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 17 novembre

Mercredi
17 novembre 1897

Le président de la république a visité hier les chantiers de l'Exposition de 1900, où il a été reçu par M. Henry Boucher, ministre du commerce, et par M. Alfred Picard; commissaire général, entourés du haut personnel de l'Exposition, MM. Henry Roujon, Bouvard, Delaunay-Belleville, Grison, Stéphane Derville, Huet, Henri Chardon, Victor Legrand, Albert Legrand, etc.

M. Alfred Picard a remercié en quelques mots le Président de sa visite, et on a beaucoup remarqué que le commissaire général insistait sur le caractère aimable et souriant qu'on entend donner à la grande manifestation industrielle, économique et artistique de 1900.

Les présentations des collaborateurs faites, le Président à visité les maquettes des futurs palais des beaux-arts, qu'il a particulièrement admirées, puis les chantiers eux-mêmes de ces palais, le pont Alexandre III et les berges de la Seins jusqu'au pont de l'Alma où il s'est rendu en bateau.

Il a pu se rendre compte que la plus grande activité règne sur les divers chantiers, et d'ailleurs le président de la république a paru emporter de sa visite la meilleure impression.


DÉCLARATION DE L'EMPEREUR D'AUTRICHE

Vienne, 17 novembre. L'Empereur a reçu à midi la Délégation hongroise et à une heure la Délégation autrichienne. Dans sa réponse aux allocutions des présidents, le souverain a exprimé ses remerciements pour les assurances de dévouement qui lui étaient données.


Londres, 17 novembre. Le Standard publie ce matin une note d'allure inspirée, disant que les Français ont occupé sur le bas Niger des positions qui sont incontestablement dans le territoire de la Compagnie du Niger que le gouvernement anglais a appelé l'attention du gouvernement français sur cet empiètement sur le territoire d'une nation voisine et amie, en donnant les preuves de propriété mais que la France n'a pas fait de réponse satisfaisante.


MADRID, 17 novembre. A la suite d'une indisposition du ministre des colonies, le conseil des ministres qui devait avoir lieu ce soir est ajourné.


ACCIDENT DE CHEMIN DE FER

LONDRES, 17 novembre. Un accident de chemin de fer, dû à la rupture de l'essieu d'un wagon-écurie, s'est produit, ce matin, à Luffenham. Plusieurs chevaux de course, qui avaient couru à Leicester la veille, ont été tués. Plusieurs valets d'écurie ont été blessés.
Parmi les chevaux grièvement blessés, on cite Splendour, gagnant d'une course d'hier; Kirschwasser, second dans une autre épreuve le même jour.


Pretoria, 17 novembre. La Gazette officielle d'aujourd'hui publie les déclarations du président Krüger, du général Joubert et de M. Schalk Burger, membre du conseil exécutif, par lesquelles chacun d'eux annonce qu'il posera sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
On croit généralement que le général Joubert a perdu toutes chances d'être élu et que toutes ses voix se concentreront sur M. Burger, ci-devant président de la commission industrielle.


Dernier écho de la fête de la Croix-Rouge de Montreuil.

Le médecin militaire, délégué par le ministre de la guerre pour faire un rapport sur l'affectation possible en temps de guerre de l'école de Montreuil en hôpital, n'a eu que des éloges à donner à l'installation préparée par le comité des dames de la Croix-Rouge. Il nous est très agréable d'en féliciter ici la distinguée et active présidente du comité des dames, Mme E. de Marsac.


TROIS CONDAMNATIONS A MORT

ALGER, 17 novembre. La cour d'assises a condamné, ce soir, à la peine de mort trois indigènes qui, dans la nuit du 31 octobre 1897, dans le canton de Teniet el Haad, assassinèrent deux autres indigènes dont ils convoitaient les biens.


De Monte-Carlo

« La fête de la Saint-Albert, qui est la fête de S. A. S. le prince de Monaco, a été l'occasion, dans la principauté, de manifestations enthousiastes et de réjouissances populaires dont les étrangers ont admiré la vive gaieté et la parfaite élégance.
» La fête de nuit a été un véritable éblouissement, grâce aux magnifiques illuminations de Monte-Carlo et au feu d'artifice de Ruggieri.
» La fête s'est clôturée par un superbe concert symphonique qui a été pour le maestro Léon Jehin l'occasion de reprendre sa baguette directoriale. Puis on a dansé toute la nuit, sous les lampions… et sous les étoiles des merveilleuses nuits du littoral.


LE CABINET BRÉSILIEN

Rio-de-Janeiro, 17 novembre. M. Sebastiao-Enrico Gonçalves de Lacerda, député de l'État de Rio-de-Janeiro, est nommé ministre des travaux publics, en remplacement de M. Murtaho.


Nous sommes en pleine saison artistique et mondaine, et, pour les étrangers et provinciaux de marque qui viennent se retremper quelques semaines dans l'atmosphère des boulevards, il -n'est guère de séjour plus agréable et d'un plus grand confort que le Grand-Hôtel. S'ils veulent bien demander l'ingénieux plan-tarif que l'administration du Grand-Hôtel envoie franco, ils verront que chacun peut, d'avance, choisir sa chambre, son appartement et régler sa dépense à quelques francs près, et chacun constatera, avec une agréable surprise, que les prix n'ont rien d'excessif.

Le café de la Paix vient d'inaugurer les nouveaux soupers-concerts que le Tout-Paris réclamait depuis longtemps. Une musique exquise, des menus excellents et variés, une cave irréprochable et des prix modestes, tel est le problème que M. Ledoyen, le nouveau propriétaire du café de la Paix, a résolu pour la plus grande satisfaction du public élégant.

Le 21 octobre 1897, la Loïe Fuller débutait aux Folies-Bergère dans ses créations nouvelles de la « danse du feu » et la « danse du lys ».
A TRAVERS PARIS

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