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Nouvelles diverses
 LE « BEAU BÉRANGER »

LE « BEAU BÉRANGER »

Eugène Béranger, dit le « beau Béranger », ouvrier miroitier, demeurant, 9, impasse Montagne, avait pour maîtresse une demoiselle Louise Frein, de Choisy-le-Roy. Samedi, à la suite d'une discussion, Louise quitta son amant, en déclarant qu'il ne la reverrait plus.
Elle comptait que la journée de dimanche ne se passerait pas sans qu'il vînt la supplier de revenir, et elle se préparait à être clémente. Pas du tout Le « beau Béranger » déclara qu'il était enchanté d'être débarrassé de « son crampon ».
Furieuse, Louise revenait lundi matin, rencontrait Béranger rue Beccaria, et, après une scène de reproches, lui porta un formidable coup de tranchet dans la région du cœur. Le blessé a été porté à l'hôpital Saint-Antoine. Louise Frein a été arrêtée par M. Brunet, commissaire de police.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation ACCIDENTS

ACCIDENTS

Autrefois, c'étaient seulement les voitures de laitiers et de bouchers qui, lancées à une vitesse folle, écrasaient les passants. Maintenant les breaks et les tapissières de courses viennent à la rescousse d'une terrible façon.
Dimanche, au retour de Lonchamps, un char-à-bancs, traîné par quatre chevaux, a écrasé, place de la Concorde, une dame Lasser, qui passait avec son mari. La malheureuse est morte à l'hôpital de la Charité. Un fait du même genre s'est passé boulevard des Batignolles. Un élève du collège Chaptal a été renversé par une tapissière de courses qui passait au grand galop. L'enfant a été porté dans une pharmacie, où le docteur Vaucaire lui a donné les premiers soins après quoi, il a été conduit chez ses parents.
Ne serait-il pas utile de règlementer la marche de ces véhicules ?

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation Les drames de l'alcool

Les drames de l'alcool.

Un ouvrier mécanicien nommé Henri Terrien rentrait, hier soir, à son domicile, 14, passage Bosquet, gris comme toute la Pologne. Comme il avait égrené sa paye chez les marchands de vin du quartier, sa femme lui adressa quelques reproches bien sentis.

Terrien eut alors un véritable accès de folie alcoolique. Il renversa sa femme sur le plancher et tenta de l'étrangler. Comme des voisins, accourus aux cris de la malheureuse, tentaient d'enfoncer la porte, le mécanicien s'empara d'un tiers-point et en frappa sa victime de plusieurs coups à la poitrine. Puis il réussit à prendre la fuite.

Mme Terrien a été transportée à l'hôpital Necker dans un état qui laisse peu d'espoir de la sauver.

Le mari meurtrier a été arrêté quelques heures après il était complètement dégrisé et a manifesté le plus vif repentir.

M. Danjou, commissaire, de police, l'a envoyé au Dépôt.

Le Matin – 27 juin 1897

Séparation RAFLE DE VAGABONDS

RAFLE DE VAGABONDS

Un charmeur de rats

La Sûreté a opéré l'avant-dernière nuit une rafle parmi les vagabonds qui cherchent un abri sous les ponts. Quarante-cinq individus ont été arrêtés. Sous le pont des Arts, les agents se sont livrés à véritable chasse à l'homme pour s'emparer des vagabonds abrités dans les ferments servant de soutien au tablier du pont. Pour ne pas tomber dans la Seine, les malheureux qui passent la nuit sous ce pont s'accrochent avec leur ceinture et leurs bretelles. Lorsqu'ils ont vu les agents, ils se sont sauvés d'arche en arche pour gagner l'autre rive, mais des agents les y attendaient et les ont capturés au fur et à mesure de leur arrivée.

Parmi les individus arrêtés se trouve un type très curieux, un nommé Émile Schwartz, âge de quarante ans, qui est sans domicile depuis vingt ans. Schwartz qui parcourt la France à pied, de village en village, est un barnum d'un nouveau genre. Il montre des souris blanches et des rats, qu'il loge sur sa poitrine, au-dessus de la ceinture de son pantalon. En même temps que lui, les agents ont amené à la Sûreté ses pensionnaires. Une odeur insupportable due aux croûtes de fromages avariées et aux fruits gâtés dont Schwartz nourrissait rais et souris, s'échappait des poches du vieux vagabond.

Quand on a fouillé Schwartz, les inspecteurs durent sortir de leur asile rats et souris et les déposer à terre. Chose curieuse, aucun de ces animaux ne se sauva et tous se groupèrent autour de leur maître. Ils attendirent derrière la porte du cabinet de M. Cochefert que leur maître sortit de chez le chef de la Sûreté.

