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Dans les journaux

Le Gaulois


 A travers Paris

A travers Paris...


Un petit événement parisien

Le Tramway–par un grand T -le seul, l'unique, le grand, le tramway chic et mondain, le « Salon », comme l'a surnommé un de ses plus spirituels habitués, le tramway la Muette – Rue Taitbout — et de quel autre voudriez-vous que ce soit ? — vient de subir la douloureuse opération de l'amputation ou plutôt du dédoublement. Une partie de ses voitures dont le nombre par parenthèse vient d'être augmenté, à cette occasion passe depuis hier par l'avenue Victor Hugo, l'autre continuant son parcours ordinaire le long de l'avenue Kléber. Great event pour les habitants chaque jour plus nombreux du quartier de l'Etoile.

Très différentes selon les heures, mais toujours fort élégantes les « chambrées » du tramway de la rue Taibout !

Le matin, jeunes filles se rendant aux cours, en compagnie de leurs institutrices elles se connaissent presque toutes, se donnent rendez-vous aux mêmes heures et ce-sont de gais babils, des confidences à l'oreille, de petits papotages mondains, échos du bal blanc ou du grand dîner d'hier, le tout ponctué de grands rires clairs juvéniles.

L'après-midi, assistance moins intime et plus mélangée pourtant pas mal de jeunes femmes en tournée de visites, ou se ruant à l'assaut des grands magasins. Le soir enfin, vers sept heures surtout — l'heure fatale où les places se font rares et valent leur pesant d'or six sous ! — rentrée des messieurs du Paris des araires, de la Bourse, de la presse. Conversations graves sur la politique, les cours, le marché, la situation commerciale.

Un vrai kaléidoscope, le tramway de la rue Taitbout.

Le Gaulois - 7 janvier 1897
 LA VILLA DES CHIFFONNIERS

LA VILLA DES CHIFFONNIERS

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre la Villa des chiffonniers.

M. Enfert est cet employé supérieur d'une importante administration, qui, prenant plaisir à se promener le dimanche sur les fortifications, fut pris de pitié à la vue des innombrables gamins assiégeant les Wallaces.

Il se dit que l'eau pure n'était pas très substantielle; il acheta une fontaine de marchand de coco et, l'accrochant sur ses plus vieux habits, leur distribua gratuitement la boisson jaune.

Une fois sur le chemin de la charité, on ne s'arrête jamais. L'hiver, il mit une marmite sur une brouette et porta aux petits du bouillon.

Les étudiants du Cercle catholique apprirent cela, s'émerveillèrent, organisèrent des représentations, réunirent des dames patronnesses. Avec les fonds qu'ils lui confièrent, il créa la Mie de Pain, puis le patronage Saint-Joseph, Cela ne pouvait lui suffire.

Il y a, au fond du treizième arrondissement, un quartier où on n'a jamais vu un fiacre le quartier des Malmaisons, habité par des chiffonniers, des vanniers et des marchands de mouron. Il n'a même pas d'église. Le temple le plus proche est à 1,500 mètres de là. Les parents ne pouvant y conduire leurs enfants toute une armée les laissent le dimanche vaguer dans les terrains déserts. Cela a empêché de dormir le bon M. Enfert.

Il a acheté, Dieu sait comment, rue Gandon, 25, un terrain où il a mis une roulote, la voiture célèbre dans le quartier-par laquelle il a jadis remplacé sa brouette et qui a servi de berceau au patronage Saint-Joseph. En cette roulote entraient par fournées les enfants de 6 à 13 ans il leur faisait de petites conférences pendant que les autres jouaient dans le terrain. Mais la roulotte n'a pas tardé à être trop petite.

M. Enfert, devenu ambitieux, a fait construire un hangar fermé où on pourra s'abriter les jours de pluie.

Ce hangar est un premier succès. Voulant le voir se développer, le Vincent-de-Paul moderne a invité hier l'abbé Miramont, curé de Sainte-Anne, à tenir le terrain où s'élève ce premier pavillon de la Villa des chiffonniers.

