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 Vin Bravais - 1897

Lutter contre la dépression des forces et la mollesse des fonctions, voilà le labeur ordinaire de l'art médical, surtout pendant la saison froide et humide. Les corps savants ont, actuellement, en grande faveur l'emploi du Vin Bravais, parce que ce vin n'est point un stimulant banal, à action fugace et transitoire mais un tonique à longue portée, dont le pouvoir reconstituant s'exerce à la fois sur le sang, sur la nutrition, sur les muscles et sur les nerfs.

 LA PLUME ECLAIRANTE - APL 7/02/97

Mouvement scientifique

LA PLUME ECLAIRANTE

Il y a quelque dix ans, quand on commença à se servir des lampes Edison, on en mit partout. On en orna les bijoux, en guise de pierres précieuses ; on en fit des diadèmes étincelants. Les femmes piquaient dans leurs cheveux ces petits globes brillants. Les hommes les plaçaient à leurs boutonnières, en guise de gardénia. On en composa des surtouts de table. On en logea dans l'intérieur des blocs de glace qui figuraient sur les tables luxueuses, après le Grand-Prix. C'était la mode ! Après, on imagina les cannes-surprises, les lanternes lilliputiennes. On presse sur un bouton et la pomme de la canne s'illumine, la lanterne s'éclaire. On combina encore la canne-allumoir pour fumeurs, etc. J'en passe et j'en oublie. Eh bien ! ce n'était pas fini. Un inventeur anglais, M. Wilcox, vient de réaliser... la plume éclairante. Il fait nuit, vous êtes pressé, vous avez besoin de prendre une note ; on perdrait beaucoup de temps à vouloir se servir d'une allumette. C'est bien plus simple. Vous tirez votre plume de votre carnet et aussitôt vous y voyez clair. Tout près du bec de la plume, on a disposé une lampe grosse comme une perle de 5,000 fr. Un petit réflecteur est derrière et renvoie la lumière sur le papier. Une minuscule pile cachée dans le porte-plume envoie le courant nécessaire ; et vous écrivez à l'aise, à la lumière de votre plume, mieux qu'à la lumière de la lune. Après la plume, le crayon ! N'est-il pas vrai qu'il y a des gens qui aiment à perdre leur temps ! et que l'on en trouve aussi pour les applaudir ! Insondable, la profondeur du cerveau humain !

Henri de Parville
APL – 7 février 1897

 Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret

En hiver, un médicament qui empêcherait sûrement de tousser et de s'enrhumer serait un grand bienfait pour tous. Pour se guérir et se préserver des rhumes, toux, bronchites, catarrhes, asthme, grippe pour se fortifier les bronches, l'estomac et la poitrine, il suffit de prendre à chaque repas deux « Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret », et ce médicament, si peu coûteux, qui se vend trois francs le flacon de soixante petites capsules dans toutes les bonnes pharmacies, suffit toujours pour enrayer le mal. Bien prendre note que ce médicament ne se détaille pas, et se vend en flacons cachetés, avec le nom « Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret », et le timbre de garantie de l'Union des fabricants pour la répression de la contrefaçon. »


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