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 Une visite intéressante

Une visite intéressante

Toutes les vraies élégantes soucieuses de conserver l’éclat de leur teint et la ligne pure de leur visage, toutes celles que l’excès d’embonpoint désole, se hâtent de rendre visite à Scientifique Beauté, 416, rue Saint- Honoré (près la rue Royale) qui, au moyen d’un procédé nouveau, les débarrasse des rides, des bajoues et de tout empâtement du corps et du visage; les bains de lumière, bains hydroélectriques réalisent des cures réalisent des cures merveilleuses d’amincissement.

 Physiologie - Le Cordet - 1897

Physiologie

LE CORSET

Malgré tout ce qu'ont pu dire et répéter à satiété les médecins et les hygiénistes, le corset règne et règnera encore longtemps en France ! II vient de recevoir un coup droit en Portugal. A la cour, du moins, il semble qu'il soit bien près d'avoir fait son temps.
On raconte que la reine de Portugal l'a tué très savamment. Sa Majesté s'intéresse vivement à toutes les découvertes et à toutes les inventions. Naturellement, elle s'est mise à photographier avec les rayons x et les dames de la cour lui servirent de principaux sujets. Elle s'amusa à reproduire les parties principales de leur squelette. Or, voici qu’en arrivant au thorax, dont elle réussit à prendre quelques radiographies, elle fut frappée par les déformations extraordinaires qu'y avait déterminées le port du corset. Les images obtenues étaient si laides que ce ne fut, de tous côtés, qu'un cri de désolation. On jura, dans l'entourage de la reine, mais peut-être un peu tard, que l'on ne recommencerait plus. Ainsi les rayons x ont supprimé le corset à la cour de Portugal ! Pour combien de temps ?
Il a la vie si dure, le corset ! En Californie, on a décidé de supprimer ce vieil instrument de torture qui déforme le corps et abrège l'existence. Défense aux jeunes filles de porter le corset classique. Or, méditez cette histoire :
Il y avait, une fois, un pauvre professeur appelé Meades, chargé, à l'école des jeunes filles d'Oakland, de faire entrer dans la cervelle de ses jeunes et belles compatriotes les lois électriques d'Ampère, de Faraday, d'Ohm et de leur apprendre le mystère des volts, des potentiels, etc., avec expériences à l'appui. Là, sur la table, trônait un grand galvanomètre, instrument qui révèle le plus petit courant électrique et sa moindre variation. Chaque élève, après explication de M. Meades, devait faire fonctionner l'instrument délicat. Mais, mystère ! Aussitôt que la première appelée s'approche, l'instrument est pris de vertige et l'aiguille s'affole. La seconde, à un mètre de distance, dévie l'aiguille qui danse une tarentelle effrénée. La troisième amène l'aiguille à une division inconnue. Le pauvre M. Meades n'y comprenait rien.
Quelqu'un comprit pour lui. Malgré l'interdiction la plus sévère, le corset avait trouvé le moyen de se faufiler à l'école et son armature de fer avait troublé l'instrument de physique. Ce fut une grosse affaire ; la direction décida qu'après appel nominal et essai au galvanomètre, toute jeune fille qui « exercerait de l'influence » serait immédiatement expulsée. L'instrument se montra galant et ne dénonça personne ; depuis ce temps, on a abandonné le corset à Oakland. C'est de bon augure pour la Californie. Mais ce que les galvanomètres doivent être affolés en France !

HENRI DE PARVILLE.

 Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret

En hiver, un médicament qui empêcherait sûrement de tousser et de s'enrhumer serait un grand bienfait pour tous. Pour se guérir et se préserver des rhumes, toux, bronchites, catarrhes, asthme, grippe pour se fortifier les bronches, l'estomac et la poitrine, il suffit de prendre à chaque repas deux « Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret », et ce médicament, si peu coûteux, qui se vend trois francs le flacon de soixante petites capsules dans toutes les bonnes pharmacies, suffit toujours pour enrayer le mal. Bien prendre note que ce médicament ne se détaille pas, et se vend en flacons cachetés, avec le nom « Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret », et le timbre de garantie de l'Union des fabricants pour la répression de la contrefaçon. »


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