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Dans les journaux

Le Gaulois


 Il va bien, le cinématographe

Il va bien, le cinématographe

C'était à prévoir: on commence déjà à se blaser sur les scènes connues du cinématographe, les charges de cavaleries se démodent. Il faut de l'extraordinaire, n'en fût-il plus au monde, or il y en a, et la série de l'horrible et de l'excentrique n'est pas close.

On annonce d'abord que le cinématographe vient de faire son apparition dans les exécutions de criminels aux États-Unis.

L'autre matin, on pendait à Liberty un nommé Tarn, qui avait assassiné sa fille. Presque tous les habitants de la ville assistaient à l'exécution et l'on avait installé un appareil cinématographique pour prendre des photographies animées de cette lugubre cérémonie

Mieux encore !

Il parait, que des entrepreneurs hardis font naître sciemment et à point nommé des scènes de désordre, afin de pouvoir les cinématographier C'est ainsi que, lors de l'exécution récente d'un homme à New-York, dès que le bourreau eût terminé son œuvre, un groupe d'individus sans aveu attaqua subitement et sans aucun motif apparent les agents du shérif. Une lutte terrible à coups de poings s'ensuivit et la foule, sans savoir de quoi il s'agissait, ayant pris parti pour les uns ou pour les autres, les scènes de désordre se propagèrent rapidement sur une grande partie de la place.

On a su depuis que l'attaque contre les gardes du shérif avait été arrangée d'avance par un fabricant de vues cinématographiques et que les individus en question avaient été loués et grassement payés par lui.

Le Gaulois — 22 décembre 1897
 Cléo de Mérode à New-York

Cléo de Mérode à New-York

Ces Amépicains nous prennent tout, nos chanteuses, nos tragédiennes et nos danseuses! Hier en effet, Cléo de Mérode débarquait à New-York et commençait à révolutionner la ville des Yankees. Déjà la presse s'occupe de la ballerine et voici le portrait quefait d'elle un journal de Montréal :

« Sa coiffure est légendaire. Sur la rue, elle se coiffe à la mode Botticelli: ses cheveux à peine ondulés sont séparés au milieu du front, descendent sur les joues et, cachant les oreilles, vont s'attacher en arrière sur le col. Ses oreilles sont d'une beauté ravissante, et c'est probablement à cause de cela qu'elle les cache presque continuellement. C'est tout un événement quand elle les montre. A son arrivée à New-York, elle a annoncé à ses directeurs qu'on pourrait voir ses oreilles dans une certaine danse Louis XV, dans laquelle les danseuses portent perruque blanche liée très étroitement en arriére. Ce jour-là, les dii ecteurs mettront sur l'affiche:

Ce soir:
CLÉO DE MÉRODE
montrera ses oreilles

Et les recettes seront bonnes.

Mlle de Merode va distribuer là-bas beaucoup de photographies, et je suis convaincu que la dédicace qu'elle a écrite au bas de ses portraits fera impression sur les Américains. Voici tout ce qu'a trouvé la fort jolie danseuse et on dit qu'elle a cherché cette phrase depuis son départ d'Allemagne :

« Je trouve New-York tellement grandiose que je suis enchantée d'être venue. »

Et nous donc !

Il paraît qu'au débarcadère Cléo était peu élégante, on dit que. son petit chapeau de paille était d'une fraîcheur douteuse.

Elle avait sans doute pris celui de mal, dame sa mère.

Gil Blas — 2 octobre 1897
Séparation L'importation des chiens en Angleterre - 1897

L'IMPORTATION DES CHIENS EN ANGLETERRE

Les règlements édictés par le ministère anglais de l'agriculture, relativement à l'importation des chiens dans le Royaume-Uni ont été appliqués, mercredi dernier, dans des conditions particulièrement sévères pour un malheureux propriétaire de chiens.

Celui-ci, un M. Halliday, ayant demandé, l'autorisation de débarquer deux chiens à Douvres, l'avait obtenue à la condition qu'il les y garderait pendant quatre-vingt-dix-jours et soigneusement muselés. Quelques jours plus tard, M. Halliday fît une courte absence, laquelle, constatée par un inspecteur du ministère, lui valait, mercredi dernier, une amende de deux schellings et six pence, augmentée des frais qui s'élèvent à une vingtaine de schellings.

Mais ce n'est pas tout. L'infortuné sportsman, qui avait cru pouvoir emmener ses chiens à Worthing, la ville qu'il habite, devra les ramener à Douvres et y rester avec eux pendant trois mois, sous peine d'une nouvelle amende pour chaque infraction.

De par les règlements anglais, on le voit, ce ne sont plus seulement les chiens, maïs bien les maîtres qui sont tenus à l'attache.

APL - 28 novembre 1897
Séparation LE NOUVEAU LABORATOIRE DE BACTERIOLOGIE - FIGARO 7/01/97

A travers Paris


Le nouveau laboratoire de bactériologie


Conversation avec le docteur Bordas.

