interpose
— Où voulez-vous donc aller ?
— Mais à la Chambre, répond Arton, très correct. Ces messieurs ont bien voulu me faire hier une visite, et il me paraît convenable de la leur rendre.

 Les deux adversaires se rendant

Les deux adversaires se rendant au lieu de rendez-vous dans le bois de Vincennes, se rencontrent au guichet de la gare de la Bastille.

X... demande un billet aller et retour.

― Vous êtes donc bien sûr de revenir ? dit Z... narquois.

— Absolument sûr.

— Alors je vous fais des excuses, poursuit Z... subitement radouci.


Echos et nouvelles

 Et la pluie continuait de tomber

Et la pluie continuait de tomber !

Depuis que le pluviomètre à l'usage des observatoires a été inventé, c'est-à-dire depuis plus de deux cents ans, il ne s'est jamais rencontré, paraît-il, un mois de septembre aussi mouillé qu'en l'an de grâce 1897.

Aussi les météorologistes sont fort embarrassés d'expliquer ce phénomène. Songez donc que l'observatoire de la tour Saint-Jacques a enregistré dans l'après-midi d'hier, de midi à trois heures seulement, 10 millimètres d'eau ! Cela représente une moyenne de 100 mètres cubes d'eau par hectare.

On essaye de nous consoler en nous rappelant le souvenir de journées plus désagréables encore, celle du 10 septembre de l'année dernière, par exemple, qui, par suite d'une trombe, de funeste mémoire, nous gratifia de 50 millimètres d'eau dans le court espace de deux heures et demie. Mais toutes ces consolations ne valent pas un bon parapluie !

Le Gaulois — 7 septembre 1897

 Au seuil du vingtième siècle

Au seuil du vingtième siècle, le Guignol des Tuileries a tenu à moderniser sa décoration et il a demandé à son peintre ordinaire de lui brosser un rideau

résumant les grandes découvertes de ce temps.

Dans un coin de l'Orangerie, veuve de ses arbustes, nous avons assisté hier au vernissage de cette œuvre de haute imagination appelée à un très grand succès dans le petit monde théâtreux des Tuileries.

Sur un fond de montagnes, devant un lac que sillonnent des bateaux à hélices dernier modèle, l'artiste a placé une gare de chemin de fer, vivante du mouvement des trains et du va-et-vient des voyageurs aux abords, des bicyclistes pédalent avec rage pour devancer une automobile qui semble narguer les locomotives elles-mêmes; dans les airs, au delà des fils télégraphiques et téléphoniques, un objet nous apparaît comme le fameux ballon dirigeable de demain.

Tout y est, toutes les preuves du progrès et de la civilisation servant de cadre à l'éternelle comédie humaine représentée en raccourci pour les bébés, Guignol voleur, assassin, triomphant de tout, même du diable, et applaudi pour ses prouesses de bandit.

Le Figaro - 28 juin 1897

 LE BILAN DE LA MORGUE POUR 1896

LE BILAN DE LA MORGUE
POUR 1896

La statistique de la Morgue n'est peut-être pas un document d'une excessive gaieté. Il a cependant ceci de consolant que pendant l'année 1896 le funèbre monument n'a reçu que 846 corps, alors qu'en 1895 il en avait reçu 890. C'est une différence de 44 en moins. Ajoutons que c'est, depuis vingt-six ans, le chiffre le moins élevé.
Ces 846 corps, dont 541 appartiennent au sexe masculin et 305 au sexe féminin, ont donné lieu à 711 reconnaissances, soit par les parents ou les amis des décédés, soit par le fait d'une visite d'un curieux quelconque à la Morgue.
Le corps qui a clos l'inventaire de l'année est celui d'un nommé Bizot, repêché à Pantin, dans le canal, le 31 décembre 1.896, à, sept heures du soir.
Comme toujours, c'est pendant la saison chaude que la Morgue reçoit le plus de corps alors qu'en juillet on y amenait 109 cadavres, en décembre il n'y en avait que 39. Quant aux genres de décès, la submersion continue à tenir la tète sur 816 corps, 213 proviennent de repêchages.
Les dépenses de la Morgue pour 1896 ont été de 89,524 francs. Mais dans ce chiffre est compris le service du Laboratoire de toxicologie.
Et, revenant à ce que nous disions en commençant, si pour la généralité du public la Morgue comporte une idée sinistre, il faut ajouter cependant que c'est pour beaucoup de gens une attraction et un lieu de promenade favori. Enfin, bien mieux encore, l'ancien greffier en chef, l'aimable M. Clovis Pierre, qui, pendant plusieurs années, a dirigé l'établissement, n'a-t-il pas chanté en un volume de vers humoristiques les Gaités de la Morgue ?

