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 Vin Bravais - 1897

Lutter contre la dépression des forces et la mollesse des fonctions, voilà le labeur ordinaire de l'art médical, surtout pendant la saison froide et humide. Les corps savants ont, actuellement, en grande faveur l'emploi du Vin Bravais, parce que ce vin n'est point un stimulant banal, à action fugace et transitoire mais un tonique à longue portée, dont le pouvoir reconstituant s'exerce à la fois sur le sang, sur la nutrition, sur les muscles et sur les nerfs.

 L'alcoolisme chez l'enfant

L'alcoolisme chez l'enfant

C'est pourtant bien vrai que l'on rend les enfants alcooliques, même les plus jeunes.
Nous l'avions déjà dit ; M. Lancereaux l'a répété avec toute son autorité à l'Académie de Médecine. Ces jours derniers, nous avons encore constaté le fait dans un faubourg de Paris ! La mère était assise en face d'un litre d'un vin noirâtre, avec son poupon de deux ans sur les genoux; elle avait tait de larges emprunts à la bouteille :
— Tiens, Titine, tiens, à ton tour.
Et l'abominable boisson passait dans la bouche de l'enfant. Chaque jour, nous voyons des garçonnets de dix ans, des petites filles du même âge absorber vins et liqueurs.
— Prends donc, cela donne de la force ! dit le père à l'enfant.
Le préjugé subsiste et se répand quand même. Et l'on s'étonnerait de voir grandir les ravages de l'alcoolisme, de voir augmenter le nombre des malades et des criminels ! Oh ! la belle génération qui se prépare dans les grandes villes et dans certaines campagnes. M. Lancereaux a suivi pas à pas chez plusieurs enfants l'influence néfaste des boissons alcooliques. Dès l'âge de deux ans, on les soumettait à des excès de vin ; d'autres déjà intoxiqués prenaient dès six ans des liqueurs fortes, puis de la crème de menthe pour mieux digérer le vin devenu indigeste. Aussi cirrhose, paralysie, crampe, fourmillements, parésie, névrite, etc.. tous les symptômes de l'intoxication alcoolique. C'est navrant et vraiment lamentable. Et la dépopulation s'accentue ! Comment en serait-il autrement ?
Les buveurs sont atteints profondément, mais leur descendance l'est aussi. Et, si les enfants s'en mêlent, où irons-nous ? Il ne s'agit pas de récriminations plus ou moins bien établies. L'influence de l'alcool est prouvée, démontrée, confirmée. Comme l'a fait M. Paulerco, interne de M. Lancereaux, recommandez donc à votre fermier de donner a ses poules et à ses lapins de trois mois un petit verre matin et soir, de l'absinthe, de la menthe, etc. Et il les tuera ses lapins et ses poulets. Peut-être, enfin, trouvera-t-il que l'on a tort de devenir buveur. Non, il objectera que le buveur n'est ni un poulet ni un lapin. Ainsi se crée sous nos yeux une race nouvelle, une déviation de l'espèce, qui est destinée à périr. Ainsi se perdent les sources vives du pays. Et ce n'est pas assez encore de griser les enfants, dans la basse classe, il faut encore redouter que, dans la classe aisée, l'alcoolisme ne pénètre par l'intermédiaire de la nourrice. M Vallin a constaté, dans une enquête personnelle, que, dans beaucoup de familles aisées, on accorde par jour aux nourrices une bouteille et plus de vin généreux et, quelquefois, à volonté, de la Mère riche en alcool. Il faut bien soigner la nourrice pour avoir un enfant fort. Toujours le même préjugé. « L'alcool donne de la force. » Où a-t-ou vu cela? Sur quelles expériences se fonde-t-on ? En attendant, nourrice, mangez et surtout buvez bien. La vieille chanson l'a dit : C'est pour l'enfant. Eh bien ! vous l'empoisonnez l'enfant ! car vous l'alcoolisez.
L'enfant de quelques mois devient nerveux, agité, irascible, son sommeil est troublé par des cauchemars ou il devient comateux. Puis surviennent les convulsions, etc. On appelle le médecin. Il songe à la dentition et à la méningite. Et la nourrice, docteur ? Elle a pris depuis huit jours des bouteilles de vin généreux et son porter ou son aie, et en abondance ! N'est-ce pas pour l'enfant ?
Eh bien ! supprimez le vieux vin, la bière, et l'enfant cesse de s'agiter. Le cas est loin d'être unique. MM. Combe, Demine, de Berne; Goyrand, Toulouse, Baër, de Berlin; Ladame, de Neuchâtel, etc., en ont rappelé de nombreux exemples. Il faut qu'une nourrice boive ; elle doit boire au moins un litre de plus que si elle ne nourrissait pas, mais qu'elle se garde d'absorber les boissons dites hygiéniques. Que l'on tolère un peu de vin, soit, autrement, la nourrice se croirait perdue, et quels maîtres, quelle maison! Et il ne faut pas oublier l'influence du moral. Mais pas a l'excès. M. Vallin est aussi de cet avis. Dans la pratique, un demi-litre de vin par jour en mangeant, un litre de lait pur ou coupé dans l'intervalle, à discrétion de l'eau fraîche, et, si elle a horreur de l'eau, de l'eau édulcorée avec un sirop de fruits. Un peu de bière à la rigueur, mais de la bière faible. N'allons pas surtout, par préjugés absurdes, rendre les petits enfants alcooliques. Nous n'en avons pas trop pour l'avenir du pays.

HENRI DE PARVILLE.

Les annales politiques et littéraires
17 janvier 1897

 Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret

En hiver, un médicament qui empêcherait sûrement de tousser et de s'enrhumer serait un grand bienfait pour tous. Pour se guérir et se préserver des rhumes, toux, bronchites, catarrhes, asthme, grippe pour se fortifier les bronches, l'estomac et la poitrine, il suffit de prendre à chaque repas deux « Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret », et ce médicament, si peu coûteux, qui se vend trois francs le flacon de soixante petites capsules dans toutes les bonnes pharmacies, suffit toujours pour enrayer le mal. Bien prendre note que ce médicament ne se détaille pas, et se vend en flacons cachetés, avec le nom « Gouttes Livoniennes de Trouette-Perret », et le timbre de garantie de l'Union des fabricants pour la répression de la contrefaçon. »


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