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Flash janvier

 14 décembre

Mardi
14 décembre 1897

L’ASSASSINAT DE LA RUE PIERRE-LE-GRAND

L'instruction de l'assassinat de Marie Bigot, la fille galante de la rue Pierre-Le-Grand, n'a donné jusqu'ici aucun résultat.

M. Louiche a trouvé cependant dans la correspondance saisie une lettre qui lui a fourni une précieuse indication.

La date des obsèques de Marie Bigot n'est toujours pas fixée. On a dressé, hier, le plan de l'appartement de la victime et apposé ensuite de nouveau les scellés.


Un curieux phonographe

On a installé au Vaudeville, près du vestibule d'entrée, un curieux phonographe, d'invention française, qui fonctionne pendant les entr'actes. C'est le dernier mot de la perfection. Il reproduit absolument la voix humaine avec une netteté et une intensité de son inconnues jusqu'ici. Rien n'est plus amusant à entendre que les scènes typiques du cabaret de Bruant, les chansonnettes les plus en vogue chantées par Nini Buffet et autres.


La Compagnie des chemins de fer d'Orléans va mettre prochainement en service, pour le transport de ses petits colis, une série de tricycles à pétrole remorquant un léger coffre monté sur deux roues.


Les automobiles sont tellement à la mode qu'on ne saurait faire de plus agréable cadeau pour les étrennes qu'une petite voiture à 2 ou 3 places. La maison Parisienne livre instantanément ses voitures «Éclair», qui marchent à la perfection.


Avis

Le ministre de la guerre et Mme Billot recevront, le lundi 20 décembre, à neuf heures et demie, à l'hôtel du ministère.
Les membres du corps diplomatique, les sénateurs, les députés, les personnes occupant une situation officielle, les officiers des armées de terre et de mer et les personnes qui sont en relation avec le général et Mme Billot sont priés de vouloir bien considérer le présent avis comme une invitation pour eux et leurs familles.
Les officiers de réserve et de l'armée territoriale en uniforme seront reçus également sans autre invitation.


ÉTRENNES

Depuis que; grâce aux produits Cusenier, l'usage des liqueurs, au sein des familles, s'est développé au point qu'une table ne peut être considérée comme bien servie si l'on n'y fait suivre le dessert de toute la gamme des peach-brandy, extra-sec curaçao, menthe glaciale,
prunelle, fine champagne de la Couronne, etc., qui ont fait la reptation de cette maison, il n'est pas de cadeau plus utile, ni de mieux accueilli partout, que l'un de ces gracieux paniers fleuris et enrubannés que la Grande Distillerie Cusenier vend tout remplis de ses exquises préparations.
Des articles tout nouveaux sont mis on vente cette année au 226, boulevard Voltaire, et dans les meilleures maisons de comestibles.


PROVISIONS DE POCHE. En ce mois où l'estomac est toujours mis à rude épreuve par les dîners et les soupers, c'est une sage précaution d'avoir sur soi quelque boîte de ces pastilles ou de ces bonbons que la compagnie de Vichy fabrique avec les sels extraits des eaux de l'État Célestins, Hôpital ou Grande-Grille. Les maîtresses de maison n'en sont point choquées ; elles-mêmes donnent l'exemple. EN VENTE PARTOUT

PARIS VILLE D'EAUX

Le dépôt de la « source Cachat » rue Favart, n° 18, fait de Paris la ville d'eaux par excellence.
En fournissant aux Parisiens cette eau de table sans rivale et toute puissante dans les affections de la vessie, du foie et de l'estomac, il leur permet une cure de toute l'année au lieu des vingt et un jours qui sont la limite habituelle du traitement par les eaux minérales.

Le 13 juin 1897 était couru le Grand Prix de Paris. Doge a fait encaisser la forte somme aux parieurs. Quant à ceux qui ont joué Palmiste ou Flacon. Ils se sont consolés de leur culotte en prenant force « Dubonnet», mettant en pratique ce vieil adage « Quand on prend du Dubonnet on n'en saurait trop prendre. » C'est d'ailleurs de l'argent bien placé, le quinquina Dubonnet apéritif et tonique rapportant 100% d'appétit et de vigueur à ceux qui le consomment habituellement.

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