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SIXIEME ANNÉE N°3303

 

342ème jour de l'année

   


Samedi
8
Décembre 1897

 Le scandale des Folies-Bergère évité - 15 avril 1897

Le scandale
des Folies-Bergère évité

Une indisposition de commande.
Intervention du préfet de police. — Exhibition interdite

Le Gaulois — 15 avril 1897

Le Gaulois avait signalé avec une indignation légitime les débuts prochains, sur la scène des Folies-Bergère, de l'ex-princesse et nos confrères, convaincus comme nous du scandale formidable que cette exhibition devait fatalement soulever, nous avaient emboîté le pas. Notre juste appel a été entendu. La « débutante » ne débutera pas. Nous en sommes un peu la cause et nous nous en félicitons hautement. En cette circonstance, M. Lépine a droit à nos remerciements et nous les lui marchanderons d'autant moins qu'on sait que les fonctionnaires de la république nous donnent rarement l'occasion de les féliciter.

On lira plus loin à la rubrique du « Courrier -des spectacles » la note officielle que le théâtre des Folies-Bergère nous a adressée pour nous faire savoir que l'ex-princesse ne débutait .pas ce soir sur la scène de la rue Richer.

Cette note nous montre la débutante empêchée par un état maladif d'une certaine gravité. Il y est question d'influenza, de fièvre intense, de complication pulmonaire. A la vérité, et fort heureusement pour l'héroïne en cause, sa santé est excellente et les raisons pour lesquelles les amateurs de scandales ne. la verront pas ce soir sont à un ordre-tout à fait différent.. Les voici dans toute leur simplicité.. Hier matin, M. Marchand, directeur des-Folies-Bergère, était appelé chez le préfet de police, qui lui demandait officieusement de renoncera faire débuter celle qui sur l'affiche devait porter le nom de l'ex-princesse.

Le scandale, prétendait le préfet, serait extraordinaire et des renseignements qui lui étaient fournis, il ressortait que la débutante serait huée, qu'une foule de gens s'étaient procurés des sifflets à roulette et qu'on lui jetterait à la face des lapins vivants, des pelures de pommes de terre et d'autres objets innommables.

M. Marchand répondit au préfet qu'il redoutait autant que lui ce scandale et que si la « débutante » consentait à renoncer à ses projets de paraître sur son théâtre,  il s'en montrerait fort heureux pour sa part. D'ailleurs il craignait si fort les manifestations brutales qu'il avait interdit qu'on servit aucune consommation dans la salle et qu'il avait fait supprimer les petits bancs et les lorgnettes automatiques.

— Puisque vous partagez mon avis lui, dit le préfet, voyez l'ex-princesse, et tâchez qu'elle ne soit pas hostile à nos sages projets.

» D'ailleurs, je vais la convoquer pour ce soir, six heures, et je vous prie de revenir à mon cabinet à la même heure. »

Puis, congédiant M. Marchand, le préfet ajouta :

— Allons, je commence à croire que nous parviendrons peut-être à éviter tout scandale.

A six heures précisés, M. Marchand arrivait à l'hôtel du boulevard du Palais, où, depuis un quart d'heure, la débutante l'avait précédé. L'héroïne fut reçue la première. Le préfet fit valoir à ses yeux les motifs les plus sérieux qui devaient la détourner de s’exhiber à la foule. Comme la « débutante » semblait ne pas goûter ces raisons et qu'elle prétendait avoir le droit de débuter, le préfet lui fit comprendre qu'il ne voulait prendre officiellement aucune mesure vexatoire avant la représentation, mais que si celle-ci était scandaleuse, ce qui était absolument certain, il se verrait dans la nécessité cruelle de sévir en fermant le théâtre où elle aurait eu lieu et en invitant peut-être la «débutante » a quitter le territoire français — mesure qu'il la suppliait de ne pas l'obliger à employer.

Puis, très amicalement, très paternellement, M. Lépine insista sur des questions d'ordre privé.

Il fut éloquent et persuasif, car à six heures et demie précises, l'ex-princesse, très émue, renonçait à paraître sur la scène des Folies-Bergère.

Ce début à sensation n'aura donc pas lieu, et le scandale que nous redoutions et qui eût été plus formidable que nul ne peut le soupçonner, est heureusement étouffé.

La Presse a quelquefois du bon !

*
*      *

En quittant l'hôtel du Palais, Mme Clara Ward est rentrée à son hôtel, où à peine installée, elle a reçu la visite d'un médecin, elle n'a pas eu de peine à jouer le rôle de malade qui doit expliquer au public sa décision de ne pas paraître aux Folies, car elle était effectivement souffrante.

