Menu haut

Dans les journaux

Le Gaulois


 La tour

La tour.

Il résulte d'une communication faite, l'autre jour, à l'Académie des sciences, par le colonel Bassot, que la tour Eiffel fléchit.

La dilatation est seule coupable, ainsi que nous l'a expliqué hier M. le colonel Bassot lui-même. Par suite de la dilatation des différentes pièces de cette énorme masse métallique, nous a dit l'aimable savant, la tour subit, du lever du soleil à la nuit, un mouvement de torsion qui se traduit par une courbe de dix centimètres. » Ce mouvement se répète, en sens inverse, pendant la nuit, c'est-à-dire quand la température se refroidit. De telle sorte que le paratonnerre, qui est le sommet idéal de la tour, est continuellement en mouvement.

» J'ai pu établir ce résultat après de longues et patientes observations, qui étaient rigoureusement contrôlées. » °

II parait que ce léger mouvement perpétuel n'empêche pas la tour Eiffel d'être aussi stable ï que jamais. Après tout, c'est sa respiration à elle !

Le Gaulois — 6 décembre 1897
 LE 1er MAI

LE 1er MAI

La journée a été plus que calme hier et le 1er mai a passé parfaitement inaperçu.

Dans l'après-midi, deux réunions à signaler seulement et encore ont-elles été tranquilles. Décidément les bonnes traditions s'en vont.

Les dépêches de nos correspondants ne nous signalent en province aucun incident digne d'être enregistré, ainsi d'ailleurs qu'on s'en rendra compte.

Nantes. — La journée du 1er mai n'offre pas le moindre incident qui la distingue des autres.

Lille. — La fête du 1er mai est à peine remarquée ici. Le travail ne chôme nulle part.

Les délégués du parti ouvrier se sont rendus sans incident de la Maison du peuple à l'Hôtel de Ville où des vins d'honneur leur ont été offerts.

Il ne s'est produit aucun incident.

Ce soir, différents concerts sont organisés sur divers points des quartiers ouvriers et une soirée aura lieu à la Maison du Peuple.

Limoges. — Le calme est absolu.

Saint-Etienne. — La journée est absolument calme. Pas de chômage et pas de manifestation.

Ce soir a lieu uae conférence de M. Charpentier, député.

Montceau-les-Mines. - Le calme est complet. Les ouvriers mineurs et autres travaillent comme d'habitude.

On ne prévoit aucun incident pour ce soir.

Bordeaux. — Le chômage est nul et aucune manifestation n'a eu lieu dans la matinée.

Une délégation de la Bourse du travail indépendante a été reçue, comme les années précédentes, à l'Hôtel de Ville ; elle a exposé les revendications du parti ouvrier.

Decazeville.— Le calme est absolu dans tout le bassin. Tous les ouvriers travaillent, et aucun service d'ordre n'a été organisé.

La Grand'Combe. — La matinée a été calme ; toutes les mesures d'ordre ont été prises.

Des dragons et des gendarmes se trouvent à la Levade.

Une délégation de vingt personnes, ayant à sa tête MM. Rouquette, président, et Lamendin, député, a été reçue à la mairie.

Le sous préfet d'Alais est sur les lieux ; l'entrevue a duré une demi-heure.

Marseille. — La journée du 1er mai s'est passée sans incident. Deux meetings ont eu lieu à la Bourse du travail.

MM. Carnaud, Antide Boyer, députés ; le docteur Flaissières,, maire; plusieurs adjoints et conseillers municipaux y assistaient.

Carmaux. — La journée a été absolument calme jusqu'à six heures, moment où M. Jaurès, attendu à la gare, est arrivé en voiture.

Le maire de Carmaux, M. Calmettes, voyant une grande pancarte rouge avec l'inscription :

«JAURÈS
 Misère »

tendue au travers de la rue et en face de la fenêtre du Cercle progressiste a abordé le commandant de gendarmerie, pour exiger l’enlèvement de cette pancarte.

