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Nouvelles diverses
 LES ROSIÈRES DE NEUILLY

LES ROSIÈRES DE NEUILLY

Pendant que se courait le Grand Prix et que, dans Paris, on s'entretenait des détails de l'attentat commis contre le Président, la ville de Neuilly couronnait ses rosières. Nous disons « ses », car il y en a deux, récompensées par deux prix différents fondés par M. Perret et Mme veuve Letort. Ils consistent en deux sommes d'argent de 200 et 500 francs.
Les titulaires pour l'année 1897 étaient Mlles Rosalie Boissier et Camille Belin. La fête, tout intime, a eu lieu à l'hôtel de ville. Vu le deuil récent de Mlle Boissier, qui a perdu son père, la somme ordinaire consacrée au banquet, 400 francs, a été, cette année, partagée entre les deux rosières.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation une lettre de M. Zadoc Kahn

M. Gavrelle, commissaire de police du quartier de la Madeleine, a été avisé, hier, qu'un individu de haute taille, maigre, vêtu misérablement se présentait, depuis quelques jours, chez des israélites de son quartier pour solliciter un secours. A l'appui de sa requête, cet homme exhibe une lettre de M. Zadoc Kahn, grand rabbin de France, qui le recommande à la charité de ses coreligionnaires. Cette lettre est l'œuvre d'un faussaire, et des recherches sont faites par la police pour arriver à mettre la main sur cet audacieux escroc.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation L'accident des Champs-Élysées.

L'accident des Champs-Élysées.

Encore un accident, qui a failli être mortel, causé par le fameux tramway des Champs-Élysées.

Vers midi, un tandem, monté par deux jeunes gens, descendait l'avenue à une allure un peu vive, lorsque le tramway de Montrouge déboucha de l'avenue de l'Alma.

Pour éviter le véhicule municipal, les tandémistes firent un crochet à gauche, mais ils se jetèrent dans une voiture qui remontait l'avenue.

Tous deux furent précipités sur le sol tandis que le cheval effrayé, se cambrait et leur labourait le visage avec ses sabots puis l’animal finit par s'abattre sur eux, les écrasant littéralement de tout son poids. On parvint à dégager les infortunés jeunes gens, MM. Émile B. et Georges B. et des agents les conduisirent dans une pharmacie de l'avenue d'Antin, où des-soins leur furent prodigués.

Les infortunés tandémistes étaient couverts de sang ; l'un d'eux avait le maxillaire inférieur brisé, et l'autre se plaignait de douleurs internes. Ils ont été reconduits en voilure à leur domicile»

Le Matin — 16 juin 1897
Séparation A la belle étoile

A la belle étoile.

Des gardiens de la paix de service sur le boulevard Saint-Germain ont trouvé, l'avant-dernière nuit, étendu sur un banc, un jeune homme qu'ifs ont vainement essayé d'interroger.

L'inconnu ne répondait que par gestes aux questions qu'on lui posait. Les agents le conduisirent au poste de la rue des Saints-Pères, où on lui donna quelques soins et où il passa la nuit.

Hier matin, M. Girard, commissaire de police, ne pouvant obtenir de ce jeune homme aucun renseignement, l'a fait fouiller. On a trouvé sur lui des papiers au nom de Le Gall, âgé de vingt-sept ans, ancien marin de l'Etat, réformé pour raison de santé, et un long factum à l'adresse du président de la République dans lequel le malheureux se plaint de son état misérable, qu'il attribue à ceux qui l'ont fait réformer. Il conclut par des menaces et un appel à la justice.

Ce malheureux, qui semble atteint de la manie de la persécution, a été envoyé à l'infirmerie spéciale du Dépôt.

Le Matin - 25 septembre 1897
SéparationComme la saison précédente, c'est au Maloja-Palace que les admirateurs de l'Engadine – et l'on sait si le nombre en est grand ! – se donnent rendez-vous pour passer l'été. Le Maloja-Palace est incontestablement un des plus beaux établissements des Alpes Rhétiques. Mais ce n'est pas tout l'administration de la Compagnie internationale des Grands Hôtels lui a donné un cachet d'élégance et de distinction qui ne se rencontre pas toujours à cette altitude. Double raison pour que le succès ne se démente pas.Séparation Les bombes du pont Alexandre-III.

Les bombes du pont Alexandre-III.

Il ne se passe pas de semaine sans qu'on trouve sur les points les plus divers de Paris de projectiles provenant du siège ou de la Commune. Habituellement, ce sont des obus qu'on recueille sur la voie publique ou qu'on déniche dans des placards n'ayant pas été ouverts depuis 1871.

La découverte d'hier est plus curieuse. En travaillant aux fondations du pont Alexandre-III, des ouvriers ont retiré du fond de la Seine deux bombes d'un calibre énorme et paraissant chargées. Informé de la trouvaille de ces projectiles, le service de l'artillerie est vendu les enlever dans l'après-midi pour les transporter au polygone de Vincennes, où l'on s'efforcera de les faire éclater.

