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Dans l'actualité des ...

 3 mars

Mardi
2 mars 1897

LE PRINCE DE GALLES A PARIS

Le Prince de Galles est arrivé hier soir à Paris à cinq heures quarante par le rapide de Boulogne. Il est descendu avec son aide de camp, sir E. Fortescue, et les personnes de sa suite, à l'hôtel Bristol, où les appartements que le Prince occupe habituellement lui avaient été réserves.

Le Prince avait quitté Londres par train spécial, hier matin, et avait fait la traversée de Folkestone à Boulogne sur le yacht Albert-Victor, spécialement aménagé pour lui.

Une réception brillante a été faite au Prince à Boulogne, où il est arrivé à une heure quarante, en compagnie du capitaine Boxer, de la Compagnie South-Eastern.de sir E. Fortescue, de sir W. Hafnerd, intendant des voyages, et de sa suite.

Il a été reçu par le sous-préfet, les officiers de la garnison, les membres de la chambre de commerce, le représentant du Souvenir français, les principaux fonctionnaires, les officiers de la douane, et M. Farmer, vice-consul d'Angleterre.

Le Prince est descendu au buffet maritime, où il a déjeuné.

Il est parti à deux heures vingt par le train de marée, dans lequel a pris place M. Grasset, inspecteur de la Compagnie du Nord.

Deux mille personnes ont acclamé le Prince de la gare maritime à la gare centrale; le Prince saluait la foule.

Les chars du carnaval et une musique se tenaient sur le parcours. Le God save the Queen a été exécuté à deux reprises différentes.

Le train, sur le désir du Prince, s'est arrêté au milieu du quai, où la femme d'un matelot lui a offert un bouquet au nom de l'Union commerciale.


Bulletin sanitaire.

Contrairement à l'affirmation d'un de nos confrères, Baboum et Ballon, les deux chimpanzés qui font sans cesse la joie des habitués du jardin des Plantes, sont complètement remis de la bronchite dont ils avaient été atteints il y a deux mois. Au lieu de viandes rôties et d'œufs à la coque, on leur donne maintenant des bananes, des olives, des arachides, le tout .arrosé de vingt décilitres de vin. Comme dessert ils ont une mangue.

Un jour sur trois ils sont à la diète.

Et quand on pense à ceux qui n'étant que des hommes…


Les « rigolos » persistent.

C'est par erreur qu'on a annoncé l'interdiction de !a vente des « rigolos », ces animaux en carton découpé qu'on fiche dans le dos des passants au moyen d'une griffe en acier.

Aucune mesure de ce genre n'a encore été prise par le préfet de police.


Un pot de fleurs sur la tête.

La jeune Germaine Thomas, âgée de dix ans, demeurant chez ses parents, 110, rue Oberkampf, a reçu sur la tête, hier, vers trois heures de l'après-midi, un pot de fleurs tombé d'une fenêtre du cinquième étage. La victime a été transportée mourante à l'hôpital Saint-Louis.


Jeudi, concert, de trois heures à six heures, dans la salle des Fêtes des grands magasins Dufayel. Séances du Cinématographe Lumière, scènes animées et parlantes, par M. Dartenay. Il sera offert, à toute personne assistant à une séance du Cinématographe, un étui de Suprêmes Pernot. Le même jour, exposition de mobiliers complets par milliers, prêts à être livrés et marqués à des prix défiant toute concurrence. Ce qui explique le succès toujours grandissant de la maison Dufayel, qui a quarante années d'existence, c'est que toutes ses marchandises sont de première qualité et d'un réel bon marché.


Vol bizarre.

Un vol des plus singuliers à été commis la nuit dernière au préjudice de M. Leroy loueur de voitures, rue Montmartre, a. Saint-Ouen.

Un individu, sans doute un .ancien palefrenier, s'est introduit dans les écuries du loueur et s'est mis en devoir de couper les crins de la queue et de l'encolure de 70 chevaux. C'est une perte considérable pour M. Leroy qui ne peut plus louer, ces chevaux sans queue ni crinière.

