Menu haut
Nouvelles diverses
 ACCIDENTS

ACCIDENTS

Autrefois, c'étaient seulement les voitures de laitiers et de bouchers qui, lancées à une vitesse folle, écrasaient les passants. Maintenant les breaks et les tapissières de courses viennent à la rescousse d'une terrible façon.
Dimanche, au retour de Lonchamps, un char-à-bancs, traîné par quatre chevaux, a écrasé, place de la Concorde, une dame Lasser, qui passait avec son mari. La malheureuse est morte à l'hôpital de la Charité. Un fait du même genre s'est passé boulevard des Batignolles. Un élève du collège Chaptal a été renversé par une tapissière de courses qui passait au grand galop. L'enfant a été porté dans une pharmacie, où le docteur Vaucaire lui a donné les premiers soins après quoi, il a été conduit chez ses parents.
Ne serait-il pas utile de règlementer la marche de ces véhicules ?

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation Comme pour justifier les précautions

A travers Paris

Comme pour justifier les précautions que la Préfecture de police impose aux baraques foraines, un incendie s'est déclaré avant-hier soir, vers onze heures, à la fête des Invalides.

Un manège de « gondoles russes » était en train de marcher, quand tout à coup le feu a pris dans la toiture. On juge de l'épouvante des personnes présentes qui, tout entières encore au souvenir de l'incendie de la rue Jean-Goujon, se sont enfuies précipitamment. Les issues étant libres de tous les côtés, il n'y a heureusement eu aucun accident. Les employés du manège ont pu éteindre l'incendie au moyen d'extincteurs à acide carbonique dont ils étaient pourvus et la bâcha seule a brûlé.

Le feu paraît avoir été mis à cette bâche par des étincelles parties de la machine à vapeur qui actionne le mouvement des gondoles.


Un individu pénétrait hier, au moment de la messe, dans la chapelle des Sœurs de Marie Auxiliatrice, 25, rue de Maubeuge, et allait s'agenouiller à côté d'une des religieuses. II paraissait absorbé par la prière quand, tout à coup, il se leva brusquement et se mit à se déshabiller.

Les Sœurs, épouvantées, s'enfuirent de la chapelle. L'une d'elles, la Sœur Marie Claver, sortit du couvent et alla requérir un gardien de la paix. L'homme .fût arrêté, au moment où il était en train de faire tranquillement ses ablutions dans le bénitier.

Cet homme, qui est évidemment un monomane, a déclaré se nommer Jean Borgarino.»

C'est un Italien, marié et père de famille. II voulait, a-t-il dit, se purifier de ses péchés.

M. Bénézech, commissaire de police l’a envoyé au Dépôt.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation L'affaire du lac Saint-Fargeau

L'affaire du lac Saint-Fargeau.

Le cadavre d'un individu paraissant âgé d'une cinquantaine d'années était découvert, hier après midi, au milieu de hautes herbes, dans un terrain vague situé 68, avenue Gambetta, au coin de la rue Pelleport. Le défunt était couvert de sang ; il portait au sein gauche une large blessure faite par un instrument tranchant. De l'avis des médecins, la victime avait dû succomber à une hémorragie, car la blessure, quoique intéressant le poumon gauche, n'était pas mortelle.

M, Pélatan, commissaire de police du quartier Saint-Fargeau, vint procéder à une enquête et fit fouiller le cadavre, sur lequel on trouva des papiers au nom de Jean- Baptiste-Émile Thiéry, âgé de cinquante sans, journalier, sans domicile. On apprit peu après que cet individu était recherché par la police pour avoir tenté d'assassiner sa maîtresse, la fille Barré, à laquelle il avait porté plusieurs coups de hachette sur la: tête, il y a un mois.

Le cadavre fut transporté à la Morgue et examiné à nouveau. On constata, dans la blessure, des tampons de .papier. On suppose qu'au cours de sa longue agonie le malheureux a essayé d'arrêter lui-même le sang qui s'échappait à flots en obturant l'orifice de la plaie avec des fragments de journal roulés en boule.

