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Nouvelles diverses
 LES FRASQUES D’UN CLERC DE NOTAIRE

LES FRASQUES D’UN CLERC DE NOTAIRE

M. X..., notaire à Longjumeau, avait eu le malheur de posséder comme clerc chargé de la caisse, un nommé Théodore Masère, qui interrompait souvent ses calculs pour mettre la main à des vers qu’il adressait à deš femmes.

Cette passion se fût manifestée longtemps si un beau jour Masère n’était parti en emportant Ia caisse qui contenait trois mille francs.

Me X... porta plainte aussitôt contre Masêre, mais il s’était si bien caché que la justice ne parvint pas à le découvrir.

Me X... avait à peu près oublié le vol et le voleur lorsqu’il reçut de ce dernier une supplique en vers. Le malheureux confessait sa faute et, dans des strophes pathétiques, sollicitait son pardon, offrant en echange à Me X.... plusieurs années de travail gratuit. Il le priait de lui faire parvenir sa réponse, poste restante, à des initiales conventionnelles.

Me X... insensible au lyrisme du poète, porta-la lettre du malheureux a M. Cochefert, qui envoya deux agents au bureau de poste avec, mission de s’emparer du clerc coupable.

Fénelon Masère, qui est âgé de cinquante ans, a été écroué au Dépôt.

— Ma lyre est brisée, s’est-il écrié en se voyant arrêter. Adieu mes rêves de gloire !

Le Gaulois — 24 juin 1897
Séparation Le drame de l'avenue de la République -- Le Matin 15 juin

Le drame de l'avenue de la République.

Un drame de la jalousie s'est déroulé, hier, vers quatre heures dix de l'aprèsmidi, sur l'avenue de la République, en face le n° 1, à la station des tramways électriques de Romainviile. Un sieur Jean Vibert, âgé de quarante-sept ans, ouvrier plombier, demeurant 77, rue Julien-Lacroix, a tiré quatre coups de revolver sur un conducteur de tramways, Jules Herschenez, âgé de vingt-neuf ans, demeurant 37, rue Carnot, à Romainville.

Vibert, qui est marié à une femme de dix ans plus jeune que lui, avait souvent remarqué que Herschenez avait pour elle des attentions un peu trop particulières. Il lui en avait fait l'observation mais le conducteur de tramways avait répondu qu'il connaissait Mme Vibert depuis longtemps et que, s'il lui parlait parfois, c'était simplement en ami.

Le plombier prévint alors le conducteur que, s'il ne cessait pas de courtiser sa femme il lui ferait un mauvais parti. Une lettre anonyme ne tarda pas à réveiller la jalousie de Vibert, qui décida de mettre sa menace à exécution.

Il se rendait, hier, vers quatre heures, avenue de la République et faisait les cent pas devant la station. Quand la voiture que conduisait Herschenez arriva, il s'avança vers le véhicule, tira un revolver de sa poche et, profitant d'un moment où le conducteur était occupé à faire virer sa voiture sur la plaque tournante, il flt feu quatre fois de suite sur le malheureux. Vibert, désarmé, fut aussitôt conduit chez M. Daltroff, commissaire de, police, auquel il déclara ne regretter nullement son crime. Quant à la victime, elle a été transportée à l'hôpital Saint-Louis. Son état est grave.

Le Matin — 15 juin 1897
Séparation Une pauvresse

Une pauvresse.

Une malheureuse femme, Mme veuve Huve, âgée de quarante-huit ans et domiciliée en dernier lieu rue de Flandre, est atteinte, depuis près d'un an, d'ataxie locomotrice. Comme elle se trouve dans l'impossibilité de gagner sa vie, elle s'était fait conduire, hier, à l'hôpital Laennec mais, malgré ses supplications, on refusa de la recevoir, et le cocher qui l'avait amenée alla la déposer au bureau de M. Belouino, commissaire de police, à qui elle raconta son histoire.

