Menu haut
Nouvelles diverses
 Comme pour justifier les précautions

A travers Paris

Comme pour justifier les précautions que la Préfecture de police impose aux baraques foraines, un incendie s'est déclaré avant-hier soir, vers onze heures, à la fête des Invalides.

Un manège de « gondoles russes » était en train de marcher, quand tout à coup le feu a pris dans la toiture. On juge de l'épouvante des personnes présentes qui, tout entières encore au souvenir de l'incendie de la rue Jean-Goujon, se sont enfuies précipitamment. Les issues étant libres de tous les côtés, il n'y a heureusement eu aucun accident. Les employés du manège ont pu éteindre l'incendie au moyen d'extincteurs à acide carbonique dont ils étaient pourvus et la bâcha seule a brûlé.

Le feu paraît avoir été mis à cette bâche par des étincelles parties de la machine à vapeur qui actionne le mouvement des gondoles.


Un individu pénétrait hier, au moment de la messe, dans la chapelle des Sœurs de Marie Auxiliatrice, 25, rue de Maubeuge, et allait s'agenouiller à côté d'une des religieuses. II paraissait absorbé par la prière quand, tout à coup, il se leva brusquement et se mit à se déshabiller.

Les Sœurs, épouvantées, s'enfuirent de la chapelle. L'une d'elles, la Sœur Marie Claver, sortit du couvent et alla requérir un gardien de la paix. L'homme .fût arrêté, au moment où il était en train de faire tranquillement ses ablutions dans le bénitier.

Cet homme, qui est évidemment un monomane, a déclaré se nommer Jean Borgarino.»

C'est un Italien, marié et père de famille. II voulait, a-t-il dit, se purifier de ses péchés.

M. Bénézech, commissaire de police l’a envoyé au Dépôt.

Le Figaro - 1er juin 1897
Séparation Drame familial

Drame familial

Un sieur Louis Lemaire, âgé de vingt ans, demeurant avec son père, à la Courneuve, a frappé celui-ci d'un coup de couteau au bras à la suite d'une violente discussion. Il a ensuite tenté de mettre fin à ses jours en se portant trois coups de son arme dans la poitrine.
Les deux blessés sont soignés à domicile.

Le Figaro - 15 juin 1897

Séparation L'accident des Champs-Élysées.

L'accident des Champs-Élysées.

Encore un accident, qui a failli être mortel, causé par le fameux tramway des Champs-Élysées.

Vers midi, un tandem, monté par deux jeunes gens, descendait l'avenue à une allure un peu vive, lorsque le tramway de Montrouge déboucha de l'avenue de l'Alma.

Pour éviter le véhicule municipal, les tandémistes firent un crochet à gauche, mais ils se jetèrent dans une voiture qui remontait l'avenue.

Tous deux furent précipités sur le sol tandis que le cheval effrayé, se cambrait et leur labourait le visage avec ses sabots puis l’animal finit par s'abattre sur eux, les écrasant littéralement de tout son poids. On parvint à dégager les infortunés jeunes gens, MM. Émile B. et Georges B. et des agents les conduisirent dans une pharmacie de l'avenue d'Antin, où des-soins leur furent prodigués.

Les infortunés tandémistes étaient couverts de sang ; l'un d'eux avait le maxillaire inférieur brisé, et l'autre se plaignait de douleurs internes. Ils ont été reconduits en voilure à leur domicile»

Le Matin — 16 juin 1897
Séparation Les molaires de la veuve

Les molaires de la veuve.

Mme veuve Parent, rentière, demeurant aux Lilas, s'adressait, il y a trois mois, à un dentiste de Belleville et lui commandait un râtelier. Le dentiste prévint la dame Parent qu'il se voyait dans l'obligation de lui arracher les six dents qui lui restaient. L'extraction fut commencée mais, à la troisième dent, la cliente s'enfuit en déclarant qu'elle souffrait trop et qu'elle ne consentirait jamais à se laisser extirper ses trois dernières molaires.

Le dentiste lui confectionna quand même un râtelier, et, avant-hier, il lui envoyait sa note, s'élevant à la somme de 180 francs, soit 150 francs, prix du râtelier, et 10 francs par dent arrachée.