M. Cochefert, chef de la sûreté, prévenu par le parquet, se rendit avenue Gambetta et assista M. Pélatan dans ses investigations.

Il constata tout d'abord qu'une planche de la clôture .du terrain vague avait dû être arrachée et qu'elle avait ensuite été reclouée, de l'extérieur. Des maçons travaillant à une maison en construction contigüe au terrain donnèrent au magistrat l'explication du mystère en racontant qu'ils sortaient tous les jours par le numéro 68 de l'avenue Gambetta et remettaient en place la planche qui leur livrait passage.

Thiéry avait donc pénétré dans le terrain avant la sortie des ouvriers.

La déposition d'un locataire du n° 103 de la rue des Partants, située près de là, permit ensuite de connaître la vérité.

Voici ce qui s'était passé :

Thiéry avait rencontré, avenue Gambetta, un sieur Henri Gounellieux, cordonnier, âgé de trente-sept ans, qui rentrait chez lui, 103, rue des Partants, en compagnie d'une fille Thiéry, portant le même nom que la victime. Cette fille Thiéry avait été la maîtresse d'un sieur Roche, frère utérin de la fille Barré, ancienne maîtresse d'Émile Thiéry.

Émile Thiéry accompagna le couple rue des Partants et, là, demanda à Gounellieux de lui prêter un tranchet pour lui permettre de tuer la fille Barré, qui, d'après lui, l'avait dénoncé. Le cordonnier refusa. Les deux hommes burent-de l'absinthe, et, vers trois heures de l'après-midi, à la suite d'une discussion ayant encore trait à la fille Barré, Gounellieux reçut un coup de poing de Thiéry. Le cordonnier saisit alors le tranchet qu'il avait sur lui et sa frappa son adversaire.

Thièry, grièvement blessé, se réfugia dans le terrain vague où il expira quelques heures plus tard.

Gounellieux et la fille Thiéry ont été arrêtés et envoyés au Dépôt.

Le Matin – 16 juin 1897
Séparation Les infortunes de Gravelot

Les infortunes de Gravelot.

De son métier, Constant Gravelot est cocher de maison bourgeoise. Il habite ordinairement Château-Thierry et il était arrivé hier à Paris pour se rendre à la gare Montparnasse, où il devait prendre le train pour Parthenay. C'est, en effet, dans cette ville que son livret militaire lui ordonnait d'aller faire ses vingt-huit jours.

Il ne fut pas plus tôt dans la salle des Pas-perdus de la gare Montparnasse qu'il fut accosté par un jeune homme aux manières distinguées qui n'eut pas de peine à obtenir de lui des indications sur le but de son déplacement.

L'inconnu déclara que lui aussi allait dans les Deux-Sèvres et proposa de faire le voyagé de compagnie, Gravelot accepte la proposition et offrit à son nouvel ami de prendre une consommation au café voisin.

Ils se trouvaient depuis quelques instants dans le café quand un troisième individu vint les rejoindre.

C'était, affirmait l'ami du cocher, un Russe très riche, venu pour affaires en France.

Au moment de payer, Gravelot tira son portefeuille renfermant cinq billets de cent francs. Le Russe saisit le portefeuille en disant :

— Pardon: c'est moi qui paie.

Puis il le rendit à son propriétaire allégé des cinq billets de banque. Gravelot, qui n'avait rien vu, remit tranquillement le portefeuille dans sa poche.

Les deux filous saisirent alors un prétexte quelconque pour quitter le cocher et ne reparurent plus.

Cependant Gravelot était revenu à la gare portant sa valise, qu'il déposa à côté de lui, devant le guichet, pour prendre son ticket. On conçoit sa stupéfaction quand il voulut payer et ne retrouva plus ses billets de banque.

Pendant qu'il se lamentait et demandait au préposé comment, sans argent, il se rendrait à Parthenay, un troisième filou lui subtilisa sa valise avec tous ses effets.

Le malheureux cocher est allé conter ses mésaventures à M. Girard, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.