Une vive discussion s'est engagée à la suite de laquelle le commandant de la gendarmerie a fait arrêter le maire, sous l'inculpation d'outrages.

M. Calmettes a été conduit à la gendarmerie et maintenu en état d'arrestation.

Le préfet est arrivé dans la soirée.

A l'étranger, et principalement dans les grandes capitales : Londres, Vienne, Bruxelles, la féte du 1er mai a été célébrée par les ouvriers-, sans néanmoins que la tranquillité soit troublée.

Gil Blas - 2 mai 1897
Séparation bal de l'Élysée -Fig 27/02/97

Diplomatie

Un petit écho assez curieux du dernier bal de l'Élysée
A la grande surprise de la brillante assistance, mais surtout du corps diplomatique, qui ne perd jamais aucun détail de l'étiquette, on a vu l'ambassadeur de Turquie sans le fez national dont on ne doit jamais se séparer, surtout dans les cérémonies officielles.
Munir-bey, en vrai Parisien qu'il est d'ailleurs, se promenait dans les salons nu-tête et portait sous le bras un claque tout neuf, du meilleur faiseur.
Les commentaires, comme on pense, allaient leur train. Il n'en faut pas tant, dans les circonstances actuelles, pour agiter l'Europe. A quoi fallait-il attribuer cette importante modification ? Était-ce pour bien prouver aux puissances que la Turquie était toute prête à entrer dans
la voie des réformes ? Les ambassadeurs, à tout hasard, se sont empressés de télégraphier à leurs gouvernements.

Le Figaro - 27 février 1897

Séparation LE NOUVEAU LABORATOIRE DE BACTERIOLOGIE - FIGARO 7/01/97

A travers Paris


Le nouveau laboratoire de bactériologie


Conversation avec le docteur Bordas.

Nous descendons dans les sous-sols du laboratoire municipal. Une enfilade de grandes pièces carrées, aux murs nus, sans air et médiocrement éclairées, d'où s'exhale l'odeur acre et forte des acides et des essences. De-ci, de-là, des alambics, des cornues, des éprouvettes, des flacons, des mortiers, des pilons, des appareils à gaz où chauffent les produits destinés à l'analyse. Sur une table, le missel adressé naguère à M. Constans, encore empli de grainelure de plomb; par terre, des bouteilles, des boîtes cylindriques, des caisses tout ce que les progrès modernes de la fraude ont inventé de sophistifications et tout ce que le génie inventif des malfaiteurs a révélé de plus meurtrier comme engins et comme explosifs. Plus loin, tout au fond, deux salles plus étroites où fonctionnent tous les appareils nouveaux pour les examens physiologiques et micrographiques, et.pour Tétude des bacilles que recèlent l'eau, le lait et tous les produits élémentaires qui font l'objet du commerce et de l'industrie de la capitale. Voici, nous dit le docteur Bordas, le collaborateur de M. Girard, les deux pièces affectées à notre nouveau laboratoire de bactériologie. Ce n'a pas été sans peine que nous sommes parvenus à obtenir cette installation dont l'urgence était indiquée depuis, longtemps par la persistance de certaines épidémies contagieuses à Paris. L'Institut Pasteur rend de signalés services. Les laboratoires de l'Académie dé médecine luttent vigoureusement contre les fléaux modernes ; il n'y avait que l'administration de la Préfecture de police qui fût dépourvue, jusqu'à ces derniers temps, des moyens d'apporter à la science un concours sérieux et efficace. Il y a sept ou huit ans que M. Girard a demandé l'organisation d'un service de bactériologie. Le préfet de police intervint, mais sans succès, auprès du Conseil général qui opposa toujours des motifs d'ajournement basés sur l'insuffisance des ressources budgétaires. Aujourd'hui qu'il nous a été possible de prélever les fonds afférents à cette installation sur nos propres crédits, nous avons la certitude de pouvoir faire œuvre utile et féconde au profit de la santé publique. Ainsi, il n'y a pas que la mauvaise eau, et notamment l'eau de la Seine débitée à Paris, qui détermine des cas fréquents de fièvre typhoïde.