Mme Parent vérifia la note, puis retourna chez le dentiste et lui déclara qu'elle ne paierait jamais l'extraction des trois dents. La femme du dentiste, qui était présente, protesta. Mme Parent riposta. Bref, les deux femmes en vinrent aux mains, et la cliente récalcitrante reçut en plein visage un coup de poing qui brisa son râtelier. Tout le monde s'est rendu chez le commissaire de police du quartier, qui a renvoyé les parties devant la justice de paix, Mme Parent ayant déclaré qu'elle ne voulait plus régler la note, son dentier artificiel étant désormais hors de service.

Le Matin — 10 septembre 1897
SéparationLA FRANCE EN RUSSIE. Deux magnifiques voyages, l'un par voie de mer, l'autre par voie de terre, sont organisés pour visiter la Russie et assister aux fêtes de Saint-Pétersbourg. Le nombre des voyageurs étant limité, nous engageons vivement nos lecteurs à s'adresser de suite à la Société française des voyages Duchemin, 20, rue de Grammont, à Paris. Séparation Une rixe rue de la Huchette

Une rixe rue de la Huchette

Trois individus entraient bruyamment, l'avant-dernière nuit, dans le débit de vins de M. Cannes, rue de la Huchette, et demandèrent des consommations variées. Comme ils étaient ivres, le débitant refusa de les servir. Ce refus les exaspéra. Ils se mirent à injurier M. Cannes et les clients qui se trouvaient dans l'établissement. On voulut alors les expulser, mais ils s'emparèrent de verres et de bouteilles pleines et les lancèrent à la tête des consommateurs. Ceux-ci ripostèrent et une bataille s'engagea.

M. Cannes prit son revolver et, sur le seuil de la porte, tira deux coups en l'air. Des agents accoururent et arrêtèrent un des perturbateurs qui portait à la tête une grave blessure. C'est un nommé Pierre Didier, âgé de quarante et un ans, cordonnier. Ils le conduisirent à l'Hôtel-Dieu où il fut consigné à la disposition du Parquet.

Une jeune femme, Élisa Andrieux, qui avait été assez sérieusement atteinte à la tête et aux mains par des éclats de verre, a été également conduite à l'Hôtel-Dieu.

Le Figaro — 22 septembre 1897
Séparation Un meurtre aux fortifications

Un meurtre aux fortifications

Un nommé Jean Seguin, âgé de vingt-sept ans, jouissant de la réputation la plus détestable, habitant rue du Moulin-de-la-Pointe, poursuivait, en vain, de ses assiduités une jeune et jolie couturière, Mlle Berthe G. âgée de vingt-deux ans, demeurant rue des Cinq-Diamants.

Mais la couturière avait toujours repoussé ses avances.

Seguin avait juré que Berthe ne voulant pas être à lui ne serait à personne.

Avant-hier soir, à dix heures, il apprit que; la jeune fille devait se rendre à Gentilly chez une de ses tantes, malade. Il la guetta aux fortifications et tenta de se faire écouter. Berthe le repoussa et courut vers son oncle, M. T. qui, précisément, venait au-devant d'elle.

Alors Seguin fou de rage, convaincu que la jeune fille allait à un rendez-vous d'amour, tira un revolver de sa poche et le déchargea quatre fois sur la jeune fille, qui tomba, atteinte au cou et à la poitrine.

Des agents, attirés par les détonations, s'élancèrent à la poursuite du meurtrier, mais ne purent le rejoindre.

Berthe G. a été transportée dans un état désespéré à l'hôpital de Bicêtre.

Le Figaro – 23 septembre 1897
Séparation LE DÉPÔT DE SAINT ANTOINE DE PAD

LE DÉPÔT DE SAINT ANTOINE DE PADOUE

Une dame d'une soixantaine d'années, mise avec une simplicité de bon goût.se présentait, hier matin, devant le guichet du caissier de la succursale de la Banque de France, rue Monsigny.

— Monsieur, dit-elle au caissier, je viens réclamer six millions de francs déposés ici à mon nom par saint Antoine de Padoue. Veuillez, je vous prie, me compter cette somme en billets de mille francs, cela me sera plus facile pour l'emporter.