C'est au cours de l'été dernier qu'elle avait ressenti les premières atteintes de son mal; elle continua néanmoins à travailler de son métier de porteuse de pain, puis, quand elle dut garder la chambre, comme couturière. Voyant son mal s'aggraver, elle voulut entrer à l'hôpital Lariboisière on refusa de la recevoir.

Elle adressa une demande à l'Assistance publique à l'effet d'être admise à la Salpêtrière. Au bout de quelques jours, un inspecteur de l'Assistance se présenta chez elle, lui déclara qu'il n'y avait pas de place à la Salpêtrière, mais qu'on avait pris bonne note de sa demande. Avant de se retirer, il ajouta qu'il lui ferait allouer un secours de 5 francs: qu'elle devrait, aller toucher elle-même au bureau de bienfaisance.

Ces jours derniers, comme elle ne pouvait plus travailler, que toutes ses ressources étaient épuisées et qu'elle se trouvait dans l'impossibilité de payer sa chambre, elle résolut de faire une dernière tentative pour entrer à l'hôpital. Nous avons dit qu'elle fut conduite.

M. Belouino a envoyé la malade à l'infirmerie du Dépôt et a adressé un rapport au préfet de police sur le cas de cette malheureuse.

Le Matin – 27 juin 1897

Séparation Les voleurs de grands magasins

Les voleurs de grands magasins

Un sieur Lucien Léraud, âgé de trente ans, dont l'unique profession était de pratiquer des vols dans les grands magasins, a été arrêté, hier, sur la dénonciation d'une jeune femme avec laquelle il vivait et qui était chargée de vendre le produit de ses vols. Léraud avait connu naguère Émilie Bolard et l'avait installée dans ses meubles, dans le quartier de l'IIe-Saint-Louis; mais, un beau jour, il s'était lassé de la vie commune et était parti pour ne plus revenir.

Depuis, la jeune fille abandonnée s'était mise à sa recherche. Elle le rencontrait, hier matin, rue de Rivoli, et le mettait en demeure de réintégrer son domicile.

Comme Léraud s'y refusait :

— Tu l'auras voulu Tant pis ! puisque je serai vengée.

Et elle appela deux gardiens de la paix et leur dit :

— Arrêtez-nous, nous sommes des voleurs !

Au commissariat du quartier de l'Arsenal, elle a énuméré tous les vols commis par Léraud.

Le Gaulois — 30 septembre 1897
SéparationTous les jours, aux grands, magasins Dufayel, exposition de mobiliers complets par milliers, articles de chauffage et de ménageSéparation On a tué ma fille

On a tué ma fille !

Un individu, les yeux hagards, la chevelure en coup de vent, pénétrait, hier matin, dans le poste de police de la' rue de l'Abbé-Grégoire et déclarait au brigadier : — Monsieur l'agent, il vient de se passer chez moi une chose épouvantable un malfaiteur est entré dans ma chambre, s'est jeté sur ma fille et lui a, coupé la gorge avec un rasoir. L'assassin est encore dans la maison ; si vous voulez l'arrêter, dépêchez-vous. J'habite rue Bréa.

Les agents accoururent à l'adresse indiquée, où ils apprirent que le père de la jeune fille soi-disant assassinée était un malheureux fou, du nom de Vermorel, âgé de quarante ans, employé de commerce. Ce pauvre diable a été envoyé à l'infirmerie spéciale du Dépôt.

Le Matin - 14 septembre 1897
Séparation Le dresseur de rats

Le dresseur de rats

Au cours d'une rafle opérée la dernière nuit entre les ponts d'Austerlitz et de l'Aima, rafle qui a amené l'arrestation de quarante-cinq vagabonds, le service de la sûreté a mis la main sur un type des plus curieux.

C'est un homme âgé de quarante et un ans mais qui en paraît plutôt soixante, se nomme Émile Schwartz, et est un charmeur de rats et de souris blanches. En même temps que lui, les agents ont amené au quai des Orfèvres ses pensionnaires.