Gravelot a dû télégraphier à sa famille pour qu'on lui envoie des fonds. Il arrivera sans doute à Parthenay vingt-quatre heures en retard, et les huit jours de salle de police qui lui seront octroyés mettront le comble a l'infortune du pauvre Gravelot.

Le Matin – 26 sept. 1897
SéparationLord Russel vient d'annoncer au Parlement anglais qu'un bill viendrait prochainement renforcer le pouvoir des autorités locales sur le contrôle des aliments. Le bon billet qu'ont les Anglais si cela se passe comme chez nous-Il y a longtemps que nous sommes faits, à ces grandes promesses.
Le meilleur contrôle des aliments est encore de s'assurer un bon estomac par l'usage de l'eau de Pougues.Séparation SINGULIÈRE MÉPRISE A LA MORGUE

SINGULIÈRE MÉPRISE A LA MORGUE

Du Petit Parisien

Être convoqué à la Morgue en vue d'y constater son propre décès, voilà, certes, une aventure peu banale.

C'est le cas de Mlle Lucie Petit receveuse à la gare du Nord, demeurant 6, passage du Marché

Une lettre lui parvenait hier matin, l'invitant à se rendre à la Morgue au sujet du décès d'une personne désignée par le nom, le prénom et l'adresse de la destinataire.

On juge de la stupeur de Mme Lucie Petit. Elle lut et relut la lettre, l'examina soigneusement, tourna et retourna l’enveloppe où figurait le cachet administratif do la préfecture de police.

Plus de doute, c'était bien d'elle-même qu'il s'agissait. Mme Lucie Petit communiqua cette missive à son mari et tous deux allèrent à la Morgue.

— Il y a certainement erreur, dit Mme Lucie Petit à l'un des secrétaires du greffe. Je me rends à votre convocation pour rectifier cette méprise, qui- pourrait bien me causer quelques ennuis. Ma situation est en effet bizarre je viens à la Morgue non pour établir l'identité d'un défunt, mais pour faire constater que je suis bien vivante.

On rechercha alors dans le registre des entrées la note concernant Mme Lucie. Petit. La mention du nom se trouvait inscrite sur un papier trouvé dans la poche d'une suicidée récemment retirée de la Seine.

Mais sur ce papier, qui n'a pas été communiqué à l'intéressée, était inscrite la date de 1895. Or Mme Lucie Petit ne porte ce nom que depuis son mariage, qui a été célébré le 4 août dernier.

De là l'erreur commise. Elle aurait pu, nous semble-t-il, être aisément évitée par une rapide enquête faite â l'immeuble où demeure la personne convoquée.

Le Matin – 10 septembre 1897
Séparation La désespérance d'un poète.

La désespérance d'un poète.

Le boulevard des Capucines retentissait, dans la nuit d'hier, des vifs éclats de voix d'un jeune homme paraissant âgé d'une vingtaine d'années. Traversant la chaussée, changeant constamment de trottoir, ses paroles incohérentes eurent vite fait d'attirer l'attention de deux gardiens de la paix de service à cet endroit. S'étant approchés, ils crurent tout d'abord avoir affaire à un joyeux noctambule, quand, tout à coup, celui-ci,- fondant en larmes, poussa ces exclamations:

— Non, c'est trop souffrir ! La désespérance s'est emparée de moi. Je suis irrémédiablement perdu !

Puis, brusquement, passant à un autre ordre d'idées, il se mit à chanter le Biniou, s’accompagnant sur une guitare imaginaire

 

Les douleurs sont des folles,

Et qui les écoute est encore plus fou…

 

Un des agents s'approcha alors :

— Venez, dit-il au pauvre fou nous allons vous mener au temple de l'or. Là, vous trouverez des richesses innombrables et le secret du vrai bonheur.

— Puissiez-vous dire la vérité ! fit le jeune homme, qui n'hésita pas à suivre ses nouvelles connaissances.

Arrivé au poste de police de la rue de Provence, il se jeta à genoux pour réciter une prière avec ferveur, puis il se mit à pleurer à nouveau, cependant qu'on l'interrogeait sur son domicile et son identité.