Le Matin - 25 septembre 1897
Séparation Le cochon en ribotte

Le cochon en ribotte

« Saoul comme un cochon » : cette expression était jusqu'ici d'un usage très courant dans un monde où l'on se soucie fort peu des règlements édictés par le protocole. Il va falloir changer cela, et les représentants de la race porcine pourront dire maintenant, quand ils parleront d'un des leurs, connu, pour ses habitudes d'intempérance : « il se saoule comme un homme ». Écoutez plutôt cette aventure, dont un cochon est le héros lequel s'est laissé, aller à se griser comme un Polonais.

 Un marchand de couleurs de l'avenue d'Ivry fut réveillé l'autre soir par un bruit insolite qui semblait partir des caves de la maison. Nul doute : une bande de malfaiteurs s'était introduit dans les sous-sols de l'immeuble et y faisait ripaille avec le vin des locataires.

Il se leva et, lanterne en main, descendit à la cave. Dans un coin un corps recouvert d'une blouse et d'un pantalon de coutil, le chef dissimulé dans une casquette, gisait sur le sol, plaqué de larges taches rouges, du vin auquel était sans doute mêlé du sang.

Le marchand n'eut pas de peine à reconstituer dans son esprit apeuré le drame qui venait de s'accomplir. Des malandrins s’étaient introduits dans la cave, l'avaient pillée, l'ivresse s'étant emparée d'eux, une querelle n'avait pas tardé d'éclater, au cours de laquelle l'un d'eux, frappé à mort, avait été abandonné par ses compagnons.

Tout tremblant, M. X. referma la porte et courut réveiller les locataires. Quatre d'entre eux, n'écoutant que leur courage, descendirent l'escalier et, armés de triques, pénétrèrent dans la cave. A ce moment, l'homme mort soudain ressuscitât et se précipita vers la porte.

Une lutte s'engagea et le malfaiteur fut terrassé. Les quatre hommes s'élancèrent sur lui, au cours de la bagarre, ses vêtements étaient tombés et ses vainqueurs reconnurent qu'ils avaient affaire à un cochon.

Le mystérieux malfaiteur était un jeune porc, que des cambrioleurs avaient jugé plaisant d'enivrer en lui vidant force bouteilles de Champagne dans le groin.

Les malfaiteurs avaient pillé également la cave d'un marchand de vin de la maison.

L'un deux est connu. C'est un nommé Lecarrel, âgée de vingt ans, que plusieurs personnes ont vu porteur d'un sac rempli de bouteilles de vins fins, évidemment volées par lui.

Gil Blas — 26 septembre 1897
Séparation UN SCANDALE AU SACRÉ-CŒUR

UN SCANDALE AU SACRÉ-CŒUR

La grand'messe, que disait hier matin, à neuf heures et. demie au Sacré-Cœur, M. le chapelain Pierre Girard, a été troublée par la manifestation violente d'un déséquilibré, nommé Barthélemy Thomas, né à Paris en 1851, et demeurant à Colombes, 10, rue Jean-Goujon.

L'abbé en était arrivé au moment de l'élévation lorsqu'un individu, vêtu misérablement d'un veston et d'un pantalon noirs, les cheveux et la barbe incultes, les yeux sortant des orbites, ayant à la main gauche un rouleau de papier, et qui s'était tenu depuis le commencement de l'office à proximité du maître-autel, se précipita sur le prêtre en bousculant les enfants de chœur, saisit le calice et le brisa sur le marbre en criant :

— En voilà assez de ces errements

M. le chapelain Girard repoussa violemment le profanateur qui s'apprêtait à lire aux fidèles un factum composé de seize pages.

Le suisse et les enfants de chœur se saisirent de lui et l'entraînaient dehors, quand on s'aperçut que le vin consacré s'était répandu sur ses vêtements. En conformité des lois de l'Église, on emmena Thomas à la sacristie et on lui enleva son veston, qui fut purifié. Pendant que s'accomplissait cette opération, l'abbé Girard prononçait des prières de réparation et continuait sa messe en se servant d'un autre calice. L'hostie n'avait été ni brisée ni souillée et, après un court instant d'émotion, tous les fidèles avaient regagné leurs chaises. La messe se termina donc au milieu d'un recueillement profond.

Des agents furent alors mandés et appréhendèrent Thomas que des fidèles houspillèrent à sa sortie de l'église.

— Je vous en supplie, messieurs les agents, implorait celui qu'on emmenait, protégez-moi, car ils vont m'écharper.

Débarrassé de cette crainte, après avoir franchi l'enceinte de la basilique, Thomas reprit toute son assurance.

