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Nouvelles diverses
 une lettre de M. Zadoc Kahn

M. Gavrelle, commissaire de police du quartier de la Madeleine, a été avisé, hier, qu'un individu de haute taille, maigre, vêtu misérablement se présentait, depuis quelques jours, chez des israélites de son quartier pour solliciter un secours. A l'appui de sa requête, cet homme exhibe une lettre de M. Zadoc Kahn, grand rabbin de France, qui le recommande à la charité de ses coreligionnaires. Cette lettre est l'œuvre d'un faussaire, et des recherches sont faites par la police pour arriver à mettre la main sur cet audacieux escroc.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation MARIAGES DE FORÇATS

MARIAGES DE FORÇATS

Tout récemment la Cour d'assises de la Seine condamnait des malfaiteurs composant la bande a-des Sacristains », les uns à la prison, les autres aux travaux forcés.

Deux des condamnés de cette dernière catégorie, Cachet et Steinlen, avaient sollicité et obtenu l'autorisation d'épouser leurs maitresses, avant d'être embarqués pour la Nouvelle-Calédonie. Cette double union a eu lieu, samedi dernier, à la mairie du onzième arrondissement.

La cérémonie terminée, les mariés et leurs témoins ont été conduits dans une des petites salles de la mairie où ils sont, restés quelques instants. Puis les nouveaux époux ont été réintégrés dans .leurs cellules respectives. Mmes Gachet et Steinlen iront plus tard rejoindre leurs maris à Nouméa, lorsque ceux-ci auront donné à l'administration des gages certains de leur bonne conduite.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation LE FEU

LE FEU

Le feu a pris, hier matin, vers trois heures, chez M. Pierre Montet, brocanteur, 38 et 40, rue de Seine, à Alfortville, Grâce à la grande quantité de marchandises diverses entassées dans les magasins de M. Montet, l'incendie, trouvant un aliment facile, s'est rapidement propagé et a pris en peu d'instants d'inquiétantes proportions. Les immeubles avoisinants étaient fort menacés par les flammes quand les pompiers de la localité et des communes voisines sont arrivés sur le lieu du sinistre. Au bout d'une heure d'efforts, les sauveteurs avaient pu circonscrite le foyer de l'incendie et tout danger était conjuré.
On n'a eu à déplorer aucun accident de personnes. Les pertes sont très importantes.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation Drame de la jalousie

Drame de la jalousie.

Nous en demandons bien pardon à nos lecteurs, mais il s'appelait Cochon, Alfred Cochon, par un o et habitait au n° 14 de la rue Poliveau.

Le susdit Alfred Cochon manifestait de très tendres sentiments pour une jeune femme du nom de Céline Verrier qui ne répondait à sa flamme persistante que par des feux intermittents. Quand Céline n'était pas dans-les bras d’Alfred ; elle se trouvait dans ceux d'autres adorateurs, car il fallait toujours qu'elle fût dans les bras de quelqu'un.

Cependant, dimanche soir, Céline. Verrier avait consenti à suivre Alfred Cochon ; elle le suivit même si loin que, vers minuit, tous deux entraient l'hôtel meublé situé au n° 30 de la rue Laferrière. On présenta aux nouveaux locataires le bulletin traditionnel, qu'Alfred remplit incontinent.

« M. et Mme Cochon » écrivit-il. La patronne eut un léger sourire, et donna aux jeunes gens une chambre confortable située au troisième étage.

Une heure de silence.

Brusquement trois détonations d’arme à feu mettaient sens dessus, dessous tout le personnel et tous les locataires de l'hôtel. On grimpa au troisième étage, où les coups de revolver s'étaient, fait entendre ; l’on perçut des râles travers la porte de la Chambre où Alfred Cochon avait abrité ses amours et l'on pensa qu'un drame sanglant venait de s'accomplir là.

L'hôtelier enfonça la porte d'un coup d'épaule, et il se trouva bientôt face à face avec le farouche Cochon, qui tenait à la main un revolver encore fumant. A ses pieds, Céline Verrier gémissait. La pauvre fille avait reçu un projectile dans l'œil gauche, une seconde balle lui avait traversé le bras.

