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Nouvelles diverses
 Drame familial

Drame familial

Un sieur Louis Lemaire, âgé de vingt ans, demeurant avec son père, à la Courneuve, a frappé celui-ci d'un coup de couteau au bras à la suite d'une violente discussion. Il a ensuite tenté de mettre fin à ses jours en se portant trois coups de son arme dans la poitrine.
Les deux blessés sont soignés à domicile.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation UN DRAME place de la République.- Le Figaro - 15 juin 1897

Un drame place de la République.

Un drame s'est passé, hier, devant le n° 1 de la place de la République.

Un sieur Vibert, âgé de quarante-sept ans, ouvrier plombier, demeurant 77, rue Julien-Lacroix, en voulait depuis longtemps, au nommé Jules Herscheng, conducteur de tramway, habitant 37, rue Carnot. Sa haine contre Herscheng provenait de ce que celui-ci était devenu, il y a deux ans, l'amant de la femme Vibert, avec laquelle il vit maritalement.

Vers trois heures de l'après-midi, Vibert passa à côté de son rival occupé, à ce moment, prés d'une plaque tournante.

— Ah ma vue te fait rire, cria le plombier. Tiens, voilà pour toi.

Et sortant un revolver de sa poche, il fit feu sur Herscheng qu'il atteignit près de l'oreille. Le gardien de la paix Kubler qui se trouvait de service à la station des tramways se précipita sur le meurtrier qu'il ne réussit qu'imparfaitement à protéger contre la fureur

de la foule qui voulait le lyncher. C'est dans un état lamentable que Vibert est arrivé au poste.

Quant à Herscheng, il a été immédiatement conduit à l'hôpital Saint-Louis. Son état est peu grave.

Le Figaro - 15 juin 1897
Séparation Comme pour justifier les précautions

A travers Paris

Comme pour justifier les précautions que la Préfecture de police impose aux baraques foraines, un incendie s'est déclaré avant-hier soir, vers onze heures, à la fête des Invalides.

Un manège de « gondoles russes » était en train de marcher, quand tout à coup le feu a pris dans la toiture. On juge de l'épouvante des personnes présentes qui, tout entières encore au souvenir de l'incendie de la rue Jean-Goujon, se sont enfuies précipitamment. Les issues étant libres de tous les côtés, il n'y a heureusement eu aucun accident. Les employés du manège ont pu éteindre l'incendie au moyen d'extincteurs à acide carbonique dont ils étaient pourvus et la bâcha seule a brûlé.

Le feu paraît avoir été mis à cette bâche par des étincelles parties de la machine à vapeur qui actionne le mouvement des gondoles.


Un individu pénétrait hier, au moment de la messe, dans la chapelle des Sœurs de Marie Auxiliatrice, 25, rue de Maubeuge, et allait s'agenouiller à côté d'une des religieuses. II paraissait absorbé par la prière quand, tout à coup, il se leva brusquement et se mit à se déshabiller.

Les Sœurs, épouvantées, s'enfuirent de la chapelle. L'une d'elles, la Sœur Marie Claver, sortit du couvent et alla requérir un gardien de la paix. L'homme .fût arrêté, au moment où il était en train de faire tranquillement ses ablutions dans le bénitier.

Cet homme, qui est évidemment un monomane, a déclaré se nommer Jean Borgarino.»

C'est un Italien, marié et père de famille. II voulait, a-t-il dit, se purifier de ses péchés.

M. Bénézech, commissaire de police l’a envoyé au Dépôt.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation LES MÉFAITS DE GEGENE

LES MÉFAITS DE « GÊGÈNE »

Un bourgeois de Tours, en villégiature à Paris rentrant chez lui avec sa femme à une heure assez avancée de la nuit, fut attaqué par un malandrin qui braqua sur lui un revolver.

Il engagea une lutte avec son agresseur, appela au secours, et fut assez heureux pour se tirer de la lutte sans avoir reçu de sérieuses blessures. Cependant, il porta plainte au parquet, donna le signalement du malfaiteur et donna en particulier ce détail que sa femme avait frappé au front l'agresseur avec une ceinture dont l'agrafe avait dû lui laisser sur la peau des traces d'ecchymoses.

Ces renseignements furent transmis par le parquet de Tours à celui de Paris et le service de sûreté fut chargé de rechercher le malfaiteur que l'on avait de bonnes raisons de croire caché à Paris. Deux inspecteurs rencontrèrent, rue Petit, un individu qui leur avait déjà plusieurs fois passé par les mains.