La cérémonie a été particulièrement touchante. Tous les pauvres de là-bas, avec leur innombrable marmaille s'étaient donné rendez-vous autour du hangar. M. Miramont, n'ayant pas apporté de goupillon, ne pouvait faire trois quarts de lieue pour aller en chercher un. Il prit une branche d'arbre, la trempa dans l'eau bénite et fit d'abord tout le tour du vaste terrain, disant à haute voix Mes enfants, cette terre est à vous, je la bénis au nom de Dieu. Venez y jouer et soyez sages Plus vous le serez, plus tôt le, ciel permettra que la planche devienne brique, que le hangar devienne villa. En attendant, ce terrain vous offrira une belle cour de récréation. Dieu veut que les enfants s'amusent, surtout quand ils ont bien travaillé et qu'ils sont contents d'eux.

 

Alors, quand tout le terrain et le hangar furent bénits, il se passa une chose assez étrange.

On s'élança vers l'abbé Miramont. On lui demanda la branche qui lui avait servi de goupillon et qu'il dut partager entre tous les assistants.

Le soir même, quatre-vingts enfants de six à treize ans étaient inscrits au patronage. Ce sont les premiers qui profiteront des appareils de gymnastique que ce bon M. Enfert se promet d'acheter avec ses premières économies.

Heureusement pour lui, il n'y a pas que des enfants qui se soient fait inscrire. Immédiatement, de nombreux étudiants, suivant l'exemple de M. Raoul de Guntz, le collaborateur ordinaire de M. Enfert, ont promis leur concours. C'est eux qui seront, en leurs heures de repos, les professeurs, les conseillers de ces enfants, en même temps qu'ils essayeront d'alimenter, d'agrandir, de faire prospérer ce gentil patronage.

En vérité, les riches personnes qui s'ennuient et qui ont de l'argent de trop feraient bien d'aller, un de ces dimanches, à la Villa des Chiffonniers, 25, rue Gandon.

Elles ne s'y ennuieront pas. M. Enfert est un homme étonnant. Gageons que, déjà, ses nouveaux enfants sont en train de répéter un drame historique qu'ils joueront en des costumes splendides faits par leurs parents des chiffonniers experts, d'un goût indiscutable.

Charles Chincholle.
Le Figaro — 23 novembre 1897
Séparation Le record de la bâtisse Fig 4 janv 97

Le record de la bâtisse.

A peine percée, la rue Réaumur est livrée aux maçons, et voici qu'à l'angle de la nouvelle voie et de la rue Saint-Denis se dresse aujourd'hui un hangar gigantesque dont le faite dépasse de plusieurs mètres tous les immeubles du quartier. Une foule de curieux stationnait hier devant la monumentale charpente qui ne mesure pas moins de 31 mètres de hauteur, 61 mètres de façade et 20 mètres de profondeur. On y pourrait loger une cathédrale et c'est tout simplement, nous a dit l'un des contremaitres des chantiers, pour permettre aux ouvriers de construire vite et à l'abri un vaste immeuble à six étages qu'on vient d'élever ce «parapluie» aux immenses baies vitrées, qui enveloppera en même temps matériaux, véhicules,. machines et travailleurs. A l'intérieur circule sur rails un échafaudage roulant de 22 mètres, monté sur un pont à-5 mètres au-dessus du sous-sol, d'où sortent déjà les fondations. Il faut que l'immeuble à six étages soit habitable dans trois mois environ, et, pour réaliser ce: tour de force, jour. Et nuit, éclairés par trente lampes à arc et plusieurs centaines d'ampoules électriques, deux cents maçons et huit cents à mille charpentiers, menuisiers, serruriers, couvreurs, vitriers, etc., l'effectif de plusieurs régiments sur le pied de paix, hâtent l'achèvement de leur travail babylonien.

Le Figaro - 4 janvier 1897

Séparation CHRONIQUE INDUSTRIELLE - La destruction des pierres - Le Matin – 9 janvier 1897

CHRONIQUE INDUSTRIELLE

La destruction des pierres.