Dans le brouhaha provoqué par l'évènement, le meurtrier avait trouvé moyen de se glisser dans l'escalier et de gagner la rue.

Après avoir reçu des soins dans une pharmacie de la rue Notre-Dame-de-Lorette, Céline Verrier fut envoyée à l'hôpital Lariboisière, où il fut constaté que l'œil gauche était crevé.

M. Cornette, commissaire de police du quartier Saint-Georges, a interrogé très sommairement la victime de ce drame.

L'infortunée jeune fille a déclaré, qu'Alfred Cochon avait tiré sur elle à la suite d'une scène de jalousie.

Le signalement du meurtrier a été transmis au service de sûreté. Il paraît que les mœurs particulières que professe cet individu justifient triplement le nom qu'il porte.

Le Matin – 28 septembre 1897
Séparation

NOS AMIS LES RUSSES


Bien avant les diplomates des deux pays, les médecins russes partageaient les vues de leurs collègues français. C'est ainsi qu'après le Dr Pouchet le célèbre professeur Bogoslowsky, professeur de pharmacologie à l'Université impériale de Moscou, proclame dans ses travaux l'excellence de l’Apenta, la célèbre eau purgative.Séparation Un drame rue Charles V

Un drame rue Charles V

Un terrible drame s'est passé hier, 2, rue Charles V, à la fabrique de parfums Brigot et Cie.

Cette maison de commerce avait été achetée au mois de janvier dernier par M. Eugène Bouly, âgé de trente-sept ans, demeurant, 20, boulevard Saint-Marcel. En prenant la direction de la maison, Bouly avait conservé l'ancien associé de M. Brigot, M. Charles Jacob, âgé de cinquante et un ans, demeurant, 50, avenue Ledru-Rollin.

La bonne intelligence ne dura pas longtemps entre les deux associés. M. Jacob reprochait à M. Bouly de ne pas être sérieux et de s'occuper beaucoup plus de ses plaisirs que de ses affaires. A chaque règlement de compte, c'est-à-dire à chaque fin de mois, les discussions recommençaient plus âpres et finissaient par se changer en véritables disputes.

Hier, 1er septembre, à trois heures de l'après-midi, Bouly était dans son bureau, lorsque Jacob arriva. Ils échangèrent quelques paroles au sujet de la balance du mois d'août, et, comme d'habitude, Jacob, constatant qu'elle était de moins en moins satisfaisante, s'emporta en reproches contre son associé :

— Comment voulez-vous que ça marche ? lui dit-il. Vous faites une noce carabinée au lieu de vous occuper de la maison. Ça ne peut pas durer comme ça

— Eh bien non, ça ne durera pas !... répliqua Bouly avec colère.

Et, fouillant dans un tiroir tout ouvert, il en sortit un revolver de gros calibre (12 millimètres) et fit feu trois fois sur son associé. L'une des balles alla se loger au plafond, une autre dans le mur, à hauteur d'homme. La troisième atteignit Jacob à la joue, au-dessous de la tempe et traversa le visage. Puis il se tira une seule balle qui entra par une tempe et sortit par l'autre.

Les deux hommes furent portés à l'Hôtel-Dieu. M. Jacob est salle Saint-Landry. Son état est très grave. Quant à Bouly, il est mort un quart d'heure après son arrivée. D'après les papiers trouvés sur Bouly, il avait l'intention de se suicider.

On a trouvé sur son bureau plusieurs lettres adressées à des amis et dans lesquelles il leur faisait ses adieux. A l'Hôtel-Dieu on a retiré de la poche de sa redingote une lettre de vingt pages expliquant longuement les raisons pour lesquelles il se décidait à mourir. Cette lettre a été remise à M. Briy, commissaire de police remplaçant M. Carlier, commissaire du quartier. Il avait préparé son revolver pour se tuer quand il aurait fini d'écrire. La fatalité a voulu que M. Jacob arrivât à ce moment et fut la première victime du drame qui se préparait.