M. Beaurain commissaire de police, à qui plainte été déposée, fait activement rechercher l'auteur de ce vol étrange.

M. Petit, également loueur de voitures à Saint-Ouen, a été victime tout récemment d'une mésaventure identique.

 3 mars

Mercredi
3 mars 1897

Note turque.

CONSTANTINOPLE, 2, mars. D'un correspondant. La Porte a envoyé aux puissances une note leur demandant de faire tous leurs efforts pour forcer la Grèce à retirer de Crète ses troupes militaires et navales.

La Porte base cette demande sur l'engagement solennel pris par les puissances qui, au moment de signer le traité de Berlin, en 1856, ont promis de maintenir l'intégrité de l'empire ottoman.


LONDRES, 2 mars. Par fil spécial, L'ambassadeur de Turquie a eu, cet après-midi, une entrevue avec lord Salisbury.


LA SITUATION A CUBA

MADRID, 2 mars.- D'un correspondant. Le général Weyler, dans une lettre adressée de Santa-Clara au ministre de la guerre, déclare que, malgré les nouvelles pessimistes dont quelques journaux se sont faits l'écho, les rebelles continuent de reculer vers la partie orientale de l'île. Il ajoute que l'état sanitaire des troupes est, dans ce moment-ci, en sérieuse amélioration. Les malades soignés dans les hôpitaux ne dépassent pas 2,000, tandis qu'au commencement de décembre, ils s'élevaient à 10.000.


CONSEIL DES MINISTRES

Le conseil, réuni, hier matin, à l'Élysée, s'est occupé des questions qui vont venir en discussion devant les Chambres. M. Hanotaux a mis ses collègues au courant de la situation des événements d'Orient.

Le ministre de la guerre a fait signer un décret portant promotion au grade de général de division du général de brigade de Geoffre de Chabrignac, commandant l'artillerie du 4ème corps d'armée.


M. de Selves, préfet de la Seine, a quitté Paris pour quelques jours, se rendant dans le Tarn-et-Garonne.


M. Paul Bonnetain, qui fut pendant quelques mois directeur des affaires indigènes au Soudan, vient d'être chargé d'une mission au Laos.


Le bruit court, à Toulon, que le vice-amiral Gervais remplacera à la tête du 5e arrondissement maritime le vice-amiral Brown de Colstoun.


Il est question de profiter des vacances pour construire, à l'Élysée, une plus vaste salle des Fêtes, dont le récent bal .de la présidence a démontré l'insuffisance une fois déplus.

En ce cas, on utiliserait une partie de la cour des écuries pour prolonger la grande salle à manger presque jusqu'au faubourg Saint-Honoré.

D'autres légères modifications seraient apportées également à la serre et à la petite salle des Fêtes.


Le prince de Galles a été reçu, hier, à trois heures et demie, par le président de la République, qui lui a rendu sa visite à cinq heures, à l'hôtel Bristol.


M. Pierre de Coubertin vient d'être informé par le secrétariat général de la présidence que M. Félix Faure accepte la présidence d'honneur du congrès international des Jeux olympiques qui doit se tenir au Havre, cette année, du 23 juillet au 1er août.


Les apéritifs nuisibles et de mauvaise qualité amers, bitters, absinthe, vermouths, sont remplacés par le Quinquina Dubonnet.

 4 mars

Jeudi
4 mars 1897

Le prince Danilo de Monténégro, venant de Baden-Baden, est parti hier soir de Paris pour Cettigne.


MM. Léon Bonnat et Aimé Morol ont remporté, à l'Exposition internationale des Beaux-Arts de Florence, l'un, le premier prix, médaille d'or de l'Académie des beaux-arts, le second, une autre distinction de premier ordre.


L'ambassadeur d'Angleterre et lady Monson ont donné, hier matin, à l'hôtel du faubourg Saint-Honoré, un déjeuner intime en l'honneur du prince de Galles.