Le docteur a indiqué l'ordonnance suivante:
Prendre par jour, en deux ou trois fois, deux à trois cuillers à potage de la potion suivante, diluée dans un verre de tisane de mauve :

    Acétate d'ammoniaque 15 gr
    Alcool de racine d'aconit 30 gouttes
    Sirop de codéine 100 gr.
    Eau de fleurs d'oranger 40 gr.

Mme Clara Ward n'a pas décidé encore si elle resterait à Paris ou si elle repartirait pour Berlin, où des offres brillantes lui sont faites par la Belle-Alliance, un music-hall renommé sur les bords de la Sprée.

Ce que nous savons, c'est qu'aujourd'hui même l'héroïne de ce petit roman doit aller poser chez un de nos grands photographes dans le costume suggestif qu'elle devait endosser aux Folies-Bergère.

Enfin, cette tragédie finit heureusement en opérette Mme Clara Ward renonce au théâtre, en France du moins, et rentre ainsi dans la vie privée. Nous n'avons plus à nous occuper d'elle, et nous espérons bien qu'il en sera toujours ainsi.

Ajoutons que Mme Clara Ward qui s'est sagement abstenue d'envoyer du papier timbré au Gaulois aurait moins sagement décidé d'en adresser à un de nos confrères.

Maubersac

 Aux abonnés du téléphone - 1897

Aux abonnés du téléphone

La circulaire que vient d'adresser M. Delpeuch à tous les abonnés du téléphone n'est pas, il faut bien l'avouer, sans avoir causé à ces derniers une inquiétude dont l'honorable sous-secrétaire d'État sera le premier, nous en sommes convaincus, à comprendre les motifs. Le document dont il s'agit, apporte, en effet, deux nouveautés notables.

Voici la première: « Vous voudrez bien, est-il enjoint aux abonnés, lorsque vous demanderez une communication avec un abonné directement relié à un bureau de Paris, indiquer, non plus le nom et l'adresse de votre correspondant, mais le numéro sous lequel ce dernier sera inscrit dans la liste. »

C'est-à-dire, par exemple, que si vous désirez communiquer avec M. Durand, avenue des Champs-Élysées, vous ne direz plus à la téléphoniste : « Donnez-moi M. Durand, avenue des Champs-Élysées. » Elle ne comprendrait pas. Elle ne connaît pas M. Durand et ne sait pas s'il existe des Champs-Élysées. Elle n'a aucun moyen d'acquérir ces renseignements qui lui manquent. Vous devrez donc prendre votre liste des abonnés, espèce de Bottin que l'administration vous aura fourni, et y chercher le numéro sous lequel est inscrit M. Durand. Vous objectez que vous n'avez pas ce volumineux bouquin dans votre poche, que vous perdrez un temps précieux a le retrouver dans vos papiers ou dans votre bibliothèque, et ensuite à le feuilleter pour y découvrir l'indication exigée. C'est votre affaire ! Pas de numéro, pas de communication. Ce n'est pas tout. Vous aurez soin de l'énoncer, ce numéro, « lentement et distinctement », attendu que les téléphonistes ont parfois l'oreille dure, « et en le décomposant en deux groupes dont le premier comprend les trois premiers chiffres », car ces demoiselles pourraient s'embrouiller dans cette arithmétique. Si vous vous y embrouillez vous-même, si vous oubliez un chiffré pendant le temps que vous attendrez qu'on ait daigné répondre à votre appel, eh bien! vous reprendrez votre Bottin et tout sera à recommencer. Mais vous aurez la satisfaction de savoir que vous avez, « en simplifiant le service, contribué à l'accélérer ».

De cette louable préoccupation de la rapidité du service vous aurez une autre preuve, lorsqu'au lieu de demander une communication vous serez prié d'en recevoir une. C'est le second point de la circulaire. « Il est essentiel, y lisons-nous, de répondre dès le premier appel du bureau, sinon la téléphoniste qui a fait l'appel se retire et avertit l'appelant de la non-réponse de l'appelé. » Vous voilà donc condamné à vivre en tête-à-tête avec votre appareil, sans oser même passer un instant dans une autre pièce de votre appartement. Il ne suffira pas de préposer au téléphone un employé spécial, — ce qui déjà augmenterait singulièrement les frais ; avant qu'il ait eu le temps de vous aller quérir, la téléphoniste sera rentrée sous sa tente. Et tout sera perdu par un retard de quelques secondes. Vous n'aurez aucun recours. « Si plus tard, dit la circulaire, celui-ci (l'appelé) se présente à l'appareil, il ne trouve plus aucun correspondant, et, s'il appelle à son tour, la téléphoniste qui lui répond et qui n'est pas celle qui l'avait sonné, ne peut lui fournir aucun renseignement. » Vous êtes prévenu: inutile d'insister. Comment voulez-vous que l'administration accélère le service, si elle perd son temps à répondre aux abonnés ? La véritable simplification est de ne pas les écouter.

