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Dans les journaux

Le Gaulois


 A travers Paris

A travers Paris...


Un petit événement parisien

Le Tramway–par un grand T -le seul, l'unique, le grand, le tramway chic et mondain, le « Salon », comme l'a surnommé un de ses plus spirituels habitués, le tramway la Muette – Rue Taitbout — et de quel autre voudriez-vous que ce soit ? — vient de subir la douloureuse opération de l'amputation ou plutôt du dédoublement. Une partie de ses voitures dont le nombre par parenthèse vient d'être augmenté, à cette occasion passe depuis hier par l'avenue Victor Hugo, l'autre continuant son parcours ordinaire le long de l'avenue Kléber. Great event pour les habitants chaque jour plus nombreux du quartier de l'Etoile.

Très différentes selon les heures, mais toujours fort élégantes les « chambrées » du tramway de la rue Taibout !

Le matin, jeunes filles se rendant aux cours, en compagnie de leurs institutrices elles se connaissent presque toutes, se donnent rendez-vous aux mêmes heures et ce-sont de gais babils, des confidences à l'oreille, de petits papotages mondains, échos du bal blanc ou du grand dîner d'hier, le tout ponctué de grands rires clairs juvéniles.

L'après-midi, assistance moins intime et plus mélangée pourtant pas mal de jeunes femmes en tournée de visites, ou se ruant à l'assaut des grands magasins. Le soir enfin, vers sept heures surtout — l'heure fatale où les places se font rares et valent leur pesant d'or six sous ! — rentrée des messieurs du Paris des araires, de la Bourse, de la presse. Conversations graves sur la politique, les cours, le marché, la situation commerciale.

Un vrai kaléidoscope, le tramway de la rue Taitbout.

Le Gaulois - 7 janvier 1897
 LA MURAILLE DE CHINE -- 12 février

LA MURAILLE DE CHINE

On s'occupe beaucoup en ce moment au Palais-Bourbon de la condition des étrangers résidant en France. Déjà on les a astreints à des déclarations de séjour que l'on n'exigeait pas autrefois. Un projet ministériel tend à sanctionner cette obligation par des pénalités assez sévères. Mais certains députés vont plus loin ils demandent, les uns, que l'on n'admette les immigrants, temporaires ou non, aux frontières que sur la production de pièces établissant leur moralité; les autres, qu'on les frappe d'une taxe fiscale.

Nous trouvons que nos législateurs s'engagent par là dans la voie de l'arbitraire et d'u particularisme imprévoyant. Que l'on arme nos fonctionnaires et nos officiers de police de tous les pouvoirs nécessaires pour exercer une surveillance efficace sur le mouvement des voyageurs à l'entrée de la France, et même sur la masse des artisans ou des ouvriers qui viennent chez nous chercher du travail ou tenter la fortune, rien de mieux. Mais isoler la France du reste du monde par une restriction du droit que les honnêtes gens et même les autres ont d'y pénétrer, ne trouvez-vous point cela excessif ?

Si les étrangers commettent des délits sur notre territoire, nous avons, Dieu merci, assez de magistrats et dé gendarmes pour les réprimer et lès punir; mais entourer notre pays d'une barrière morale qui en prohiberait l'accès, c'est contraire à nos traditions, à notre génie de nation franche et ouverte c'est imiter la Chine, à laquelle, sans le savoir, nous nous efforçons de ressembler de plus en plus. La fameuse muraille, moins efficace et résistante d'ailleurs qu'un règlement administratif, n'a pas sauvé la Chine des invasions ni des révolutions intérieures, mais elle a contribué à la figer dans cette immobilité stupide dont elle se meurt.

Avec des mandarins et nous en avons de toutes les couleurs sous le nom de fonctionnaires avec l'abus des examens et le culte des diplômes qui fleurissent aussi chez nous, un peuple a tout ce qu'il faut pour périr par l'inaction. La construction de la muraille prohibitive complèterait le système. Défions-nous-en restons un peuple accessible, sociable, ouvert aux échanges et aux relations d'affaires qui amènent les échanges et les renouvèlements d'idées, et, au lieu de nous enfermer dans une cellule ou dans une cave, ouvrons les portes et les fenêtres toutes grandes pour laisser entrer l'air, la lumière et la liberté.

Le Figaro - 12/02/1897
Séparation Les brouillards de Mars - Le Matin - 2 janvier 1897

Les brouillards de Mars.