Ne pouvant obtenir de lui que des sons inarticulés, M. Guénin, commissaire de police, prit le parti-de le fouiller. On trouva sur lui une enveloppe au nom de Jules Morand, demeurant 4, rue de Belleville. Une mélodie signée de lui et ayant pour titre Regrets et Souffrances, était transcrite sur un petit calepin. Nous en ferons grâce à nos lecteurs.

M. Guénin a fait conduire Jules Morand à l'infirmerie spéciale du Dépôt afin qu'il y soit examiné.

Le Matin - 25 septembre 1897
Séparation La chassse aux morts

La chassse aux morts

Un incident plutôt macabre s'est passé, 34, boulevard de Clichy.

Une dame R… occupe, à cette adresse, un appartement au quatrième étage. Alitée depuis prés de deux mois, elle reçoit les soins du docteur X... qui venait, deux fois par jour, lui faire des injections d'un sérum quelconque. Mais ce médecin, ayant une clientèle importante à visiter, avait prié M. Tissot, pharmacien, habitant la maison, de le suppléer, partiellement du moins, dans les soins à donner à la malade.

Ces jours derniers, un individu tout de noir vêtu, comme il convient aux employés des entreprises funéraires, se présentait chez le concierge de l'immeuble, priant qu'on lui indiquât l'étage où venait de décéder Mme R…

— Mais, répondit le concierge tout interloqué, cette dame n'est pas morte ! Elle est, au contraire, en voie de guérison.

— Vous ne savez ce que vous dites, mon brave homme. Indiquez-moi l'étage, c'est tout ce que je vous demande.

— Au quatrième, puisque vous y tenez. L'homme gravit les escaliers quatre à. quatre. Le hasard voulut que ce fût M. Tissot qui le reçût.

— C'est bien ici, questionna le funèbre visiteur, qu'il y a une morte ?

— Qu'est-ce que c'est que cette mauvaise plaisanterie ? fit M. Tissot en empêchant d'entrer le visiteur

— Il n'y a pas de mauvaise plaisanterie, reprit celui-ci, et je sais ce que je dis !

Et alors il expliqua qu'appartenant à une agence de transports funèbres il avait été informé, à la mairie de Montmartre, du décès de Mme R... Il venait, en conséquence, faire ses offres de service à la famille ou, à son défaut, aux amis de la défunte.

Indigné, à bon droit, de l'extrême légèreté des employés de l'état civil et de l'incorrecte insistance du macabre courtier, M. Tissot l'engagea, en termes nets, à décamper. L'homme, un nommé P. S..., furieux de voir lui échapper l'aubaine qu'il s'était promise, se montra d'une telle inconvenance que M. Tissot se vit dans l'obligation de le faire conduire par un gardien de la paix chez M. Dupuis, commissaire de police. Là, tout s'expliqua, et l'agent funèbre fut invité à plus de circonspection à l'avenir.

Mais, hélas! L’algarade avait été malheureusement entendue de Mme R... La pauvre femme, vivement impressionnée par cette scène qui n'avait rien de folâtre, s'était évanouie et c'est à grand’ peine qu'on put lui faire reprendre connaissance.