Cet individu portait au front une ecchymose de forme ovale. Les inspecteurs le filèrent et acquirent bientôt la certitude qu'il était le malfaiteur recherché par le parquet de Tours. Ils l'arrêtèrent et le conduisirent quai des Orfèvres.

C'est un nommé Regnou, dit « Gégène de la Villette », condamné en dernier lieu à treize mois de prison pour vagabondage spécial.

Il était sorti, il y a trois mois, de Poissy.

Gil Blas — 10 septembre 1897
SéparationA Spa l'affluence est énorme. La fameuse ville d'eaux belge, remise décidément à la mode, traverse une période de prospérité inouïe. Tout le littoral mondain est à Spa, et l'on retrouve dans les salons du Casino les clubmen les plus en vue et les plus jolies Parisiennes.Séparation Une rixe rue de la Huchette

Une rixe rue de la Huchette

Trois individus entraient bruyamment, l'avant-dernière nuit, dans le débit de vins de M. Cannes, rue de la Huchette, et demandèrent des consommations variées. Comme ils étaient ivres, le débitant refusa de les servir. Ce refus les exaspéra. Ils se mirent à injurier M. Cannes et les clients qui se trouvaient dans l'établissement. On voulut alors les expulser, mais ils s'emparèrent de verres et de bouteilles pleines et les lancèrent à la tête des consommateurs. Ceux-ci ripostèrent et une bataille s'engagea.

M. Cannes prit son revolver et, sur le seuil de la porte, tira deux coups en l'air. Des agents accoururent et arrêtèrent un des perturbateurs qui portait à la tête une grave blessure. C'est un nommé Pierre Didier, âgé de quarante et un ans, cordonnier. Ils le conduisirent à l'Hôtel-Dieu où il fut consigné à la disposition du Parquet.

Une jeune femme, Élisa Andrieux, qui avait été assez sérieusement atteinte à la tête et aux mains par des éclats de verre, a été également conduite à l'Hôtel-Dieu.

Le Figaro — 22 septembre 1897
Séparation Paris-enfer

Paris-enfer.

Encore une navrante histoire de fillette martyrisée.

Le concierge d'une maison de la rue de Charonne trouvait, dimanche soir, évanouie dans le couloir, une fillette d'une douzaine d'années. La pauvre petite était sordidement vêtue ; ses mains et ses pieds étaient en sang et sa tête présentait de longues plaies provenant due l'arrachement L'infortunée fillette fut aussitôt transportée à l'hôpital Tenon, où elle ne reprit possession de ses sens que quarante-huit heures plus tard.

Hier, seulement, le commissaire de police du quartier put l'interroger utilement. Elle dit se nommer Berthe Quignon, âgée de treize ans, demeurant chez son père, débardeur, rue de Meaux, Puis elle raconta que ce dernier s'enivrait presque quotidiennement et qu'il la frappait avec une révoltante brutalité. Dans l'après-midi de dimanche, son père lui administra une correction imméritée, puis il la poussa dans la rue en lui défendant de revenir.

La fillette erra, dans le quartier, et, quand la nuit fut venue, elle s'assit sur un banc et se prit, à pleurer. Des gardiens, de la paix lui dirent de ne pas rester là. Elle poursuivit mélancoliquement sa route, arriva jusqu'au boulevard de Charonne, où, de nouveau, elle se laissa choir sur un banc, épuisée de fatigue et mourant de faim. C'est alors qu'un immonde personnage, une brute abjecte profita de l'isolement et de l'obscurité du lieu —  il pleuvait à torrents — pour abuser de la fillette endormie. La bête fauve saisit ensuite la victime dans ses bras et la porta sous la porte cochère, où elle devait être trouvée peu après.

Berthe Quignon a donné un signalement très précis de son violateur, que la police recherche activement. Quant au père de la fillette, il n'a point été arrêté, mais il sera poursuivi quand même pour sévices graves sur la personne de son enfant.

Le Matin — 10 septembre 1897
Séparation Le drame de la rue Gros

Le drame de la rue Gros

Une blanchisseuse, Mlle Adèle R..., quittait ces jours-ci, à la suite d’une violente discussion, un ouvrier serrurier, Amédée P..., avec lequel elle vivait, et la jeune femme venait s’établir chez sa mère, rue Gros, à Auteuil.

Amédée P... se mettait à sa recherche, et hier, en état d’ivresse il se présentait rue Gros, chez Mlle Adèle R..., la suppliant de reprendre la vie commune.

Comme Adèle R... refusait de se rendre â ses objurgations, Amédée P... se mit à l’injurier et à la menacer de mort.