Nous descendons dans les sous-sols du laboratoire municipal. Une enfilade de grandes pièces carrées, aux murs nus, sans air et médiocrement éclairées, d'où s'exhale l'odeur acre et forte des acides et des essences. De-ci, de-là, des alambics, des cornues, des éprouvettes, des flacons, des mortiers, des pilons, des appareils à gaz où chauffent les produits destinés à l'analyse. Sur une table, le missel adressé naguère à M. Constans, encore empli de grainelure de plomb; par terre, des bouteilles, des boîtes cylindriques, des caisses tout ce que les progrès modernes de la fraude ont inventé de sophistifications et tout ce que le génie inventif des malfaiteurs a révélé de plus meurtrier comme engins et comme explosifs. Plus loin, tout au fond, deux salles plus étroites où fonctionnent tous les appareils nouveaux pour les examens physiologiques et micrographiques, et.pour Tétude des bacilles que recèlent l'eau, le lait et tous les produits élémentaires qui font l'objet du commerce et de l'industrie de la capitale. Voici, nous dit le docteur Bordas, le collaborateur de M. Girard, les deux pièces affectées à notre nouveau laboratoire de bactériologie. Ce n'a pas été sans peine que nous sommes parvenus à obtenir cette installation dont l'urgence était indiquée depuis, longtemps par la persistance de certaines épidémies contagieuses à Paris. L'Institut Pasteur rend de signalés services. Les laboratoires de l'Académie dé médecine luttent vigoureusement contre les fléaux modernes ; il n'y avait que l'administration de la Préfecture de police qui fût dépourvue, jusqu'à ces derniers temps, des moyens d'apporter à la science un concours sérieux et efficace. Il y a sept ou huit ans que M. Girard a demandé l'organisation d'un service de bactériologie. Le préfet de police intervint, mais sans succès, auprès du Conseil général qui opposa toujours des motifs d'ajournement basés sur l'insuffisance des ressources budgétaires. Aujourd'hui qu'il nous a été possible de prélever les fonds afférents à cette installation sur nos propres crédits, nous avons la certitude de pouvoir faire œuvre utile et féconde au profit de la santé publique. Ainsi, il n'y a pas que la mauvaise eau, et notamment l'eau de la Seine débitée à Paris, qui détermine des cas fréquents de fièvre typhoïde.

» Les falsifications que des industriels peu scrupuleux font subir au lait ont engendré un grand nombre d'affections pernicieuses et de maladies graves qui déciment la population avec la virulence du choléra. Que faire en cette occurrence ? Opérer des prélèvements ? C'est fort bien, mais cela ne suffit pas. Je suppose que dans une étable une vache soit atteinte de tuberculose. Il est possible que le propriétaire l'ignore puisque, constatation stupéfiante, il y a deux ou trois ans, une vache primée au concours, comme la plus belle et de viande la plus saine, fut, au moment où elle a été abattue, reconnue atteinte de tuberculose. Eh bien quelle est l'habitude de certains laitiers? Au fur et à mesure que s'opère la traite, ils mélangent le lait, et quand le débit se fait dans les dépôts, il suffit du liquide provenant d'une vache contaminée pour que l'ensemble du lait possède le germe de la tuberculose.

» Evidemment il existe un moyen de lutter contre ce mal épidémique susceptible de communiquer le terrible ferment aux enfants allaités au biberon et qui, en ce cas, sont voués à une consomption rapide. Ce remède, la tuberculine, est un réactif excellent qui prémunit les vaches contre la tuberculose, mais, par contre, cela détruit celles qui en sont atteintes.

» Beaucoup de propriétaires soucieux de la santé de leurs animaux l'ont adopté, mais, en l'absence de toute prescription légale enjoignant aux nourrisseurs de prendre ces mesures prophylactiques, le laboratoire municipal a dû avoir recours à d'autres moyens.

» Voici comment nous opérons: » Au cours de leur tournée, les chimistes du laboratoire font dans les étables de Paris et de la banlieue, des prélèvements d'échantillons sur des vaches de races différentes.Est-il dans le nombre des animaux corrompus ? Nous allons le savoir. Dans la pièce voisine oui, dans le petit espace qui nous est réservé

nous avons cent à cent cinquante cobayes qui sont les victimes désignées pour ce genre. d'expériences. Nous employons,de préférence aux lapins, ces animaux qui sont de petit volume, légers, commodément transportables et de contamination facile.Chaque échantillon,muni d'une étiquette spéciale, correspond à un cochon d'Inde à qui on inocule un centimètre cube de laH provenant du susdit échantillon. Il s'écoule peu de jours avant que nous ne soyons fixés sur les qualités hygiéniques du lait. Si ce dernier provient d'un animal malade, le cobaye éprouve tout d'abord des tremblements nerveux auxquels succède un état profond d'abattement. L'animal s'assoupit fréquemment, mange à peine, puis dépérit au bout de quelques semaines, six tout au plus, la mort a accompli son œuvre. Il ne nous reste plus qu'à faire pratiquer l'examen physiologique du corps, à extraire la pulpe de la rate qui est broyée et dont de petites parcelles sont ensemencées dans des tubes garnis de gélatine. Voici d'ailleurs notre dernière colonie de microbes, » nous dit M. Bordas, en nous mettant l'appareil sous les yeux.