» Les falsifications que des industriels peu scrupuleux font subir au lait ont engendré un grand nombre d'affections pernicieuses et de maladies graves qui déciment la population avec la virulence du choléra. Que faire en cette occurrence ? Opérer des prélèvements ? C'est fort bien, mais cela ne suffit pas. Je suppose que dans une étable une vache soit atteinte de tuberculose. Il est possible que le propriétaire l'ignore puisque, constatation stupéfiante, il y a deux ou trois ans, une vache primée au concours, comme la plus belle et de viande la plus saine, fut, au moment où elle a été abattue, reconnue atteinte de tuberculose. Eh bien quelle est l'habitude de certains laitiers? Au fur et à mesure que s'opère la traite, ils mélangent le lait, et quand le débit se fait dans les dépôts, il suffit du liquide provenant d'une vache contaminée pour que l'ensemble du lait possède le germe de la tuberculose.

» Evidemment il existe un moyen de lutter contre ce mal épidémique susceptible de communiquer le terrible ferment aux enfants allaités au biberon et qui, en ce cas, sont voués à une consomption rapide. Ce remède, la tuberculine, est un réactif excellent qui prémunit les vaches contre la tuberculose, mais, par contre, cela détruit celles qui en sont atteintes.

» Beaucoup de propriétaires soucieux de la santé de leurs animaux l'ont adopté, mais, en l'absence de toute prescription légale enjoignant aux nourrisseurs de prendre ces mesures prophylactiques, le laboratoire municipal a dû avoir recours à d'autres moyens.

» Voici comment nous opérons: » Au cours de leur tournée, les chimistes du laboratoire font dans les étables de Paris et de la banlieue, des prélèvements d'échantillons sur des vaches de races différentes.Est-il dans le nombre des animaux corrompus ? Nous allons le savoir. Dans la pièce voisine oui, dans le petit espace qui nous est réservé

nous avons cent à cent cinquante cobayes qui sont les victimes désignées pour ce genre. d'expériences. Nous employons,de préférence aux lapins, ces animaux qui sont de petit volume, légers, commodément transportables et de contamination facile.Chaque échantillon,muni d'une étiquette spéciale, correspond à un cochon d'Inde à qui on inocule un centimètre cube de laH provenant du susdit échantillon. Il s'écoule peu de jours avant que nous ne soyons fixés sur les qualités hygiéniques du lait. Si ce dernier provient d'un animal malade, le cobaye éprouve tout d'abord des tremblements nerveux auxquels succède un état profond d'abattement. L'animal s'assoupit fréquemment, mange à peine, puis dépérit au bout de quelques semaines, six tout au plus, la mort a accompli son œuvre. Il ne nous reste plus qu'à faire pratiquer l'examen physiologique du corps, à extraire la pulpe de la rate qui est broyée et dont de petites parcelles sont ensemencées dans des tubes garnis de gélatine. Voici d'ailleurs notre dernière colonie de microbes, » nous dit M. Bordas, en nous mettant l'appareil sous les yeux.

Nous apercevons, en effet, un certain nombre de bacilles, les bacilles de Koch, légèrement teintés de rouge. Il va sans dire que, quand le Laboratoire municipal a pu ainsi établir la corruption de l'animal, sa mise à mort ne tarde pas. Grâce à ces mesures de précaution, l'administration a pu prévenir des cas de contagion des plus désastreux pour la santé publique. Comme on voit, ce laboratoire de bactériologie, malgré l'exiguïté et l'incpaamodité de ses salles, où l'on étouffe en été et où, malgré la chaleur des calorifères, on gèlera en hiver, est susceptible de lutter victorieusement contre l'envahissement croissant des affections épidémiques. L'étude et le contrôle approfondis de l'eau, du lait et de tant de produits alimentaires dont on ignore trop souvent les facultés nocives, apporteront donc à la science un nouveau contingent de concours contre des fléaux avec lesquels elle a entamé une lutte honorable et sans merci.