Schwartz a été remis en liberté hier matin, et il a quitté la Sûreté avec ses rats et ses souris, qui y avaient trouvé un asile momentané.

Le Gaulois — 10 septembre 1897
SéparationSait-on avec quoi se désaltèrent ceux de nos députés qui montent le plus souvent à la tribune ? M. de Mun prend de l'eau pure ; M. Ribot, du café sucré ; M. Jaurès, du café étendu d'eau ; M. Jules Roche, café sucré et cognac ; M. Henri Brisson, eau sucrée et cognac; M. Poincaré, de la citronnade ; M. Méline, grog au rhum. Mais la plupart des autres orateurs prennent du quinquina Dubonnet additionné de sirop de citron et étendu d'eau fraîche. Séparation UNE FEMME ANTHROPOPHAGE

Uune femme anthropophage

Hier soir, à neuf heures, un rassemblement se formait devant l'asile de nuit, situé 255, rue Saint-Jacques, autour d'une femme ivre, misérablement vêtue, qui invectivait grossièrement le personnel de l'asile dans lequel on ne voulait pas la laisser pénétrer. Deux gardiens de la paix, intervenant, voulurent emmener l'ivrognesse, mais celle-ci, devenant furieuse, se précipita sur les agents et s'acharna particulièrement sur l'un d'eux, Burchel, à qui, à coups de dents, elle arracha l'oreille gauche, enleva la moitié du nez et coupa un doigt.

On dut ficeler la forcenée pour l'emmener au poste de police, où elle a déclaré se nommer Elisabeth Devaisse, âgée de quarante-deux ans, sortie la veille de la maison d'arrêt d'Orléans où elle purgeait sa septième condamnation pour vol, coups et blessures. M. Lanet, commissaire de police du quartier, a envoyé l'anthropophage au Dépôt. L'agent Burchel est soigné à son domicile.

Le Figaro — 14 septembre 1897
Séparation Les voleurs de grands magasins

Les voleurs de grands magasins

Un sieur Lucien Léraud, âgé de trente ans, dont l'unique profession était de pratiquer des vols dans les grands magasins, a été arrêté, hier, sur la dénonciation d'une jeune femme avec laquelle il vivait et qui était chargée de vendre le produit de ses vols. Léraud avait connu naguère Émilie Bolard et l'avait installée dans ses meubles, dans le quartier de l'IIe-Saint-Louis; mais, un beau jour, il s'était lassé de la vie commune et était parti pour ne plus revenir.

Depuis, la jeune fille abandonnée s'était mise à sa recherche. Elle le rencontrait, hier matin, rue de Rivoli, et le mettait en demeure de réintégrer son domicile.

Comme Léraud s'y refusait :

— Tu l'auras voulu Tant pis ! puisque je serai vengée.

Et elle appela deux gardiens de la paix et leur dit :

— Arrêtez-nous, nous sommes des voleurs !

Au commissariat du quartier de l'Arsenal, elle a énuméré tous les vols commis par Léraud.

Le Gaulois — 30 septembre 1897
Séparation Infanticide

Infanticide

Des mariniers retiraient, il y a quelques jours, du canal. Saint-Martin, le cadavre d'un nouveau-né. M. Carpin, commissaire de police, appelé à procéder aux constatations usitées en pareil cas, s'était fait accompagner d'un médecin qui déclara que l'enfant, une .petite fille, avait été étranglée avant d'être jetée à l'eau. Le corps fut transporté à la Morgue.

On recherchait vainement l'auteur de cet infanticide, lorsqu'un renseignement fourni au commissaire de police lui permit d'arrêter la coupable, une jeune fille de vingt et un ans, qui, arrivée à Paris le 26 juillet dernier, était venue se loger dans un hôtel meublé de la rue des Récollets, où elle avait dit s'appeler Alphonsine Neau. Tout le monde, dans la maison, remarqua qu'elle était dans un état de grossesse très avancé. Aussi se montra-t-on fort surpris quand, quelques jours plus tard, on constata qu'elle avait maigri dans des proportions extraordinaires. Cela parut d'autant plus singulier au propriétaire de l'hôtel qu'Alphonsine Neau s'était toujours opposée à ce qu'on entrât dans sa chambre. Il alla faire part des soupçons qu'il avait conçus à M. Carpin, qui fit aussitôt appeler la jeune fille à son cabinet.