M. Hanotaux, ministre des affaires étrangères, et les attachés de l'ambassade étaient exclusivement parmi les invités.


Le dîner que M. Georges Coçhery, ministre des finances, offre mardi prochain aux ambassadeurs et aux membres du cabinet sera suivi d'une soirée avec concert, comédie et ballet.

A cette réception sont conviés les membres du Parlement et leurs familles.

Les autres personnes seront reçues sur Invitations.


Les pétroleurs de Noisy-le-Sec.

Depuis avant-hier soir, Bondy et Noisy-le-Sec ont, moins que jamais, le droit de s'appeler cités-lumières.

Fatiguées de lutter contre les exigences d'une Compagnie qui s'obstinait à vouloir leur faire payer le gaz trente-cinq centimes le mètre cube, les commerçants de ces deux localités, constitués en syndicat, ont fait l'acquisition d'un wagon entier de lampes, de plusieurs tonnes de pétrole et fermé impitoyablement tous les becs de leurs boutiques respectives.

Ils espèrent, de cette façon, fermer celui de la Compagnie.


LES SIGNAUX DANS LES RUES

De la Lanterne:

On parle déjà de supprimer les petits bâtons blancs des agents et de les remplacer par des signaux pareils à ceux qui, dans les grandes gares, montrent, de loin, si une voie est libre ou occupée.

Ces signaux ont été déjà essayés à Londres, où l'on a érigé sur quelques carrefours de hauts mâts qui sont reliés par un fil électrique à un poste de surveillance spécial.

En pressant sur un bouton, le surveillant peut faire surgir en haut du mât le signal Stopp! (Arrêtez!) écrit en grosses lettres, et alors les cochers, dans les rues aboutissantes, n'ont qu'a regarder de loin ce signal pour voir s ils peuvent continuer leur course ou s'ils doivent ralentir la marche de leurs chevaux.

Naturellement, le soir, le signal se détache en-lettres transparentes sur l'horizon.


LES PIGEONS VOYAGEURS

Dans la Seine — Les entraînés et les non entraînés.

Le Bulletin municipal a publié, il y a quelques temps, l'avis relatif aux prescriptions de la loi du 22 juillet 1896 sur l'installation des pigeonniers.

A ce sujet, il .n'est pas sans intérêt de connaître le nombre de pigeons voyageurs existant à Paris et dans les communes des arrondissements de Saint-Denis et de Sceaux.

Conformément au décret du 15 septembre qui prescrit chaque année le recensement des pigeons voyageurs, ce recensement a été opéré en janvier 1896. Le résultat de cette opération vient d'être publié.

A Paris, il y a 16,364 pigeons-voyageurs se décomposant en 8,778 pigeons non entraînés et 7,586 pigeons entrainés et se répartissant entre 828 propriétaires.

Dans l'arrondissement de Saint-Denis, il y a 9,071 pigeons voyageurs 4,854 non entraînés et 4,217 entraînés, se répartissant entre 495 propriétaires.

Dans l'arrondissement de Sceaux, 369 propriétaires possèdent 4,800 pigeons dont 3,033 non entraînés et 1,677 entraînés.

Le département de la Seine possède donc 30,235 pigeons voyageurs, dont 16,665 non entraînés et 13,570 entraînés, appartenant à 1,692 propriétaires. Rappelons que la loi du 22 juillet 1896 substitue à la déclaration pure et simple, exigée sous l'ancienne législation, l'obligation pour toute personne voulant avoir un colombier, d'en obtenir préalablement l'autorisation du préfet, et pour toute personne qui reçoit un pigeon voyageur l'obligation d'en faire la déclaration à la mairie.


Comment échapper à la congestion pulmonaire et aux pneumonies infectieuses, auxquelles nous livre la malencontreuse influenza ?

En fortifiant à la fois le cœur et les poumons, en facilitant la circulation et la nutrition, répondent les docteurs les plus estimés.

