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Nouvelles diverses
 ACCIDENTS

ACCIDENTS

Autrefois, c'étaient seulement les voitures de laitiers et de bouchers qui, lancées à une vitesse folle, écrasaient les passants. Maintenant les breaks et les tapissières de courses viennent à la rescousse d'une terrible façon.
Dimanche, au retour de Lonchamps, un char-à-bancs, traîné par quatre chevaux, a écrasé, place de la Concorde, une dame Lasser, qui passait avec son mari. La malheureuse est morte à l'hôpital de la Charité. Un fait du même genre s'est passé boulevard des Batignolles. Un élève du collège Chaptal a été renversé par une tapissière de courses qui passait au grand galop. L'enfant a été porté dans une pharmacie, où le docteur Vaucaire lui a donné les premiers soins après quoi, il a été conduit chez ses parents.
Ne serait-il pas utile de règlementer la marche de ces véhicules ?

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation Fabricants d’allumettes

Fabricants d’allumettes

M. Rouffaud, commissaire de police du quartier Les Epinettes, vient de mettre en état d’arrestation sept personnes, cinq hommes et deux femmes, qui avaient réussi â organiser en plein Paris une importante fabrique d’allumettes.

C’est dans le douzième arrondissement, rue Moreau, qu’un nommé Lebrot, dit le Marseillais, s’était installé dans un immeuble dont il occupait tout le troisiéme étage. Là, en compagnie d’une femme Letaillandier. il ne confectionnait pas moins de quatre cent mille allumettes par jour.

Des outils, des moules, des boites vides, des caisses e vignettes pour les décorer, des paquets de frottoirs, des paniers de produits destinés â la préparation de ces allumettes qui remplissaient l’appartement témoignaient de l’activité de Lebrot.

Pour le placement de cette marchandise, il était nécessaire d’avoir, plusieurs courtiers. Lebrot les avait choisis très prudemment. Il avait eu soin de leur cacher son adresse exacte. JI ne leur livrait des allumettes que dans des débits de vins où il leur donnait rendez-vous. Ces colporteurs vendaient les allumettes en boîtes de 50, de 100 et d 500. Ces boites étaient ornées de-vignettes et portaient la mention: « English manufactory London ».

Quatre de ces courtiers et une femme ont été arrêtés et envoyés au Dépôt avec Lebrot et la.femme Letaillandier.

Le Gaulois — 16 juin 1897

Séparation Déplorable méprise

Déplorable méprise

Un négociant de Saint-Denis, M. Henri Delmas, vient d'être victime d'une déplorable méprise, causée par une similitude de noms, Le Parquet de Rouen avait décerné, le 4 juin 1896, un mandat d'amener contre un sieur Henri Dalmas, âgé de trente-cinq ans, voyageur de commerce, inculpé d'abus de confiance, pour avoir vendu une bague en or ornée d'un diamant, que lui avait confiée un de ses collègues. Dalmas ne fut pas retrouvé, mais, le 16 avril dernier, M. Delmas était arrêté, et, malgré ses protestations, maintenu en prison pendant cinq jours.
C’était déjà trop, mais ce n'était pas encore fini le 29 avril dernier, M. Delmas recevait avis de se rendre à Rouen pour « voir statuer sur l'opposition qu'il avait formée au jugement rendu contre lui par défaut ». Il eût pu répondre qu'aucun jugement n'avait pu être rendu, puisque ce n'était pas lui qui était l'inculpé. Voulant pousser jusqu'au bout la déférence pour la justice, il se présenta devant le Tribunal. Mais le plaignant n'étant pas venu, il lui fallut encore retourner à Rouen le 16 juin, pour voir proclamer enfin son innocence.
Ajoutons que M. Delmas est sous-officier dans la réserve de l'armée territoriale et que l'autorité militaire, sans autre informé, l'a cassé de son grade.

Le Figaro - 19 juin 1897

Séparation L'homme aux 18 coups de revolver

L'homme aux 18 coups de revolver.

