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Nouvelles diverses
 M. Ernest C. marchand fleuriste

M. Ernest C. marchand fleuriste, demeurant rue de l'Estrapade, souffrant depuis quelque temps du cœur, se décida à aller consulter un spécialiste. Celui-ci lui fit une ordonnance 50 granules de digitale à 1/4 de milligramme chacun, à prendre à raison de quatre granules par jour.
Au lieu de se conformer de point en point aux prescriptions du docteur, M. C. pensa que sa guérison serait bien plus rapide s'il absorbait les granules tous à la fois. Cette imprudence lui a coûté la vie. Sa domestique, en venant dans sa chambre, hier matin ; l'a trouvé râlant, en proie à d'horribles souffrances. Quand le médecin, qu'on envoya chercher, arriva, le malheureux rendait le dernier soupir.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation MARIAGES DE FORÇATS

MARIAGES DE FORÇATS

Tout récemment la Cour d'assises de la Seine condamnait des malfaiteurs composant la bande a-des Sacristains », les uns à la prison, les autres aux travaux forcés.

Deux des condamnés de cette dernière catégorie, Cachet et Steinlen, avaient sollicité et obtenu l'autorisation d'épouser leurs maitresses, avant d'être embarqués pour la Nouvelle-Calédonie. Cette double union a eu lieu, samedi dernier, à la mairie du onzième arrondissement.

La cérémonie terminée, les mariés et leurs témoins ont été conduits dans une des petites salles de la mairie où ils sont, restés quelques instants. Puis les nouveaux époux ont été réintégrés dans .leurs cellules respectives. Mmes Gachet et Steinlen iront plus tard rejoindre leurs maris à Nouméa, lorsque ceux-ci auront donné à l'administration des gages certains de leur bonne conduite.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation Un nommé Crété, dit Coco

Une affaire rappelant celle qui s'est passée il y a quelques mois, et qui avait eu pour épilogue la mort d'Eugène Devergramme, tué par un gardien de la paix se défendant contre plusieurs malfaiteurs, vient d'avoir lieu encore à Grenelle.

Avant-hier soir, vers dix heures, un nommé Crété, dit Coco, débardeur, causait un tel scandale dans la salle du bal Guillemot, rue des Entrepreneurs, que les gardes municipaux de service se virent dans la nécessité d'expulser le perturbateur. Une fois dans la rue, Coco ne trouva rien de mieux que de se venger sur un gardien de la paix de la mesure dont il venait d'être l'objet. Il porta à l'agent un violent coup de pied dans les jambes. Aidé d'un de ses collègues, le gardien emmena au poste la brute avinée. Mais, chemin faisant, rue de Lourmel, les agents furent tout à coup assaillis par plusieurs camarades de Crété qui cherchèrent à le délivrer. Un des gardiens, nommé Thomas, fut culbuté d'un coup de tête dans la poitrine.

Ses agresseurs lui enlevèrent son sabre et se disposaient à l'en frapper, quand son compagnon, lâchant le prisonnier, arriva à son secours. Coco s'empressa de détaler, bien entendu. Néanmoins un des assaillants a pu être arrêté. Il se nomme Devergramme. Il est âgé de vingt-sept ans. C'est le frère d'Eugène. Il a été écroué au Dépôt. Ses complices sont recherchés.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation Les voleurs de grands magasins

Les voleurs de grands magasins

Un sieur Lucien Léraud, âgé de trente ans, dont l'unique profession était de pratiquer des vols dans les grands magasins, a été arrêté, hier, sur la dénonciation d'une jeune femme avec laquelle il vivait et qui était chargée de vendre le produit de ses vols. Léraud avait connu naguère Émilie Bolard et l'avait installée dans ses meubles, dans le quartier de l'IIe-Saint-Louis; mais, un beau jour, il s'était lassé de la vie commune et était parti pour ne plus revenir.

Depuis, la jeune fille abandonnée s'était mise à sa recherche. Elle le rencontrait, hier matin, rue de Rivoli, et le mettait en demeure de réintégrer son domicile.

Comme Léraud s'y refusait :

— Tu l'auras voulu Tant pis ! puisque je serai vengée.

Et elle appela deux gardiens de la paix et leur dit :

— Arrêtez-nous, nous sommes des voleurs !