Schwartz, qui portait sur lui le garde-manger de ses élèves, répandait une odeur repoussante, due au genre de nourriture contenu dans ce garde-manger — un sac de toile — des croûtes de fromage avarié, de la farine moisie, des fruits gâtés.

Lorsqu'il fut fouillé, les inspecteurs sortirent de ses poches rats et souris et les déposèrent à terre. Ces animaux ne se sauvèrent pas et se groupèrent autour de leur maître.

Les agents qu'avait attirés l'originalité du prisonnier, assistèrent alors à un spectacle extraordinaire ; quand Schwartz fut amené devant M. Cochefert, rats et souris le suivirent et, pendant tout le temps que dura son interrogatoire, restèrent derrière la porte, attendant la sortie du vagabond.

Sans doute, émus par cette touchante fidélité, les agents ne séparèrent pas l'homme de ses bêtes et les conduisirent ensemble au Dépôt.

Gil Blas — 10 septembre 1897
Séparation Coup de filet policier

Coup de filet policier

Les braconniers d'eau douce donnent, depuis quelques jours, de la besogne aux agents de l'autorité.

Hier matin, deux pêcheurs montés sur un bachot jetaient l'épervier à la hauteur du quai du Louvre. Vinrent à passer un sous-brigadier de gardiens de la paix et deux de ses hommes.

— Vite ! vite ! qu'on s'en empare susurra à l'oreille de ses subordonnés le chef, que sa grandeur attachait au rivage.

Les agents sautèrent dans une barque et appuyèrent une vigoureuse chasse aux braconniers. Mais, peu experts dans l'art de manier la rame, ils furent promptement distancés. Le bachot put aborder sans aucun risque. C'est du moins ce que pensaient les contrevenants, mais ils avaient compté sans le sous-brigadier qui, du haut du quai, surveillait les péripéties de la course. Il se présenta juste à point aux braconniers quand ils sautèrent sur la berge. L'un d'eux pût s'enfuir. L'autre, se voyant pris, n'hésita pas et lança son épervier sur l'agent. Puis il détala, laissant le sous-brigadier se débattre avec fureur sous les mailles du filet. L'agent parvint toutefois à se dégager et s'élança à la poursuite de son ennemi qu'il rejoignit rue des Prêtres-Saint-Germain. A son tour, il jeta l'épervier et le braconnier, mis ainsi dans l'impossibilité de se défendre, se laissa arrêter sans résistance.

Cet homme, qui se nomme Charles Lamoignon, a été conduit au Dépôt.

Le Figaro — 29 août 1897
Séparation Le traitement des névroses

Le traitement des névroses

La principale indication à remplir dans le traitement des névroses, c'est d'amener le calme et l'harmonie dans les centres nerveux et de diminuer l'impressionnabilité. On n'y parvient ni par les antispasmodiques ni par les narcotiques, mais plutôt par les reconstituants, qui stimulent les vibrations moléculaires et sont capables d'accélérer la nutrition ralentie.
Le vin Désiles, par sa composition complexe, répond parfaitement à ce programme de stimulation. Il augmente la contractilité musculaire, fait disparaître les troubles vasomoteurs et névralgiques, la migraine et l'insomnie, ces produits du surmenage intellectuel. Il prévient l'atrophie de la cellule nerveuse et agit énergiquement contre la dégénérescence des tissus nobles. C'est grâce surtout à ses éléments tanniques iodo-phosphatés qu'il contribue à ce relèvement de bon augure.
Grâce aux principes dynamophores qu'il renferme (kola, coca, quinquina, cacao), le vin Désiles accélère le pouls, augmente l'urée et l'acide carbonique, possède sur la sphère cérébro-médullaire une action excito-motrice en même temps qu'une action d'épargne, grâce à l'influence que possèdent les agents nervins sur le système du grand sympatique. Tonique et fébrifuge, le vin Désiles supprime les vertiges, les exagérations de l'excitabilité réflexe, empêche l'affaiblissement du muscle cardiaque et la diminution du pouvoir oxydant du sang. Or, l'on sait à quel degré les troubles de la sanguification retentissent sur le système nerveux. Ce retentissement n'a-t-il pas été résumé éloquemment dans cet axiomeantique si souvent cité Sanguis moderator nervorum (un sang riche est le meilleur calmant des nerfs) ?

