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Flash janvier

 24 novembre

Mercredi
24 novembre 1897

Le président de la république a reçu hier M. Mame, éditeur, qui lui a présenté un exemplaire de la Vie de Jesus en italique, illustré par M. Tissot.


On avait fait courir le bruit à la Chambre qu'un député de l'extrême gauche, qui fut l'un des amis du général Boulanger, avait été frappé d'un accès de fièvre chaude qui aurait déterminé son internement dans une maison de santé.

Au domicile de ce député, qui est M. Castelin, on nous déclare que le député de l'Aisne jouit de la plénitude de ses facultés mentales, qu'il est en parfaite santé, qu'il a conduit à Cannes Mme Castelin souffrante et qu'il sera de retour à Paris dans quelques jours.


L'acte de décès des marronniers des Tuileries.

Du Gaulois

C'est samedi prochain 27 novembre, sur le terrain de l'Orangerie, qu'aura lieu la vente aux enchères publiques, par les soins de l'administration du domaine, de six marronniers et de cinq tilleuls provenant du jardin des Tuileries.

Ces arbres séculaires, plus heureux sans doute que la plupart de nos arbres parisiens, que l'on transplante ou que l'on coupe même, sans pitié, pour les besoins des incessants embellissements de la capitale, sont morts de leur belle mort lente au lieu même où ils furent plantés, avant la Révolution.

L'acte administratif qui mentionne leur prise de possession par le domaine indique en effet, en termes respectueux, que la vente aura bien lieu « pour cause de décès… » On peut lire ce curieux document à la direction générale de l'enregistrement, tout près de là, place des Pyramides.

Cette pieuse vénération administrative fera plaisir aux amis des arbres.


Statistique Hebdomadaire
de la Ville de Paris
1897 - 45ème semaine

Le service de la statistique municipale a compté pendant la 45e semaine, 865 décès, au lieu de 847, moyenne ordinaire des semaines de novembre.

Les maladies zymotiques continuent être rares. La fièvre typhoïde n'a causé que 3 décès, la rougeole 4, la diphtérie, 3.

La diarrhée infantile n'a causé que 23 décès.

Les maladies inflammatoires des organes de la respiration ont causé 114 décès. Ce chiffre se décompose ainsi qu'il suit: bronchite aiguë, 18 décès; bronchite chronique, 23 décès; broncho-pneumonie, 23 décès; pneumonie. 50 décès.

Les autres maladies de l'appareil respiratoire ont entraîné 45 décès, dont 32 sont dus la congestion pulmonaire; en outre, 2 décès ont été attribués à la grippe.

La phtisie pulmonaire a causé 190 décès, la méningite tuberculeuse, 10 décès; la méningite simple, 16. Les tuberculoses autres que celles qui précèdent ont causé 19 décès; l'apoplexie, la paralysie et le ramollissement cérébral, 66 décès; les maladies organiques du cœur, le cancer a fait périr 68 personnes; enfin, 29 vieillards sont morts de débilité sénile.

Il y a eu 16 suicides et 22 autres morts violentes.

On a célébré à Paris 448 mariages.

On a enregistré la naissance de 1.118 enfants vivants (575 garçons et 543 filles), dont 778 légitimes et 440 illégitimes. Parmi ces derniers, 42 ont été reconnus immédiatement.

Le Petit Parisien
19 novembre 1897

PETITE RÉCLAMATION

Omnibus et tramways.

Le changement de parcours de la ligne de tramway La Muette-Taitbout a jeté une certaine perturbation dans l'avenue Kléber, les rues adjacentes et la place du Trocadéro. Rien de plus juste, assurément, que d'avoir donné à l'avenue Victor Hugo les moyens de communication qui lui faisaient défaut, mais était-il nécessaire, pour cela, de sacrifier complètement l'avenue Kléber ?

Sans doute, la Compagnie des Omnibus a donné comme compensation, aux habitants de ce quartier, la nouvelle ligne Auteuil-Madeleine, mais cette compensation serait tout illusoire, les départs des nouveaux tramways étant beaucoup plus espacés, et les correspondances plus difficiles.