Mlle R..., qui habite au rez-de-chaussée, eut le temps de s’enfermer chez elle, mais l’ivrogne brisa la fenêtre à coups de pied. Il allait pénétrer dans la chambre, lorsqu’il perdit l’équilibre, et en tombant se blessa grièvement.

Des agents, accourus aux cris poussés par la jeune femme, transportèrent le blessé dans une pharmacie voisine où il reçut les soins que comportait son état.

Amédée P... a été envoyé â l’infirmerie du dépôt : il sera poursuivi sous l’inculpation de menaces de mort et de violation de domicile.

Le Gaulois — 23 août 1897
Séparation L’enrouement et la grippe.

Causerie du foyer - Vin Désiles


L’enrouement et la grippe.

La grippe actuelle se traduit fréquemment par des maux de gorge, des laryngites et de l’enrouement. Outre les remèdes locaux appliqués pour combattre cette irritation des voies respiratoires supérieures, les médecins conseillent beaucoup, en ce moment, l’emploi du Vin Désiles comme stimulant vital, fébrifuge et réparateur du système nerveux, On sait combien l’influenza attaque, dans leurs sources intimes, les puissances nerveuses : le Vin Désiles les reconstitue par la kola, la coca et les phosphates qui constituent ses ingrédients les plus essentiels.
La langueur des actes nutritifs explique souvent pourquoi la grippe la plus simple est suivie des complications les plus graves. Il est donc essentiel de tonifier et de stimuler le système nerveux déséquilibré, afin de faire régner dans tout l’organisme une harmonie salutaire. L’énergie vitale une fois conquise, on n’a plus à craindre les suites fâcheuses, les détraquements et épuisements causés par la fièvre catarrhale régnante.
Le Vin Désiles est également précieux pour les cas de grippe à forme gastrique et intestinale. Il réveille l’appétit et la digestion, combat les délabrements gastriques, remédie à l’échauffement intestinal ainsi qu’à la dépression musculaire. Pour enrayer la grippe et la bronchite du début, on se trouve bien de mélanger le Vin Désiles à des infusions chaudes de thé ou de plantes pectorales à la dose d’un verre de vin par tasse et de deux ou trois tasses par jour. L’action cordiale et reconstituante en est ainsi plus immédiate et le pouvoir antigrippal plus complet.

Dr SANDREAU.

Séparation Le drame de Villejuif

Le drame de Villejuif

Dans notre dernière heure nous relations, hier, le meurtre commis à Villejuif par un aliéné nommé Emile Belin sur un autre fou, Charles Pringot, sous-prétexte que celui-ci empêchait son voisin de salle de dormir.

La nouvelle de ce drame a naturellement produit une grosse emotion à la préfecture de la Seine, et l'on s'est demandé s'il n'était pas dû surtout à un défaut de surveillancede la part du personnel de l’établissement de Villejuif.

M. Lefilliâtre, ancien interne de l'asile départemental, est d'avis que la responsabilité de l'événement incombe non pas aux employés mais bien à l'administration.

« L'asile de Villejuif, dit-il, compte en temps ordinaire de 12 à 1,500 malades. Il est divisé en sept quartiers, plus une infirmerie. Le jour, il y a un infirmier seulement pour une quinzaine d'hospitalisés et un médecin seulement pour 5 à 600 malades. La nuit, le nombre des veilleurs est infime. L'hospice étant divisé en sept quartiers et une infirmerie, il y a un veilleur pour les quatre premiers quartiers et un veilleur pour les trois autres quartiers et l'infirmerie.

» Or chaque quartier est séparé et se compose de trois salles qui renferment chacune une cinquantaine de malades. Lorsque le veilleur est, par exemple, dans lu quartier n° 1, il est dans l'ignorance complète et il ne peut rien entendre de ce qui se passe au quartier n° 4.

» C'est ce qui s'est passé hier. Le veilleur du quartier n°7 est un très brave garçon, très actif, qui est à l'asile depuis la fondation de celui-ci. Je le connais très bien. Il'est incapable d'avoir commis une infraction dans son service. Les explications qu'il donne, sont, du reste, parfaitement plausibles. Il faisait sa tournée et se trouvait dans un quartier éloigné lorsque Belin, saisissant, je crois, des cordons de caleçon, qu'il avait pu ramasser on ne sait où, s'est jeté sur son voisin et l'a étranglé.

