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Nouvelles diverses
 vol à l'américaine

Le service de la Sûreté a procédé hier à l'arrestation de, deux individus, nommés Joseph Dôandréa, sujet italien, établi marchand de vin, 12 rue de Châlons, et Annibale Vercesi, habitant 75, rue du Temple. Ces deux personnages exploitaient depuis longtemps les émigrants qu'ils rencontraient aux abords des gares de Lyon et Saint-Lazare.
Leur dernière victime est un de leurs malheureux compatriotes, nommé. Zaniuo, auquel ils ont fait le coup du « vol à l'américaine ».

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation Déplorable méprise

Déplorable méprise

Un négociant de Saint-Denis, M. Henri Delmas, vient d'être victime d'une déplorable méprise, causée par une similitude de noms, Le Parquet de Rouen avait décerné, le 4 juin 1896, un mandat d'amener contre un sieur Henri Dalmas, âgé de trente-cinq ans, voyageur de commerce, inculpé d'abus de confiance, pour avoir vendu une bague en or ornée d'un diamant, que lui avait confiée un de ses collègues. Dalmas ne fut pas retrouvé, mais, le 16 avril dernier, M. Delmas était arrêté, et, malgré ses protestations, maintenu en prison pendant cinq jours.
C’était déjà trop, mais ce n'était pas encore fini le 29 avril dernier, M. Delmas recevait avis de se rendre à Rouen pour « voir statuer sur l'opposition qu'il avait formée au jugement rendu contre lui par défaut ». Il eût pu répondre qu'aucun jugement n'avait pu être rendu, puisque ce n'était pas lui qui était l'inculpé. Voulant pousser jusqu'au bout la déférence pour la justice, il se présenta devant le Tribunal. Mais le plaignant n'étant pas venu, il lui fallut encore retourner à Rouen le 16 juin, pour voir proclamer enfin son innocence.
Ajoutons que M. Delmas est sous-officier dans la réserve de l'armée territoriale et que l'autorité militaire, sans autre informé, l'a cassé de son grade.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation ENCORE UN DRAME DU VITRIOL

ENCORE UN DRAME DU VITRIOL

Une femme, paraissant âgée de trente-cinq à quarante ans, se présentait, avant-hier soir, vers neuf heures, dans une maison meublée de la rue Lafayette, au numéro 235. Je suis, dit-elle à la propriétaire de l'hôtel, la sœur de M. Béguine arrivé chez vous hier, avec sa femme et je vous prie de vouloir bien m'indiquer à quel étage se trouve leur chambre.
L'hôtelière donna le renseignement demandé et la femme monta. Cinq minutes plus tard, des cris déchirants mettaient toute la maison en émoi. La visiteuse, qui n'était autre que Mme Béguine, avait frappé à la porte de la chambre où se trouvaient M. Béguine et sa maîtresse. C'est celle-ci qui vint ouvrir. Elle reçut aussitôt en plein visage tout le contenu d'une fiole de vitriol. Affreusement brûlée, la malheureuse se roula à terre en proie à d’horribles souffrances.
Quant à Mme Béguine, satisfaite de sa vengeance, elle était tranquillement redescendue et attendait, non moins tranquillement, qu'on vînt l'arrêter, ce qui ne tarda pas.
Elle a raconté au commissaire de police que son mari, qui est cocher, l'avait abandonnée, il y a un an, avec ses enfants pour aller vivre avec une autre femme. Ayant appris, ces jours derniers, l'adresse de l'infidèle, elle s'était promis de se venger. Elle s'est tenu cruellement parole.
Sa victime, Angèle R. a été transportée dans un état très grave à l'hôpital Saint- Louis.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation L'empereur du pôle nord.

L'empereur du pôle nord.

« Je suis l'empereur du pôle nord », disait, hier matin, d'un ton emphatique, au concierge du palais de l'Élysée, qui l'écoutait d'un air goguenard, un excellent aliéné portant sous un habit de soirée un cache-nez rongé simulant le grand-cordon de la Légion d'honneur.

Oui, tel que vous me voyez, je règne sur les banquises, et tous les ours blancs sont mes sujets. Allez dire à M. Félix Faure que je suis là, il m'attend.

Le concierge appela un agent de service devant le palais, et le pauvre fou fut conduit devant M. Gavrelle, commissaire de police, qui ne put obtenir de lui aucune indication sur son état civil.

L'infirmerie spéciale du Dépôt recueilli provisoirement l'«empereur du pôle nord».

Le Matin - 26 sept. 1897
SéparationA Spa l'affluence est énorme. La fameuse ville d'eaux belge, remise décidément à la mode, traverse une période de prospérité inouïe. Tout le littoral mondain est à Spa, et l'on retrouve dans les salons du Casino les clubmen les plus en vue et les plus jolies Parisiennes.Séparation Les molaires de la veuve

Les molaires de la veuve.