Le choix des matériaux dans une construction doit être une des principales préoccupations de l'architecte. La nature du bois, la composition des pierres, la constitution du fer doivent être examinées avec soin pour obtenir la solidité, la résistance et la durée des habitations.

Au bois et à la pierre, qui avaient servi jusqu'en ces dernières années à constituer l'ossature d'un bâtiment, est venu se joindre le fer qui, progressivement, tend à les suppléer, si ce n'est à les supplanter. L'ancienne école a manifesté pendant longtemps une répugnance à l'employer. Elle prétendait que l'expérience n'avait point consacré toutes les qualités qu'on prêtait à ce rival puissant, tandis que des monuments datant de plusieurs siècles attestaient la valeur du bois et de la pierre. Toutefois, il a fallu suivre l'impulsion du progrès et adopter les méthodes de la nouvelle école.

En recherchant les pierres de bonne qualité, on été conduit à rechercher leur formation géologique et à déterminer leur composition. Tel calcaire d'une dureté très suffisante, tel schiste très résistant au sortir de la carrière, arrivait à se désagréger rapidement au contact de l'air.

Souvent, on a attribué à la gélivure la destruction des pierres dont la cause était d'en ordre tout diffèrent. Une réaction chimique peut se produire en présence de l'eau et du mortier et amener l'émiettement de la pierre.

Il n'est pas rare de rencontrer des calcaires renfermant de l'argile, qui, par leur cuisson, donneraient un ciment de bonne qualité. Exposés à l'air, ils se délitent peu à peu.

Les schistes imprégnés de sulfure sont toujours dangereux. Au contact de l'air humide, il se forme du sulfate de fer qui gonfle toute la masse de maçonnerie et en amène rapidement la destruction.

La présence du soufre dans les matériaux de construction doit toujours les rendre suspects. Il peut arriver que la conservation de la pierre en renfermant ne soit pas altérée lorsqu'elle est isolée, mais au contact du mortier elle se décompose. Le gypse cristallisé en fer de lance se conserve assez bien à. l'air et à l'humidité. Mais il n'offre aucune résistance lorsqu'il se trouve au contact de calcaires magnésiens. On voit apparaître aussitôt des efflorescences blanches qui indiquent qu'une double décomposition est intervenue entre le gypse et le calcaire. Il s'est formé du sulfate de magnésie; au détriment du -plâtre.

Il importe donc de déterminer la composition chimique des matériaux que l'on emploie et de se rendre compte des réactions subséquentes qui peuvent survenir en présence de l'eau, de l'air et du mortier. En examinant la structure de la pierre, on reconnaîtra si elle est homogène ou si elle présente des cristaux enchâssées dans une l'action de l'air ou de la gelée.

Cette étude scientifique doit être poursuivie avec une scrupuleuse attention, lorsque l'on veut avoir de bonnes constructions. Il ne suffit pas d'admettre que les carrières exploitées ont toujours fourni d'excellents matériaux pour se croire l'abri de toute recherche.

La nature des bancs varie d'un étage à l'autre; il y a donc intérêt à s'assurer que la constitution géologique est toujours de même formation.