La planète Mars, dont la constitution se rapproche si sensiblement de celle de la terre, possède-t elle une atmosphère propre et partant offre-t-elle les conditions nécessaires pour être Habitable?
La. question semble en partie résolue par de. nouvelles et récentes observations dues à M. Flammarion. Le directeur de l'observatoire de Juvisy a constaté, en effet, l'existence de brouillards suspendus sur une large étendue, tout autour de la calotte polaire — accumulations de neige ou de glace — dont est coiffée chaque extrémité de la planète.

Le Matin - 2 janvier 1897
Séparation CHRONIQUE INDUSTRIELLE : le vinaigre

CHRONIQUE INDUSTRIELLE

Le vinaigre.

Les bonnes ménagères apportaient autrefois un soin méticuleux dans la confection de leur vinaigre. De sa préparation méthodique, il en résultait un produit uniforme et se conservant bien. Son emploi procure à l'économie domestique les avantages de faire ressortir la saveur et la délicatesse des mets auxquels il se trouvait-mélangé.

Le vinaigre est le résultat de l'oxydation de l’alcool du vin par l'intermédiaire d’un petit champignon que l'on désigne sous le nom de mycoderma aceti. Le vin ordinaire exposé à l'air e t maintenu à la température de 25° ne tarde pas à aigrir.

Si on mélange de l'eau à l'alcool dans la même proportion qu'ils sont contenus dans le vin, le champignon ne se développe pas ; il ne peut pas se former du vinaigre. On est obligé de déposer à la surface du liquide une certaine quantité de mout .pour que le mycoderma aceti puisse trouver les éléments nutritifs qu'il rencontre dans le vin.

On emploie deux procédés pour fabriquer le vinaigre. Le premier, qui est le plus ancien, consiste à l’extraire du vin, on le désigne sous le nom de vinaigre d'Orléans. Par le deuxième procédé, ou obtient le vinaigre en traitant des eaux-de-vie, de poire, de cidre, de maïs, de riz, etc., ou des flegmes provenant de la distillation de l’alcool par des copeaux de hêtre. On appelle cette méthode le procédé allemand.

Le vinaigre de vin obtenu par le procédé d'Orléans exige d'abord qu'on prépare une mère. On met 100 litres de bon vinaigre bien clair dans un tonneau et, en même temps, on ajoute deux litres de vin. Quand  huit jours sont écoulés, on verse trois litres  de vin dans le tonneau ainsi de suite tous les huit jours, en ayant soin d'augmenter progressivement la dose de vin jusqu'à ce que le tonneau de 230 litres, soit rempli.

Il faut donc .environ trois à quatre mois pour constituer cette mère. On répartit en, suite ce liquide dans .deux tonneaux portant à la partie supérieure une petite ouverture (fausset) pour l'introduction de l'air. On ajoute 10 litres de vin à chaque tonneau et, après huit jours, on soutire 10 litres de vinaigre que l'on remplace .par 10 litres de vin.

On peut donc par ce procédé obtenir de chaque tonneau dix litres de vinaigre par semaine. Il est indispensable que la température de l'atelier .soit maintenue à 30°.

Pasteur, dans son étude sur cette fabrication, a montré qu'on pouvait on augmenter considérablement la production. Dans des cuves, on fait un mélange par parties égales vie vin et de vinaigre. Ou prend à la surface d'autres cuves en travail une petite quantité de la plante ouvrière que l'on étale en deux ou trois points de la cuve en formation.

Le mycoderma aceti se développe et après deux jours, toute la surface est voilée par un tissu de plantes, qui condensent l'oxygène sur l'alcool. Après huit à dix jours, tout le vin est transformé .en vinaigre. Alors le voile superficiel se déchire et tombe au fond de la cuve. On soutire le vinaigre .et on nettoie soigneusement le récipient.

La chute de la plante au fond de la cuve est produite par des anguillules qui se développent, dans la masse liquide. Elles ont besoin de venir à la surface pour avoir de l'oxygène et cherchent à rompre la couche de mycoderma.

Quand elles sont devenues assez nombreuses, elles finissent par tuer la plante de là, son immersion dans le fond de la cuve.

Ce procédé est expéditif. Le vinaigre mis en tonneaux se conserve, comme le vin.

Dans le procédé allemand, on fait passer les eaux-de-vie ou les flegmes sur des copeaux de hêtre, en même temps qu'un courant d'air est dirigé en sens inverse. Le mycoderma qui existe sur les copeaux de hêtre est entraîné. Pour qu'il puisse se développer, on ajoute du moût.

Ou peut obtenir, par cette méthode, des .vinaigres plus ou moins forts, suivant le degré de concentration des alcools employés.