Telles sont les mesures qui, si nous les avons exactement interprétées et si elles sont maintenues, vont achever de rendre enviable l'existence de l'abonné du téléphone ! Cette invention a déjà contribué à accroître le nombre des maladies nerveuses ; elle nous rendra fous.

M. Delpeuch est un homme de progrès.

Et savez-vous quelles seront les conséquences de ce nouveau régime ? Il amènera un changement radical dans les habitudes de la vie civilisée. Voici, si l'on en croit Bill Sharp, comment seront rédigés, l'année prochaine, les échos mondains :

« Hier, nous dînions chez nos vieux amis, les 102,93; soirée charmante, animée, égayée par une foule de jolies femmes et de personnalités bien parisiennes. Qui citerai-je ? A la droite de la maîtresse de la maison, le célèbre académicien 88,05, qui contait son voyage en Palestine; à sa gauche, le vieux général 56,720, toujours vert malgré les ans. Puis, remarqué, çà et là, 202,35, le jeune romancier psychologue, et notre éminent confrère 43,102, discutant âprement le cas de ce pauvre prince 36,001, dont la femme est partie avec un tzigane du restaurant 58,12; la toujours belle Mme 70,619, en corsage de velours vert-macchabée ; la jolie petite comtesse 26,569, toute en velours noir pailleté; et d'autres dont j'ai oublié les chiffres.

» Après le dîner, merveilleusement servi par 207,12, l'ancien chef de l'empereur de Russie, une soirée réunissait l'élite du monde artistique et littéraire; on a entendu successivement Mlle X..., de la Comédie-Française (impossible de la nommer autrement, elle n'a pas encore le téléphone, mais vous voyez qui je veux dire), puis Félix 110,025, dans ses monologues. On s'est séparé très tard, en se donnant rendez-vous au mois prochain. Il est rare de trouver ainsi réunis les matricules les plus estimés de l'Annuaire des téléphones. Terminons en annonçant les fiançailles du capitaine 27,110 avec Mlle 105,17. Ce mariage unit les familles 40,271, 54,106 et 112,95. Tous nos compliments aux jeunes fiancés. »

Les Annales politiques et littéraires
24 janvier 1897

L'actualité dramatique

 Un drame rue Charles V

Un drame rue Charles V

Un terrible drame s'est passé hier, 2, rue Charles V, à la fabrique de parfums Brigot et Cie.

Cette maison de commerce avait été achetée au mois de janvier dernier par M. Eugène Bouly, âgé de trente-sept ans, demeurant, 20, boulevard Saint-Marcel. En prenant la direction de la maison, Bouly avait conservé l'ancien associé de M. Brigot, M. Charles Jacob, âgé de cinquante et un ans, demeurant, 50, avenue Ledru-Rollin.

La bonne intelligence ne dura pas longtemps entre les deux associés. M. Jacob reprochait à M. Bouly de ne pas être sérieux et de s'occuper beaucoup plus de ses plaisirs que de ses affaires. A chaque règlement de compte, c'est-à-dire à chaque fin de mois, les discussions recommençaient plus âpres et finissaient par se changer en véritables disputes.

Hier, 1er septembre, à trois heures de l'après-midi, Bouly était dans son bureau, lorsque Jacob arriva. Ils échangèrent quelques paroles au sujet de la balance du mois d'août, et, comme d'habitude, Jacob, constatant qu'elle était de moins en moins satisfaisante, s'emporta en reproches contre son associé :

— Comment voulez-vous que ça marche ? lui dit-il. Vous faites une noce carabinée au lieu de vous occuper de la maison. Ça ne peut pas durer comme ça

— Eh bien non, ça ne durera pas !... répliqua Bouly avec colère.

Et, fouillant dans un tiroir tout ouvert, il en sortit un revolver de gros calibre (12 millimètres) et fit feu trois fois sur son associé. L'une des balles alla se loger au plafond, une autre dans le mur, à hauteur d'homme. La troisième atteignit Jacob à la joue, au-dessous de la tempe et traversa le visage. Puis il se tira une seule balle qui entra par une tempe et sortit par l'autre.

Les deux hommes furent portés à l'Hôtel-Dieu. M. Jacob est salle Saint-Landry. Son état est très grave. Quant à Bouly, il est mort un quart d'heure après son arrivée. D'après les papiers trouvés sur Bouly, il avait l'intention de se suicider.

On a trouvé sur son bureau plusieurs lettres adressées à des amis et dans lesquelles il leur faisait ses adieux. A l'Hôtel-Dieu on a retiré de la poche de sa redingote une lettre de vingt pages expliquant longuement les raisons pour lesquelles il se décidait à mourir. Cette lettre a été remise à M. Briy, commissaire de police remplaçant M. Carlier, commissaire du quartier. Il avait préparé son revolver pour se tuer quand il aurait fini d'écrire. La fatalité a voulu que M. Jacob arrivât à ce moment et fut la première victime du drame qui se préparait.

