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 27 novembre

Samedi
27 novembre 1897

AFFICHES BLANCHES

Le discours de M. Méline sur la situation de l'agriculture sera affiché aujourd'hui dans toutes les communes de France. A propos de cet affichage, un de nos confrères prétend que cela coûte 40,000 francs au budget. Nous avons dit, il y a quelques jours, que la dépense est beaucoup moins considérable. Elle ne s'élève jamais à plus de 7,000 francs, et elle est supportée par le budget de la Chambre.

C'est, d'ailleurs, la questure de cette As semblée qui commande les affiches à l'Imprimerie nationale. Le tirage est de 55,000.


A L'ÉGLISE DE LA RUE DARU

Devant une affluence considérable de personnages officiels et de notabilités de la colonie russe, l'archiprêtre Vassilieif a célébré, hier matin, à onze heures et demie, dans l'église de la rue Daru, le service anniversaire d'actions de grâces à l'occasion de la fête patronale de l'impératrice douairière de Russie.

Reconnu le baron de Mohrenheim, M. de Giers, chancelier, de l'ambassade entourés du personnel de l'ambassade et du consulat le prince Louis Bonaparte, colonel du régiment des gardes de la tsarine.

Le président de la République était représenté par les commandants Humbert et de la Garenne le ministre des affaires étrangères, par M. Crozier, chef du protocole le ministre de la guerre et le gouverneur de Paris, par des officiers de leur état-major.


Vienne 27 novembre. Le bruit avait couru que le député Wolf avait pu pénétrer jusque dans la salle des séances du Reichsrath en s'affublant d'une fausse barbe, qu'il avait enlevée à l'intérieur de l'enceinte. La Correspondance politique rectifie cette information en disant que le député en question est tout simplement entré dans le palais du Parlement par une porte de derrière.


BERLIN, 27 novembre. La Gazette de l'Allemagne du Nord se dit en mesure de déclarer absolument dénuée de fondement l'assertion d'un journal de Paris d'après laquelle l'empereur d'Allemagne aurait, avant le prononcé de la sentence du conseil de guerre contre Dreyfus, écrit une lettre autographe au président d'alors de la République française et aurait, dans cette lettre, intercédé en faveur de l'accusé.

L'empereur d'Allemagne n'a jamais écrit une lettre concernant cette affaire.


Le nouvel Hippodrome.

Paris aura donc son Hippodrome

Les vastes terrains du boulevard de Clichy, rues Caulaincourt et Forest sont, depuis hier, ceinturés d'une immense bande de calicot indiquant que c'est bien là où s'élèvera l'établissement réclamé depuis si longtemps par tous les Parisiens. Les-actes ont été passés hier en bonne et due forme.

L'ouverture aura lieu, dit-on, en octobre prochain.


Sitôt les premiers froids, alors que les terrasses des cafés se dégarnissent, la vente du quinquina Dubonnet augmente dans de notables proportions. Cela tient à ce que cet excellent apéritif est en même temps un tonique énergique qui peut être pris sans aucun inconvénient aussi bien par les hommes que par les femmes et les enfants. Par les temps humides, un petit verre de quinquina pris avant de sortir est le meilleur préservatif des rhumes.


Le moment nous semble particulièrement choisi pour rappeler au public que les Etablissements Allez frères possèdent un rayon de garnitures de foyer véritablement unique à Paris, tant par le choix considérable que par la modicité des prix. On y trouve, en effet, réunis les galeries, chenets, làndiers, écrans, pare-étincelles, etc., etc., de tous les styles, depuis le modèle le plus modeste jusqu'aux articles les plus élégants, et cola a des conditions avantageuses, ce qui justifie la vente considérable de ces articles aux Etablissements Allez frères, dont l'entrée est, du reste, entièrement libre.

Pour s'édifier, il suffit de demander le catalogue,

Les personnes qui possèdent des objets précieux, tels que bronzes d'art, tapisseries, meubles anciens, porcelaines de Saxe et de Sèvres, même des objets é partir du douzième siècle, trouveront é les céder au comptant et au-dessus de leur valeur en s'adressant à MM. Seligmann, 33, place Vendôme, qui se dérangeront même, s'il y a lieu.

Les obsèques de l'amiral Vallon, député du Finistère, eurent lieu le 14 mars 1897, à dix heures.
A TRAVERS PARIS

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