Mme veuve Parent, rentière, demeurant aux Lilas, s'adressait, il y a trois mois, à un dentiste de Belleville et lui commandait un râtelier. Le dentiste prévint la dame Parent qu'il se voyait dans l'obligation de lui arracher les six dents qui lui restaient. L'extraction fut commencée mais, à la troisième dent, la cliente s'enfuit en déclarant qu'elle souffrait trop et qu'elle ne consentirait jamais à se laisser extirper ses trois dernières molaires.

Le dentiste lui confectionna quand même un râtelier, et, avant-hier, il lui envoyait sa note, s'élevant à la somme de 180 francs, soit 150 francs, prix du râtelier, et 10 francs par dent arrachée.

Mme Parent vérifia la note, puis retourna chez le dentiste et lui déclara qu'elle ne paierait jamais l'extraction des trois dents. La femme du dentiste, qui était présente, protesta. Mme Parent riposta. Bref, les deux femmes en vinrent aux mains, et la cliente récalcitrante reçut en plein visage un coup de poing qui brisa son râtelier. Tout le monde s'est rendu chez le commissaire de police du quartier, qui a renvoyé les parties devant la justice de paix, Mme Parent ayant déclaré qu'elle ne voulait plus régler la note, son dentier artificiel étant désormais hors de service.

Le Matin — 10 septembre 1897
Séparation Au Luxembourg

Au Luxembourg

Bien que le quartier Latin soit, depuis quelque temps, un peu purgé des souteneurs qui y pullulaient, le Luxembourg en voit surgir encore de temps en temps, et ces peu intéressants individus, n'osant plus s'attaquer aux étudiants, se battent entre eux. C'est ainsi qu'hier, à quatre heures de l'après-midi, trois de ces messieurs, les nommés Ernest Veillet, vingt ans, Jules Thériot, dix-huit ans et Georges Morand, dix-neuf ans, se sont pris de querelle dans le jardin du Luxembourg et se sont battus à coups de couteau.

La bataille a été courte, car, au bout de quelques secondes, Thériot tombait, atteint à l'épaule droite et au côté droit.

Il a été transporté dans un état grave à l'hôpital Cochin.

Veillet et Morand, après avoir été fortement houspillés par la foule, ont été remis entre les mains de deux agents qui les ont conduits au commissariat de police du quartier du Val-de-Grâce d'où, après interrogatoire, ils ont été expédiés au Dépôt.

Le Figaro — 5 septembre 1897
Séparation La chassse aux morts

La chassse aux morts

Un incident plutôt macabre s'est passé, 34, boulevard de Clichy.

Une dame R… occupe, à cette adresse, un appartement au quatrième étage. Alitée depuis prés de deux mois, elle reçoit les soins du docteur X... qui venait, deux fois par jour, lui faire des injections d'un sérum quelconque. Mais ce médecin, ayant une clientèle importante à visiter, avait prié M. Tissot, pharmacien, habitant la maison, de le suppléer, partiellement du moins, dans les soins à donner à la malade.

Ces jours derniers, un individu tout de noir vêtu, comme il convient aux employés des entreprises funéraires, se présentait chez le concierge de l'immeuble, priant qu'on lui indiquât l'étage où venait de décéder Mme R…

— Mais, répondit le concierge tout interloqué, cette dame n'est pas morte ! Elle est, au contraire, en voie de guérison.

— Vous ne savez ce que vous dites, mon brave homme. Indiquez-moi l'étage, c'est tout ce que je vous demande.

— Au quatrième, puisque vous y tenez. L'homme gravit les escaliers quatre à. quatre. Le hasard voulut que ce fût M. Tissot qui le reçût.

— C'est bien ici, questionna le funèbre visiteur, qu'il y a une morte ?

— Qu'est-ce que c'est que cette mauvaise plaisanterie ? fit M. Tissot en empêchant d'entrer le visiteur

— Il n'y a pas de mauvaise plaisanterie, reprit celui-ci, et je sais ce que je dis !

Et alors il expliqua qu'appartenant à une agence de transports funèbres il avait été informé, à la mairie de Montmartre, du décès de Mme R... Il venait, en conséquence, faire ses offres de service à la famille ou, à son défaut, aux amis de la défunte.

Indigné, à bon droit, de l'extrême légèreté des employés de l'état civil et de l'incorrecte insistance du macabre courtier, M. Tissot l'engagea, en termes nets, à décamper. L'homme, un nommé P. S..., furieux de voir lui échapper l'aubaine qu'il s'était promise, se montra d'une telle inconvenance que M. Tissot se vit dans l'obligation de le faire conduire par un gardien de la paix chez M. Dupuis, commissaire de police. Là, tout s'expliqua, et l'agent funèbre fut invité à plus de circonspection à l'avenir.