Au commissariat du quartier de l'Arsenal, elle a énuméré tous les vols commis par Léraud.

Le Gaulois — 30 septembre 1897
Séparation

Le féminisme.

Le sexe aimable persiste à ambitionner les emplois publics. II a bien tort. La politique de la femme consiste à plaire, et voilà tout. Elle a pour moyens d'action la toilette, les parfums, la poudre de riz « La Madone » qui contribue victorieusement à la rendre séduisante.
Quel besoin dès lors de faire valoir ses droits ?Séparation Les molaires de la veuve

Les molaires de la veuve.

Mme veuve Parent, rentière, demeurant aux Lilas, s'adressait, il y a trois mois, à un dentiste de Belleville et lui commandait un râtelier. Le dentiste prévint la dame Parent qu'il se voyait dans l'obligation de lui arracher les six dents qui lui restaient. L'extraction fut commencée mais, à la troisième dent, la cliente s'enfuit en déclarant qu'elle souffrait trop et qu'elle ne consentirait jamais à se laisser extirper ses trois dernières molaires.

Le dentiste lui confectionna quand même un râtelier, et, avant-hier, il lui envoyait sa note, s'élevant à la somme de 180 francs, soit 150 francs, prix du râtelier, et 10 francs par dent arrachée.

Mme Parent vérifia la note, puis retourna chez le dentiste et lui déclara qu'elle ne paierait jamais l'extraction des trois dents. La femme du dentiste, qui était présente, protesta. Mme Parent riposta. Bref, les deux femmes en vinrent aux mains, et la cliente récalcitrante reçut en plein visage un coup de poing qui brisa son râtelier. Tout le monde s'est rendu chez le commissaire de police du quartier, qui a renvoyé les parties devant la justice de paix, Mme Parent ayant déclaré qu'elle ne voulait plus régler la note, son dentier artificiel étant désormais hors de service.

Le Matin — 10 septembre 1897
Séparation UN NOTAIRE AU DÉPÔT

UN NOTAIRE AU DÉPÔT

La Préfecture de police était avisée, il y a. quelques jours, qu'un notaire d'un chef-lieu de canton d'un département de l'Ouest, M. Léon C. avait pris là fuite en s'appropriant des sommes importantes que lui avaient confiées ses clients. Comme on avait quelque; raison de croire que ce tabellion fin de siècle était venu chercher un refuge à Paris, où il devait se cacher sous un faux nom, M. Cochefert, chef de la Sûreté, chargea des inspecteurs de son service de le découvrir. Les recherches viennent d'avoir un bon résultat. Léon C. a été retrouvé et arrêté, hier matin, dans un hôtel meublé de la rue de Vaugirard, où il était descendu sous un nom d'emprunt.

Il a été écroué au Dépôt.

Le Figaro — 23 septembre 1897
Séparation LE FEU

LE FEU

Hier matin, à sept heures, l'alarme était donnée aux pompiers le feu venait de se déclarer dans une chambre de la maison sise, 144, boulevard de La Villette. Deux lances furent mises en manœuvre quelques instants plus tard et, au bout d'une demi-heure d'efforts, le feu était éteint.
Mais, en procédant à la reconnaissance des dégâts, on découvrit dans le fond de la chambre, étendu sur un lit, le cadavre d'un homme asphyxié. Les flammes avaient commencé à le défigurer.
On croit que ce malheureux, qui se nommait Charles B. et était locataire de la pièce incendiée, aura voulu se suicider au moyen de charbon et que le feu aura été mis accidentellement à la chambre.
Autre feu, à onze heures et demie, rue du Faubourg-Saint-Denis, 2, chez M. Deloille, pharmacien. Il a été rapidement éteint par les pompiers de la caserne du Château d'Eau.
Les pertes sont peu importantes.

Le Figaro - 3 août 1897

Séparation Les affections rhumatismales

Les affections rhumatismales

Les états rhumatismaux se réveillent pendant la saison d'automne, ainsi que les maux de tête, migraines et névralgies faciales. Il faut se méfier, comme traitement, des remèdes violents et trop prompts à agir. Il est rare que ces méthodes soient exemptes de tout effet secondaire.