Les scellés ont été apposés sur le bureau par le juge de paix de l'arrondissement.

Le Figaro — 2 septembre 1897
Séparation Grave accident de voiture

Grave accident de voiture.

Un assez grave accident de voiture s'est produit, hier après midi, avenue du Bois-de-Boulogne. Un cheval attelé à un tilbury s'est brusquement emballé Vers le milieu, de l'avenue, qu'il a descendue dans une course folle. Rencontrant un fiacre où se trouvaient, trois personnes, le tilbury l'a heurté si violemment que les deux voitures se sont renversées. L'animal furieux, ayant rompu ses traits, poursuivit sa course vertigineuse. Il fut arrêté par des gardes du bois à la hauteur du pavillon Chinois.

Des passants s'empressèrent auprès des victimes de l'accident. Le propriétaire et le cocher du tilbury l'eurent relevé couverts de confusions. Mme M. qui se trouvait dans le fiacre culbuté, avait le nez déchiré, tandis que le mari et la petite fille de cette dame étaient sains et saufs. Deux -personnes qui avaient cherché à arrêter le cheval emporté avaient également reçu des blessures assez graves.

Toutes les victimes de cet accident ont été pansées dans -une pharmacie auprès quoi, elles ont été reconduites à leur domicile.

Le Matin - 13 septembre 1897
Séparation LE FEU

LE FEU

Hier matin, à sept heures, l'alarme était donnée aux pompiers le feu venait de se déclarer dans une chambre de la maison sise, 144, boulevard de La Villette. Deux lances furent mises en manœuvre quelques instants plus tard et, au bout d'une demi-heure d'efforts, le feu était éteint.
Mais, en procédant à la reconnaissance des dégâts, on découvrit dans le fond de la chambre, étendu sur un lit, le cadavre d'un homme asphyxié. Les flammes avaient commencé à le défigurer.
On croit que ce malheureux, qui se nommait Charles B. et était locataire de la pièce incendiée, aura voulu se suicider au moyen de charbon et que le feu aura été mis accidentellement à la chambre.
Autre feu, à onze heures et demie, rue du Faubourg-Saint-Denis, 2, chez M. Deloille, pharmacien. Il a été rapidement éteint par les pompiers de la caserne du Château d'Eau.
Les pertes sont peu importantes.

Le Figaro - 3 août 1897

Séparation L’épargne vitale

L’épargne vitale

La médecine contemporaine fait grand cas des agents d’épargne, qui infusent à nos organismes surmenés la surabondance vitale, motrice, intellectuelle et végétative rendue nécessaire par notre vie à la vapeur. Malheureusement, la plupart des agents d’épargne ont de sérieux inconvénients: ils échauffent l’intestin et l’estomac, congestionnent le rein, provoquent l’insomnie. Aussi le public a-t-il fait l’accueil le plus favorable au Vin Désiles, non seulement parce que ce vin représente un dynamophore d’une action constamment fidèle pour ceux qui ont de grandes fatigues à surmonter, mais encore parce qu’il possède une action considérable sur les échanges sanguins et qu’il retarde la dénutrition sans irriter le système nerveux, sans affaiblir l’estomac ni l’intestin.

La raison en est bien simple : au quinquina, à la coca et à la kola, dynamophores éprouvés, le Vin Désiles joint le tanin, l’iode et le phosphore, si précieux pour la trame organique et pour la régularisation nutritive.

Nos lecteurs le savent : la vie n’est qu’une lente oxydation et la santé résulte de la régularité avec laquelle cette oxydation s’opère. Or, l’action dynamique du Vin Désiles s’exerce, au total, sur l’hématose et sur la nutrition moléculaire des tissus nerveux. Son assimilation facile permet aux éléments qui le composent d’arriver aisément au contact de nos cellules et d’exercer ainsi avec une parfaite tolérance son activité curative dans les anémies, le lymphatisme, la débilité générale, les convalescences, etc.