Les scellés ont été apposés sur le bureau par le juge de paix de l'arrondissement.

Le Figaro — 2 septembre 1897

 DRAME CONJUGAL

DRAME CONJUGAL

II y a deux ans environ, un menuisier, nommé Alfred Martinet, abandonnait sa femme et ses deux enfants pour aller vivre avec une ouvrière dont il avait fait la connaissance.

Ces jours-ci, une rupture se produisait dans le faux ménage, et Martinet, recherchant sa femme, apprit qu'elle demeurait rue de la Chapelle, 72. II s'y présenta le soir et frappa à sa porte. Ce fut un homme qui vint lui ouvrir, car sa femme lui avait donné un successeur.

Martinet réclama sa femme et ses enfants mais son remplaçant pour toute réponse le jeta à la porte.

Furieux, Martinet s'empara d'un ciseau à froid et en porta plusieurs coups au pauvre diable qui tomba baigné dans son sang. II allait pénétrer dans le logement pour frapper également sa femme, mais il en fut empêché par des voisins qui le remirent entre les mains des gardiens de la paix.

M. Demarquay, commissaire de police, l'a envoyé au Dépôt et a fait transporter le blessé, un peintre en bâtiments du nom d'Eugène C… à l'hôpital Lariboisière.

Le Gaulois — 28 août 1897

 RAFLE DE VAGABONDS

RAFLE DE VAGABONDS

Un charmeur de rats

La Sûreté a opéré l'avant-dernière nuit une rafle parmi les vagabonds qui cherchent un abri sous les ponts. Quarante-cinq individus ont été arrêtés. Sous le pont des Arts, les agents se sont livrés à véritable chasse à l'homme pour s'emparer des vagabonds abrités dans les ferments servant de soutien au tablier du pont. Pour ne pas tomber dans la Seine, les malheureux qui passent la nuit sous ce pont s'accrochent avec leur ceinture et leurs bretelles. Lorsqu'ils ont vu les agents, ils se sont sauvés d'arche en arche pour gagner l'autre rive, mais des agents les y attendaient et les ont capturés au fur et à mesure de leur arrivée.

Parmi les individus arrêtés se trouve un type très curieux, un nommé Émile Schwartz, âge de quarante ans, qui est sans domicile depuis vingt ans. Schwartz qui parcourt la France à pied, de village en village, est un barnum d'un nouveau genre. Il montre des souris blanches et des rats, qu'il loge sur sa poitrine, au-dessus de la ceinture de son pantalon. En même temps que lui, les agents ont amené à la Sûreté ses pensionnaires. Une odeur insupportable due aux croûtes de fromages avariées et aux fruits gâtés dont Schwartz nourrissait rais et souris, s'échappait des poches du vieux vagabond.

Quand on a fouillé Schwartz, les inspecteurs durent sortir de leur asile rats et souris et les déposer à terre. Chose curieuse, aucun de ces animaux ne se sauva et tous se groupèrent autour de leur maître. Ils attendirent derrière la porte du cabinet de M. Cochefert que leur maître sortit de chez le chef de la Sûreté.

Schwartz a été remis en liberté hier matin, et il a quitté la Sûreté avec ses rats et ses souris, qui y avaient trouvé un asile momentané.

Le Gaulois — 10 septembre 1897

Dans l'actualité du ...

 6 décembre

Lundi
6 décembre 1897

L'ASSASSINAT DE LA RUE PIERRE-LE-GRAND

M. Cochefert a recueilli hier certains indices de nature à le mettre sur la piste de l'assassin. Entra autres indications, il en a été fourni une assez importante au chef de la Sûreté. La nièce de la concierge de Marie Bigot s'est souvenue que le matin du crime elle avait remis à sa locataire une lettre que Marie Bigot avait lue en sa présence.

Dans cette lettre, un individu écrivait à la jeune femme qu'ayant gagné un gros procès, il viendrait la voir dans l'après-midi et lui ferait un riche cadeau Or, cette lettre n'a pas été retrouvée dans les papiers de la victime. Si elle a disparu, on peut présumer que c'est l'assassin qui l'a détruite. Le chef de la Sûreté posséderait le signalement de l'homme à la lettre.


PETITES NOUVELLES

Le président de la République a quitté Paris hier matin pour aller chasser à Rambouillet. Il était de retour à cinq heures et demie du soir.


M. Henry Boucher, ministre du commerce, présidera, après-demain, mercredi, au Grand-Hôtel, le banquet au syndicat général de la Bourse de commerce.


Par décret rendu sur la proposition du ministre des colonies, M. Barbey, sénateur, est nomme président de la commission supérieure des archives et de la bibliothèque-du ministère des colonies, en remplacement de M. Bardoux, décédé.