Le commissaire de police du quartier du Mail, M. Landel, recevait, hier matin, une longue épitre - quatre pages de texte compact - dans laquelle le signataire, M. X. (pourquoi nommerait-on ce-pauvre homme ?), professeur de langues étrangères dans une école supérieure de la Ville de Paris, habitant le quartier d'Auteuil, lui annonçait qu'il allait se suicider dans son quartier parce qu'il connaissait sa discrétion et qu'il ne voulait pas que l'on connût les motifs de sa détermination.

Il ajoutait qu'il voulait être enterré dans la fosse commune, entre quatre planches de sapin.

Un post-scriptum faisait connaître qu'il retardait de vingt-quatre heures son suicide parce qu'il savait qu'avant-hier, dimanche, le commissariat du quartier du Mail ne serait pas ouvert.

En recevant cette lettre, M. Landel fit avertir les hôteliers de son quartier qu'un individu se présenterait dans certaines conditions chez eux et les fit prier de l'informer de son arrivée et de le surveiller. En même temps, le commissaire: avisait le parquet et demandait des renseignements à son collègue du quartier habité par le professeur.

A deux heures et quart, le patron de l'hôtel de Bayonne, 39, rue c'est-à-dire deux maisons avant celle du commissariat, informait M. Landel qu'un individu arrive dans la nuit-et qui avait pris et payé une chambre pour un jour venait de se tirer plusieurs coups/de revolver.

M. Landel se rendit aussitôt à l'adresse indiquée et trouva son correspondant étendu sur le lit, la tète et la poitrine ensanglantées.

— C'est vous, monsieur Landel dit le blessé.

Et il ajouta vivement.

— Ne m'interrogez pas ; je souffre trop et je ne veux rien dire.

Une voiture des ambulances urbaines arriva aussitôt, et on opéra les premiers pansements. Le malheureux, avec une énergie extraordinaire, s'était d'abord tiré six balles dans la tête.

Puis, comme la mort ne venait-pas, il s'était levé, avait rechargé son revolver pour se tirer six autres balles dans la poitrine; enfin, il avait rechargé encore son arme et se l'était de nouveau déchargée dans la poitrine jusqu'à ce que le barillet fût vide.

En dépit de cette fusillade aussi nourrie que volontaire, le professeur de langues ne paraissait pas très mal en point. On le conduisit à l'hôpital Saint-Louis.

M. X... parait avoir agi dans un moment d'aberration mentale.

Le Matin – 28 septembre 1897

SéparationLA FRANCE EN RUSSIE. Deux magnifiques voyages, l'un par voie de mer, l'autre par voie de terre, sont organisés pour visiter la Russie et assister aux fêtes de Saint-Pétersbourg. Le nombre des voyageurs étant limité, nous engageons vivement nos lecteurs à s'adresser de suite à la Société française des voyages Duchemin, 20, rue de Grammont, à Paris. Séparation LE DRAME DE LA RUE CHARLES-V - Le Gaulois cf. 920

LE DRAME DE LA RUE CHARLES-V

Tentative de meurtre et suicide

Au mois de janvier dernier, M. Brigot vendait à M. Eugène Bouly son magasin de parfumerie en gros, situé 2, rue Charles-V (quatrième arrondissement).

Son employé, M. Jacob, poussait activement Bouly à l'achat de la maison. Des pourparlers s'engagèrent et aboutirent à la vente moyennant une somme de trente mille francs.

Bouly garda comme employé et associé M. Jacob. Mais au bout de quelques mois, la maison périclita et Bouly reprochait avec véhémence à Jacob de lui avoir fait faire ce marché.

Des scènes violentes éclataient chaque jour entre les deux associés. Bouly était d'une humeur acariâtre. Il souffrait en effet d'une maladie d'estomac et songeait au suicide.

Tout compte fait, i] devait à son prédécesseur une somme de dix-huit mille francs.

Hier, il achetait un revolver de gros calibre, et dans une longue lettre au commissaire de police du quartier de l'Arsenal, il annonçait à ce magistrat qu'il avait résolu de se tuer et le priait de prévenir de sa mort une jeune femme avec qui il entretenait des relations.