C'est pourquoi le Vin Bravais à la kola, coca, guarana et cacao, est actuellement considéré comme le remède sauveur combien de -malades lui doivent leur résurrection !


Les personnes qui vont à la Comédie-Française pour voir la pièce en vogue savent trouver au célèbre restaurant du Bœuf à la mode, rue de Valois, pour ces dîners délicats servis avant le spectacle, les traditions de haute cuisine qui ont consacré la solide réputation de cette vieille et bonne maison située à deux pas de ce théâtre.


Pastilles Poncelet

N°5 ― Le feuilleton du journal

 Celui-ci ne prévoyait pas alors

Celui-ci ne prévoyait pas alors qu'il pourrait avoir des ambitions politiques. Il vendait des grains, comme avait fait son père, et courait les fermes du département, pour profiter des moments de gêne pendant lesquels il savait que les cultivateurs seraient obligés de vendre au-dessous du cours. Il gagnait de l'argent, à ce métier, mais il ne gagnait pas d'estime. On l'appelait volontiers « mangeur d'hommes ». Il n'en avait cure, car déjà, dans sa jeunesse, il était peu sensible au qu'en-dira-t-on et ne s'occupait que de lui-même. C'était un gars de trente ans, sec, petit, au regard jaune, à la mâchoire féroce. Comme on dit dans le peuple : il marquait mal. Mais il était en route pour la fortune. Un beau jour il songea que si le commerce des grains présentait de beaux avantages, le commerce de l'argent en présentait de bien plus sérieux, et au lieu d'acheter les récoltes engrangées, il se mit à prêter sur les récoltes sur pied. Le résultat ne se fit pas attendre. Ses capitaux, qui jusque-là lui avaient rapporté dix pour cent, commencèrent à lui rapporter vingt. Il s'établit à Beaumont, fonda la maison de banque Lefrançois, qui maintenant fonctionne sous la raison sociale Bertrand-Féron et Cie, et contribua, dans la plus large proportion, à la ruine de l'agriculture dans le département de l'Oise. On cherche le moyen de faire cesser la crise agricole, et on s'occupe de voter des tarifs prohibitifs, qui étouffent le pays tout entier dans les liens d'une protection qui supprime tout commerce avec l'étranger. C'est de la folie ! Il n'y a qu'un seul procédé pour redonner du courage aux cutivateurs, c'est de les mettre à même de se passer des marchands de bestiaux, qui les volent, et des banquiers, qui les grugent. Et pour cela il n'y a qu'à créer des banques régionales de prêts à l'agriculture...

— Mon cher Richard, j'admire votre compétence, dit Mgr Espérandieu en riant, et je suis tout saisi de votre ardeur...

— Ah ! Monseigneur, c'est que tous mes parents sont grands propriétaires, et que, depuis que j'ai l'âge de comprendre ce qu'on dit autour de moi, j'entends discuter la question, et je l'ai vu résoudre par l'initiative privée... Mon oncle de Préfont a sauvé son domaine de l'Eure, en aidant ses fermiers au lieu de les étrangler, quand ils ont été atteints par la crise... Ce qu'il a fait, par affection pour ces braves gens, l'État devrait le faire dans l'intérêt national. Si, dans les moments difficiles, les cultivateurs trouvaient de l'argent à trois pour cent, et à long terme, au lieu d'être obligés de vendre leurs denrées, ou d'emprunter à douze et quinze, la prospérité renaîtrait dans les campagnes et aussi la confiance... Mais nous voilà bien loin de Lefrançois, quoique nous soyons au cœur de ses affaires. Ce coquin faisait l'inverse de ce que je recommande, et au lieu d'abaiser le taux de l'intérêt, à mesure que les difficultés devenaient plus grandes pour ses clients, il l'augmentait sous prétexte que l'argent était rare. Il s'engraissait ainsi de toutes les ruines, s'arrondissait de toutes les ventes et se choisissait, pour lui, les plus belles et les plus productives terres de la contrée. C'est ainsi qu'il est arrivé à posséder le domaine de Fresqueville près de Favières, et qu'il est devenu un des importants propriétaires fonciers de l'Oise. Il avait la quarantaine lorsqu'il vint s'installer à Beaumont. Depuis deux ans Paul Daniel, agrégé et docteur, était professeur au lycée de notre ville. Il avait fait revenir sa mère pour lui tenir son ménage, et sa vie, toute de travail, eût été la plus heureuse du monde, s'il n'avait rencontré Mlle Florence Guépin. C'était assurément la plus jolie fille qu'on pût admirer à dix lieues à la ronde et Votre Grandeur n'ignore pas que notre département est renommé pour la beauté de ses femmes...