Tout d'abord, elle nia avoir accouché clandestinement, mais, en présence de preuves irréfutables, elle finit par avouer que, dans la nuit du 10 au 11 août, elle avait mis au monde une petite fille qu'elle avait étranglée aussitôt sa naissance. Le lendemain, à la tombée de la nuit, elle était allée jeter le cadavre à l'eau. Elle ajouta que son véritable nom était Angèle Nicaise et qu'elle était âgée de seize ans et demi. Avant de venir à Paris, elle était bonne à tout faire chez un habitant de La Chapelle-sur-Cère (Seine-et-Marne). Angèle Nicaise a été envoyée au Dépôt.

Le Figaro - 25 août 1897
Séparation Narguons l’influenza

Causerie du foyer - Vin Désiles


Narguons l’influenza.

Pendant que les rigueurs de l’hiver s’empressent de déjouer, comme à l’ordinaire, les prédictions de la météorologie, un grand nombre de médecins annoncent un retour offensif de l’influenza, qui nous viendrait encore de Russie. Heureusement nous sommes mieux armés qu’il y a quelques années pour lutter contre cette épidémie meurtrière.
Nous savons que les reconstituants généraux, lorsqu’ils sont dépuratifs et stimulants, agissent plus utilement que n’importe quelle autre médication. C’est ainsi que le Vin Désiles est éminemment décongestif et anti catarrhal par l’ensemble de sa composition iodo-phosphatée, quinique et caféique. (Kola, coca, quinquina, tanin, iode et phosphate de chaux représentent, en effet, les principaux éléments de cette composition si intelligemment pondérée.)
Nous avons observé nombre de cas de laryngites, d’enrouements, d’asthmes, etc., que la saison automno-hivernale avait réveillés et qui furent améliorés ou guéris par l’usage du Vin Désiles. Chez les influenzés, et chez tous les sujets dont la poitrine est faible et délicate, ce précieux cordial remonte le bien-être général, accroît les forces et la vitalité et donne le coup de fouet à l’organisme hésitant sur le seuil de la maladie.
L’influenza menace surtout les faibles prédisposés à une irritabilité congestive constitutionnelle des poumons. Le Vin Désiles lutte contre ces tendances catarrhales et modifie promptement les constitutions lymphatiques ou arthritiques qui constituent une prédisposition à toutes les affections des voies respiratoires.

Dr Cendre.

Séparation Une femme pauvrement vêtue --- P13

Une femme pauvrement vêtue, ayant un bébé dans ses bras, tombait évanouie, avant-hier soir, sur l'avenue des Gobelins. A la pharmacie où on la transporta, on reconnut qu'elle s'était empoisonnée avec du phosphore. Après avoir reçu des soins, elle a été conduite à l'hôpital Cochin.

Cette malheureuse, qui se nomme Marie Ollivier, est âgée de vingt-sept ans. Fille de cultivateurs aisés de la Bretagne, elle suivit à Paris un voyageur de commerce. Il y a huit mois, elle devint mère. Son amant l'avait abandonnée le mois dernier, la laissant sans ressources. Mourant de faim, menacée d'être expulsée de la chambre qu'elle occupait rue de Patay, la pauvre femme résolut de se tuer.

On pense pouvoir la sauver.

Le Figaro - 24 août 1897
Séparation Lasse des mauvais traitements qu --- P13

Lasse des mauvais traitements que lui infligeait son mari, Henri Gros, tonnelier, rue de Tolbiac, Mme Gros avait, il y a une dizaine de jours, quitté le domicile conjugal pour se réfugier chez des amis, en banlieue. Gros alla faire une déclaration à M. Rocher, commissaire de police, qui manda Mme Gros et réussit à amener une réconciliation.

Mais la paix ne devait pas durer longtemps. Hier soir, vers sept heures, à la suite d'une nouvelle scène, Mme Gros se jetait par la fenêtre de son logement, situé au troisième étage, et se brisait les deux cuisses. Elle a été portée à l'hôpital de la Pitié.

Le Figaro - 22 août 1897
Séparation Porte Saint-Martin

Petit incident amusant et caractéristique, hier soir, à la Porte-Saint-Martin.
Quand, à la fin du premier acte. Roquebrune porte à Vérandias le coup de sabre qui le tue, un spectateur des galeries s'est écrié « C'est bien fait ! » et l'interruption répondait si bien au sentiment général que personne n'a bronché dans la salle.
Le tableau final du retour de l'île d'Elbe produit son grand effet accoutumé.

Fig. 8/01/97


Pastilles Poncelet
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