Vers deux heures de l'après-midi, Bouly prenait son revolver pour se brûler la cervelle, lorsque soudain Jacob entra dans la pièce où il se trouvait. Une dernière discussion éclate entre les deux hommes. Tout à coup, Bouly, au paroxysme de la fureur, dirigea son arme contre son associe et fit feu à trois reprises différentes.

Deux balles se perdirent. La troisième atteignit Jacob à la mâchoire inférieure.

Croyant avoir tué son adversaire, Bouly dirigea son arme contre lui-même et se logea une balle dans la tempe droite.

Transporté à l'Hôtel-Dieu, il y expirait dix minutes après son arrivée.

La blessure de M. Jacob, bien que présentant une certaine gravité, ne met pas sa vie en danger.

Le Gaulois — 2 septembre 1897
Séparation Mésaventures conjugales

Mésaventures conjugales

Il y a quelques mois, M. R... huissier dans une petite ville du Nord, prenait chez lui, en qualité de petit clerc, un de ses cousins, le jeune Amédée B. âgé de dix-sept ans. Amédée B. qui logeait chez l'huissier, disparaissait ces jours-ci, en emportant à son patron une somme de trois mille francs. M. R... ayant appris par un de ses amis que le jeune clerc avait été vu en bonne fortune dans un théâtre de Paris, résolut par respect pour sa famille de ne pas porter plainte et de retrouver lui-même son voleur.

Il vint donc à Paris et s'aboucha avec une agence de renseignements. La femme de l'huissier s'était rendue pendant ce temps-là à Maubeuge dans sa famille.

Hier, M. R... apprenait par l'agence .de renseignements à laquelle il s'était adressé qu'on avait trouvé le gîte du jeune Amédée.

Sans perdre une minute, il se rendait au domicile indiqué rue de Turenne et frappait à la porte. Une jeune femme vint ouvrir, et quelle ne fut pas la stupéfaction de l'huissier cette femme n'était autre que sa propre femme qu'il croyait à Maubeuge Dans son indignation, il courut prévenir le commissaire de police du quartier qui a procédé à l'arrestation du jeune clerc et constaté qu'il «vivait avec sa complice Mme R... ». Le mari trompé aurait l'intention de déposer une demande de divorce.

Mme R..., qui compte  quarante printyemps, a été laissée en liberté. Son jeune cousin a été envoyé au dépôt.

Le Gaulois — 30 septembre 1897
Séparation LE FEU

LE FEU

Hier matin, à sept heures, l'alarme était donnée aux pompiers le feu venait de se déclarer dans une chambre de la maison sise, 144, boulevard de La Villette. Deux lances furent mises en manœuvre quelques instants plus tard et, au bout d'une demi-heure d'efforts, le feu était éteint.
Mais, en procédant à la reconnaissance des dégâts, on découvrit dans le fond de la chambre, étendu sur un lit, le cadavre d'un homme asphyxié. Les flammes avaient commencé à le défigurer.
On croit que ce malheureux, qui se nommait Charles B. et était locataire de la pièce incendiée, aura voulu se suicider au moyen de charbon et que le feu aura été mis accidentellement à la chambre.
Autre feu, à onze heures et demie, rue du Faubourg-Saint-Denis, 2, chez M. Deloille, pharmacien. Il a été rapidement éteint par les pompiers de la caserne du Château d'Eau.
Les pertes sont peu importantes.

Le Figaro - 3 août 1897

Séparation Les mois noirs.

Causerie du foyer - Vin Désiles


Les mois noirs.