— Richard, interrompit l'évêque, je vous trouve un peu risqué dans vos commentaires...

— Monseigneur, il ne peut y avoir rien de scandaleux dans une appréciation historique. Il est notoire que le territoire des anciens Bellovaques offre de purs types de la race gauloise étonnamment conservés à travers les âges, comme la Bretagne montre des spécimens kimris très accentués. Cette Florence était la plus délicieuse blonde aux yeux noirs qu'il fût possible de voir. Et la belle Mme Lefrançois ne donne qu'une idée effacée de ce que fut la ravissante Mlle Guépin. C'était la rose en bouton...

— Là ! là ! calmez-vous, ne chantez pas le Cantique des cantiques !

— Moi, je ne l'ai pas connue. Monseigneur. J'étais trop jeune. Mme Lefrançois est mon aînée. Mais mes oncles en parlent encore avec un enthousiasme si vibrant qu'il fallait vraiment que la rose de Beaumont, ainsi qu'on appelait Florence, fût une personne extraordinaire.

Le vieux Guépin, son père, était menuisier, au coin de la place de la Cathédrale. La boutique existe encore, c'est son premier ouvrier qui a pris la suite des affaires, quand Lefrançois, humilié de voir le nom de son beau-père sur une enseigne, et le beau-père lui-même en bras de chemise, rabotant au milieu des copeaux, emmena le bonhomme à Orcimont, une autre de ses propriétés, pour lui donner la surveillance de ses ouvriers. Mme Daniel habitait la même maison que le menuisier. Elle y occupait, au second étage, quatre pièces donnant sur la place, et l’escalier, qui conduisait à son appartement passait devant l'atelier du père Guépin. L'odeur du sapin travaillé montait jusque chez elle, et c'était une de ses inquiétudes de penser qu'une allumette, jetée par un apprenti négligent sous son établi, ferait de la maison un brasier avant qu'on eût le temps de ramasser ses affaires pour s'enfuir. Forcément, Paul, en descendant, voyait ce qui se passait dans l'atelier. Il écoutait avec amusement le grincement des varlopes et le ronflement de la scie mécanique. Un jour, il s'arrêta pour regarder; il venait d'apercevoir Mlle Florence, sortie de pension le jour même et installée chez son père. Le brave Guépin lui cria : « Entrez donc, monsieur le professeur, nous avons une habitante nouvelle à vous faire connaître. C'est ma fille, une personne savante et qui sera en état de vous répondre. » Paul franchit la porte du magasin, il marcha sur un moelleux tapis de sciure de bois, s'avançant ébloui, vers cette adorable jeune fille qui lui souriait illuminée par le jour cru qui passait à travers le vitrage, nimbée par les poussières blondes qui voltigeaient dans l'air doré, si rose, si fine et si potelée, qu'il en resta, comme dit le bon Rabelais, déchaussé de toute sa cervelle... Ce que fut cette première entrevue, nul n'eût pu le dire, pas plus Paul Daniel, qui ne reprit ses sens qu'en se retrouvant sur le pavé municipal, que Florence Guépin qui n'avait vu dans l'apparition du jeune homme qu'un incident très banal, un voisin qui circulait dans un couloir et qu'on appelait pour le lui présenter.

GEORGES OHNET
A suivre...
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