Le Figaro – 19 août 1897
Séparation Le traitement des névroses

Le traitement des névroses

La principale indication à remplir dans le traitement des névroses, c'est d'amener le calme et l'harmonie dans les centres nerveux et de diminuer l'impressionnabilité. On n'y parvient ni par les antispasmodiques ni par les narcotiques, mais plutôt par les reconstituants, qui stimulent les vibrations moléculaires et sont capables d'accélérer la nutrition ralentie.
Le vin Désiles, par sa composition complexe, répond parfaitement à ce programme de stimulation. Il augmente la contractilité musculaire, fait disparaître les troubles vasomoteurs et névralgiques, la migraine et l'insomnie, ces produits du surmenage intellectuel. Il prévient l'atrophie de la cellule nerveuse et agit énergiquement contre la dégénérescence des tissus nobles. C'est grâce surtout à ses éléments tanniques iodo-phosphatés qu'il contribue à ce relèvement de bon augure.
Grâce aux principes dynamophores qu'il renferme (kola, coca, quinquina, cacao), le vin Désiles accélère le pouls, augmente l'urée et l'acide carbonique, possède sur la sphère cérébro-médullaire une action excito-motrice en même temps qu'une action d'épargne, grâce à l'influence que possèdent les agents nervins sur le système du grand sympatique. Tonique et fébrifuge, le vin Désiles supprime les vertiges, les exagérations de l'excitabilité réflexe, empêche l'affaiblissement du muscle cardiaque et la diminution du pouvoir oxydant du sang. Or, l'on sait à quel degré les troubles de la sanguification retentissent sur le système nerveux. Ce retentissement n'a-t-il pas été résumé éloquemment dans cet axiomeantique si souvent cité Sanguis moderator nervorum (un sang riche est le meilleur calmant des nerfs) ?

Dr Cendre

Séparation Lasse des mauvais traitements qu --- P13

Lasse des mauvais traitements que lui infligeait son mari, Henri Gros, tonnelier, rue de Tolbiac, Mme Gros avait, il y a une dizaine de jours, quitté le domicile conjugal pour se réfugier chez des amis, en banlieue. Gros alla faire une déclaration à M. Rocher, commissaire de police, qui manda Mme Gros et réussit à amener une réconciliation.

Mais la paix ne devait pas durer longtemps. Hier soir, vers sept heures, à la suite d'une nouvelle scène, Mme Gros se jetait par la fenêtre de son logement, situé au troisième étage, et se brisait les deux cuisses. Elle a été portée à l'hôpital de la Pitié.

Le Figaro - 22 août 1897
Séparation VOYAGE INTERROMPU  Deux gamins o

VOYAGE INTERROMPU

Deux gamins ont été arrêtés, hier, à la gare Saint-Lazare, par les soins de M. Escourrou, commissaire spécial, au moment où ils prenaient leurs tickets pour Le Havre. Voici à la suite de quelles circonstances a été opérée cette double arrestation.

M. A. commissionnaire en marchandises, rue Bergère, avait confié à son plus jeune employé, Félix P. âgé de quatorze ans, 2,400 francs en billets de banque pour les porter chez un fournisseur. Se voyant en possession d'une pareille somme qu'il considéra, de suite, comme une fortune, Félix oublia complètement la mission dont son patron l'avait chargé et, rêva de voyages lointains. Il irait avec son frère, plus jeune que lui de deux ans, au pays de l'or, et, dans quelques années, ils reviendraient tous les deux en France, fiers des millions qu'ils auraient gagnés. Alors il rembourserait au centuple son patron et les gazettes chanteraient ses louanges. Le frère, mis dans la confidence de ces beaux projets, en accepta avec enthousiasme le programme et il fut décidé qu'ils ne partiraient pour Le Havre que le lendemain. Ils ne pouvaient pas décemment quitter Paris sans faire un peu la fête.

Après avoir dîne dans une brasserie à femmes, ils allèrent au théâtre et achevèrent la nuit aux Halles. Hélas ! tous ces châteaux en Espagne n'ont pas tardé à s'écrouler. Leur signalement avait été donné à la Préfecture de police tant par M. A. que par la famille des deux petits polissons et leur rêve s'est évanoui au moment où il allait recevoir un commencement d'exécution.

M. Escourrou les a vertement admonestés et ils ont été rendus, tout penauds, à leur père qui s'est empressé de restituer à M. A. les cent francs qu'ils avaient prélevés pour faire la fête.

Le Figaro - 25 août 1897
Séparation Encouragés par le très grand suc

Encouragés par le très grand succès de leur revue au théâtre de la Tour Eiffel, les auteurs de Paris à vol d'oiseau viennent d'y ajouter quelques scènes nouvelles qui ont obtenu, dés hier, les honneurs du bis. Citons en particulier les couplets sur les odeurs de Paris, et ceux du jubilé de la reine d'Angleterre.

Le Figaro - 7 juillet 1897


Pastilles Poncelet
menu-bas