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Dans les journaux

Le Gaulois


 La centenaire du Président

La centenaire du Président.

La ville du Havre vient de perdre une habitante célèbre, et M. Félix Faure une amie de vieille date.

Il s'agit de Mme Victorine-Sophie Senecal, décédée dans sa cent-cinquième année elle était née le 4 septembre 1793.

Elle avait eu cent ans, par conséquent, en 1893, et l'on se souvient d'un petit épisode qui marqua ce moment-là.

M. Félix Faure venait d'être réélu député depuis quelques jours, et Mme Senecal, alors encore agile, s'en fut, le jour même de son centenaire, à la villa de la Côte, féliciter le député, entourée de trois enfants, sept petits-enfants et dix-neuf arrière-petits-enfants, sur lesquels douze étaient électeurs dans la circonscription même de M. Félix Faure t

Bref, la brave femme pouvait dire avec raison qu'elle avait grandement contribué à faire ce député et, par conséquent, un président de la république.

Depuis, d'ailleurs, Mme Senecal était demeurée légendaire. On l'appelait au Havre « la centenaire du Président ». Et souvent Mme Félix Faure et Mlle Lucie Faure allèrent la visiter, lors de leurs passages au Havre.

La nouvelle du décès a été d'ailleurs télégraphiée du Havre à l'Élysée.

Le Gaulois — 22 décembre 1897
 LA MURAILLE DE CHINE -- 12 février

LA MURAILLE DE CHINE

On s'occupe beaucoup en ce moment au Palais-Bourbon de la condition des étrangers résidant en France. Déjà on les a astreints à des déclarations de séjour que l'on n'exigeait pas autrefois. Un projet ministériel tend à sanctionner cette obligation par des pénalités assez sévères. Mais certains députés vont plus loin ils demandent, les uns, que l'on n'admette les immigrants, temporaires ou non, aux frontières que sur la production de pièces établissant leur moralité; les autres, qu'on les frappe d'une taxe fiscale.

Nous trouvons que nos législateurs s'engagent par là dans la voie de l'arbitraire et d'u particularisme imprévoyant. Que l'on arme nos fonctionnaires et nos officiers de police de tous les pouvoirs nécessaires pour exercer une surveillance efficace sur le mouvement des voyageurs à l'entrée de la France, et même sur la masse des artisans ou des ouvriers qui viennent chez nous chercher du travail ou tenter la fortune, rien de mieux. Mais isoler la France du reste du monde par une restriction du droit que les honnêtes gens et même les autres ont d'y pénétrer, ne trouvez-vous point cela excessif ?

Si les étrangers commettent des délits sur notre territoire, nous avons, Dieu merci, assez de magistrats et dé gendarmes pour les réprimer et lès punir; mais entourer notre pays d'une barrière morale qui en prohiberait l'accès, c'est contraire à nos traditions, à notre génie de nation franche et ouverte c'est imiter la Chine, à laquelle, sans le savoir, nous nous efforçons de ressembler de plus en plus. La fameuse muraille, moins efficace et résistante d'ailleurs qu'un règlement administratif, n'a pas sauvé la Chine des invasions ni des révolutions intérieures, mais elle a contribué à la figer dans cette immobilité stupide dont elle se meurt.

Avec des mandarins et nous en avons de toutes les couleurs sous le nom de fonctionnaires avec l'abus des examens et le culte des diplômes qui fleurissent aussi chez nous, un peuple a tout ce qu'il faut pour périr par l'inaction. La construction de la muraille prohibitive complèterait le système. Défions-nous-en restons un peuple accessible, sociable, ouvert aux échanges et aux relations d'affaires qui amènent les échanges et les renouvèlements d'idées, et, au lieu de nous enfermer dans une cellule ou dans une cave, ouvrons les portes et les fenêtres toutes grandes pour laisser entrer l'air, la lumière et la liberté.

Le Figaro - 12/02/1897
Séparation Un toutou philanthrope - 1897

Un toutou philanthrope

Actuellement, à l’Exposition du «Ladies Kennel Club » de Londres, figure, avec tous les honneurs dus à ses vertus, un retriever répondant au nom de Tim.
Ce chien; bien connu des habitués de la ligne du Great Western Railway, arpente sans cesse les quais de la station de Paddington, portant, fixée sur sa tête, une boite en forme de tirelire. Ainsi harnaché, l'intelligent animal va se poster devant chaque personne qui débouche sur la plateforme et solliciter son obole. Les sommes recueillies par- lui sont destinées aux veuves et aux orphelins des employés de la Compagnie. Voici près de cinq années qu’il se livre à cette généreuse occupation et pendant ce laps de temps il a récolté plus de huit mille francs.
Tim semble tout indique pour une médaille d’or !