M. Billot, ambassadeur auprès du Quirinal, est nommé grand Officier de la Légion d'Honneur.


LES GAIETÉS DU TÉLÉPHONE

Du Petit Journal

Puisque nous parlons du téléphone, relatons l'amusant quiproquo auquel a donné lieu à Berne la distraction d'une des demoiselles du « bout du fil ».

Récemment, un des principaux marchands de bestiaux de Berne demandait il: téléphoner à l'abattoir, où il avait fait conduire un troupeau de veaux.

Mais, par erreur, on lui donna la communication avec l'hôtel de ville, où le conseil municipal était en séance, et l'on juge delà stupéfaction du secrétaire quand il entendit une voix demander dans l'appareil

— Tous les veaux sont-ils arrivés ?


La rencontre que nous avions annoncée entre MM. Joseph Reinach et Millerand, députés, a eu lieu hier matin au plateau de Châtillon.

Ainsi que nous l'avions dit, l'arme choisie était le pistolet.

Deux balles ont été échangées à vingt-cinq pas et au commandement, sans résultat.

MM. A. Bastid et Deloncle, députés, étaient les témoins de M. J. Reinach, qu'assistait le docteur Marieux. M. Millerand avait pour témoins MM. Gérault-Richard et Viviani, députés, et était assisté par le docteur Dubois, président du Conseil général de la Seine.


On doit vraiment de l'admiration et de la reconnaissance à ce « gardien de la beauté » qui a nom James Miller. Ne vient-il pas de découvrir la dent artificielle par excellence, celle qui ne se casse pas, ne se détache plus, n'offre aucune trace d'artifice, et dont la pose est complètement insensible ?

Le Louvre dentaire innove à ce sujet un service de renseignements gratuites.


Aujourd'hui s'ouvre chez Guerchet, 30, boulevard Malesherbes, l'orfèvre connu par ses envois au Salon des Champs-Élysées, une exposition d'une intensité d'art, d'une variété et d'un charme de coloris unique.


L'élite des élégances parisiennes se réunit au café de la Paix depuis sa récente transformation. On sait que Ledoyen vient de prendre possession de cette maison incomparablement située et installée tout y est prévu et combiné pour attirer la clientèle et la retenir cuisine des plus soignées, service irréprochable et addition modérée; les nouveaux soupers-concert y obtiennent également un succès croissant.

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 7 décembre

Mardi
7 décembre 1897

M. du Grosriez préfet de la Savoie, et M. Baudard, sous-préfet, se sont rendus dernièrement au palais de l'Élysée pour remettre à M. Félix Faure le piolet d'honneur que la section de Tarentaise du Club alpin français a voulu lui offrir en souvenir de sa traversée du col de la Vanoise et de son ascension de la Redoute-Ruinée. Ce piolet est orné d'écussons gravés.
M. le Président de la République s'est montré très touché du modeste hommage de la section de Tarentaise.


Avis aux Parisiens

On sait combien est grand l'encombrement qui se produit pendant tout l'après-midi, mais surtout le soir de cinq à sept heures, devant le bureau d'omnibus de la place de la Madeleine. Eh bien ! juste en face du bureau, sur le bord du trottoir, l'asphalte s'est soulevée à ce point qu'elle forme une boursoufflure de 20 ou 25 centimètres de haut. Les voyageurs qui montent sur le trottoir ou qui en descendent viennent immanquablement heurter cette banquette irlandaise d'un nouveau genre, ce qui n'est pas sans danger. Hier soir, en moins de dix minutes, nous avons vu tomber à cet endroit cinq personnes dont une dame et deux enfants qui lui donnaient la main.
Le service de la voirie devrait bien ne pas attendre qu'on ait un grave accident à déplorer pour faire les réparations nécessaires.


On annonçait dernièrement la disparition des dernières lanternes de Paris éclairées à l'huile, selon la mode d'antan. Il n'en est rien, et l'on nous a prouvé hier, avec registres et cahiers des charges à l'appui, que certaine compagnie d'éclairage était spécialement chargée par la Ville de Paris d'entretenir et d'allumer chaque soir deux cent soixante-six lanternes, ni plus ni moins, suspendues à l'aide de cordes et de poulies à des potences pareilles à celles dont on menaçait en 1793 les aristocrates.
Le treizième arrondissement est celui qui détient le record de cet éclairage à l'huile végétale ou minérale, avec 139 lanternes du temps jadis ; le premier arrondissement n'en a qu'une seule ; dix arrondissements en sont totalement dépourvus.


LA SOMATOSE

On confond bien souvent les fortifiants avec les excitants l'effet produit par ces derniers est presque immédiat mais éphémère, tandis que la «Somatose», extraite des albumoses de viande, c'est- à-dire de la partie essentiellement nutritive, constitue un véritable reconstituant durable. C'est le remède souverain, que l'on trouve dans toutes les pharmacies, contre l'anémie, la tuberculose et la débilité en général.