Mieux vaut tonifier l'ensemble de la constitution, pour la mettre indirectement à l'abri des désordres nerveux. Le vin Désiles, composé des meilleurs agents reconstituants du liquide sanguin, calme le système nerveux en enrichissant le taux globulaire. Dénué de tout danger, il obtient des succès éclatants dans les affections les plus réfractaires aux agents antinerveux ou antirhumatismaux les plus vantés.

L'action du vin Désiles est essentiellement lente et progressive, mais elle n'est, par contre, jamais fugitive ni temporaire comme celle des antispasmodiques. Il suffit de le prendre régulièrement, aux repas, pour trouver en lui un remède efficace contre toutes les lésions nerveuses d'origine arthritique.

Dr Cendre.

Séparation CURIEUX CAS DE FOLIE

CURIEUX CAS DE FOLIE

Une femme, âgée d’environ cinquante ans, se présentait dans la matinée aux guichets de la Banque de France, rue Monsigny.

— Je viens, dit-elle, toucher six millions que m’a légués, il y a mille ans, saint Antoine de Padoue. Payez-moi capital et intérêts en billets de banque.

— Vous ne pouvez, madame, emporter seule un pareil fardeau, lui fut-il répondu. Un de nos employés va vous aider.

L’employé a conduit la pauvre folle au commissariat de police voisin, et elle a été envoyée å l’infirmerie du dépôt.

Cette malheureuse, qui se nomme Victorine Pierçon, a eu autrefois une assez grosse fortune qu’elle a perdue dans de mauvaises spéculations.

Le Gaulois — 22 août 1897
Séparation Un rusé pêcheur

Un rusé pêcheur

Ferdinand Paulmier a déjà subi de nombreuses condamnations pour délits de pêche, et, il n'y a pas plus d'un mois, le Tribunal correctionnel de la Seine appliquait une nouvelle peine d'emprisonnement à ce pêcheur incorrigible. Comme il avait comparu devant ses juges en prévenu libre, il n'avait qu'à attendre que le Parquet l'invitât à se constituer prisonnier. Mais c'est en vain que cet avis lui parvint. Paulmier fit la sourde oreille et continua de plus belle son métier de braconnier. Des agents reçurent alors mission de l'arrêter. Ils le recherchaient, lorsque, hier matin, ils l'aperçurent taquinant le goujon sur le quai de Bercy. Ils s'approchèrent de lui et l'engagèrent à les suivre.

— Je suis à vous, messieurs, dit très poliment Paulmier. Le temps seulement de plier ma ligne.

Et, déposant sa gaule sur la berge, il piqua une tête dans la Seine et disparut sous l'eau. Une minute plus tard, un des agents, qui avait sauté dans une barque pour se mettre à sa poursuite, vit sa blouse qui s'en allait à la dérive. On le croyait noyé, et déjà des mariniers se préparaient à aller à la découverte de son cadavre, lorsque l'autre agent, resté sur la berge, aperçut le rusé pêcheur qui faisait le tour d'une péniche derrière le gouvernail de laquelle il s'était caché, et s'apprêtant à reprendre pied. Le policier se dissimula derrière un tas de planches et saisit Paulmier au moment où, croyant tout danger passé, il sortait de l'eau. On put alors l'emmener, tout penaud, au poste le plus proche.

—Ma ruse n'a pas réussi, a-t-il dit aux agents. Je croyais bien qu'en me débarrassant de ma blouse, vous penseriez que je m'étais noyé. J'ai perdu, à moi de payer.

Le Figaro - 24 août 1897
Séparation Une revue alerte

Une revue alerte, pimpante, gaie sans tomber dans la grossièreté ; un défilé de jolis costumes où la fantaisie de Choubrac et le goût de Landolff se reconnaissent de suite ; des mots à l'emporte-pièce et des couplets tournés de main de maître tel est le Paris, qui roule, dont le coquet concert de la Cigale vient de donner la première représentation avec le plus vif succès. Les rôles principaux sont admirablement tenus par Mmes Violette, Fagette, Lanthenay, de Verly, Darlys, Bertholy, etc.
Du côté des hommes, on a remarqué MM. Charles Mey, Maader, Gabin, M. Perval, Max-Morel, Morlay, etc., etc.
Et, pour conduire le défilé M. VauneI, un compère distingué et bon comédien, et une charmante commère, Mlle Lucie Remy. Bilan Cent représentations en perspective.

Le Figaro - 4 février 1897


Pastilles Poncelet
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