Dr Cendre

Séparation LA PETITE JEANNETTE

LA PETITE JEANNETTE

Jeanne Brémoncourt, surnommée la petite Jeannette, âgée de vingt ans, demeurant, 1, rue Broca, se voyait, il y a quelques jours, souffler son amant par une de ses amies. Elle en conçut un violent dépit. Hier soir, elle se rendit chez un marchand de vins où sa rivale avait coutume de dîner, afin de la souffleter.

La bataille fut chaude. Les chignons furent ̃consciencieusement crêpés; mais le résultat fut contraire aux espérances de la petite Jeannette, qui reçut une maîtresse volée. Folle de douleur et de rage, elle tira un flacon de chlorydrate de morphine de sa poche et en absorba entièrement le contenu. Elle a été transportée mourante à l'hôpital Cochin.

Le Figaro - 25 août 1897
Séparation Infanticide

Infanticide

Des mariniers retiraient, il y a quelques jours, du canal. Saint-Martin, le cadavre d'un nouveau-né. M. Carpin, commissaire de police, appelé à procéder aux constatations usitées en pareil cas, s'était fait accompagner d'un médecin qui déclara que l'enfant, une .petite fille, avait été étranglée avant d'être jetée à l'eau. Le corps fut transporté à la Morgue.

On recherchait vainement l'auteur de cet infanticide, lorsqu'un renseignement fourni au commissaire de police lui permit d'arrêter la coupable, une jeune fille de vingt et un ans, qui, arrivée à Paris le 26 juillet dernier, était venue se loger dans un hôtel meublé de la rue des Récollets, où elle avait dit s'appeler Alphonsine Neau. Tout le monde, dans la maison, remarqua qu'elle était dans un état de grossesse très avancé. Aussi se montra-t-on fort surpris quand, quelques jours plus tard, on constata qu'elle avait maigri dans des proportions extraordinaires. Cela parut d'autant plus singulier au propriétaire de l'hôtel qu'Alphonsine Neau s'était toujours opposée à ce qu'on entrât dans sa chambre. Il alla faire part des soupçons qu'il avait conçus à M. Carpin, qui fit aussitôt appeler la jeune fille à son cabinet.

Tout d'abord, elle nia avoir accouché clandestinement, mais, en présence de preuves irréfutables, elle finit par avouer que, dans la nuit du 10 au 11 août, elle avait mis au monde une petite fille qu'elle avait étranglée aussitôt sa naissance. Le lendemain, à la tombée de la nuit, elle était allée jeter le cadavre à l'eau. Elle ajouta que son véritable nom était Angèle Nicaise et qu'elle était âgée de seize ans et demi. Avant de venir à Paris, elle était bonne à tout faire chez un habitant de La Chapelle-sur-Cère (Seine-et-Marne). Angèle Nicaise a été envoyée au Dépôt.

Le Figaro - 25 août 1897
Séparation Chien noir

Au Chien Noir, le poète Émile Goudeau dit ses merveilleuses romances sans musique, M. Paul Delmet, chante ses nouvelles compositions « Les lèvres » et « Chanson à boire », M. Bonnaud , les Engelures de l'Hippopotame, M. Hyspa le Toast du Président…
Les auteurs Lemercier, Botrel, Fabri, Monis, et les excellents artistes Harmand, Mlles Balfa, Déchamp, Nadine Delpierre, etc., complètent un ensemble parfait.

Fig. 8/01/97


Pastilles Poncelet
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