LES CAFÉS CARVALHO

Pendant ces dernières années, on s'est préoccupé de vulgariser les bonnes qualités de bière, et personne n'a songé à proscrire les mauvaises qualités de cafés.
Le café est pourtant la liqueur française par excellence il ne perdra pas cette suprématie, un instant éclipsée, et cela grâce aux exquis cafés Carvalho que l'on trouve en boîtes cachetées dans les bonnes maisons et, 26, rue Cadet, au siège social.

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A. ALLAISLe bon mot
d'Alphonse Allais

 Pourquoi dire mes appointements ? Pourquoi employer le pluriel pour si peu ?


253. Le 23 décembre 1897, M. Albert Vandal, élu le 10 décembre 1896, membre, de l'Académie française, enremplacement de M. Léon Say, prenait solennellement séance dans la salle du Dôme, au palais Mazarin.

LA TERRASSE DE POISSY.

Par ces temps caniculaires, une promenade à Poissy et dans la forêt de Saint-Germain est à la fois d'un charme captivant et d'un intérêt suggestif, car il y a, sur la côte de Poissy, à trois minutes de la gare, un superbe domaine attirant une foule de visiteurs, émerveillés par la beauté des sites qui se déroulent à leurs pieds. Ce domaine est en vente à des conditions exceptionnelles, permettant de se créer, à bon compte, une villégiature sans promiscuités fâcheuses cela devient rare.
 Un garçon de recettes disparu - la reconstitution

L'assassinat du garçon de recettes

Comme nous l'avons annoncé la reconstitution de l'assassinat du garçon de recettes Lamare a été faite, hier matin , à Gentilly.

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 Les foins Theuriet

Les foins

par M. André Theuriet
de l'Académie Française

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Coup de filet policier

Les braconniers d'eau douce donnent, depuis quelques jours, de la besogne aux agents de l'autorité.

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Un drame de la jalousie

Léon Moynet, âgé de quarante ans, journalier, et Eugénie Jannin, femme Bossin, d'un an plus jeune, vivaient ensemble depuis plusieurs mois. Ils occupaient, 4, impasse de l'Astrolabe, une chambre au quatrième étage. Le faux ménage avait vécu très uni jusqu'à ces jours derniers ; mais Moynet, ayant cru s'apercevoir qu'un de ses voisins se montrait plus empressé qu'il ne fallait auprès de sa maîtresse

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 Heureux couple

Heureux couple

Un gascon s’écriait : « Sandis !

« Grâce au Congo, fleur de jeunesse,

« Laure a des charmes de déesse,

« Et moi la beauté d’Adonis. »

Jean de Tagnne au savonnier Victor Vaissier

Nouvelles à la main

Un professionnel de la mendicité

Un professionnel de la mendicité, tantôt aveugle et tantôt manchot n'a pas voulu laisser passer l'occasion de spéculer sur la générosité des Parisiens pendant ces jours de fête. Il s'est installé sur les boulevards avec un (écriteau très apparent sur lequel on lit :
« Aidez-moi les uns les autres ».

Une camériste a été envoyée par sa maîtresse

Une camériste a été envoyée par sa maîtresse au cabinet de lecture, pour demander l'ouvrage posthume d'un écrivain dont elle s'est empressée d'ailleurs d'oublier le nom. 
— C'est que, lui dit-on, nous avons des œuvres posthumes de plusieurs auteurs... 
— Ma foi, à tout hasard, donnez-moi toujours ce que vous avez de plus posthume !

Un directeur de théâtre qui a dû recourir

Un directeur de théâtre qui a dû recourir, dans certains moments difficiles, aux bons offices d'un usurier très cher' est sollicité par celui-ci d'accepter trois actes qu'un sien neveu a perpétrés.
— Cette pièce, plaide le digne Gobseck, est très joliment écrite l'idée est originale, et quant à l'intérêt.
— Oh ! pour l'intérêt, acquiesce l'impresario, je suis bien tranquille, l'auteur étant de votre famille

Logique enfantine Le petit Léon neuf ans

Logique enfantine.
Le petit Léon neuf ans demande à son père à quoi servent les baromètres. Celui-ci répond qu'ils indiquent le temps par la pression de l'air. Mais comme l'enfant ne comprend pas, le père, complaisant, entre dans une explication plus approfondie
— Tu vois cette colonne de mercure eh bien, elle supporte tout le poids d'une colonne d'air de même diamètre, mais qui monte jusqu'au ciel.
Et le petit Léon, pour montrer qu'il a bien saisi cette explication
— Alors, si on cassait tous les baromètres, le ciel nous tomberait sur la tête ?