Les Allemands, pour expliquer les phénomènes de l'oxydation de l'alcool, prétendaient que l'oxygène était condensé par les copeaux de hêtre comme par la mousse de platine. Cette théorie fut condamnée par Pasteur, qui démontra que le cryptogame seul était capable de produire la transformation.

Le vinaigre, comme tous les produits alimentaires de consommation, est quelquefois dilué, surtout celui obtenu par le procédé allemand à haute dose d’alcool ; de là, son altération. Il est plus difficile de modifier la composition du vinaigre de vin, en de la faiblesse de son titre alcoolique.

Le Matin – 4 janvier 1897
Séparation Une Fabrique Monstre - Esder - 1913

Une Fabrique Monstre

Quelquefois, on se demande comment il est possible de fabriquer un vêtement pour homme, solide et bien coupé, irréprochable, pour une trentaine de francs. Voici le secret : 
Il suffit de faire fabriquer, à chaque saison, des centaines de kilomètres de tissus. On paye ainsi à des prix très bas des tissus de première qualité. On distribue, ensuite, ces tissus dans d'énormes usines, à des centaines d'ouvriers, tous spécialisés. Les vestons, gilets, pantalons ou pardessus qui sortent de leurs mains expertes ont le fini et la coupe que pourrait leur donner un maître tailleur. On a eu soin d'établir des séries de taille, très nombreuses, qui se combinent presque à l'infini. De la sorte, on peut habiller tous les; gens normaux plus aisément encore qu'on ne les chausse dans un bon magasin, car toutes les conformations, ont été prévues. 
Grâce à une nouvelle façon de prendre les mesures, accessible à tous, et à un catalogue échantillonné, le client peut commander ses vêtements par lettre. Enfin, on prend — et on applique — le principe de vendre à petit bénéfice pour vendre beaucoup. C'est ainsi que procèdent les grandes maisons américaines, et c'est ainsi qu'avec ses ateliers de Lyon, de Paris et d'Amiens, ses immenses magasins du Pont-Neuf, de la Tour Saint-Jacques, de la Grande Fabrique, de Saint-Joseph, ses succursales de Lyon et de Marseille, la maison Esders est devenue la plus importante maison de France pour vêtements d'hommes et d'enfants, et qu'elle arrive à offrir un vêtement complet au prix d'une bonne paire de chaussures, ainsi que nos lecteurs peuvent le voir aux annonces. 
L'américanisme bien compris a du bon... pour le consommateur.

1913

Séparation Question importante

Question importante

Il n’est pas de question plus sérieuse et plus importante que celle des teintures pour cheveux, qui doivent en effet réunir le double mérite de paraître naturelles et surtout d’être inoffensives.
II en est peu ayant ces deux qualités, et l’on ne saurait trop faire connaitre celles qui les possèdent, comme les teintures à base de henné, du chimiste H. Chabrier, 48, passage Jouffroy. Rien à redouter avec ces compositions savantes, mais au contraire tout à espérer; exquises nuances dans tous les tons, souplesse, brillant et abondance de la chevelure, c’est-à-dire tout ce qui rend ta femme jolie, tout ce qui la rend désirable. La supériorité de ces teintures réside en partit en ceci: qu’elles sont d’un emploi si facile que chacun peut les appliquer soi-même ce qui explique l’absence complète de salon d’application chez le distingué chimiste.

Je Sais Tout - 1907

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Séparation CRÉÉE POUR UN PAPE UTILISÉE PAR

CRÉÉE POUR UN PAPE
UTILISÉE PAR LES COQUETTES

 Une petite main mal soignée perd toute sa beauté, alors qu’une main ordinaire, mais rendue blanche, lisse et souple, donne un brevet d’aristocratie. Ce miracle est obtenu par la Pâte des Prélats, renommée depuis quatre siècles et chère aux jolies femmes après avoir été fort appréciée par un pontife très raffiné. La véritable Pâte des Prélats se trouve la parfumerie exotique, 5, rue du 4-Septembre au prix de 5 francs et 5.50, franco.

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Moustaches Rateau

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Séparation Il faut croire que le rhumatisme - Le Figaro 15/12/97

Il faut croire que le rhumatisme et la névralgie sont des maladies distinguées, car aux Grands Thermes de Dax où elles sont admirablement soignées, on ne rencontre guère que des personnes appartenant au meilleur monde armée, grand commerce, diplomatie, -haute -société étrangère. C'est même un des principaux caractères de cette maison, excellente à tant de titres.

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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