Jean de Malonne.
Le Figaro - 7 janvier 1897
Séparation LA MÉDECINE NOUVELLE

LA MÉDECINE NOUVELLE

Les admirables travaux du Dr E. Dumas, directeur de la Médecine nouvelle, sont désormais à l'ordre du jour de la science ; on peut affirmer qu'à l'aide de ses deux nouveaux et puissants appareils, le Carburateur et l'Electrolyse mixte, il n'est plus un cas de phtisie qui puisse résister huit jours. Il n'est pas non plus de tumeur fibreuse qu'on doive opérer. Les soins quotidiens peuvent s'exercer sans gêne ni douleur et, même dans les cas les plus douloureux, le soulagement est instantané.
Il est désormais certain que le savant maître de la méthode vitaliste est sur le point de faire triompher la médecine sans médicaments. L'hôtel de la Médecine nouvelle, 19, rue de Lisbonne, est le rendez-vous de toutes les personnes qui souffrent d'affections chroniques que nulle autre méthode n'a pu soulager.
On traite même par correspondance.

Le Figaro – 15 janvier 1897
Séparation La gourde idéale - Thermos

La gourde idéale

Sous le nom de Bouteille Thermos, on vient vraiment d’inventer la « gourde idéale », c’est-à-dire qui conserve au chaud les liquides qu’on y verse chauds, glacés ceux qui y sont enfermés glacés.
Médecins, soldats, chasseurs, touristes, useront de cette gourde qui sert toujours, en même temps, pleine et vide.
C’est une bouteille comprenant deux enveloppes de verre entre lesquelles on a fait le vide parfait. en argentant intérieurement Les enveloppes pour éviter la radiation,
Le problème de la conservation du lait bouillant, le seul qui ne soit pas dangereux pour les jeunes enfants, se trouve ainsi résolu.
Les personnes souffrantes obligées de prendre à intervalle régulier une potion chaude n’auront plus besoin de la veilleuse traditionnelle. Celles auxquelles les boissons glacées sont recommandées en feront également usage.
En rentrant du théâtre, chacun pourra trouver chez soi un chocolat, un thé ou un café chaud ou bien 1/2 litre d’eau bouillante.

Je Sais Tout - 1905

Séparation

Liebig

Séparation

czar

Séparation

malles

Séparation

vin aroud

Séparation La suractivité psychique - Vin Bravais - 1897

La suractivité psychique est mère de l'irritation nerveuse et de l'hypocondrie. Elle trouble le jeu du cœur et celui de l'estomac et ne tarde guère à détraquer l'ensemble de l'économie. A tous les sujets soucieux de garder leur équilibre cérébral et de restaurer leur nutrition, la médecine moderne conseille l'usage régulier du réparateur physique et intellectuel par excellence : le VIN BRAVAIS.

Séparation

Cycles Forward

Séparation

Moustaches Rateau

Séparation

Graphophone

Séparation

Liebig

Séparation

Liebig

Séparation

Cycles Forward

Séparation

Cycles Forward

Séparation

Cycles Forward

Séparation L’ART HERNIAIRE

UN ADMIRABLE PERFECTIONNEMENT DANS L’ART HERNIAIRE

Une véritable révolution a été accomplie dans l’art herniaire par le médecin spécialiste L. Barrière, qui, en remplaçant le ressort par des liens élastiques, a permis de contenir désormais toutes les hernies sans aucune gêne. Tous les sports, tous les travaux sont rendus faciles à ceux qui, jusque-là, étaient véritablement infirmes. On peut essayer gratuitement les appareils ou demander une brochure gratis 3, boulevard du Palais, Paris.

Séparation

Cycles Forward

Séparation

Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



menu-bas