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 13 décembre

Lundi
13 décembre 1897

Le baron de Mohrenheim, auquel les charges de la nouvelle dignité conférée par l'Empereur ne permettent plus de rester, à la tête de l'ambassade de Russie en France, résigne ses fonctions et est remplacé à Paris par le comte Ouroussoff.

Personne n'apprendra sans regret cette détermination du baron de Mohrenheim; quelle que soit la sympathie qui s'attache à son successeur.

M. de Mohrenhein, en effet, n'était pas seulement aux yeux des Parisiens le représentant du gouvernement impérial, c'est-à-dire du gouvernement « ami et allié », il était l'homme qui, pour nous, personnifiait le mieux cette amitié et cette alliance, parce qu'il en avait été, aux heures confuses, dans notre monde politique et diplomatique aussi bien que dans les salons, l'opiniâtre et clairvoyant ouvrier.

Il va maintenant, dans les conseils privés de <hr>, apporter l'expérience que lui donnent douze années d'une pareille mission en France et cinquante-deux années de brillants services rendus à la Russie. Quant à nous, nous n'oublierons pas qu'il nous quitte dans l'apothéose de Cronstadt, de Peterhof et de Pétersbourg.

Le prince Ouroussoff, ministre de Russie en Belgique, arrivera le mois prochain à Paris.


Avis aux Parisiens

La petite réclamation que nous transmettions dernièrement aux services de la voie publique, au sujet de cette boursoufflure du sol qui, devant la station des omnibus de la Madeleine, avait causé quelques légers accidents, a été entendue, et on y a fait droit le jour même.

La chaussée, en effet, a été réparée aussitôt en cet endroit et il convient de féliciter une fois de plus de son empressement à satisfaire le public M. Defrance, directeur des travaux de la Ville.


PRAGUE, 13 décembre. On a trouvé, pendant la représentation au théâtre national allemand, suspendu au bouton de la porte de sortie de ce théâtre, un engin fabriqué à l'aide d'une boîte en fer-blanc remplie de poudre et munie d'une mèche allumée. La mèche été éteinte.

Au dire des experts, la bombe aurait pu causer des dégâts importants. Des mesures très rigoureuses sont prises en vue de la surveillance à exercer dans les deux théâtres allemands de Prague.


Madrid, 13 décembre. – Le général Weyler n'est pas sorti aujourd'hui. Il a reçu la visite de plusieurs notabilités, du parti conservateur.


Quelques jours encore et les fêtes de Christmas sonneront, précédant de bien peu celles de fin d'année. Noël et le jour de l'an deux époques fertiles en réceptions de toutes sortes, où les soupers succèdent aux dîners, sans souci des pauvres estomacs surmenés. Pour prévenir les lendemains fâcheux, rien ne vaut l'excellente eau de Saint-Galmier, qui permettra d'affronter sans danger tant d'agapes trop souvent inévitables.


LE GRAND BAZAR MÉTROPOLE ET LES ÉTRENNES

On annonce pour demain dimanche l'ouverture de l'exposition des étrennes au grand bazar Métropole, 16 et 18, faubourg Montmartre.

Cette maison étant de création récente offre à sa clientèle des marchandises de première fraîcheur.

On ne trouvera nulle part un plus beau choix de jouets, livres et articles d'étrennes utiles. La circulation est libre aux trois étages de ce bel établissement ; tous les articles sont marqués en chiffres connus.

Tout comme le Figaro quand il construisit son hôtel, « La New-York », compagnie d'assurances sur la vie, ouvre un concours pour les plans des bétiments qu'elle va faire élever au coin du boulevard des Italiens et de la rue Le Peletier. Ce concours part du 15 novembre ; trois prix (de 10,000, 7,000 et 5,000 francs), seront décernés aux auteurs des trois plans classés les premiers par le jury. « La New-York » veut faire grandement les choses ; elle va doter Paris, comme elle l'a fait pour plusieurs capitales d'Europe, d'un véritable monument. A Paris, la situation de l'hôtel de « La New-York » est admirable et les vrais Parisiens ne peuvent que s'en réjouir.
Le Café Riche, qui occupera une partie importante du nouvel immeuble, y retrouvera certainement son ancienne splendeur. Rien ne sera négligé pour qu'il redevienne, comme autrefois, l'un des premiers établissements de Paris.

Les 8 et 9 décembre 1897 eut lieu, au pavillon de Flore, la grande vente organisée par l’Union des Femmes de France au profit des rapatriés de Madagascar et des colonies
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