Le Matin – 11 janvier 1897
Séparation Dans une même famille -PINK

Dans une même famille
Trois guérisons

A Saint- Amand-de-Vendôme (Loir-et-Cher), les pilules Pink viennent, dans une seule famille, bien connue, de donner trois guérisons sur trois malades. Tout d’abord les pilules Pink ont guéri Mlle Marguerite Crosnier, dont nous donnons ici la photographie. Mlle Crosnier habite chez ses parents à Rigney, à 1 kilom. de Saint-Amand-de-Vendôme, où ils possèdent une exploitation agricole.Mlle Marguerite Crosnier était anémique depuis un an. Elle avait des accès de fièvre, qui revenaient régulièrement toutes les 3 semaines. Elle souffrait de violents maux de tête et était très faible. Elle a suivi pendant quelque temps le traitement des pilules Pink; son état s’est rapidement amélioré et maintenant elle est en parfaite santé.
Mme Saulay Crosnier, de la même famille, a pris les pilules Pink également, pour combattre un état d’anémie et des maux de tête tenaces.
« Les pilules Pink écrit-elle m’ont fait le plus grand bien. Je suis, grâce à elles, tout à fait rétablie et n’ai plus de migraines. »
Enfin, voici ce que nous écrit Mme Renou Crosnier au sujet de son fils:
« Mon fils était affecté depuis longtemps de mauvaises digestions, qui se traduisaient par de ballonnements, des maux de tête, de la diarrhée. Il fallait apporter un soin méticuleux à son alimentation, qui se composait presque exclusivement d’œufs et de lait. Il y a quelques mois, il a commencé à suivre le traitement des pilules Pink. Trois semaines s’étaient écoulées depuis le début du traitement, qu’il allait déjà beaucoup mieux. Maintenant, il ne souffre plus, il mange, modérément il est vrai, de tous les aliments servis à notre table, et les digère parfaitement bien. »
Les pilules Pink sont souveraines pour ramener, dans les organismes troublés, l’équilibre du bon fonctionnement. Elles visitent toutes les parties de l’organisme et font ce qui est nécessaire pour leur entretien. Elles enrichissent le sang, tonifient les nerfs, elles réveillent l’appétit, donnent des forces, favorisent les digestions et stimulent. le fonctionne- ment des organes éliminateurs : foie, reins, intestins.
Elles sont souveraines contre l’anémie, la chlorose, la faiblesse générale, les maux d’estomac, mi- graines, névralgie», neurasthénie. En vente dans toutes les pharmacies et au dépôt : Phie Gablin, 23, rue Ballu, Paris. Frs. 3.50 la boite, Frs. 17,50 Les 6 boîtes, franco.

Séparation Conseil pratique  Le bi-borax - 1897

Conseil pratique
Le bi-borax oriental et les soins à donner aux animaux.
Rien n'est plus nécessaire à la santé des animaux domestiques que la propreté absolue. Le bi-borax, un désinfectant qui nettoie admirablement, est indiqué pour cet usage. Il détruit la vermine, chasse les odeurs désagréables, maintient la peau saine et le poil doux et brillant.
En vente chez tous les épiciers et herboristes par boites cachetées de 10 centimes, 50 centimes et 1 franc.

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Séparation POUR OBEIR A CE TYRAN QU

POUR OBEIR A CE TYRAN QU'EST LA MODE

Combien ont eu recours à des teintures dont le résultat a été de leur causer des maux de tête violents et quelquefois pis encore. Qu'on souffre pour être belle, nulle ne saurait y reprendre, mais encore est-il inutile de risquer l'érésipèle, l'eczéma ou toute autre maladie du même genre, pour le plaisir de modifier la couleur de ses cheveux, surtout lorsqu'on peut obtenir les mêmes résultats sans qu'il en coûte le moindre malaise, en fixant son choix sur une teinture absolument inoffensive. Il en est trop, malheureusement qui, alléchées par certaines réclames, se servent de produits excessivement dangereux, et ce sont à celles-là surtout que nous adressons, en leur redisant une fois encore, les dangers présentés par la grande majorité des teintures, et par contre l'innocuité absolue des produits du chimiste H. Chabrier, 48, passage Jouffroy, Paris, produits faits exclusivement d'extraits de plantes.

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Moustaches Rateau

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Graphophone

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Séparation AVIS ET  COMMUNICATIONS

AVIS ET
COMMUNICATIONS

Voulez-vous traverser victorieusement les épidémies et, en particulier, la désastreuse influenza ? Suivez le conseil du Dr Burggraëve, et tenez-vous le corps libre. Que de maux on a évité par le seul emploi du Sedlitz dosimétrique granulé qu'il faut se garder de confondre avec le sedlitz du commerce. Exigez donc toujours le Sedlitz Numa Chanteaud avec le portrait du Dr Burggraëve sur le flacon carré (2 fr. le flacon; 1 fr. le 1/2 flacon).

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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