Escorté par une centaine de badauds, Thomas arriva au commissariat de M. Dupuis, commissaire de police du quartier des Grandes-Carrières, qui procéda aussitôt à son interrogatoire.

Monsieur le commissaire, commença emphatiquement le déséquilibré, je suis l'auteur de la nouvelle doctrine vérithodiste et intégrale, ainsi que de nombreux autres systèmes destinés à empêcher le genre humain de continuer à perpétrer d'une façon calme et sereine les errements religieux dans lesquels il patauge (sic). Ma doctrine à moi est la véritable. Elle se résume en ceci: « Aimez-vous les uns les autres dans un but de vérité.- Ennemi de l'anarchie, je, vois d'un assez bon œil la' doctrine ecclésiastique qui est assez belle, mais je suis l'ennemi déclaré de l'erreur. Je veux suivre le Code qui dit « Jurez » de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité »

Et Thomas continua pendant une demi- heure à déclamer ses théories toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Le commissaire a envoyé l'aliéné à l'infirmerie spéciale du Dépôt.

Entre temps, on avait informé Mgr Richard, cardinal-archevêque de Paris, de ce qui s'était passé. Sur son ordre, le Parce et le Miserere ont été chantés dans la basilique, pendant l'office de trois heures, en signe de « réconciliation ».

Le calice brisé par Thomas avait été offert aux Pères oblats par un vénérable prêtre de quatre-vingt-quinze ans, M. l'abbé Cornu, qui, malgré son grand âge, vient encore de temps en temps dire sa messe au Sacré-Cœur.

Le Figaro - 2 aout 1897
Séparation Les affections rhumatismales

Les affections rhumatismales

Les états rhumatismaux se réveillent pendant la saison d'automne, ainsi que les maux de tête, migraines et névralgies faciales. Il faut se méfier, comme traitement, des remèdes violents et trop prompts à agir. Il est rare que ces méthodes soient exemptes de tout effet secondaire.

Mieux vaut tonifier l'ensemble de la constitution, pour la mettre indirectement à l'abri des désordres nerveux. Le vin Désiles, composé des meilleurs agents reconstituants du liquide sanguin, calme le système nerveux en enrichissant le taux globulaire. Dénué de tout danger, il obtient des succès éclatants dans les affections les plus réfractaires aux agents antinerveux ou antirhumatismaux les plus vantés.

L'action du vin Désiles est essentiellement lente et progressive, mais elle n'est, par contre, jamais fugitive ni temporaire comme celle des antispasmodiques. Il suffit de le prendre régulièrement, aux repas, pour trouver en lui un remède efficace contre toutes les lésions nerveuses d'origine arthritique.

Dr Cendre.

Séparation UN BANQUEROUTIER PRUSSIEN

UN BANQUEROUTIER PRUSSIEN

La police de Sûreté recherchait, depuis quelques jours, un nommé Pierre Corivet, dont le gouvernement allemand avait demandé l'extradition. Cet individu, qui était banquier à Berlin, où il occupait une situation importante, s'était enfui, au mois de juin dernier, en laissant derrière lui un passif considérable.
Pierre Corivet, qui était venu se cacher à Paris, y a été découvert, hier, et arrêté aussitôt par les soins de M. Hamard, sous-chef de la Sûreté. Le banqueroutier allemand a été écroué au Dépôt où il va attendre l'accomplissement des démarches nécessitées par les formalités de l'extradition.

Le Figaro - 2 août 1897

Séparation Une femme pauvrement vêtue --- P13

Une femme pauvrement vêtue, ayant un bébé dans ses bras, tombait évanouie, avant-hier soir, sur l'avenue des Gobelins. A la pharmacie où on la transporta, on reconnut qu'elle s'était empoisonnée avec du phosphore. Après avoir reçu des soins, elle a été conduite à l'hôpital Cochin.

Cette malheureuse, qui se nomme Marie Ollivier, est âgée de vingt-sept ans. Fille de cultivateurs aisés de la Bretagne, elle suivit à Paris un voyageur de commerce. Il y a huit mois, elle devint mère. Son amant l'avait abandonnée le mois dernier, la laissant sans ressources. Mourant de faim, menacée d'être expulsée de la chambre qu'elle occupait rue de Patay, la pauvre femme résolut de se tuer.

On pense pouvoir la sauver.

Le Figaro - 24 août 1897
Séparation M

M. de Chirac nous prie d'annoncer que le deuxième spectacle du théâtre Chirac, qui se composera de: Amour et Tsigane, revue abracadabrante en trois tableaux, de la comtesse Nunez, et des Voluptueuses, comédie de moeurs en quatre actes, sera donné dans les premiers jours de février. Pour cette représentation prochaine, M. de Chirac s'est assuré le concours désintéressé d'artistes qui lui permettront de tenir ses engagements envers ses souscripteurs.

Le Figaro - 22 janvier 1897


Pastilles Poncelet
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