Mais, hélas! L’algarade avait été malheureusement entendue de Mme R... La pauvre femme, vivement impressionnée par cette scène qui n'avait rien de folâtre, s'était évanouie et c'est à grand’ peine qu'on put lui faire reprendre connaissance.

Le Figaro – 19 août 1897
Séparation TRAITEMENT DE LA CHLOROSE

TRAITEMENT DE LA CHLOROSE

La chlorose est une imperfection d'évolution qui appauvrit le sang, trouble le système nerveux et détermine une sorte d'arrêt dans les fonctions spéciales dévolues à la jeune fille.
Le fer est rarement toléré par les chlorotiques il leur engendre des crampes d'estomac, de la constipation et autres troubles digestifs. Aussi les médecins vraiment modernes préfèrent conseiller le Vin Désiles, qui ne contient pas de fer, mais qui, en revanche, abonde en reconstituants énergiques et bien supportés: kola, coca, quinquina, cacao, tannin, iode glycéro-phosphates. Loin d'échauffer, le Vin Désiles combat la constipation et les fermentations internes; il améliore la nutrition, provoque le retour régulier des règles, réveille l'énergie motrice incapable ou affaissée, réagit, en un mot, contre la torpidité du sang et la dépression des procès nutritifs.
On supprimera, en même temps, chez la jeune fille, les causes d'étiolement, les fatigues, la nourriture défectueuse et surtout l'air confiné. Où le soleil n'entre pas, le médecin entre, dit, avec raison, le proverbe oriental. La cure de la chlorose se résume ainsi : hygiène et Vin Désiles.

Dr SAUDREAU

Séparation Lasse des mauvais traitements qu --- P13

Lasse des mauvais traitements que lui infligeait son mari, Henri Gros, tonnelier, rue de Tolbiac, Mme Gros avait, il y a une dizaine de jours, quitté le domicile conjugal pour se réfugier chez des amis, en banlieue. Gros alla faire une déclaration à M. Rocher, commissaire de police, qui manda Mme Gros et réussit à amener une réconciliation.

Mais la paix ne devait pas durer longtemps. Hier soir, vers sept heures, à la suite d'une nouvelle scène, Mme Gros se jetait par la fenêtre de son logement, situé au troisième étage, et se brisait les deux cuisses. Elle a été portée à l'hôpital de la Pitié.

Le Figaro - 22 août 1897
Séparation Infanticide

Infanticide

Des mariniers retiraient, il y a quelques jours, du canal. Saint-Martin, le cadavre d'un nouveau-né. M. Carpin, commissaire de police, appelé à procéder aux constatations usitées en pareil cas, s'était fait accompagner d'un médecin qui déclara que l'enfant, une .petite fille, avait été étranglée avant d'être jetée à l'eau. Le corps fut transporté à la Morgue.

On recherchait vainement l'auteur de cet infanticide, lorsqu'un renseignement fourni au commissaire de police lui permit d'arrêter la coupable, une jeune fille de vingt et un ans, qui, arrivée à Paris le 26 juillet dernier, était venue se loger dans un hôtel meublé de la rue des Récollets, où elle avait dit s'appeler Alphonsine Neau. Tout le monde, dans la maison, remarqua qu'elle était dans un état de grossesse très avancé. Aussi se montra-t-on fort surpris quand, quelques jours plus tard, on constata qu'elle avait maigri dans des proportions extraordinaires. Cela parut d'autant plus singulier au propriétaire de l'hôtel qu'Alphonsine Neau s'était toujours opposée à ce qu'on entrât dans sa chambre. Il alla faire part des soupçons qu'il avait conçus à M. Carpin, qui fit aussitôt appeler la jeune fille à son cabinet.

Tout d'abord, elle nia avoir accouché clandestinement, mais, en présence de preuves irréfutables, elle finit par avouer que, dans la nuit du 10 au 11 août, elle avait mis au monde une petite fille qu'elle avait étranglée aussitôt sa naissance. Le lendemain, à la tombée de la nuit, elle était allée jeter le cadavre à l'eau. Elle ajouta que son véritable nom était Angèle Nicaise et qu'elle était âgée de seize ans et demi. Avant de venir à Paris, elle était bonne à tout faire chez un habitant de La Chapelle-sur-Cère (Seine-et-Marne). Angèle Nicaise a été envoyée au Dépôt.

Le Figaro - 25 août 1897
Séparation Bruxelles - Boulanger

De Bruxelles
« La première du drame boulangiste A la
Vie, à la Mort a eu lieu, hier, l'Alcazar devant une salle archicomble où les principales notabilités bruxelloises étaient réunies.
Des cris de « Vive Boulanger », partis des galeries supérieures, ont interrompu plusieurs fois la représentation. Mme Dufrêne, MM. Darmont et Lafeuillade ont remporté un vif succès d'artistes.»

Fig. 23/0397


Pastilles Poncelet
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