La pauvre femme a été conduite, sous un prétexte quelconque, chez M. Péchard, commissaire de police, qui l'a envoyée à l'infirmerie du Dépôt. Elle a dit se nommer Victorine Pierçon. Elle a eu, paraît-il, autrefois, une fortune importante qu’elle a perdue dans de malheureuses spéculations. Douée d'une foi ardente, elle avait tant prié le bienheureux saint de la faire rentrer en possession de son argent, a-t-elle dit au commissaire, qu'elle était persuadée que sa prière avait été exaucée.

Grande a été sa désillusion en apprenant le contraire.

Le Figaro - 22 août 1897
Séparation Qu'est-ce qu'un remède ?

Causerie du foyer - Vin Désiles


Qu'est-ce qu'un remède ?

Il est peu de remèdes spécifiques, c'est-à- dire capables de combattre les maladies dans leurs causes et dans leurs essences mêmes. En revanche, la médication symptomatique, qui s'attache aux conséquences morbides sans préjuger de leur causalité, la médication symptomatique, dis-je, reste actuellement très en honneur. Le Vin Désiles est l'un des types les plus exemplaires de cette médication qui favorise les éliminations de substances nuisibles et les réactions salutaires de l'organisme contre le génie morbide. C'est une sélection médicamenteuse établie d'après les principes scientifiques les plus rigoureux ce n'est pas une de ces compositions hybrides et empiriques dont l'action est parfois intense, mais ne se soutient point. Tonique de l'estomac et de l'intestin, stimulant du système nerveux et invigorateur du sang et des muscles, le Vin Désiles est un véritable «réservoir d'énergie », dont les effets ne s'accumulent jamais que pour le bon motif la régénération des déchéances, la stimulation des dépressions morbides.

Dr Sandreau.

Séparation Un élève du collège Rollin

Un élève du collège Rollin, Maurice R. âgé de quatorze ans, habitant chez ses parents boulevard Barbes, n'ayant obtenu aucune nomination à la distribution des prix, avait été vivement réprimandé par son père.
Ces reproches l'affectèrent profondément, et il dit à sa mère que, si on lui en adressait encore, il se tuerait. Mme R. promit d'intervenir auprès de son mari mais celui-ci, pendant le dîner, avant-hier soir, raconta que le fils d'un de ses amis avait remporté de nombreux prix et qu'il faisait la joie de ses parents.
Il n'avait pas achevé que Maurice saisissait sur la table un couteau à découper et s'en frappait dans la région du cœur. On s'empressa auprès du pauvre enfant et on courut chercher un médecin. Le docteur a déclaré que, s'il ne survenait pas de complications, la guérison ne se ferait pas attendre.

Le Figaro - 2 août 1897

Séparation CURIEUX CAS DE FOLIE

CURIEUX CAS DE FOLIE

Une femme, âgée d’environ cinquante ans, se présentait dans la matinée aux guichets de la Banque de France, rue Monsigny.

— Je viens, dit-elle, toucher six millions que m’a légués, il y a mille ans, saint Antoine de Padoue. Payez-moi capital et intérêts en billets de banque.

— Vous ne pouvez, madame, emporter seule un pareil fardeau, lui fut-il répondu. Un de nos employés va vous aider.

L’employé a conduit la pauvre folle au commissariat de police voisin, et elle a été envoyée å l’infirmerie du dépôt.

Cette malheureuse, qui se nomme Victorine Pierçon, a eu autrefois une assez grosse fortune qu’elle a perdue dans de mauvaises spéculations.

Le Gaulois — 22 août 1897
Séparation De Nancy

De Nancy

« Le concert donné en dehors de l'abonnement, hier dimanche, a été absolument remarquable. A noter comme exécution particulièrement admirable celle de l'ouverture du Vaisseau fantôme, dirigée par M. Guy Ropartz. La soliste du concert était Mme Roger-Miclos, ce qui est synonyme de parfaite maîtrise et de superbe tempérament artistique. Elle a enlevé avec une maestria peu commune le 4e concerto de Saint-Saëns. Son succès a été triomphal. Mme Roger-Miclos, du reste, est coutumière du fait. »

Jules Huret.
Le Figaro – 8 déc. 1897

Pastilles Poncelet
menu-bas