L'Echo de Paris - 20/12/97

Séparation La prison de la Roquette

A travers Paris


La prison de la Roquette

Ce fut dans le cours de l’année 1830, que commencèrent à s’élever, dans la rue de la Roquette, les bâtiments de la maison de correction des jeunes détenus. Une partie s’élève sur l’emplacement de la folie Regnault, maison de campagne somptueuse d’un traitant du XVIIIè siècle.

Cette prison se compose de vastes bâtiments reliés ensemble aux extrémités par des tours. Au centre est située la chapelle, communiquant aux bâtiments par de larges galeries et des ailes rayonnantes.

Le quartier de la correction paternelle, y fut organisé par un arrêté en date du 27 février 1838.

Les enfants renfermés dans cette section, occupent les cellules du premier étage d’une des ailes rayonnantes de la prison. Ces cellules, construites dans la pensée d’un système de séparation, pendant la nuit seulement, mesurent 2m 50, sur 2 mètres en largeur et en hauteur. L’air y est renouvelé continuellement par un bon système de ventilation et d’aération. Dans la porte de chaque cellule, est pratiqué un guichet, qui met le détenu sous la surveillance directe des gardiens. Pendant l’hiver, les cellules sont chauffées à l’aide d’un calorifère central; elles sont éclairées chaque soir, au moyen de lampes. Le coucher se compose d’un lit hamac, consistant en une toile tendue de la muraille à la cloison opposée, et sur laquelle sont posés un matelas, un traversin, une couverture en été, deux en hiver, et une paire de draps changés tous les mois. « Le reste de l’ameublement, dit le Dictionnaire Universel, se borne à une table, à une chaise, sans compter les divers menus ustensiles de toilette et de propreté. Le régime disciplinaire adopté, est des plus sévères. Le silence absolu et l’occupation constante des jeunes détenus, en sont les bases. Indépendamment des travaux manuels auxquels ils sont astreints, travaux cri harmonie avec leurs forces et leurs aptitudes, ils reçoivent à certaines heures déterminées de deux professeurs nommés par le ministère, des leçons de lecture, d’écriture et de calcul dans leurs cellules respectives. En outre, une bibliothèque choisie, met à leur disposition des livres de science de piété et de morale. »

Voici quel est le régime alimentaire de tous les jeunes détenus indistinctement : Tous les jours 1kg,500 de pain bis blanc, 50 grammes de pain blanc pour la soupe, ou l’équivalent en riz. Cinq fois la semaine, une soupe grasse aux légumes le matin; 125 grammes de viande de bœuf désossée pour le dîner; deux fois la semaine soupe maigre aux haricots, aux pois ou au riz avec quelques légumes verts le matin; fricassée des mêmes substances pour le diner.

Pour habillement, une veste et un pantalon en drap pendant l’hiver, en toile pendant l’été, et une chemise de toile par semaine.

Un brigadier ou inspecteur général, un sous- brigadier, 36 surveillants ou inspecteurs de quartier, forment le personnel actif.

Les enfants et les jeunes gens détenus, composent une population d’environ 500 personnes.

Les peines disciplinaires consistent dans la privation de la promenade, le pain et l’eau dans les cellules, la même punition dans une cellule obscure.

Séparation Une expérience thérapeutique sai

Peut-être ?

Une expérience thérapeutique saisissante, et dont les résultats acquis sont déjà considérables, se poursuit silencieusement, depuis plusieurs mois déjà, à l'Institut médical, 28, rue de La Boëtie, à Paris. La tuberculose, attaquée vigoureusement par un traitement rationnel, semble céder et, dans les milieux scientifiques, on paraît concevoir la possibilité de juguler la terrible maladie. En tout cas, il est d'ores et déjà certain que les poitrinaires du premier et du second degré sont curables.
 
La méthode employée n'a rien de mystérieux ou de charlatanesque elle consiste purement et simplement en l'application simultanée de trois manières bien connues du monde médical, et dont les résultats individuels étaient déjà satisfaisants les inhalations de formaldéhyde, les injections sous-cutanées de sérum de bouc, et enfin l'adjonction du bain électrique statique.
 