Le Figaro – 12 janvier 1897

 Écrevisses d'Amérique - 1897

Écrevisses d'Amérique. On sait que, depuis plusieurs années, une maladie a sévi, dans les rivières françaises, sur les écrevisses. Elles n'en mouraient pas toutes mais la race menaçait de s'éteindre, au grand effroi des restaurateurs parisiens.
De récentes expériences faites par un pisciculteur allemand auraient démontré qu'une certaine espèce de crustacés, le cambarus affinis était réfractaire à l'épidémie. Mais le cambarus affinis vit en Amérique, et, jusqu'ici, tous les efforts tentés pour en faire venir des spécimens vivants en France avaient échoué.
Le directeur de la station agricole du Nid-de-Verdier, à Fécamp, a été assez heureux pour recevoir, ces jours derniers, une quantité considérable de ces crustacés, en parfait état de santé, et il se propose d'en acclimater la race dans notre pays.
Les cambarus diffèrent de nos écrevisses en ce que leur appareil respiratoire, au lieu de présenter 36 branches, n'en présente que 34. Ils sont en outre d'une plus grande dimension. Les plus petits mesurent 14 centimètres de l'extrémité du rostre à celle de l'abdomen. Ils pèsent en moyennent 70 grammes. La cuisson leur donne une magnifique couleur rouge, et ils ont une chair fort délicate.

Le Temps – 9 janvier 1897

 Conquêtes féminines. -- Le Gaulois — 17 nov. 1897

Conquêtes féminines.

En France, nous n'avons encore, et c'est presque à titre de phénomènes, que quelques femmes docteurs et une femme... presque avocate. Mais outre-mer ?

Là-bas, si l'on veut, n'importe où, appliquer la vieille formule « Cherchez la femme », on est sûr de la trouver et...

Les femmes ont conquis, aux États-Unis, à la force de leurs petits poignets, toutes les situations, même les fonctions d'État.

Citons seulement, pour nous faire réfléchir préventivement, quelques exemples, dûment établis :

 

A Oklahoma-City, une jeune aile, miss Ada Curnutt, est chef de la police !. Elle a la direction du service des recherches. Miss Rachel Franck, diplômée da collège hébreu de Cincinnati, a obtenu un poste de rabbin. On compte d'ailleurs déjà une dizaine de femmes-pasteurs en Amérique.

Miss Ansan King est une gérante d'immeubles très connue à New-York. Sa sœur dirige une grande entreprise de camionnage.

Dans la magistrature de l'État du Montana, miss Ella Knowies possède le grade élevé d’attorney general !

A Kansas-City, la brigade des pompiers a pour capitaine une femme. C'est encore une femme qui est chef des services de la voirie à Buffalo. Une autre exploite le chemin de fer urbain de New-Hampshire. Quant à l'industrie et au commerce, il y a des milliers de femmes à la tête des maisons.

 

Les hommes ne sont pas encore bonnes d'enfants et blanchisseuses, mais cela ne tardera pas.

Le Gaulois — 17 nov. 1897

 La visite du président de la Rép

La visite du président de la République à l'hospice des vieillards de Boulogne

Le président de la République, accompagné général Tournier, des commandants Humbert et Legrand et de M. Le Gall, a quitté, hier, l'Élysée, à deux heures vingt, pour inaugurer le nouvel hospice des vieillards de Boulogne sur Seine.

Reçu au milieu des fleurs, des drapeaux et des vivats par le ministre de l'intérieur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général, les préfets de la Seine, de-police, MM. Poirrier, sénateur; Rigaud, député; Escudier, Peyron, etc., M. Félix Faute a répondu aux allocutions de M. Jochum, maire de Boulogne; Gervais et de Selves, par la remise de la rosette d'officier de l'instruction publique à M. Jochum, des palmes académiques à MM. Chevalier, secrétaire de la mairie de Boulogne, Gionnier professeur à l'Association philotechnique, et de la croix du Mérite agricole à MM.. Vidal-Beaume et Chartier.

Au cours de la distribution des médailles d'honneur, l'un des médaillés, vieux garçon de chantier, comptant plus de trente ans de services, voulait absolument, dans sa joie, embrasser lé président.

― On ne donne l'accolade, lui a fait observer M. Félix Faure, que lorsqu'on remet la Légion d'honneur nous verrons plus tard.

La visite de l'hospice a commencé par les dortoirs des  femmes, s'est poursuivie par les bâtiments réservés aux hommes, les cuisines, la machinerie, et s'est terminée par les réfectoires, dans l'un desquels un lunch avait été servi.

M. Gervais, président du conseil générale a porté un toast à la santé du président de la République, qui s'est  retiré, très acclamé, ainsi que M. Barthou.

Le Matin ― 18 mars 1897

Le Journal de 1897

Le journal de 1897 et des environs doit être vu avec un exploreur prenant en charge la mise en colonnes.
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Les textes en ligne sont des reflets de la société française de la fin du XIXème siècle. La question est : "le Monde change-t-il vraiment ?".

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