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 4 novembre

Jeudi
4 novembre 1897

LE PLUS LOURD QUE L'AIR

Une intéressante tentative à Berlin- Ascension à trois cents mètres Le fâcheux accident.

Berlin, 4 novembre. Les journaux du matin annoncent que le ballon en aluminium de Schwarz a fait son ascension dans la plaine de Tempelhof, près de Berlin. Le technicien Jagels le dirigeait. Il était pourvu d'un moteur à benzine avec ailes.

Après s'être élevé à une hauteur de 460 mètres et avoir opéré, à 300 mètres, un changement de direction, il est tombé sur le sol.

L'accident est dû au fait que le vent avait embrouillé les courroies de transmission du moteur.

M. Jagels a échappé à la mort en sautant du ballon. Il n'a eu qu'une légère contusion.

Le ballon a été mis en pièces.

Il était resté quarante-sept minutes dans l'air.


LA DYNAMITE AU TRANSVAAL

Pretoria, 4 novembre. Cet après-midi, la discussion générale de la question de la dynamite a pris fin, après les longs débats des nombreux jours passés. La résolution suivante a passé à une majorité de quarante voix contre trente « Le gouvernement est autorisé, après s'être entouré de l'avis d'autorités juridiques, à prendre des mesures pour rendre la dynamite meilleur marché au Transvaal. »


L'ALHAMBRA DE LONDRES

LONDRES, 4 novembre. –Le Standard annonce que les directeurs de l'Alhambra de Londres ont décidé de fusionner avec le Casino de Paris et de convoquer une réunion de leurs actionnaires afin de leur soumettre les conditions de cette fusion.


LA HAVANE, 4 novembre. Le maréchal Blanco signera, demain, les circulaires qui ont été préparées par l'état-major et qui prescrivent d'importantes mesures pour la protection des propriétés rurales, l'extension des zones de culture, l'assistance des malades nécessiteux.

Ces circulaires autoriseront la libre vente du bétail dans des zones déterminées, la récolte du café et du cacao dans le département de l'est; elles favoriseront le transport des marchandises et engageront les propriétaires à replanter la canne à sucre.

Ces circulaires rappellent, en outre, les moyens que le maréchal Blanco veut employer pour pacifier Cuba.

Tout comme le Figaro quand il construisit son hôtel, « La New-York », compagnie d'assurances sur la vie, ouvre un concours pour les plans des bétiments qu'elle va faire élever au coin du boulevard des Italiens et de la rue Le Peletier. Ce concours part du 15 novembre ; trois prix (de 10,000, 7,000 et 5,000 francs), seront décernés aux auteurs des trois plans classés les premiers par le jury. « La New-York » veut faire grandement les choses ; elle va doter Paris, comme elle l'a fait pour plusieurs capitales d'Europe, d'un véritable monument. A Paris, la situation de l'hôtel de « La New-York » est admirable et les vrais Parisiens ne peuvent que s'en réjouir.
Le Café Riche, qui occupera une partie importante du nouvel immeuble, y retrouvera certainement son ancienne splendeur. Rien ne sera négligé pour qu'il redevienne, comme autrefois, l'un des premiers établissements de Paris.

Le 6 décembre 1897, 36 courreurs s’élancaient pour la terrible épreuve vélocipédique des six jours de New-York.
A TRAVERS PARIS

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