Le pouvoir antiseptique puissant de l'aldéhyde formique est bien connu. De l'aveu de tous les spécialistes en matière dé tuberculose, son action sur le bacille de Koch est décisive. La difficulté, qu'on pouvait croire insurmontable, gisait dans l'application. On sait, en effet, que l'inspiration des vapeurs de formol, à l'état pur, provoque de violents accès de toux, des picotements intolérables des muqueuses, et qu'on ne soumettrait pas impunément des organes respiratoires délicats ou malades à leur efficace toxicité microbienne. Il a donc fallu découvrir un moyen terme, et ce n'est pas un des moindres mérites de l'Institut médical de Paris que d'avoir mis en pratique la combinaison de la formaldéhyde et du gaz acide carbonique, cet anesthésique, dont l'association rend possibles des inhalations quotidiennes de vingt-cinq minutes et plus. Le bacille de Koch, combattu directement dans les cavernes où il prolifère, voit si rapidement s'affaiblir sa vitalité qu'il cesse de se reproduire en un court laps de temps. Les expectorations débilitantes ne tardent pas à s'atténuer et le malade, de ce chef, ressent déjà un soulagement marqué.
 
Les lecteurs du Figaro n'ont point oublié les polémiques passionnées auxquelles donna lieu la découverte des injections sous-cutanées. Il est admis aujourd'hui que leur action dynamique est considérable et que le seul fait d'introduire, par la voie hypodermique, quelques centimètres d'eau distillée dans l'économie humaine provoque un relèvement considérable des forces. Si au lieu de l'aqua simplex on emploie un sérum stérilisé suivant les procédés en usage à l'Institut Pasteur, et que de plus ce sérum soit extrait du sang du bouc, l'animal essentiellement réfractaire à la tuberculose, le bacille de Koch, atteint à nouveau dans sa vitalité, baignant dans un liquide impropre à sa fécondation, s'étiole à son tour dans une anémie salutaire au sujet qu'il épuisait par sa présence.
 
C'est l'assemblage des deux traitements précités qui constitue la base actuelle de la thérapeutique employée à l'Hôpital des jeunes poitrinaires de Villepinte, ou la mortalité est descendue dans des proportions si probantes. Malgré cela, l'institut médical de la rue de La Boëtie adjoint encore aux deux premiers un troisième mode de procéder qui consiste en l'application au relèvement du malade des curieuses propriétés de l'effluva statique. Sous l'influence de l'électricité statique, action sur les causes de laquelle on n'est encore qu'imparfaitement fixé, le sujet reprend sa vitalité, sa résistance s'accentue et il n'est pas rare de voir des gens littéralement aux abois se redresser, reconquérir l'appétit et engraisser avec rapidité de plusieurs kilogrammes.
 
Les premiers résultats du traitement inauguré par l'Institut médical de Paris sont tellement concluants, les contre-expériences sont tellement favorables, qu'il est permis de tout espérer. La Phtisie pulmonaire serait-elle enfin vaincue? Peut-être!

Dr P Langevin.

Le Figaro – 9 décembre 1897

Séparation Relevez l

Relevez l'éclat de votre teint avec le Duvet de Ninon, poudre de la Parfumerie Ninon,31,r.du 4-Septembre. Evitez contrefaçons

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Séparation Agriculture moderne

Qu’est-ce qui manque le plus à la plupart des agriculteurs ? C'est l'instruction, c'est aussi la démonstration, l'explication raisonnée, simple et pratique du progrès de la science, des faits démontrés par l'expérience.
Le directeur du Petit journal a créé « l'Agriculture moderne » pour remédier au manque d'instruction des travailleurs des champs. Il a réuni des rédacteurs de choix, pris parmi les gens les plus expérimentés, les plus en vue. Il a mis la science simple, pratique, à la portée de tous, à la portée de toutes les bourses (5 centimes le numéro de 16 pages).

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Cycles Forward

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Moustaches Rateau

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Séparation Capsules de Quinine de Pelletier

Dès le début d’un rhume, d’une bronchite et de l’état fiévreux qui précède les maladies aigues, on appelle le médecin qui souvent ne peut arriver rapidement : deux à quatre Capsules de Quinine de Pelletier suffisent pour attendre l’arrivée du Docteur et conjurer la maladie.

1897

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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