Nous apercevons, en effet, un certain nombre de bacilles, les bacilles de Koch, légèrement teintés de rouge. Il va sans dire que, quand le Laboratoire municipal a pu ainsi établir la corruption de l'animal, sa mise à mort ne tarde pas. Grâce à ces mesures de précaution, l'administration a pu prévenir des cas de contagion des plus désastreux pour la santé publique. Comme on voit, ce laboratoire de bactériologie, malgré l'exiguïté et l'incpaamodité de ses salles, où l'on étouffe en été et où, malgré la chaleur des calorifères, on gèlera en hiver, est susceptible de lutter victorieusement contre l'envahissement croissant des affections épidémiques. L'étude et le contrôle approfondis de l'eau, du lait et de tant de produits alimentaires dont on ignore trop souvent les facultés nocives, apporteront donc à la science un nouveau contingent de concours contre des fléaux avec lesquels elle a entamé une lutte honorable et sans merci.

Jean de Malonne.
Le Figaro - 7 janvier 1897
Séparation LA MÉDECINE NOUVELLE

LA MÉDECINE NOUVELLE

Les admirables travaux du Dr E. Dumas, directeur de la Médecine nouvelle, sont désormais à l'ordre du jour de la science ; on peut affirmer qu'à l'aide de ses deux nouveaux et puissants appareils, le Carburateur et l'Electrolyse mixte, il n'est plus un cas de phtisie qui puisse résister huit jours. Il n'est pas non plus de tumeur fibreuse qu'on doive opérer. Les soins quotidiens peuvent s'exercer sans gêne ni douleur et, même dans les cas les plus douloureux, le soulagement est instantané.
Il est désormais certain que le savant maître de la méthode vitaliste est sur le point de faire triompher la médecine sans médicaments. L'hôtel de la Médecine nouvelle, 19, rue de Lisbonne, est le rendez-vous de toutes les personnes qui souffrent d'affections chroniques que nulle autre méthode n'a pu soulager.
On traite même par correspondance.

Le Figaro – 15 janvier 1897
Séparation Dufayel - Fig. 13 janvier 1897

A l'occasion du terme, on trouvera des milliers de mobiliers complets, prêts à être livrés et dans des conditions exceptionnelles de bon marché, aux Grands Magasins Dufayel. Demain jeudi, exposition, concert dans la salle des fêtes. Illumination générale de 5 à 6 heures. Séances du Cinématographe Lumière ; il sera offert à toute personne entrant au Cinématographe, à titre de souvenir, un flacon de Bénédictine de l'Abbaye de Fécamp et un étui de Suprêmes Pernot.

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Séparation Vin de Peptone de Chapoteaut - Fig 12/01/97

Avis divers

Les convalescents, les anémiques, les personnes affaiblies par l'âge ou la maladie sont certains de ranimer leurs forces épuisées par l'usage du Vin de Peptone de Chapoteaut qui contient la viande de bœuf toute digérée par la Pepsine.


Ranimez vos yeux éteints, en les ombrageant de cils et de sourcils rendus touffus et brunis à l'aide de la Sève sourcilière de la Parfumerie Ninon, 31, rue du 4-Septembre.

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Moustaches Rateau

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Graphophone

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Séparation PLAISIR DE COQUETTE ―  Il consis

PLAISIR DE COQUETTE ―  Il consiste à montrer  de jolies dents pour narguer celles qui sont privées de ce charme, Si ces dernières connaissaient les dentifrices des Bénédictins du Mont Majella, elles pourraient bientôt faire de même, car ces produits sont merveilleux pour blanchir et fortifier les dents L’Elixir vaut 3 francs; la Pâte 2 francs; la Poudre 1 fr. 75 ; 50 centimes en sus franco, chez M. Senet, administrateur, 35, rue du Quatre-Septembre. II faut se méfier des nombreuses contrefaçons que suscitent ces excellentes spécialités.

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Hammam

Séparation Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes

Les vieilles fausses dents sont en vérité encombrantes, car elles ne peuvent servir ni à leur ancien propriétaire, ni à personne autre. On ne peut pas les donner et on hésite à les jeter, vu qu'elles vous ont coûté fort cher. A cette difficulté, une maison anglaise a trouvé une solution. Vous n'avez qu'à expédier par la poste ces intimes mises à l'écart à MM. R. D. et J. B. Fraser, 5, rue Jehan-Véron, à Dieppe, ils vous remettront soit un chèque du montant le plus élevé que l'on pourra donner, ou l'estimation, et si le prix offert ne vous convient pas, les objets vous seront retournés. Pourquoi conserver de telles choses quand vous pouvez en faire de l'argent si facilement ?



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