L’hiver bat dans son plein : nous sommes dans les mois noirs. A l’intérieur, ce sont le flamboiement des lustres qui éclairent les longs dîners nuisibles aux estomacs débiles et les soirées sans fin qui épuisent les plus vaillants. A l’extérieur, c’est le froid qui vous prend à la gorge et vous glace jusqu’aux moelles, c’est le brouillard lourd tout chargé de bronchites, de pneumonies et charriant après lui une armée de microbes affamés.
Déjà on parle de tous, côtés d’épidémies meurtrières, et surtout de l’influenza, cette sournoise qui revêt mille formes ; car c’est bien d’elle qu’on peut dire :
Gare aux vieillards gaie aux faibles, aux maladifs a ceux qui sont épuisés par les veilles, où par les travaux de cabinet ; ils sont des proies marquées pour toutes les épidémies.
Pour résister à toutes ces influences nocives, il faut, sans attendre l’attaque, se mettre sur la défensive, et le meilleur moyen est de soutenir, d’augmenter la résistance même de l’individu, car les épidémies frappent les faibles et respectent les forts; elles n’attaquent que les épuisés, les pauvres en résistance vitale par suite de la misère de la fatigue du surmenage; les pauvres en puissance d’assimilation, ceux chez lesquels, les matériaux usés par la vie ne circulent pas, s’accumulent dans les tissus qu’ils désagrègent.
Celui-là n’est- pas contagionné qui est riche en force vitale et riche en force d’assimilation Heureux ceux qui naissent pourvus de ces deux forces ; mais chez ceux qui en sont pauvres, les toniques viennent réparer les injustices du sort. Et le meilleur prophylactique des épidémies est d’avoir recours à l’usage d’un tonique, relevant l’action de tous les viscères et en stimulant le fonctionnement.
Le Vin Désiles est le meilleur des toniques de ce genre : c’est pour ainsi dire une combinaison de toniques : tonique du cœur par la kola, tonique de l’estomac parla coca, tonique ries poumons parle tanin ; tonique du sang par le quinquina. Aussi le Vin Désiles est-il regardé comme le meilleur préservatif des affections contagieuses et des maladies en général.

Dr Hadet.

Séparation Une femme pauvrement vêtue --- P13

Une femme pauvrement vêtue, ayant un bébé dans ses bras, tombait évanouie, avant-hier soir, sur l'avenue des Gobelins. A la pharmacie où on la transporta, on reconnut qu'elle s'était empoisonnée avec du phosphore. Après avoir reçu des soins, elle a été conduite à l'hôpital Cochin.

Cette malheureuse, qui se nomme Marie Ollivier, est âgée de vingt-sept ans. Fille de cultivateurs aisés de la Bretagne, elle suivit à Paris un voyageur de commerce. Il y a huit mois, elle devint mère. Son amant l'avait abandonnée le mois dernier, la laissant sans ressources. Mourant de faim, menacée d'être expulsée de la chambre qu'elle occupait rue de Patay, la pauvre femme résolut de se tuer.

On pense pouvoir la sauver.

Le Figaro - 24 août 1897
Séparation Accident de pêche

Accident de pêche

Deux habitants de Paris, MM. Célestin Araudel, bijoutier, rue Tiquetonne, et JosephClerc, employé au Crédit lyonnais, s'étaient rendus, avant-hier, à Villeneuve-Saint-Georges pour se livrer aux douceurs de la pêche a la ligne. Ils se trouvaient dans un bachot, vers deux heures de l'après-midi, en face du hameau des Chalets, lorsqu'ils virent arriver dans leur direction le bateau parisien n° 32, faisant le trajet de Paris à Corbeil.

C'est en vain que les deux pêcheurs, peu expérimentés dans l'art de manœuvrer une embarcation, cherchèrent à éviter le bateau à vapeur. Leur barque fut coupée en deux et les deux hommes furent précipités dans la Seine.

Grâce au courageux dévouement de deux passagers du bateau parisien, MM. Raguin et Sandoz, M. Araudel put être sauvé. Son compagnon, Clerc, fut moins heureux et ce n'est qu'après trois heures de recherches qu'on a retrouvé son cadavre.

Une enquête a été aussitôt ouverte pour établir à qui incombe la responsabilité de ce déplorable accident.

Le Figaro — 31 août 1897
Séparation Porte Saint-Martin

Petit incident amusant et caractéristique, hier soir, à la Porte-Saint-Martin.
Quand, à la fin du premier acte. Roquebrune porte à Vérandias le coup de sabre qui le tue, un spectateur des galeries s'est écrié « C'est bien fait ! » et l'interruption répondait si bien au sentiment général que personne n'a bronché dans la salle.
Le tableau final du retour de l'île d'Elbe produit son grand effet accoutumé.

Fig. 8/01/97


Pastilles Poncelet
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