Dr Cendre
Séparation Terrible accident

Terrible accident.

Un malheureux accident, qui a causé la mort de deux personnes, est survenu, hier soir, à sept heures et demie, rue de l'Université.

M. Charlet, qui gère un établissement de vin au numéro 127 de cette rue, faisait brûler de la paille dans les water-closets afin, disait-il, de détruire les miasmes. A quelques mètres de là, le concierge de l'immeuble, M. Lédard, âgé de quarante et un ans, et sa fille Marcelle, âgée de cinq ans, suivaient l'opération ; ils s'étaient placés sur la trappe même qui recouvre la fosse d'aisances.

La paille flambait joyeusement et des flammèches voltigeaient dans tous les sens, quand soudain une violente explosion se produisit. La trappe de la fosse fut violemment soulevée et M. Lédard, ainsi que sa fille, tombèrent dans le trou béant et nauséabond.

Le bruit de la détonation fut entendu de très loin ; des voisins, puis des passants accoururent.

Le gardien de la paix Baurie, du septième arrondissement, qui habite l'immeuble et qui était en train de s'habiller pour aller prendre son service, se rendit en toute hâte dans la cour et se dirigea vers la fosse où déjà des voisins avaient descendu des échelles. Le gardien Baurie se hasarda dans le trou, saisit le corps de Lédard et le remonta-à l'air libre.

Hélas ! l'infortuné concierge avait été asphyxié par les gaz délétères. Son cadavre fut transporté dans la loge. Le gardien de la paix Baurie. s'évanouit à son tour. On le conduisit aussitôt dans une pharmacie, où des soins énergiques lui furent donnés, puis on le remonta chez lui.

Bientôt arrivaient rue de l'Université MM. Danjou, commissaire de police ; Kuntzler, officier de paix, et les pompiers du poste dela rue des Entrepreneurs. On dut faire évacuer l'immeuble par les curieux qui avaient envahi la cour et le couloir et qui gênaient les opérations de sauvetage.

A huit heures seulement, un sapeur descendait dans la fosse, d'où les gaz morbidiques s'étaient évaporés, et pouvait sans danger remonter le cadavre de l'infortunée petite Marcelle.

Les corps du père, et de l'enfant portent de légères blessures. La trappe de la fosse a été brisée par la violence de l'explosion.

L'émotion soulevée dans le quartier par l'accident a été d'autant plus vive qu'au début, on a cru, naturellement, à un attentat anarchiste.

L'enquête à laquelle procèdera M. Danjou, permettra de fixer les responsabilités.

Le Matin — 31 août 1897
Séparation Un gardien de la paix se trouvan

Un gardien de la paix se trouvant, avant-hier, dans le vestibule de la mairie du sixième arrondissement, vit venir à lui un homme d'une cinquantaine d'années, assez misérablement vêtu.
— Je suis le gouverneur de Paris, dit-il à l'agent, et j'ai droit, par conséquent, aux honneurs militaires.
— Dans ce cas, mon général, répliqua le gardien, qui vit de suite à qui il avait affaire, je vous prie de vouloir bien me suivre et de venir inspecter le poste de garde.
L'aliéné suivit l'agent. Pendant qu'on allait prévenir M. Lagaillarde, commissaire de police, le pauvre fou distribua des grades et des décorations à tous les agents.
Ce malheureux, un nommé Alexandre Bourbier, ouvrier maçon, sans travail et sans domicile, a été immédiatement conduit à l'infirmerie spéciale du Dépôt.

Le Figaro - 2 août 1897

Séparation Olympia

Ce soir, à l'Olympia, 50e représentation de Tout-Paris à l'Olympia. Yumata Tiero, le célèbre rossignol indien; les 4 Moras, les 6 Juliam's, chanteuses et danseuses anglaises Miss Jenny, avec ses chiens savants, et enfin Degaby, dans-ses poses plastiques, complètent un merveilleux programme que terminent les projections du cinématographe en grandeur nature.

Fig. 17/02/97


Pastilles Poncelet
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