Menu haut
sans titre 1
Flash janvier

 28 octobre

Jeudi
28 octobre 1897

Les marchés de fleurs funèbres.

La fête des Morts est proche déjà, aux alentours des grands cimetières parisiens, s'établissent les vastes marchés provisoires que, chaque année, la coutume y fait installer.

La préfecture de police, d'ailleurs, n'autorise ces marchés, dont le mouvement et le chiffre d'affaires est important, qu'auprès de trois grands cimetières le cimetière de l'Est (Père-Lachaise), le cimetière du Nord (Montmartre) et le cimetière du Sud (Montparnasse).

Toutefois, par une circulaire datée d'avant-hier, la préfecture autorise, à dater d'aujourd'hui 26 octobre, jusqu'au 4 novembre, le stationnement des marchands de fleurs et de couronnes mortuaires aux abords de tous les autres cimetières.

La statistique fait connaître que, chaque année, les Parisiens achètent, soit dans ces grands marchés funèbres, soit aux petits marchands provisoires, des fleurs naturelles ou artificielles pour un total de cinq ou six millions.

Paris a le louable culte des morts.


Le confort en chemin de fer.

Il est bien certain que les banquettes des wagons de troisième classe, même polies et vernies par les humbles voyageurs au point de paraître fabriquées en bois des îles, n'en sont pas moins du bois dont on fait les courbatures.

C'est sans doute ce qu'ont pensé certains députés, pris tout à coup, comme par hasard, au moment des élections, d'une belle pitié pour les assises meurtries des électeurs.

On ne saurait, cette fois, les accuser d'égoïsme, puisque, comme vous savez, ces privilégiés voyagent gratuitement en première classe. Donc certains d'entre eux viennent de saisir la commission du budget d'une proposition ayant pour but d'inviter les compagnies de chemins de fer à faire rembourrer indistinctement toutes les banquettes des wagons de troisième classe, à leur donner des fenêtres plus larges pour permettre le renouvèlement de l'air, et à les munir de stores pendant l'été.

En outre, on demande que les quais soient tous établis de telle façon que la montée en wagon ou la descente aient lieu de plain-pied, pour éviter des accidents qui, paralt-iî, sont assez fréquents. Les élections approchent et les députés y vont de leur petit voyage.


DÉCORATIONS SIAMOISES.

 Le roi de Siam, avant de quitter la France, a conféré à M. Jourde, sous-chef de l'exploitation de la Compagnie de l'Ouest, la croix de chevalier de l'ordre de l'Éléphant blanc; à M. Eddy (William), chef des bureaux de la direction, et à M. Rigaut, chef de division de la même Compagnie, la croix d'officier de la Couronne de Siam. M. Japhet, chef de gare principal, a été nommé chevalier du même ordre.


DANS LES ÉGLISES.

M. l'abbé Peuportier, chanoine honoraire, secrétaire de l'archevêché, donnera ce soir et les jours suivants jusqu'à la Toussaint, à huit heures et demie, à l'église Saint-Philippe du Roule, des conférences sur « la vie et les devoirs du soldat chrétien à la caserne ».

M. l'abbé Binz, vicaire de la paroisse et aumônier militaire, invite à ces fêtes, ainsi qu'à la messe du départ, que M. 'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe, célèbrera dans cette église le jour de la Toussaint, à huit heures, les conscrits qui vont être appelés incessamment sous les drapeaux.


Le moins cher des apéritifs c'est le Byrrh ; la maison Violet frères, propriétaire de cette marque, fabriquant beaucoup, puisqu'elle en a l'écoulement, achète les vins fins et le quinquina, qui font la base du Byrrh, à des conditions exceptionnelles et, par suite, au prix de revient le moins élevé possible de plus, comme elle vend beaucoup; elle se contente d'un petit bénéfice enfin et surtout, le Byrrh est le moins cher parce qu'il est le meilleur et que le meilleur est toujours le moins cher.

L'INVULNÉRABILITÉ
Aux approches de l'automne, il est bon de prendre quelques mesures préventives contre les rhumes, coryzas, maux de gorge, etc.
Ou s'en préserve à coup sur en aspirant chaque matin un peu d'eau de Bi-Borax tiède.
Par l'usage constant de cette précaution si simple, les muqueuses deviennent à peu prés invulnérables.
On trouve le Bi-Borax oriental chez tous les épiciers.

On vendait, le lundi 17 mai 1897, à la galerie Georges Petit, la collection de tableaux modernes, d'aquarelles, de dessins et de sculptures laissée par feu M.Vioujard, l'amateur bien connu.

menu-bas