» En somme, la responsabilité tout entière de ce triste événement incombe à l'administration. Le service de surveillance est tout à fait insuffisant, le jour comme la nuit. Quant au service médical, il est plus qu'insuffisant, un médecin qui a cinq ou six cents malades à soigner ne pouvant absolument pas les connaître tous. »

A la préfecture de la Seine, on dit que Charles Pringot, qui était paralytique, a été tué dans l'intervalle de deux rondes et que les surveillants de nuit ne sauraient en aucune façon être rendus responsables de ce meurtre.

Le Matin — 31 août 1897
Séparation Un grand entrepreneur de travaux

Un grand entrepreneur de travaux publics du quinzième arrondissement était victime, depuis plusieurs mois, de vols dont se rendaient coupables quelques-uns de ses charretiers qui, détournant des marchandises qu'ils étaient chargés de transporter, les revendaient à des tâcherons Un employé de l'entrepreneur, nommé Firmin Perrot, s'en étant aperçu, signala le fait à son patron. Celui-ci ne voulut pas porte plainte; il se contenta de prendre des mesures pour empêcher désormais lés détournements signalés.
Mais les charretiers apprirent que Perrot les avait dénoncés et ils jurèrent de se venger. Trop lâches pour le faire eux-mêmes, ils confièrent le soin de leur vengeance à des charretiers travaillant chez d'autres entrepreneurs. Ceux-ci, non moins lâches, se mirent à. cinq pour tomber sur le malheureux employé, au moment où il passait rue Péclet, une rue presque toujours déserte. Le pauvre garçon fut mis en piteux état par ces misérables qui s'enfuirent comme une volée d'urubus quand arrivèrent les agents, attirés par les appels de la victime. C'est dans un état très grave que le blessé a été transporté chez lui, rue de Vaugirard.
La police est à la recherche des cinq agresseurs, qui ne tarderont pas à être arrêtés.

Le Figaro - 3 août 1897

Séparation De Monte-Carlo

De Monte-Carlo
« Le Don Juan de Mozart, avec une interprétation magnifique, vient de remporter un succès triomphal. M. Raoul Gunsbourg s'est, en effet, assuré le concours d'artistes de tout premier ordre qu'on ne saurait voir réunis ailleurs.
» Zerline, c'était Mlle Van Zandt; sa voix exquise, d'une si délicieuse fraîcheur, sa finesse et son grand charme ont fait merveille et c'est unanimement qu'on l'a saluée de bravos enthousiastes.
» Mme Marey, en donna Anna, a fait apprécier sa belle voix et sa puissance d'émotion, qui lui ont valu un très brillant succès.
» Mme Raunay, en donnà Elvire, a fait valoir sa voix superbe et donné une attitude de grande dignité à son rôle.
» Pour M. Victor Maurel, il a obtenu un véritable triomphe. Ce remarquable comédien lyrique, qui dans tant d'œuvres se fit admirer pour sa belle voix, son chant très sûr et son art achevé de composition, est, dans le rôle de don Juan, peut-être encore plus admirable que dans les autres. Sa voix, solide et vibrante, toujours jeune, puissante et pénétrante, se déploie superbement dans toute la partition. Et sa grande science du chant, la sûreté et l'habileté de l'émission, la netteté de la diction, font valoir davantage sa voix magnifique. Une acclamation enthousiaste s'est élevée dans toute la salle après la Sérénade que M. Maurel a dû bisser, et dont l'interprétation qu'il en donne est le dernier mot de la perfection. Et, dans tout le rôle, le jeu varié, souple, la haute allure, l'élégance de M. Maurel font de lui un don Juan superbe.
Ce très grand artiste a été très admiré et très applaudi.
M. Vergnet, qui chantait le rôle d'Ottavio, y a été, comme il l'est toujours, le parfait chanteur de voix délicieuse et de méthode admirable.
» M. Isnardon a obtenu, en Leporello, un succès brillant, grâce à ses remarquables qualités de comédien et de chanteur.
» M. Boudouresque père a fait éclater sa superbe voix dans les phrases du Commandeur et M. Albert s'est montré aussi bon chanteur que bon comédien en Mazetto.
» On a remarqué l'excellence, des chœurs, leur précision, leur netteté, leur souplesse de nuances le mérite en revient à M. Silvio Lazzari, le brillant compositeur qui, à Monte-Carlo, préside aux études du chant.
» Quant à l'orchestre, conduit par M. Léon Jehin, il a été parfait selon sa coutume.
» La soirée s'est achevée par une longue ovation à M. Victor Maurel.
» LL. AA. SS. le prince et la princesse de Monaco, qui assistaient à cette magnifique représentation, ont, à diverses reprises, donné le signal des applaudissements. »

Le Figaro - 15 février 1897


Pastilles Poncelet
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