 Les deux adversaires se rendant

Les deux adversaires se rendant au lieu de rendez-vous dans le bois de Vincennes, se rencontrent au guichet de la gare de la Bastille.

X... demande un billet aller et retour.

― Vous êtes donc bien sûr de revenir ? dit Z... narquois.

— Absolument sûr.

— Alors je vous fais des excuses, poursuit Z... subitement radouci.


Echos et nouvelles

 Et la pluie continuait de tomber

Et la pluie continuait de tomber !

Depuis que le pluviomètre à l'usage des observatoires a été inventé, c'est-à-dire depuis plus de deux cents ans, il ne s'est jamais rencontré, paraît-il, un mois de septembre aussi mouillé qu'en l'an de grâce 1897.

Aussi les météorologistes sont fort embarrassés d'expliquer ce phénomène. Songez donc que l'observatoire de la tour Saint-Jacques a enregistré dans l'après-midi d'hier, de midi à trois heures seulement, 10 millimètres d'eau ! Cela représente une moyenne de 100 mètres cubes d'eau par hectare.

On essaye de nous consoler en nous rappelant le souvenir de journées plus désagréables encore, celle du 10 septembre de l'année dernière, par exemple, qui, par suite d'une trombe, de funeste mémoire, nous gratifia de 50 millimètres d'eau dans le court espace de deux heures et demie. Mais toutes ces consolations ne valent pas un bon parapluie !

Le Gaulois — 7 septembre 1897

 La bière ne conserve pas -- Le matin — 29 août 1897

La bière ne conserve pas.

Sait-on combien il y a de centenaires du sexe fort en Allemagne pour habitants ?

Quatorze seulement. Les sujettes de l'empereur Guillaume ont, par contre, la vie quatre fois plus dure. Elles sont juste soixante-quatre ayant dépassé de douze mois et plus l’âge critique de quatre-vingt-dix-neuf ans.

Le matin — 29 août 1897

 Le Président de la République à l'hospice de Bicêtre

Le Président de la République à l'hospice de Bicêtre

M. Félix Faure a visité hier, dans l'après-midi, l'hospice de Bicêtre. Soit dit en passant, le Président n'avait pas besoin d'aller aussi loin pour rencontrer des fous.

M. Félix Faure était accompagné de MM. Henri Boucher, ministre du commerce Louis Barthou, ministre de l'intérieur, et le général Hagron, chef de la maison militaire du Président. Il a visité es différents services et a interroge les malades, ceux surtout dont la situation intéressante lui était signalée, afin de faire parvenir des secours à leur famille.

En entrant dans la 5è division, on se trouve l'asile d'aliénés, M. Félix Faure a reçu un bouquet. En même temps, un vieillard hospitalisé lui a lu une pièce de vers. Puis les enfants épileptiques, garçons et filles, réunis dans le gymnase, ont exécuté différents morceaux d'ensemble, puis dansé une polka et une valse aux sons de la musique de l'hospice.

Sa visite terminée, .M. Félix Faure a prononcé, devant tout le personnel réuni, une courte allocution, qu'il a terminée en remerciant au nom de la France le personnel tout entier pour les soins dévoués qui sont prodigués aux hospitalisés et aux aliénés et a versé, entre les mains du directeur, une somme de mille francs pour l'hospice et au président du conseil de surveillance des ateliers une autre somme de mille francs.

Le Gaulois — 18 novembre 1897

 

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AÉRONAUTIQUE

LES PLUS HAUTES ASCENSIONS

Voici, d'après M. Müllenhoff, de Berlin, le relevé des grandes ascensions, avec les hauteurs atteintes d'après les mesures barométriques. M. Müllenhoff les divise en deux séries : ascensions à hauteurs certaines ; ascensions à hauteurs bien moins sûrement déterminées ou suspectes. Voici la première série :
Welsch, 10 novembre 1852 6.987 mètres
Gay-Lussac, 16 septembre 1804. 7.016 —
Barrai et Bixio, 26 juin 1850 7.039 —
Glaisher, 26 juin et 18 août 1862. 7.100 —
Sivel, Crocé-Spinelli, 22 mars 1875 7.300 —
Glaisher, 10 avril 1863 7.300 —
Glaisher, 17 juillet 1862 7.924 —
Gross et Besson, 11 mai 1894 7.950 —
Tissandier, Sivel et Spinelli, 15 avril 1875 8.600 —
Glaisher, 5 septembre 1862 8.838 —
Berson, 4 décembre 1894 9.150 —
Dans la seconde série, on trouve :
Green, 27 septembre 1836 7.430 mètres
M™ Blanchard, 26 avril 1809 7.600 —
Hobard, 9 octobre 1835 7 935 —
Garnerin, 3 octobre 1803 8.186 —
Green et Ruoch, 1838 8.268 —
Cosmachi, 1842 8.474 —
Andréoli, 22 avril 1808 10.000 —
Blanchard, 10 novembre 1785 10.400 —
Glaisher, 5 septembre 1862 11.000 —
 
L'ascension de Besson à 9,150 mètres paraît bien authentique. Cet aéronaute, en inspirant de l'oxygène, a pu combattre l'évanouissement, et son baromètre avait marqué 231 millimètres. Le thermomètre indiquait — 47° 9.

