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 2 décembre

Jeudi
2 décembre 1897

LE NOUVEAU
MINISTRE DE LA JUSTICE

M. Méline, président du Conseil, a offert à M. Milliard, sénateur de l'Eure, le portefeuille de la Justice.
M. Milliard a accepté et il a été présenté dès hier soir à M. le Président de la République par M. le président du Conseil.
Le décret de nomination paraîtra ce matin au Journal officiel.
M. Milliard est sénateur de l'Eure depuis 1890. Il est président du Conseil général de son département.


AU MONT-VALÉRIEN

Nous apprenons qu'on fait en ce moment des travaux au Mont-Valérien pour y aménager sept chambres d'arrêts.
On sait en quoi consistent les arrêts prononcés contre des officiers La mise aux arrêta simples, c'est la consigne de l'officier chez lui; la mise aux arrêts de rigueur, c'est la consigne avec défense de recevoir on de sortir et la présence d'un factionnaire à la porte du domicile de l'officier ; les arrêts de forteresse se subissent dans un fort.
Cette dernière punition est très rare et n'est prononcée que dans des circonstances très graves.
Nous nous bornons donner cette nouvelle sans la commenter.;


C'est une mode aujourd'hui de déjeuner à l'eau d'Évian, source Cachât, et de réserver le vin pour le repas du soir. Les personnes chargées d'affaires ou de soucis se trouvent particulièrement bien de ce régime qui leur laisse la tête libre, le raisonnement clair et l'esprit dispos.


L'élite des élégances parisiennes se réunit au café de la Paix depuis sa récente transformation. On sait que Ledoyen vient de prendre possession de cette maison incomparablement située et installée tout y est prévu et combiné pour attirer la clientèle et la retenir cuisine des plus soignées, service irréprochable et addition modérée; les nouveaux soupers-concert y obtiennent également un succès croissant.

Rencontré dans les environs de la Celles-Saint-Cloud, un de nos sportsmen les plus en vue conduisant un petit Éclair de la Maison Parisienne, voiturette ravissante et d'un goût parfait.

Sur le rapport de M. Himly, l'Académie des sciences morales et politiques décernait le 17 juillet 1897 à M. Savorgnan de Brazza le prix Audiffred, de la valeur de 15,000 francs, destiné « à récompenser les plus beaux, les plus grands dévouements, de quelque nature qu'ils soient ».
A TRAVERS PARIS

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