Sans entrer dans le détail des plaintes motivées des intéressés, nous croyons que la Compagnie des Omnibus donnerait satisfaction à tout le monde en organisant des départs plus fréquents du tramway Auteuil-Madeleine, et en faisant arrêter devant le bureau placé à l'intersection de l'avenue Hoche et de l'avenue Friedland les tramways Villette-Trocadéro et Place Pigalle-Trocadéro, qui le brûlent actuellement.


C'est surtout en matière d'alimentation qu'il faut être sévère pour les marques goûtez une fois le vermicelle Rivoire et Carret, vendu en paquet fermé, et vous reconnaîtrez la supériorité de cette marque.

Assainissement de la Bièvre

Du Gaulois

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés.

L'odorante rivière a déjà trop fait parler d'elle. Où est le temps de sa limpidité, alors qu'elle avait été dérivée en partie par les religieux de Saint-Victor afin d'arroser leurs cultures maraîchères et les environs de la Butte Copeau ? Une légende qui trouve encore du crédit parmi les esprits simples, voulait que les eaux de cette rivière possédassent des vertus particulières pour la teinture et que ce fût là le motif qui nt établir la manufacture des Gobelins sur ses rives.

En 1377, la Bièvre était déjà un dépotoir, on fit défense aux bouchers de Saint-Geneviève et de Saint-Marcel de vider les panses de leurs bêtes en la rivière, en 1473, les présidents du Parlement ordonnèrent aux lieutenants criminels de se transporter près de la Bièvre, d'appeler les voisins et d'aviser à la manière de faire vider les immondices devant Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

« Et pour avoir argent pour faire ladite opération sont convoqués Mes Raoul Pichon et André Robinet, conseillers du Roy; s'ils voient que la punaisie soit périlleuse, ils feront attendre pour faire ledit travail jusqu'en temps convenable. »

L'impure rivière est en réalité un égout à ciel ouvert où les impuretés de vingt générations ont laissé leur humus; le décret préfectoral sera donc bien accueilli des riverains et même des tanneurs qui exercent là leur profession.

Et quand ses bords seront fleuris, il ne lui manquera plus qu'une Mme Deshoullières.


M. Bardoux a succombé hier, vers quatre heures de l'après-midi. Jusqu'au dernier moment, bien que sa faiblesse fût extrême, on avait conservé de l'espoir.

MM. Jacques et Jean Bardoux, ses fiis, ainsi que toute sa famille, l'assistaient à ses derniers moments.

Aucune disposition n'a été prise hier soir quant aux obsèques. Le défunt, qui repose sur son lit, a conservé dans la mort le calme qu'il avait de son vivant, avec sa physionomie imberbe encadrée par ses longs cheveux.

Un grand nombre d'amis et de ministres, anciens collègues du défunt, dès que la nouvelle de sa mort s'est répandue, sont venus présenter leurs compliments de condoléance à la famille.

Bien que le jour et l'heure des obsèques ne soient pas fixés, elles auront, probablement lieu vendredi, à Saint-Pierre de Chaillot. Le corps serait transporté ensuite à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où l'inhumation sera faite dans le caveau de famille.


Les crises successives que nous traversons ont amené les gens du monde à faire une étude sérieuse de la vie pratique. C'est à la suite de cette enquête fort intelligente que la clientèle des grands tailleurs, dont les notes s'enflent comme la grenouille de la fable, a considérablement diminué, et nous attribuons ce résultat aux efforts des maisons dont High-Life Tailor, 112, rue Richelieu, est le type accompli et qui, pour le prix invariable de 69 fr. 50, livrent des costumes aussi élégants qu'inusables.

Est-ce une conséquence de l'alliance ? Joseph, voulant mettre le luxe de sa maison au niveau de sa cuisine, a profité des derniers mois pour faire agrandir ses salons de la rue de Marivaux et y faire exécuter des embellissements somptueux. Le restaurant Joseph est désormais tout à fait digne de recevoir les Parisiens de marque et les grands-ducs de Russie, ses hôtes habituels. Inauguration jeudi.

Le Figaro du 8 janvier 1897 indiquait que Mme Tarpet, professeur au Conservatoire, avait donné la veille une matinée enfantine qui a fait la joie des bébés.
A TRAVERS PARIS

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