HENRI DE PARVILLE.

Les Annales Politiques et Littéraires – 5 décembre 1897

 Les squelettes de Choisy-le-Roi

Les squelettes de Choisy-le-Roi.

Le 3 avril dernier, des ouvriers travaillant dans une sablière, située sur le territoire de la commune de Choisy-le-Roi, au lieu dit « la Gare aux Bateaux », sur la rive droite de la Seine, mettaient à jour neuf squelettes assez bien conservés.

On supposa tout d'abord que ces ossements étaient ceux de soldats allemands tués en 1870-71, lors du siège de Paris. La forme de la boite crânienne et le développement des mâchoires semblaient indiquer, d'après l'avis des médecins appelés à -procéder aux constatations médico-légales, qu'on se trouvait en présence de représentants de la race saxonne, âgés de vingt à trente ans. Les squelettes étaient" ceux d'hommes de haute taille et ayant dû être admirablement constitués.

On se souvient que, dans la dernière quinzaine de septembre 1870, un combat eut lieu à Choisy-le-Roi, entre francs-tireurs et Allemands. Une vingtaine de ces derniers furent tués au moment où ils cherchaient à traverser la Seine sur de frôles embarcations. En outre, Choisy et l'Hay furent le théâtre de deux batailles livrées, le 29 octobre et le 30 novembre de la même année, entre le Ce corps allemand et le 13c corps français.

On était donc sur le point de conclure à la découverte de cadavres provenant de l'année terrible, lorsque des vieillards, originaires de Choisy, vinrent infirmer ces suppositions.

Les « vieux » de Choisy rappelèrent que, au cours du sanglant combat qui fut livré en 1814, par Napoléon 1er  aux armées alliées, à Montereau, un grand nombre de soldats allemands, notamment des dragons avaient été précipités dans la Seine et charriés jusqu'à Choisy-le-Roi, où un certain nombre de corps avaient été repêchés puis inhumés au bord du fleuve, à l'endroit même où les ossements viennent d'être découverts.

Après un second examen des squelettes, les médecins constatèrent que l'état de désagrégation des os indiquait, en effet, que l'inhumation devait être bien antérieure à l'année 1870.

Ce qui semble encore corroborer les dires des anciens de Choisy-le-Roi, c'est que l'humus, conséquence nécessaire de la décomposition des corps, a complètement disparu, ce qui s'explique, du reste, par le niveau de l'endroit où la découverte a été faite et la proximité du fleuve. Notons, pour terminer, qu'aucune trace de linge, de vêtements, de boutons d'uniformes ou d'armes n'a été retrouvée près des squelettes.

Le Matin — 7 avril 1897

 La visite du président de la Rép

La visite du président de la République à l'hospice des vieillards de Boulogne

Le président de la République, accompagné général Tournier, des commandants Humbert et Legrand et de M. Le Gall, a quitté, hier, l'Élysée, à deux heures vingt, pour inaugurer le nouvel hospice des vieillards de Boulogne sur Seine.

Reçu au milieu des fleurs, des drapeaux et des vivats par le ministre de l'intérieur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général, les préfets de la Seine, de-police, MM. Poirrier, sénateur; Rigaud, député; Escudier, Peyron, etc., M. Félix Faute a répondu aux allocutions de M. Jochum, maire de Boulogne; Gervais et de Selves, par la remise de la rosette d'officier de l'instruction publique à M. Jochum, des palmes académiques à MM. Chevalier, secrétaire de la mairie de Boulogne, Gionnier professeur à l'Association philotechnique, et de la croix du Mérite agricole à MM.. Vidal-Beaume et Chartier.

Au cours de la distribution des médailles d'honneur, l'un des médaillés, vieux garçon de chantier, comptant plus de trente ans de services, voulait absolument, dans sa joie, embrasser lé président.

― On ne donne l'accolade, lui a fait observer M. Félix Faure, que lorsqu'on remet la Légion d'honneur nous verrons plus tard.

La visite de l'hospice a commencé par les dortoirs des  femmes, s'est poursuivie par les bâtiments réservés aux hommes, les cuisines, la machinerie, et s'est terminée par les réfectoires, dans l'un desquels un lunch avait été servi.

M. Gervais, président du conseil générale a porté un toast à la santé du président de la République, qui s'est  retiré, très acclamé, ainsi que M. Barthou.

Le Matin ― 18 mars 1897

Le Journal de 1897

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